Papillon

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A la pointe du jour, le merle chante.
Je vous attends patiemment.
Le seuil est parsemé de couleurs odorantes.
Un papillon sur votre épaule flotte au vent.

 

 

  *Estampe de Qi Baishi
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Pluie de douceur

 

 

 

 

Une Pluie de douceur révèle vos pensées.
– Venez, me dites-vous, lors qu’un souffle se meurt
Le Vent en apporte un meilleur.
Les ruisseaux clapotent de nos cœurs irisés.

 

 

 

 

*Peinture de Gustav Klimt (1862-1918)

 

Gloire du Cerf

Le dieu cerf

L’amertume du temps est caché dans les blessures
Et nul onques ne sait ce qu’il advient du cœur éploré
Des trames que les affres submergent sans jamais rien effacer.
La Béance de L’Amour, à la gloire du Cerf, est encore ciselure.

En ces pas cadencés, L’Ombre est le nid de mes écorchures
Et je n’ai que faire de tout le fiel déversé en ces épleurements
Sans déboire et sans conflit, en moi est le combat de L’Amant.
Je souris des larmes qui deviennent des torrents de blessures.

C’est en ces pas de douceur que la vue se transforme.
Sache, que celui qui sépare les corps est à vivre de leurres,
Et nul onques ne sait le pouvoir des prières si ce n’est ce cœur.
Au sommet de la Montagne. Je bois au vent qui Te transporte.

Le cerf est venu jusqu’à ce que L’Âme s’envole près de Toi.
J’entre en cette étrange cérémonie, jamais ne fuis.
Tu es en cette danse La Joie de mon désastre, doux émoi.
Les fougères évoquent L’Autre Monde et je m’en réjouis.

Il est en ce cœur L’Illimité qui se déploie, tel est Le Ravissement.
Ô Cerf des bois, tu vins si subrepticement, L’évitement est un sourire.
De dérision en dérision, un Jour, Le Vrai est une Clairière qui ardemment
Révère La Lumière des Astres que l’on sait ici nous conquérir.

Frémit Ta Robe d’ambre épanchée de Ta Noblesse.
Qui suis-je pour trembler devant Ta Beauté magistrale ?
En Ton Regard s’évanouissent mes yeux et, de délicatesse,
T’embrassent et Te saluent, Ô Toi, Roi de L’Aube Ancestrale.

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Rossignol des murailles

C’est un étrange petit oiseau qui vint tantôt.
Il est peu farouche et attend que l’on épouse
Sa Présence. Sur les murailles, il s’accroche très haut.
Sa finesse émeut tant le cœur qui l’approuve.

Je lui cherchais un nom, pour enfin lui parler.
Petite fille dans les bois qui l’entend encor.
Timide, elle lui dit des douceurs sans compter :
Oiseau de mon âme, c’est Toi, n’est-ce pas, Trésor ?

Danse donc au Ciel de nos envolées communes,
Et plie aussi les distances pour Lui dire ces mots :
Que mon cœur enivré s’exclame en volute !

Que sais-je, si ce n’est Lui, Lui, et Lui, Le Très Haut ?
Je ne sais, que poussée par les ailes de Son Ciel,
Chanter en L’Infini, Oiseau ! Mon âme t’appelle.

 

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Magie Solaire

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Photographie de l’auteur (Alentour de Blesle)

C’est bien en secret que le monde se dévoile,
Au creux des silences que l’on ne connait plus.
Il est des verdoyants paysages aux mille étoiles
Que débusque mon cœur tout à Lui dévolu.

Il n’a de cesse de resplendir en ce haut lieu,
Et je ne sais plus ni vivre, ni même mourir.
Chaque nuit, j’entends le sourire me dire adieu.
L’Aube me voit frémir ; c’est en Lui que je respire.

Des clapotis de L’Eau, il est une grande magie.
L’herbe pousse si haut que la forêt est sauvage.
Primordial L’Instant, tandis que s’écorche la nuit.

Sur un lit de profonde mousse, s’effeuillent les âges,
Le cœur palpite de Lui et je n’existe plus.
Sa Présence m’étreint ; plus rien ne m’est inconnu.

 

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Digression

Laozi Painting - #Taoism

Lors que s’agitent quelques branches au vent, il est de coutume en cette contrée de s’asseoir sans plus tarder. De préférence, c’est l’arbre qui vous attire. Il reste immobile et vous incite à vous recueillir. Si vous prenez le temps de le regarder, vous surprendrez son regard. Aux rétifs, je dirai : peu importe. Ne considérez pas cela comme un ordre. Voyez-y plutôt une invitation. Il est une légèreté que l’âme reconnaît au Souffle de La Présence. Plus vous vous laissez appeler, et plus L’Appel devient l’évidence. La Vie s’émerveille des yeux qui la surprennent. Or, j’ai su, et vous me l’avez confié tantôt : le monde apparaît tel que vous êtes en son éveil. Reconnaissez que la plupart des gens ne saisissent pas le réel du plus petit grain de présence. Ils ne savent pas ce que cela peut receler. L’imaginent-ils seulement ? Si vous marchez lentement dans la rue, que voyez-vous ? Prenez-vous le temps de regarder ? Un jour, sans que je m’y attendisse – et c’est sans doute lors que l’on s’y attend le moins que cela nous arrive – un tout petit homme passa. Oh, il ne s’agissait pas d’un nain ! Néanmoins, cet homme était vraiment de petite taille. Il marchait très lentement, et semblait presque fantomatique. Son âge pesait sur ses menues épaules. Pourquoi me tint-il en éveil ? Je ne saurais réellement le dire. Sa présence devint la mienne et je le suivis des yeux, longtemps. Toute sa vie se suspendit à mon regard. Je l’observais avec cette attention accrue et je me vis m’évanouir en sa personne. Qui devins-je à ce moment, toute absorbée que j’étais à marcher en lui ? La réponse est une évidence. L’Autre est fascinant de vie. Je dirai que L’Autre est précisément la chose la plus extraordinaire qui soit. L’Autre peut être un objet, un caillou, une araignée, un événement qui cogne à votre Destin. L’Autre, c’est aussi votre Echo, le cœur qui bat à l’unisson. Ce peut être aussi le temps, l’espace, un sourire au coin d’une rue. Quelque Chose qui passe et qui dure. Ce peut être une soudaineté, une spontanéité, une adversité, une complicité. Même la mouche vous dit des choses. Lors que les yeux s’illuminent de l’étincelle qui est en vous, un petit homme passe et soudain, c’est lui qui vous regarde.