Souviens-toi

Michal Lukasiewicz 1974 | Polish Realistic Figurative painterPeinture de Michal Lukasiewicz

Quand les affres de la mort auront raison de ta raison, quand le monde te semblera aussi léger qu’un grain de poussière, quand le souffle viendra comme le dernier rayon rayonner jusqu’à ton cœur, et que toutes tes résolutions auront soudain peu d’importance, que la seule main désirée, la seule de ton espoir, l’amour aura germé au sein de ta souffrance, les brûlures de ton corps, quand la veine ne saura retenir les gouttes perlées au rubis de ton âme, quand l’amour aura ancré l’infini, que les tortures de ta présence fuira l’épouvante de l’absence, quand les ustensiles auront charrié l’inutilité des torrents de tes dérives, quand les larmes auront raison de l’océan fracassant sur les rives de l’inconcevable, que viendra l’heure du désert de tes prières, inconsolable, dans les arides terres, je serai là, et je te dirai, avec mon corps, mon âme, je suis là, lumière dans ta nuit, je dirai, je suis là, et ma main sera éternelle, et le couloir sera moins sombre et je te dirai, n’oublie pas, n’oublie jamais la voix de Ton Amour, La Seule, inextinguible, constante, fidèle, unie à ton souffle, à ton corps, à L’Aimé. Souviens-toi… Mes yeux.

La mère

Нестеров Михаил Васильевич. Женская фигура (на коленях). 1915. Этюд к картине "В лесах" Холст на картоне, масло. 36 x 26 смPeinture de Mikhaïl Vassilievitch Nesterov (1862-1942)

S’il faut tout quitter et tout laisser derrière soi
S’il faut pour ne pas fléchir, protéger son âme,
S’il faut sacrifier les rires fusains, aller droit…
Lors, nous baissons la tête mais portons haut la flamme.

Nous n’avons pas été nuance, ni compromis.
Nous choisissons ce qui fait de nous cette guerrière.
Peu importe, tant que le cœur va vers la Lumière :
Toute effusion, même amère, devient Alchimie.

J’ose le dire : tout ce qui n’est pas Lui périra.
Je brandis la lance de mon âme, ravale mes larmes.
Les temps sont cruciaux et c’est Lui mon oriflamme.

Enfants ! la mère dont le ventre était votre voyage,
Vous nourrissait jour et nuit avec ce même droit
De dire les mots justes qui sont aussi votre message.

Ici, en ce lieu

Tchoba

Peinture de Tchoba

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Ici, en ce lieu, je ne suis plus le corps d’une femme.
Je suis sans cette matière, tel un homme dont les entrailles
Brûlent de mille feux, se dissout dans les flammes
Du souvenir qui surgit depuis ce pays et qui m’assaille.
Je dois cacher ma passion du plus grand des voiles.
Je m’enveloppe de mon linceul chaque jour.
En cette tombe j’ensevelis cet Amour.
Cri et larmes deviennent le chant des étoiles.
Lumières dans la solitude, moi qui ne suis qu’une femme.
Mon âme éprouve la puissance des astres et tournoient.
En la seule réalité de cet Amour qui n’est pas mien,
Les mains offertes aux cieux je ne suis plus qu’attraction
Au sein du Désir qui ne peut être que Tien.
Comment en serait-il autrement ?
Suis-je celle qui crée cette tragédie dans la complexité ?
Suis-je Désir, quand TU es Le Seul à décréter ?
Seigneur, Tu détiens tous les pouvoirs et tous les secrets.
Que puis-je par moi-même décider ?
Je ne suis plus, je ne saurai être ni femme ni homme, car TU ES.
Je T’appelle, mourant en cet APPEL.
Je suis l’inexistence en cette intime chapelle,
Cellule dans le monde Suprême des Hommes.
Je ne suis rien sans ce voile qui couvre mon corps.
Ensevelie vivante en cette tombe béante.
Mon cœur saigne et voudrait faire partie de votre Noblesse.
Pourtant, dans le sanctuaire de mon ivresse, je suis à TOI.

Océan sans rivage

Appel solennel (2)

 

Une chandelle suinte des effets de La Béatitude,
Nul ne peut comprendre combien Le Jour se lève
En cette Torpeur qui s’invite en Ta Mansuétude,
Lors que Les Cieux embrasent nos cœurs endoloris
Des tortures que subissent d’autres sphères.
Nul ne soupçonne les affres que des suppliques
Cherchent dans L’oraison de La Profonde Nuit.
En cette Chandelle, La Douceur d’Un Appel :
Lumière sur les Mondes et Lumière rafraîchissante !
Ton Océan irradie des Grandeurs de Ton Illimité,
Des Lacs de Profusion, et des Réserves de Ton Caché,
Lors que Tu es, en Ta Pureté à décréter et à rendre manifeste,
Lors que les Vallées de Ton Amour sont Le Tout Possible,
Lors que Tu es en Ta Sagesse à ouvrir les couloirs,
Devenus des passerelles pour ceux qui se veulent s’abreuver,
Lors que Tes Pluies sont Les Bienveillantes Présences
Que Le Cœur, en ce Réceptacle, agréé et agréé Ta Réalité,
Lors que Les Assemblées du Monde Occulte Te font encore Allégeance,
Sans nul besoin de cueillir, puisque Tu es Le Seul et Te suffit,
Puisque Celui qui est, est La Satisfaction de L’Esseulé,
De par Les souffrances de La Vision du monde Fraternel,
Des frères de notre Origine, Révélation Christique,
Des Aubes de Ton Pouvoir qui n’ont pas de Commencement,
Lors que les cils de La Paupière sont en Une Majestueuse Révérence,
Et dévoile Le Temps en Son Atemporalité !
Seigneur, sauve-nous !
Extirpe-nous des négligences de notre ignorance,
Ouvre de Ta Rayonnance Les univers de Ta Gouvernance,
Unifie nos consciences en Ton Amour Infini !
Que cesse ces combats menés sur des fronts qui ne sont qu’illusion !
Le Royaume est en nous, et Il est Beauté que l’on oublie !
Le fracas est sourd de La Malentendance,
Certains fuient Ta Vérité et s’en vont en Ton Nom obstruer Ta Lumière !
Seigneur ! Sauve-nous en dépit de nous-même et libère L’Homme de ses aliénations !
Nous sommes sur le parvis de Ta Chapelle et nous nous tournons en L’Orient de notre Souffle !
Nous sommes sur Ton Minaret et appelons à La Vie qui est Pure Transcendance !
Nous sommes sur le seuil de Ta Synagogue et ouvrons les mains.
Toi, Tu es, et c’est en nous qu’est La véritable libération !
Des cimes vibratoires de L’Amour, nous nous élevons.
Le Refuge n’est certes pas celui que l’on croit !
Présence en Ta Présence est source de Pure Joie !

Appel solennel (1)

 

Depuis toujours, il est une interrogation.
Elle est tantôt muette, et tantôt, elle se meurt sur les lèvres.
C’est elle qui nous tient en éveil, et c’est elle qui nous guide.
En Elle, est contenu le germe de cet ici, celui qui dit : qu’est-ce donc que tout ceci ?
D’aucuns pensent que cette sorte de questionnement est uniquement personnel, une forme de malaise que nous serions à manifester par cette sorte de lyrisme que notre voie nous fait vivre.
D’aucuns penseraient que nous sommes à défendre, une chapelle, une église, un étendard.
D’aucuns penseraient aussi que nous sommes en un étalage d’expression, d’emphase, de prétention.
Néanmoins, d’un certain point de vue, ils n’auraient pas tout à fait tort.
Nous sommes tous, à un moment donné ou à un autre de notre existence, Cela et plus encore.
Nous sommes nos paradoxes incessants, nos fluctuations, nos impertinences, notre bêtise, notre ignorance, notre aveuglement.
Nous sommes aussi Cela qui se cherche, Cela qui se pressent, Cela qui se goûte, ne fut-ce qu’un instant, Cela qui s’interroge, Cela qui s’éclaire, Cela qui pleure, Cela qui souffre.
Nous sommes Tout Cela, et plus encore.
Nous sommes ces fleuves humains qui traversons des vallées et des vallées de cycles du Temps et de l’Espace.
Il serait long d’écrire en un seul jet tout ce que nous sommes et tout ce que nous ne sommes pas.
Il est cependant primordial, plus que nécessaire, de nous réveiller de nos torpeurs.
Peu importe qui nous sommes.
Nous sommes.
Cela est déjà énorme comme constatation.
Jour après jour, depuis un certain nombre d’années, nous avons observé.
La vie ne se voulait pas autrement s’écouler sans observation.
En cela, la Vie s’est vécue.
Jamais, Elle n’a pu oublier.
Jamais !
L’Origine !
La Réalité !
La Crucialité de notre Temps.
Nous n’avons pas cherché des solutions pour nous.
Nous ne nous sommes pas mis en route pour nous, uniquement.
Nous avons souffert depuis des milliers d’années des souffrances de L’Humanité.
Nous n’avons plus de mesure pour dire combien cette souffrance nous plonge dans une sorte d’hébétude.
Nous sommes en ce Présent, totalement atemporel, qui se veut faire cette déclaration : il est Temps !
Nous sommes cette Conscience qui se veut éclore et répandre ce parfum d’Amour.
Il est temps pour nous tous, femme et homme, de nous unir en ce lieu intime qui fait de nous des êtres uniques.
Il est temps de nous unir en ce qui ne jamais ne meurt, en ce qui ne jamais nous sépare !
Qu’importe nos différences, elles sont La Beauté de La Multiplicité dans L’Un.
Mais, il est Temps, de joindre nos mains en une chaîne de solidarité qui se veut totalement briser cette roue infernale dans laquelle nous nous enfermons.
Il est Temps de nous délivrer de tous nos conditionnements, de toute cette monstruosité que nous formons depuis notre inconscience et depuis notre irresponsabilité !
Il est Temps d’agir au delà de nos clivages, de nos sensibilités, de nos imperfections, de nos déviances, de nos négligences, de nos indifférences, de nos insouciances, de nos ignorances.
Le Temps est arrivé d’écourter les distances qui nous séparent de notre Réalité.
Le Temps est arrivé ou ce Tout de l’incohérence doit basculer.
Nous avons cette décision en nous, cet engagement, cette promesse, ce retour entier sur nous-mêmes.
Usons de la seule force qui nous reste : La Prière commune et Universelle.
Retrouvons notre Âme qui souffre.
Prions !
Non plus pour nous, mais pour L’Humanité entière.
Cessons de pleurer sur nos pauvres quotidiens, sur nos errances, notre vie égotique.
Cessons d’être de permanents enfants capricieux !
Cessons de nous enfermer dans nos individualismes éhontés !
Qui que ce soit, soyons ceux qui prient !
Consacrons un moment, un petit moment, chaque jour, levons nos mains, ensemble, unis par Amour, et prions.
Que celui qui croit et que celui qui ne croit pas, prient !
Il est un Appel qui déchirent les Cieux de nos âmes enfouies !
Prions pour que nous soyons tous à sortir de notre cycle infernal !
Engageons-nous solennellement à cueillir la lumière en nous, si infime soit-elle et à l’offrir en cet unique acte d’Amour à L’Humanité qui souffre !
Faisons-le !
Oh faisons-le !
Nous sommes à penser que nous ne possédons rien en propre, mais il nous a été donné cette délégation sublime : La Vie !
La Vie est ce Nous.
Nous sommes tous responsables de ce Nous !
Prions, où que nous soyons, trouvons cette force en nous de lever les mains et de demander La Lumière !
Il est Temps !
Rejoignons-nous, mes sœurs et mes frères, et formons cette chaîne d’Amour perpétuel.
Cela est en nous.
Cela ne nous quitte jamais !
Que nous soyons conscients ou non de CelaCela est Nous !
Prions !
Unissons nos lumières en cette Fraternité.
La vibration de nos cœurs sera comme la plus grande Arme pacifiste et unitive !

Toutes nos souffrances doivent être aujourd’hui Le Lieu commun de notre transformation.
Tout ce que nous sommes à vivre est un écho de tout ce que nous avons oublié de notre Réalité.
Même si nous ne comprenons rien, même si nous pensons que nous sommes les plus malheureux sur cette Terre, cessons de geindre pour nos petites personnes et montons Tout Cela en La Lumière de L’Origine et prions.

Jour après jour, nous serons à sortir de nos ténèbres, et nous participerons activement à la restauration d’un Monde Nouveau !
Nous sommes Cela !
Tel est le but de notre démarche depuis toujours.
Témoigner de Cela qui est.
En vérité, je vous le dis, le Temps est arrivé de nous extraire de notre inertie.
Nous qui sommes à bien manger, à bien dormir, à bien nous vêtir, à dormir sous un bon toit, nous avons plus que quiconque ce devoir d’unir nos forces en cette Prière quotidienne et Universelle.

Épitaphe

gustave-courbet-woundedPeinture de Gustave Courbet (1819-1877)

 

Quand sera venu le moment de m’allonger,
Et de remettre en Tes Mains ma pauvre âme
En laquelle j’ai passé ma vie à plonger
Pour en déchiffrer les multiples anagrammes,

Encercle-moi dans les Bras de ta Toute Bonté *
Et me dépose dans le Jardin de la Rose
En lequel mon chemin s’est pris à monter
Vers Toi en Qui j’ai trouvé ma Seule et Vraie Cause.

Lors que j’ai vu tout ce monde, je n’ai rien compris ; *
Je n’étais qu’un vagabond cherchant une étoile,
Dont la courte-vue, sans cesse, se couvrait d’un voile.

Marchant, je me suis dépouillé et désappris,
Brisant les idoles pour Te donner l’entière Place.
C’est nu que je veux paraître devant Ta Face.

Marc

* Je reviens vers Toi

Voir également sur Naissance et connaissance

Ô Rêve de toi

                         Illustration de Gustave Doré

Ô rêve de toi
Qu’en est-il de ces vérités?
Lors que le Rêve est Roi
Qui se veut se révéler
J’ai su que je ne désirais rien
Rien qui ne soit!
Sur le chemin
Est ma seule solitude
Pourquoi m’arrêterais-je ici?
Non!
Quand bien même la douleur est vive
Tu me trouveras en Ce Jardin
J’y suis
En cette éternité du Rêve
Ô Rêve de Toi
Je suis à marcher pieds-nus
Pauvreté
Où puis-je aller?
Viens-donc me délivrer de L’Illusion
Piège insensé Lors que tu sais qu’il n’y a rien
Où vais-je aller?
En ce secret d’une Caverne
Depuis L’Éternité
Depuis ces voiles de Lumière
J’ai pleuré
Les yeux abîmés
Qui peut me contenter?
Seul Celui qui T’aime en sa mendicité
Les pieds sont ensanglantés
Le cœur est déchiré!
Vas-tu enfin tout quitter
Sans avoir peur de perdre?
Pèlerin, quitte donc le Rêve de toi
M’y trouvé-je encore?
Ce rêve est-il mien?
Ô Rêve de toi
Il est une lacération, une brisure
Si L’Amour est Roi
Que faisons-nous Là?
Cette voie est ma seule Joie
Tout le reste est vain
Ô Rêve de Toi
Efface-toi, éloigne-toi
Lors que mon Roi me saisit
Je me veux à Lui
Mourir à Lui!
Mourir est ma joie!
Mon Seul Bien-Aimé
Étreins-moi!
Tu es Le Seul à m’aimer!
Fais-moi entrer enfin en L’Union de Toi!
Je T’appelle au Secours
Aie Pitié de moi!
Lave-moi des larmes de mes regrets!
Toi, Le Grand, ne m’abandonne pas!
Étreins-moi, prends-moi en Toi!
Qu’ai-je encore à vivre!
Ô ma douleur!

                    Naïla

Ce Doux Vent Ami

                                                 Peinture de Sir James Jebusa Shannon

Quand donc viendra ce Doux Vent Ami
Qui sera l’ultime caresse?
Quand donc viendront ces radiantes promesses
Que sont ces moments alanguis?

Des Beautés évanouies en ce cœur meurtri
Quand donc des vagues de mon Océan d’Amour
Les Lumières Pérennes de Ta Clémence
Seront enfin l’île de toutes mes nostalgies
Lors que reposera ce corps en Ta Seule Présence
Tandis que mon regard sera noyé par L’unique Amour?

En ce murmure des soubresauts de mon cœur
Viens, Toi Le Seul Ami de mon Être
Encercle-moi du nacre de mes Larmes
En Toi est ma Seule Vie
Elle s’offre en Ta Fidélité
Car c’est en Elle que je Te reconnais
Toi Le Patient et L’Aimé
Toi qui cherches Ton Âme
Lors qu’Elle cherche son Maître
Les écueils de l’oubli
Sont à nous unir en cette douleur
Le Destin est une Page qui s’offre encore et encore
Toi qui offres L’Instant en Toi
En cet écrin, Tu es Le Seul à vivre
Car La Vie est de Toi et s’en retourne à Toi
Est-il un Seul moment qui ne subsiste
En Ta Présence, Les mondes sont à tenir
Tremblante Vision, en ce Centre, Tu es Le Pur
C’est Là que Tu Te visites
Je suis juste à Le voir en mon cœur qui soupire
Immaculé Lieu de L’Espoir
Vibrante intensité en Ta Gloire.

Naïla

Le Chant du Jour

Vois la Joie du Renoncement!
Ceci est Puissant Chant!
Il n’en est pas d’autre!
Il nous a donné une clé, puis une autre!
Vois la Joie!
Notre nudité est Le Signe!
Comme est difficile le Renoncement, et comme Il est à nous aider!
Vois comme tout autour de toi, tout est à tomber!
Seul! Singularité!
Entends le chant du solitaire!
En cette montagne, il est un secret!
Il s’est réfugié dans la caverne et tient fort son chapelet!
Des vagues de ténèbres et des vagues de Lumière sont à le traverser!
Vois comme son corps est à lutter!
Le silence du Chant de L’Âme est à jaillir en son étrangeté!
Nul ne peut deviner comme les courants sont violents, même dans La Lumière!
Ô cercles qui sont à l’envelopper!
Entends comme les secousses sont Le Chant encore de La Victoire!
Des plaintes en ces nuits et des soupirs!
Ombre et Lumière s’entrechoquent!
Je suis ivre!
Ainsi est La Pleine Vie!
Seigneur, finissons-en avec l’amertume et les jugements
Finissons-en avec les opinions!
Les dérisions!
Je n’en ai plus la force!
Je dépose à Tes Pieds toutes mes armes et me confie à Toi!
Je m’allonge auprès de Ta Douceur et de Ta Clémence!
Je n’ai plus la force de mener aucun combat!
Ecoute Le Chant du Jour!
Nous sommes à la mesure de notre Regard!
Il est aussi une sorte de faiblesse!
Je n’ai pas la force d’élever la voix plus que cela!
Pourtant, je suis encore à chanter!
Que Tout soit résorbé en Ta Sagesse!
Que Tout soit à se vivre selon Ton Décret!
Tu es Le Créateur!
Le Créateur qui donne à vivre cette Beauté!
Comment puis-je Te méconnaître?
Ta Lumière est Création Perpétuelle!
Que ne soit jamais en mon âme, limitation de ma vision!
Comme est Beau le Tremblant Lever du Jour!
La Prière et les mille Louanges!
Comme est pur enchantement, ces grâces et ces recueillements!
Comme est frémissante L’Aube de Ton Plein Regard!
Comme L’Étreinte de Tes Nuages offerte en ce Ciel est irradiante!
Soleil, Ô Soleil de mon Amour!
Ô Semence de Lumière!
Ô Plénitude!
Joie de Te voir en ce monde!
Joie de savoir que L’Autre est encore un Monde!
Ô Joie d’une telle Lecture!
Les Fleuves de Ta Réalité Éclairante!
L’Homme est Le Cœur de mille étincelances!
Entends le chant des murmures auguraux lors que le vent danse!
Mille Chants, et toujours Ta Seule Contemplation!
N’est-ce pas ainsi La Victoire?
Lors que les fracas nous donnent à voir Ta Gloire!
Glorieuse Vision!
Munificence des vagues de Ta Reconnaissance!
Solitude qui T’embrasse!
Ô Toi qui enlaces!

                                Naïla