Histoire de Fous

 

Un fou rencontre un autre fou et lui confie :
– Te rends-tu compte ?
– De quoi ?
– Il est autant de mondes que de mondes !
– Tu veux dire qu’il n’est aucun monde alors ?
– Je veux dire que nous sommes bien nombreux.
– Il y a de quoi devenir fou !

***

Un fou rencontre un autre fou et se met à pleurer tout en gémissant.
– Que t’arrive-t-il ?
– Je réalise que je n’aurai jamais assez de temps pour visiter tout ce monde !
– Comment cela ? Au contraire, tu as L’Éternité !
– Ah ! Mais qu’est-ce que L’Éternité ?
– Ecoute, ce n’est pas difficile, je vais te l’expliquer : imagine une très haute montagne, sur le sommet de laquelle, tous les cents ans, un petit oiseau viendrait s’essuyer le bec. Quand la montagne sera usée, eh bien c’est ça L’Éternité !*
– Mais, le petit oiseau, peut-il vivre aussi longtemps ?
– Oh oui ! Il vit comme le vent qui caresse les feuilles. Il part, et revient toujours au moment le plus inattendu !

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Illustration de Elaina Lorenz

 

*Cette petite parabole, je la tiens d’un Ami très cher, qui la tient, lui-même, d’un grand Ami…

J’étais un Trésor Caché

Taj MahalPeinture de Bruno Feitussi

 

Broderie des effets de Ton Souffle,
Clarté de Ton Jour en notre approche,
Les pas sont notre Amour,
Des seules Réalités de notre existence.

Gerbes en ces parois de L’Âme,
Qui n’est ni d’Orient, ni d’Occident !
Ô Subtilité, lors que ne subsiste que Ta Présence !
Émerveillement des Bontés de La Rencontre !

Tu es venu en marchant,
Je T’ai suivi en courant !
Je n’ai pas su T’attendre.

Corolle des matins de Ton Eveil,
Et de La Nuit de Tes retrouvailles,
Dans Le Secret de Ta Volonté,
Lors que Tes lèvres dessinent Les Épousailles.

Ô Dune de nos rondes qui se sondent,
Ô Regard qui ne faiblit pas !
Ô Connaissance qui encense !
Ô Suc des parfums irisés des Roses sublimes,
L’Âme s’allonge sur les pétales de Tes Pas,
Lors que les yeux s’ouvrent à Ton Miroir,
Le Reflet est mille images à la fois !
Ô Fulgurance du monde qui prévoit !
Tu as devancé toutes les Cloches,
Et Tu as devancé tous mes pas !
J’ai vu Ta vive Marche en moi.

Tu as devancé tous Les Minarets,
En la seule prosternation du Cœur.
Le Temple est Ton Jardin,
Qui de ses gracieuses offrandes
S’élargit des élans de notre pudeur !
Comme gravitent ces prières,
En L’Aube de notre Rencontre !
Ne sont-elles pas Tiennes, Ô Orant !
Tes genoux saignent de Ta fidélité.

Tu as devancé les verts pâturages,
Et longé les fleuves indolents !
Comme est pâle L’Aurore devant Ton intrépidité !
Dans les vallées que cachent les Lumières,
Se lèvent Les Soieries de Ton Drapé !
Ainsi en est-il des Paroles du Sage :
J’étais un Trésor caché !

J’écris

 

L’Amour est Semence suspendue à Ton Souffle.
Je n’en sache pas plus grand, plus pur, plus irradiant
Qui ne soit éclairée de La Sagesse des Âges.
Je n’en sache pas plus intense qui me rende à La Présence.
Je n’en sache pas de plus vive qui me donne à vivre,
Ni même plus profonde qui me donne à écrire !
J’aspire à mourir en La Fougue de L’Amour,
J’aspire à trembler du feu de Ta Proximité.
J’aspire à m’éteindre en L’Éclosion de Ta Flamme.
J’aspire à être recueillie dans La Demeure de Ton intensité !
Vibrance des vibrances qui fusionnent en Ta Réalité.

En la crucialité d’une Plume amoureuse,
J’écris la vie qui n’est que passage.
Ô Toi que j’aime de cet Amour de femme !
Je n’ai pas su aimer autrement.

J’écris sur les parois de mon coeur.
J’écris sur les effluves de Ton Âme.

Je sculpte mon sanctuaire des ciselures de mon aspiration,
Et j’ai noué une corde à mon corps épris de Ta Réalité.
J’ai tenu les outils de ma sculpture en Ta Bienveillance,
Ô Toi ! En la fougue de mon obstination !

J’ai visité les lieux et j’ai couru sans jamais me lasser !
Ô Toi ! Mon Inconnu qui encore est à me visiter,
Des Paroles de Ta Seule Éloquence,
Lors que suintent les Transpirs de Mon Amour !

Sache, que j’écrirai encore des transports de mon âme !
Promesse qui est Consécration !
Que se répandent en douces ondes les chants de L’Amour !
Que soient aimantes les vagues de notre océan, en ce Retour !

 

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Le Même Amour

Peinture de Annie French

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La Fidélité est Le Collier de Perles d’un Même Amour.

Il est Une Seule Réalité, mais nous ne le savons pas.
Nous aimons toujours du Même Amour en Son Origine.
Nous pouvons aimer plusieurs personnes, mais nous aimons toujours une seule fois.
L’Amour se décline selon nos champs de conscience.
En vérité, nous sommes fidèles à L’Amour et nous sommes juste à balbutier Sa Réalité.

– Qu’en est-il de celui qui reçoit Cela ?
– Je te répondrai une prochaine fois…

 

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Ose aimer ainsi

Peinture de Christian Schloe

 

Aime-t-on une seule fois sans jamais plus aimer ?

Ose aimer ainsi !

Mon cœur est-il de pierre pour T’aimer uniquement quand j’ai besoin de Toi ?
Disparais un instant, je T’aime encore !

Toi !

Ainsi L’Amour est Éternel de Sa Réalité !

Es-tu l’écueil que des écumes dispersent ?

Le Cœur est-il mille pétales que souffle un vent ?

La Lune a disparu des éclipses de ses danses étoilées.
Elle s’est cachée dans les nues de Tes Bras.
J’ai attrapé sans ne plus rien connaître que les éclats des mille et un reflets de Ton Sourire.
J’ai vu Ton Immensité se coucher sur les lits de Tes Constellations.
Les vagues de Tes avalanches bousculent mes pas et je tiens encore !

Oh, je tiens encore !

Toi !

Je ne suis pas une infidèle, puisque je ne sais pas T’aimer autrement et, je tiens farouchement La Main de Ta Présence !
Je ne suis pas celle qui oublie et L’Océan entier bouillonne de Ton Effervescence !
Vois ! Ton Soleil caresse  L’Horizon ondoyant !
Je ne crains pas de m’enflammer à Tes rayons sanguinolents.

L’Alchimie opère et… que connait-on de L’Alchimie ?
Tu es à cuire des firmaments de Ton Amour !

Toi !

Ose aimer ainsi !

Celui qui aime une seule fois aime éternellement.
Celui qui ne sait pas aimer ignore la fidélité !

Je plonge en Tes Yeux qui ne meurent jamais.

Ose aimer ainsi !