Prologue

A L’Amie

Felice SharpPeinture de Felice Sharp

Te souviens-tu de cette visite timide,
Lors que les cœurs sont à l’unisson,
Que la robe de prière est une offrande
Et que les gestes sont de joie éternelle ?

Te souviens-tu de la soie de nos débuts,
Lors que Paris devient les lueurs de nos Aubes
Que l’âme est flottante au dessus de la chandelle
Et que les yeux se suspendent à la nouveauté ?

Te souviens-tu des sourires qui en disent longs
Que les nuits murmurent au diapason
Et le secret de nos océans qui voguent :
Au dessus de L’Eau miroite ce qui ne se dérobe.

A la Robe pourpre de nos cœurs saignants,
Lors que les Cieux resplendissent de tous les Feux
Lors que Toi, Tu désignes l’étrange Lieu :
L’Amour est Le Berceau des Amants.

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Le Pont

 L’Amour franchit les frontières puis les absorbe toutes.

Résultat de recherche d'imagesChapelle Sainte-Madeleine (Massiac, Cantal)

Au crépuscule du vent prometteur, ce qui est douceur est rondeur d’une pierre. Des prouesses vagabondes, les montagnes enlacent en cette danse toutes les promenades de nos pas. Le milan royal tournoie et le Ciel est en extase. Depuis ce refuge, je vous lance mon chapelet qui vous signifie : venez donc, sur un pont* qui nous connaît. Notre solitude est en L’Union de nos âmes exhalées, un parfum d’Éternité.

 

*L’on rapporte que Sainte Madeleine lançait son chapelet pour avertir Saint Victor qui se trouvait sur le mont d’en face. Ils se retrouvaient ainsi sur le pont. 

Gloire du Cerf

Le dieu cerf

L’amertume du temps est caché dans les blessures
Et nul onques ne sait ce qu’il advient du cœur éploré
Des trames que les affres submergent sans jamais rien effacer.
La Béance de L’Amour, à la gloire du Cerf, est encore ciselure.

En ces pas cadencés, L’Ombre est le nid de mes écorchures
Et je n’ai que faire de tout le fiel déversé en ces épleurements
Sans déboire et sans conflit, en moi est le combat de L’Amant.
Je souris des larmes qui deviennent des torrents de blessures.

C’est en ces pas de douceur que la vue se transforme.
Sache, que celui qui sépare les corps est à vivre de leurres,
Et nul onques ne sait le pouvoir des prières si ce n’est ce cœur.
Au sommet de la Montagne. Je bois au vent qui Te transporte.

Le cerf est venu jusqu’à ce que L’Âme s’envole près de Toi.
J’entre en cette étrange cérémonie, jamais ne fuis.
Tu es en cette danse La Joie de mon désastre, doux émoi.
Les fougères évoquent L’Autre Monde et je m’en réjouis.

Il est en ce cœur L’Illimité qui se déploie, tel est Le Ravissement.
Ô Cerf des bois, tu vins si subrepticement, L’évitement est un sourire.
De dérision en dérision, un Jour, Le Vrai est une Clairière qui ardemment
Révère La Lumière des Astres que l’on sait ici nous conquérir.

Frémit Ta Robe d’ambre épanchée de Ta Noblesse.
Qui suis-je pour trembler devant Ta Beauté magistrale ?
En Ton Regard s’évanouissent mes yeux et, de délicatesse,
T’embrassent et Te saluent, Ô Toi, Roi de L’Aube Ancestrale.

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                                    Se lit aussi sur Noblesse et Art de l’écu

N’imitez personne

« N’imitez rien ni personne. Un lion qui copie un lion devient un singe. »

Victor Hugo

掛軸六

Vous m’avez dit : – N’imitez personne, à quoi bon passer à côté de vous-même ?
Je vous ai demandé : – Et qu’est-ce donc que moi-même ?
– Un Trésor inestimable que l’on met des milliers d’années à trouver.
Peut-être Le Temps du Vol qui se suspend dont on ne revient jamais ?

Magie Solaire

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Photographie de l’auteur (Alentour de Blesle)

C’est bien en secret que le monde se dévoile,
Au creux des silences que l’on ne connait plus.
Il est des verdoyants paysages aux mille étoiles
Que débusque mon cœur tout à Lui dévolu.

Il n’a de cesse de resplendir en ce haut lieu,
Et je ne sais plus ni vivre, ni même mourir.
Chaque nuit, j’entends le sourire me dire adieu.
L’Aube me voit frémir ; c’est en Lui que je respire.

Des clapotis de L’Eau, il est une grande magie.
L’herbe pousse si haut que la forêt est sauvage.
Primordial L’Instant, tandis que s’écorche la nuit.

Sur un lit de profonde mousse, s’effeuillent les âges,
Le cœur palpite de Lui et je n’existe plus.
Sa Présence m’étreint ; plus rien ne m’est inconnu.

 

Se lit aussi sur Noblesse et Art de l’écu