Evanouissance

Aquarelle de Karl Mårtens

Jusqu’à L’Evanouissance, car telle est La Vacuité.
Jusqu’à La Folie, car telle est Sa Proximité.
Jusqu’à La Majesté, car telle est Sa Puissance.
Jusqu’à La Beauté, car telle est Sa Présence.

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Silence

Savitsky, Konstantin (1844-1905) - 1897 Monk Inok

Peinture de Konstantin Savitsky (1844-1905)

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Toi, qui as défié les hommes autant que les dieux,
Sans pourtant que Dieu ne te retira ton âme
Car Il est à jamais le Miséricordieux
Qui des mortels balaie les louanges et les blâmes,

Jamais tu n’oublies le Chemin, ni le Jardin,
Ni l’onde tranquille que survolait la Mouette.
Arrive un temps où l’homme reconnaît son destin
Et où monte en lui le chant de l’Alouette.

La pesanteur du monde te voulait ramener
À sa mécanique linéaire où l’on égraine
Le vide des jours en un caroussel forcené.

Il t’a fallu vaincre les dragons de la Peur
Et te cramponner à ta nature Suzeraine.
Jamais ton silence ne fut signe de torpeur.

Marc

Joyau qui ne jamais ternit

En Echo à Oubli / Oblivion

WORDS IN THE LIGHT poésie sous les étoilesKevin SloanPeinture de Kevin Sloan

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Pèlerin malgré lui, et pourtant,
Voici le cœur qui se tend des matrices de L’Origine.
Pèlerin, marchant en ce manteau qui l’enveloppe,
Le couvrant contre les morsures du froid et le protégeant des tempêtes,
Voici le cœur offert en ce sourire.
Point n’est besoin de tout découvrir.
Point n’est besoin de tout vivre.
Je L’ai vu et sur la pointe des pieds, il s’est soudain élancé.
Toi, mon frère en L’Humanité,
Mon cœur n’est point séparé.
Que Ta souffrance, Tes douleurs, soient Le Lac de Beauté !
Sais-tu ?
Un jour, j’ai rencontré celui qui dans l’alcool sombrait, et ses yeux m’ont bouleversé.
Je me suis vu en lui.
Suis-je aussi sa douleur ?
Sais-tu ?
Des marécages de nos errances, il est une Fleur, Oiseau de L’Âme.
Jamais, le Pèlerin n’oublie son humanité, au bord des chemins qu’il a croisés.
Il dit : je T’ai vu.
Je ne T’oublie pas.
Je suis là.
Il n’a ni jour ni nuit, pour lui.
Il est à veiller.
Lors qu’il scrute l’horizon, il frémit : L’Aube vierge du passé est une Fiancée.
Elle lui rappelle que L’Essence est, en ce cœur, même ravagé.
Il est de tels secrets, en chaque seconde, devenue Éternité, telle est La Vie, qui n’est pas un sursis.
Elle est ce Pont transitoire, et les âmes se côtoient, et parfois se fuient.
Sais-tu ce qu’est le vrai langage ?
L’Âme de Son Intention est bienveillante et demeure à jamais indemne des blessures.
Il est un Baume cueilli en L’Azur, à La Fleur, qu’une abeille très savante, sait retrouver, et butine avec Amour.
En Ce Pollen, La Lumière est étourdissante d’ivresse guérissante.
Sais-tu ?
Dis : je pardonne, car le pardon est meilleur.
Ainsi, en L’Ailleurs, tu voleras si haut, que le rire te surprendra de Sa Pleine Victoire !
Jour après jour, conquiers l’insolite et brandis le Joyau qui ne jamais ternit.

Peinture de Kevin Sloan

L’Ailleurs qui se rappelle

Résultat de recherche d'images pour "Aquarelle"Aquarelle de Tan Chun Chiu

La Pensée effleurant les soies de Ton Dôme,
Repose délicatement cette Vie en Ton Éternité.
L’Oiseau inlassablement cherchait La Stabilité.
Au Cœur de Ton Jardin, L’Amour est vibrant Atome.

Ton Compagnon a dit : c’est en Lui que tu vis.
Tu partiras comme tu es venu, en cet Amour.
Des paupières fermées éclosent tes vrais jours.
Ton Jardin exhale Les Roses de Ta Nostalgie.

En cette Aspiration qui n’est certes pas tienne,
En cette vacuité qui fut aussi ta ruine,
L’Œil de La Perception a vu en L’Éternel.

Languissante est La Joie qui serre ta poitrine,
Ô Oiseau, ton envol est L’Ailleurs qui se rappelle,
Et ainsi, tu te livres, par Amour du Ciel.

 

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J’étais un Trésor Caché

Taj MahalPeinture de Bruno Feitussi

 

Broderie des effets de Ton Souffle,
Clarté de Ton Jour en notre approche,
Les pas sont notre Amour,
Des seules Réalités de notre existence.

Gerbes en ces parois de L’Âme,
Qui n’est ni d’Orient, ni d’Occident !
Ô Subtilité, lors que ne subsiste que Ta Présence !
Émerveillement des Bontés de La Rencontre !

Tu es venu en marchant,
Je T’ai suivi en courant !
Je n’ai pas su T’attendre.

Corolle des matins de Ton Eveil,
Et de La Nuit de Tes retrouvailles,
Dans Le Secret de Ta Volonté,
Lors que Tes lèvres dessinent Les Épousailles.

Ô Dune de nos rondes qui se sondent,
Ô Regard qui ne faiblit pas !
Ô Connaissance qui encense !
Ô Suc des parfums irisés des Roses sublimes,
L’Âme s’allonge sur les pétales de Tes Pas,
Lors que les yeux s’ouvrent à Ton Miroir,
Le Reflet est mille images à la fois !
Ô Fulgurance du monde qui prévoit !
Tu as devancé toutes les Cloches,
Et Tu as devancé tous mes pas !
J’ai vu Ta vive Marche en moi.

Tu as devancé tous Les Minarets,
En la seule prosternation du Cœur.
Le Temple est Ton Jardin,
Qui de ses gracieuses offrandes
S’élargit des élans de notre pudeur !
Comme gravitent ces prières,
En L’Aube de notre Rencontre !
Ne sont-elles pas Tiennes, Ô Orant !
Tes genoux saignent de Ta fidélité.

Tu as devancé les verts pâturages,
Et longé les fleuves indolents !
Comme est pâle L’Aurore devant Ton intrépidité !
Dans les vallées que cachent les Lumières,
Se lèvent Les Soieries de Ton Drapé !
Ainsi en est-il des Paroles du Sage :
J’étais un Trésor caché !