Rumeurs du matin

Peinture de Carl Larsson (1853-1919)

Les petits pieds des rosées du Jardin
Épousent ton soupir nocturne.
Chaque herbe s’affole des rumeurs du matin.
C’est là que frémissent les langueurs d’une plume.

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Au coeur des senteurs

Résultat de recherche d'images pour "summer solstice witch"Peinture de Edward Robert Hughes (1851 – 1914 )

Au pied d’un arbre m’installerai
N’y bougerai plus, respirant à peine
Fermerai les yeux et le vent laisserai
Me traverser, n’ayant plus de peine
Nuage tranquille amoureux de l’Arbre
irai semer les papillons de couleurs
butiner au cœur des senteurs
Les ondes du vent chantent enfin
Bruissement des feuilles une nuit
Féerie dans la clairière des lutins
Tous dansent et sont amis.

(Avril 2015)

Puits de Bonheur

Illustration de Margaret Winifred Tarrant (1888-1959)

 

Il est à se surprendre en ce petit chemin,
Des paroles de petits lutins
Qui ont les murmures de L’Aube.
Ils ont fait leur demeure dans l’étrange profondeur.
C’est en leur rêve incessant que le cœur se repose.
Des espiègleries et des farandoles de lueur,
Dans les palais, au fond d’un puits de Bonheur.

 

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Bergerie de L’Âme

Une pensée m’effleure en cette HeurePetit Cabinet de Curiosites: Photo

 

Du Temps dont on ne peut rien dire, et du Temps dont on revient. Des Ailes qui effleurent Les ourlets délicats de Tes Soies et qui passent. Les pensées ont suivi Leur Vol et ont devisé tout sagement : Chacune de vos orientations est L’Éloge qui nous parle et l’on reste en ce suspens. Si des Lumières nous épanchent en ce miroir, c’est qu’il est Cristal de Roche. Ta voix baigne mon cœur sans relâche, et je L’entends qui me dit ces vibrances qui me laissent sans voix :  Je prends chacun de Mes orphelins sous La Douceur de Mon Manteau.
– Quelle est Ta Fidélité ?
– Aimer et aimer sans cesser, au delà et c’est en ce Lieu que je serai à Te retrouver.
Des infinitudes et des Aubes du dépassement, Il est un Mantra qui se dit bien au delà. En La Bergerie, je suis le cœur fragile des mille blessures de l’âme qui T’attendent.
– Qui attends-tu ?
– Ceux que Le Cœur transporte en ce Désir de sauvetage. Je n’entrerai pas en ce Jardin sans Toi, et c’est du proche Rivage que mon cœur te tend la main.

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Ô Temps suspends Ton Vol

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Ô Temps suspends Ton Vol !

Tu as frémi de Ton Nom et Tu as accouru !
Mon Âme collée à La Tienne, si délicatement ne Te quitte plus.
Toi qui n’es jamais perdu, Ô Temps des Retrouvailles, lors que Le Cœur bouillonne de Ta Présence !
Que sait-on du Désir de Toi, lors que subrepticement, Tu es Là ?
Sur Les Ailes du Vent, les feuilles tournoient encore de Tes Luminescences.
Je ne T’ai jamais cherché, lors qu’à Toi, mon cœur est entier !
Si un seul instant, je pense que c’est moi, qui suis-je ?
Je sais que Tu es léger comme une plume, et Tu viens comme Tu n’as jamais quitté.
Je sais que Ta Vastitude est une poussière à nos yeux embués !
Lors que Tu soulèves un voile de Ton Secret, les pudeurs s’embrasent de Tes Splendeurs.
J’ai dit, à Ta Bouche unifiée : Tu es Beau !

Ici, en ce lieu

Tchoba

Peinture de Tchoba

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Ici, en ce lieu, je ne suis plus le corps d’une femme.
Je suis sans cette matière, tel un homme dont les entrailles
Brûlent de mille feux, se dissout dans les flammes
Du souvenir qui surgit depuis ce pays et qui m’assaille.
Je dois cacher ma passion du plus grand des voiles.
Je m’enveloppe de mon linceul chaque jour.
En cette tombe j’ensevelis cet Amour.
Cri et larmes deviennent le chant des étoiles.
Lumières dans la solitude, moi qui ne suis qu’une femme.
Mon âme éprouve la puissance des astres et tournoient.
En la seule réalité de cet Amour qui n’est pas mien,
Les mains offertes aux cieux je ne suis plus qu’attraction
Au sein du Désir qui ne peut être que Tien.
Comment en serait-il autrement ?
Suis-je celle qui crée cette tragédie dans la complexité ?
Suis-je Désir, quand TU es Le Seul à décréter ?
Seigneur, Tu détiens tous les pouvoirs et tous les secrets.
Que puis-je par moi-même décider ?
Je ne suis plus, je ne saurai être ni femme ni homme, car TU ES.
Je T’appelle, mourant en cet APPEL.
Je suis l’inexistence en cette intime chapelle,
Cellule dans le monde Suprême des Hommes.
Je ne suis rien sans ce voile qui couvre mon corps.
Ensevelie vivante en cette tombe béante.
Mon cœur saigne et voudrait faire partie de votre Noblesse.
Pourtant, dans le sanctuaire de mon ivresse, je suis à TOI.

Océan sans rivage