Le petit semainier

MATIN LUMINEUX: ANELIA PAVLOVA

              Samedi

 

   Volées de pluie au Jardin,
   Palpable au matin,
   Poudré de nuages,
   L’Ami est sur Le Chemin.

 

 

 

The Art of Annael (Anelia Pavlova): Oil Paintings

 Dimanche

      Des ailes de joyeusetés,
      Le Lilas danse.
      L’Instant d’après est au Silence :
      Effervescence et densité.

 

*Illustrations de Anelia Pavlova

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Le Sort

Résultat de recherche d'images pour "tristan et iseult"John William Waterhouse (1849-1917)

Quelles sont ces douloureuses fièvres qui nous séparent
Lors qu’indéfectibles, tu le sais, sont nos liens ?
Qui de nous deux en la houle titube et s’égare ?
Jetons les amarres, ou bien qu’il ne soit plus rien !

Telles sont les larmes effusives de nos brises marines ;
Des Cieux impétueux, j’entends cet appel encor.
Mille flèches atteignent de douleur ma poitrine.
De toutes parts, l’on semble vouloir nous jeter un sort.

Des nœuds semblent inextricables jusqu’au fond des cales,
Lors que cent rivages ploient de nos renoncements…
Sont-ce fragrances d’une secrète île tropicale ?

Combien de fois, ai-je désiré fuir mon Amant,
M’enfoncer dans les forêts de mes nuits, ma Terre,
Devenir simplement un ermite solitaire.


Quel est cet esclavage que nul ne supporte si ce n’est en ce Filtre d’Amour, et comme la raison fuit épouvantée devant les affres de cette folie, tandis que Le Cœur supplie : ne me donne à aucune vie si ce n’est en elle, car toute autre chose est une prison à mon être. Chante, chante, Ô Ma Terre, ma Mère, et que Tes houles soient ma crucialité. Il me répugne de voir s’ouvrir mes yeux à Autre que Toi, car, de mon cœur, plus rien ne m’appartient, et lors que La Roseraie devient une multitude de Jardins, je bois à La Coupe et meurs chaque fois, et je bois à La Coupe et je renais en Toi.

Le feu tremblant des immortelles

Résultat de recherche d'images pour "druide et loup peinture"

Dans la clairière, le doux bruissement est d’Amour,
Car tel est le feu tremblant des immortelles,
Qui du Soleil se gorgent des rayons sempiternels,
Lors que L’Exaltation fait naître un nouveau Jour.

Des vains mots, il reste celui de nos ruines : L’Amour.
Maître, vous collectez les sciences de naguère,
Dont certains encor semblent être réfractaires :
Du sentier, quelques auréoles s’unissent à votre Discours.

Il me semble voir cette belle lueur en vous…
Ici et là, les herbes s’éprennent de votre rétine,
Et L’Océan caresse de sa joie saline

Vos lèvres asséchées, tandis que vous suit un loup,
Qui de la vie, nous rappelle la beauté sauvage.
Êtes-vous donc cet oiseau libéré de sa cage ?

 

Les Terres lointaines

IGRAINE : HIGHLAND FOLD Femelle

Tableau de Kinuko CRAFT

D’imprécations que les nues soudain dévorent,
Au creux des pleines Lunes qui cherchent leur Objet,
La cime des arbres s’empourpre de nos craintes encor.
Maître, ce sont les brumes auxquelles je songeais…

Les Terres lointaines nous appellent et voilà que tombent
Les illusions ; mais les rites de notre Tradition,
D’une envolée vivifiante que trace La Colombe,
Au Centre rayonnant, deviennent Noble Oraison.

Les Cieux qui se bousculent forment ainsi des nuages.
De l’unique Temple que connaît Le Firmament,
C’est L’Âme qui enfin atteint son Rivage.

Transpercé de part en part, souverainement,
Le Cœur reçoit l’invisible Flèche, Celle-même,
Qui en La Nuit flamboie d’un éternel Je T’aime !