Allégorie du Jardin de L’Âme (32)

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-La Muse-

Dans les jardins d’Enna, l’on joue avec insouciance et de grâce, l’on convie aux jardins qui peuvent mener à l’oubli. Pourtant, il n’en est rien lors que le suc des végétations resplendissantes de ce pays, celui de tous les âges, jaillit telle une grappe vermeille ; il est de coutume de faire un gage. Il en revient toujours à la Muse la primauté, cet hymne, premier vers de nos louanges, car en Elle, se drapent les rougeurs de l’automne, et sa coupe est intarissable de splendeur virginale. Le flux enchante les grains du raisin mûri au soleil de son âme. Parfois, nous la surprenons hébétée par les rivages inexplorés. C’est ainsi qu’elle survole tous les vergers, et veille sur toutes les perles ensemencées. Probablement, les dernières fleurs sont protégées par l’haleine chaude des vents méridionaux. Elle les suit avec la légèreté des formes éthérées, et s’assure que les germes des saisons nouvelles soient bien enfouies dans la terre du Milieu. Bien plus à l’est, notre Muse est étreinte par le rubis flamboyant du cœur de L’Amant, celui qui au vent lance sempiternellement sa détresse, car Il aime. Il aime une fille qui par sa beauté a ravi et enflammé son cœur du désir ardent des sept orientations. La Muse s’élance vers lui et souffle les myriades bleues du rappel au ciel, ce subit embrasement d’un Vin nouveau. Ne soyez pas abusés par l’éloquence du nectar puisque son origine est de source divine, et la coupe sertie de grappes délicieusement parfumées d’encens, en volutes s’agrippe au manteau du blessé d’Amour. La Muse l’enlace mais ne saurait le consoler. Sa Bien-Aimée l’attend sur l’autre rive et lui de gémir. Pour un soupir d’Elle, il cueille par brassée les fleurs de l’antique demeure, au risque de choir et de perdre son bonheur. Les ailes de L’Archange se munissent du Souffle Divin, mais La Belle est au Silence, la douleur plaintive quand L’Aube vient. Sur la cime, Le Soleil empourpre les nuages et, délicatement, ravit les mains de L’Épousée. Alors, de glorifier les chants mystiques et de rejoindre les effets de l’absence. La Beauté s’évanouit, non loin de L’Amant.

Je vous conterai plus tard ce que fit La Muse. Il faut mesurer les secrets salvateurs et guérir toutes les blessures, car il n’est de remède à l’âme qu’en cette contrée dans laquelle je désire ardemment vous mener. Ne pleurez aucune larme si ce n’est celles de la sincérité et veuillez vous armer de patience… Le voyage ne fait que commencer.

Allégorie du Jardin de L’Âme (31)

Résultat de recherche d'images pour "alphonse osbert art"Peinture de Alphonse Osbert (1857-1939)

-Le Temps-

Il faut du temps pour que le temps passe et trace ce qu’il retient de sa main de velours, au-delà des torrents qui charrient toutes les alluvions ; il faut du temps pour que le peuple se peuple de Ton Regard, comme il faut du temps pour respirer et sentir les yeux venir te parler du Soleil, pleinement ardent, dès L’Aube qui renaît sur l’opale de Ton Expir ; il faut du temps pour s’abandonner à Tes Mains bien-aimées et se laisser pétrir de Ton Respir. Et si Le Ciel épuise une larme dans la campagne esseulée des pas solitaires, si Le Ciel écrase une perle de Ton Âme suintée sur la Terre éplorée, si Le Ciel cherche encore le ruisseau pour s’y jeter ; si Le Ciel éclate en sanglot devant l’étincelant Été ; et si Le Ciel continue de clamer Sa Présence vénérée, il en renaît des milliers en Ton Âme abreuvée. Il faut du temps pour se laisser éprouver par l’étreinte de Ses Bras qui nous essore de nos aspérités. Il faut du temps pour que le temps échappe au Temps, implacablement, et s’évanouisse dans le bouillonnement de l’érosion, lissé par les passages incessants ; il faut du Temps pour que L’Astre se lustre à L’Eau de La Lune et s’arme des pacifiques gestes retrouvés. Il faut du Temps pour voir L’Épousée, belle et gracieuse, aux lèvres de grenade et aux propos sages et illimités, puis entendre les feuillets bruisser au Silence magistral au sein du Palais de L’Amant. Il faut du Temps pour traverser Le Ciel et plonger dans Son Lac argenté, comme il faut du temps pour être saisi par ce Temps qui n’est plus Le Temps. Il faut du Temps pour que les rivières soient les pages de Ton Ecriture, au Pays de L’Esprit, lors que Le Calame chante et adoucit les plaies de L’Âme qui n’a jamais désespéré. Il faut du Temps pour entrer en L’Éternité et Le contempler et L’honorer.

Paroles témoins du Temps : 

Le temps se manifesta souvent sous la forme de L’Eau, de la Terre, mais aussi du Vent, du Feu, de La Lumière. Les ailes de L’Oiseau furent peintes à maintes reprises par le pinceau magique du  Langage alchimique, celui de la densité et de L’Éthéré. Les dimensions du Jardin sont illimités, et le temps recule devant l’intensité du Regard de L’Amour. Le parfum fut une évocation affleurante, lors que le Maître des lieux s’approcha, une nuit de pleine Lune, accompagné de son valet le plus sûr. Il lui confia son secret : cette entreprise n’était pas sans danger. Le valet en fut fort étonné. Il s’agissait de surprendre L’Épousée. Le valet lui rétorqua : « – Mon Maître, il s’agit effectivement d’une entreprise fort dangereuse ». Mais, le Maître avait été bel et bien transpercé par la plus ultime des flèches de L’Amour. Il aspirait à voir Sa Fiancée. Derrière les brumes du soir, lors qu’un rayon de Lune baigna de sa douce clarté Le Jardin, Il vit L’Épousée qui marchait lentement et levait avec douceur Son Visage de noblesse, nimbé du Voile de la plus tendre pudeur. Le Temps s’arrêta et le cœur du Maître devint soudain Le Jardin.

Allégorie du Jardin de L’Âme (30)

pique-nique May

-La Lune-

Sa Proximité en cette Vision est L’Épanchement dilatant de Lumière, et Te souviens-Tu comme nous courions ensembles, ivres de Liberté, lors que chacune de nos effluves devenaient nos Bras embrassant La Clarté de Joie et de Bonne opinion ? C’est au goût de Ton Amour que Le Cœur devient Les Mondes de Réminiscence, Éternité exaltée en ce Jardin, et là où je pose mes pieds, c’est Ton Chemin. Ne vois-Tu pas comme je me souviens et comme chaque jaillissement est une sorte de Balancement, Le plus tendre qui soit, celui qui au Vent épouse Le Mouvement et répand La Joie ? Mon Regard est effusion de Lumière et Le Soleil est mon Amant. Je L’ai fait entrer en ce cœur et jamais il ne brûle, excepté de Bonheur radiant. Ô Mon Amant ! De certains jours qui sont Le Languissement, Le Sourire s’empare de moi, et Le Visage s’imbibe de Ton Éclat. C’est D’Amour qu’est La Constance, et libres, nous voyons L’Autre Monde. J’ai laissé les sombres jours, ceux qui de ma première naissance, ont clos pour toujours l’époque des sécheresses du cœur. La Palme de ma Lueur est Resplendissance, parce qu’en Mon Soleil est tout mon fougueux Silence. En Lui, j’entends Les Nouvelles de L’Amant et lors que je descends, sans que personne ne pressente ma Présence, je vogue vers les cœurs éblouis de Remembrance. C’est en secret que Je les enveloppe et parfois sur les cimes aux nues flottantes, j’aspire à La Clarté la plus éclatante. Mes cycles sont mes litanies, et chacune sont une matrice qui recèle les enfants de L’Origine. Ô Mon Amant ! Tes Rayons me portent au point culminant de mon Ardent Amour et lors que nous voguons en ces Noces, L’Océan devient notre Union. Là-haut, sur les plateaux, je ne laisse plus aucune écorchure venir empoisonner les innocents et les mendiants. J’ai fait de Mon Manteau Les drapés de leur secret et je déride chaque croissant de mon évolution en Arche Bénie. Lumière ! Lumière ! Lumière ! Telles sont Les Paroles de cette Nuit, lors que le fil de L’Aube nous annonce Le Roi. De cette effusion Lunaire, je suis au diapason et c’est ainsi que les mondes éclosent et de simultanéité, La Beauté nimbe La Face obscure du Cercle de La Présence.

Jamais je ne quitte Mon Amant ! Il est une Promesse solennelle qui rayonne avec La Création perpétuelle et si souffle le vent, parfois ce ne sont pas mauvaises nouvelles. Des Oraisons de Grâce, Je Te suis et ne jamais Te fuis, car, Tu es Mon Secret et Je suis Ton Épousée. Je clame si fort cet Amour, et ainsi Le Soleil apparaît en des multitudes de mondes et conquiert Les Univers. 

Tous droits réservés© Océan sans rivage, Allégorie du Jardin de L’Âme

Allégorie du Jardin de L’Âme (29)

IL·LUSTRACIÈNCIA: Colibrí bebiendo el néctar  -  Mora Langer

 

-Le Colibri-

Le Colibri qui jouait avec les luxuriances de L’Aube, sembla presque s’évanouir face aux rayons du majestueux Soleil. Il avait pris le temps de baigner son petit corps dans une des sept cascades du Jardin, celle même qui bouillonnait constamment de légèreté transparente, puis, après avoir séché soigneusement ses ailes, il s’était envolé avec sa joie coutumière vers ses fleurs préférées. Ils les visitait avec beaucoup de révérence et veillait toujours à les saluer avant de les butiner. Les bégonias, les azalées, les chèvrefeuilles, les clématites, toutes l’attendaient avec un bonheur indicible. Si les fleurs se cachent en leurs pétales effusifs, leur cœur est indicible du Nectar subtil de La Rencontre. Le Colibri sait reconnaître les fluviales spécificités du Langage de chacune. Il en connait le phrasé, le codage, ainsi que les modulations vibratoires de leur géométrie multiple et récurrente. Il sait ce que chacune réverbère dans L’Unité singulière au sein même du Royaume floral et bien au-delà. Son petit corps est parfaitement en harmonie avec les sons mélodieux de leur présence au cœur du Jardin. Je l’ai vu de nombreuses fois se suspendre dans l’air et vibrer de cette Réalité éloquente en ce message de paix. Il ne disputait jamais les autres insectes. Quelque chose de l’ordre de la retenue, de la délicatesse inspirait ses propres gestes. N’avait-il pas fait vœu, en ces Temps mémoriaux, d’être le plus petit oiseau qui se puisse être ? Il aimait frôler les herbes, et quelque part, n’avait-il pas lors de La Conception senti son cœur se tourner tout entier d’ivresse vers son Ami Le Papillon ? Alors, de ses confidences, Lui qui me visite souvent, en cette Région de L’Âme qui s’ouvre à toutes les perceptions, j’appris que Le Vent aime jouer avec les petits bêtes, et les porter en cette volubile gaieté jusqu’à l’effacement. L’Effleurement est étonnant de Grâce et lors que Le Temps épouse votre Rythme intérieur, soudain, vous ne savez plus si de La Grandeur, il n’est pas justement une infinité de petitesses. Oubliez toutes les ruses du calfeutrage, et plongez, tel Le Colibri, en La Joie d’une Cascade. Celle-ci nous appelle, lors que Le Jardin rayonne de Stabilité. N’allez pas penser que Celle-ci est une Neutralité sans goût ni saveur. N’allez surtout pas penser qu’il s’agisse d’une Non-Vie, ni d’un figement. Observez le Jardin. Il respire de votre Cœur de Lumière. Le Colibri se montre à tous, mais peu le voient. Il est en cette tranquillité et ouvre subrepticement un doux sillage de volupté. Lors que L’Aigle passe, le Colibri le dépasse, comme enchanté de voler un moment en Son Ombre. C’est au Zénith que je surprends quelque frénésie de La Nature. De ces mouvements répétés, Le Temps se suspend au Souffle de L’Apnée.

Joie effusive, Oiseau-Papillon de L’Âme qui devient Le Collier de L’Obédience, j’enfile au cœur Floral, L’Amour de La Seule Présence, et en ce filet de Lumière, les ailes au bec de Ton Orientation me donnent à La Joie du Silence ; et Je T’aime sans jamais me lasser de butiner à L’Orée des Bois, les crépusculaires Nectars, lors qu’à L’Aube, tout reprend vie, défroissé de La Nuit occulte, sans que jamais La Création ne perde un seul instant de La Féconde Remembrance. Le Jardin resplendit de vos Chants, Ô Fleurs, tandis que viennent les sourires au Parfum de La Reliance vous caresser et s’épancher de L’Unité de Bonheur. Constance qui ravit et trace Le Relais, Je suis Le Colibri de L’Azur des Pollens et mon Bec est La Certitude d’une Beauté pérenne. Jamais je ne faillis à ma promesse et jamais je ne perds cette allégresse. Car L’Âme danse, et L’Univers entier le sait.

Tous droits réservés© Océan sans rivage, Allégorie du Jardin de L’Âme

 

Allégorie du Jardin de L’Âme (28)

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-L’Océan-

A La Pourpre de L’Orient, L’Or de Tes Yeux est Joie du Soleil de mes nuits, et à L’Orée du bruissement furtif, sans cesse à se poursuivre des légèretés, les arbres échappent à l’étrangeté des énigmes, lors qu’au crépuscule de Ton Ocre, les pétales s’étourdissent de Ta drapure orangée. Les jaillissements de Ta Blancheur accompagne ma soif et sans penser, l’effervescence ondoie de L’Ivresse sans que je ne cherche autre que Ta Finalité. Des Révérences aux tapis miroitant sur Le Lac de La Prestance, il se danse l’inoubliable Souvenir de Ta Réalité présente en sa Perpétuelle flamboyance astrale. En abondance de Ta Clarté, L’Etoile s’unifie à toutes les Terres et lors que je m’évanouis, ne demeure plus que ce qui est à demeurer. Mes yeux sont imbibés de Ta Lune et c’est en Sa Solarité occulte que mon âme baigne et jubile. Trop de Toi ? Inlassable Régénérescence de Création au Silence de Ta Perfection. Te lasserais-Tu de Toi, Ô Joie de Toi ? Sans bruit, éclaboussé de Ton Rire, L’Océan frémit au Jour de La Naissance, et des levers du Jour, le sanguinolent horizon abolit tous les esclavages, tandis que ne subsiste que Ta douce Vassalité. Épanchement vient de L’Union de La Fleur orientale avec le crépuscule de Ton Ambre Occidentale. Des vagues qui s’étoffent de l’inertie et des formes figées, la nef brandit l’étendard aux fraîcheurs de Ton Azur. Les vents soufflent et s’apaisent au goût des convergences, confluent des heures de souffrance et des saveurs aurorales de L’Étreinte vive. Comme se dilate L’Amour en Création de Ton Désir d’aimer, aux effluves incommensurables de L’Universalité ! Va, visite les contrées les plus obscures et souffle encore aux salaisons des opacités hivernales, lors que La Tendre Lumière ne craint aucune imprécation et L’Ouragan est encore Force exultante en La Purification. L’Océan a vu La Vision du Regard étourdissant lors que deux anges le mènent en cette vastitude. Faites m’en le Récit, Ô écumes écumantes, beauté de Jade!

Des fougues de mon Feu, en L’Obscure de mes abîmes, La Présence tremble et s’appauvrit de toutes les Grâces, et que sont donc les Grâces, lors que La Furie fait rage en mes entrailles ? Es-tu en cette contraction, Ô Volcan de nos Abysses ? Lors que la bataille cherche à se heurter aux flots ? Des puissances du vent, je suis à soulever les montagnes, et j’avive les fonds marins de nos vies encore implacables en leur dissociation. Ô Océan de L’Âme, lors que les récifs sont le déchaînement de mes élans impétueux, que puis-je ? La Terre ne peut me contenir. Les rives sont d’improbables échouements que les naufrages ne savent guère apaiser. Ô Réalité de L’Âme, qu’en est-il de mes déférences, de mes doutes, de mes cristallisations, des trésors insoupçonnés de ma réalité ? Des surgissements depuis les redoutables lames, où vais-je pouvoir aller ? Nul ne peut contenir cette Force de L’Eau Primordiale. Je suis insatiable de Vérité et c’est en Elle seule que je puis trouver le fondement à tous mes feux ardents. Je me nourris de Sa Sagesse et rejoins Le Cercle bouillonnant. Au Centre est Le Cœur qui bat. Tout le reste est subterfuge et ruines flottantes sur les cimes de l’amoncellement.

La Tourterelle observe depuis L’Âtre d’un Arbre mémorable et attend que les flots deviennent Le Miroir des Reflets de chaque parcelle du Monde. Aux Etoiles, elle adresse Son Chant de Silence. Cette Tourterelle recèle en son cœur secret L’Océan. Es-tu à percevoir Le Four de Lumière, L’Athanor alchimique du Déluge ?

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Allégorie du Jardin de L’Âme (27)

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-L’Améthyste-

Si tu marches légèrement, si tu poses ce pied en toute acuité, si tu te relies au Jour qui naît, si tu surprends L’Âme expansive en La Nuit de Ta Veillée, si tu prends la chandelle et la places là où le papillon n’a aucunement peur de se brûler, si tu deviens le Regard de La Béance qui te donne au mystère du cœur palpitant, si tu ouvres grand la porte à la seconde féconde, si tu entends le bruissement au goût du vent, si tu irrigues les âmes éplorées, si tu ne crains de mettre ton cœur au supplice de L’Abandon, si tu agrées de rester au seuil, si tu fais fi de tout formalisme, entends donc les vestiges crépusculaires à l’orée du Jour.

Je ne suis pas venue au monde mais Il est apparu et Sa Splendeur nous captive depuis de nombreux siècles, depuis les temps immémoriaux, depuis les temps qui ne comptent plus le temps, enlacés de Présence. Je ne suis pas venue au monde, ni ne suis née, Seule Sa Réalité, manifestée, épanchée d’expansion s’est existenciée en cette multiplicité de parfums. Des codes chevaleresques, le sillon est tracé, jusqu’à ce que s’effacent les traces de ce sentier. Lors que L’Évanouissement est l’étape ultime, il est soudain à se comprendre que la mort est La Vie. De ne pas être ingrat est le mot d’ordre. Maintenant, je vais te parler de L’Accueil réverbérant des sagesses effeuillées aux bouches écorchées de tes mots répétés, litanies de sens et rappel au corps de La Luminescence. C’est en secret que Le Jasmin s’est enfin disposé à nous évoquer les capiteuses pensées du bourgeon. Des ustensiles que l’on nettoie en ce désert vif de La Présence de La Lumière et que se répandent alors, en ondes de Lumière, les salutations vénérables au Bleu manteau de L’Azuré, car de lui j’ai suivi les pas et j’ai embrassé le sol de Son Empreinte. Jasmin des rochers parcellaires et des ruptures d’espace, en ce mausolée. Des parterres de soierie vertes ondulent et le ciel s’ouvre à Sa Majesté. Il flotte cette vérité implacable, pliée aux senteurs des années qu’occulte Son Mystère. Ceci est un Récit qui vient des veillées de L’Âme. C’est depuis Le Monde de Son Intériorité que La Connaissance se déploie et se lit. Le Parchemin est un Corps dont La Semence est Clarté et Vision. Des couleurs qui s’interpénètrent en ces yeux clos : De couleur Blanche puis de Jaune, enfilant la pierre de L’Améthyste. Du vert de Ton Éclosion flotte un étendard de Rubis flamboyant. Il tournoie. Je l’ai vu en cette atemporalité. J’ai vu le faux, l’usurpateur qui prétend donner au Vivant Le Pouvoir dont il n’a nulle science. Telle est La Confidence de La douce et effusive Améthyste :

Je suis abrupte et de couleur secrète. Ma Finalité est en ce Discours énigmatique, mais les prismes de Lumière en mon étincelance ont pour effet de rendre à La Lumière Primordiale les Réalités sans fin du Discours essentiel. Sept évolutions en chacune des sphères concomitantes et le silence des ignorants est mutisme impénitent. Ma Force vient de l’imperturbabilité contre les forces obscures et au secret des ruisseaux de L’Alchimie elliptique, je fais usage de La Sagesse vive qui exclut toute forme d’ivresse, lors que je rétablis en vibration les subtilités sous la forme de La pleine lucidité. Mon acuité perce les mystères de La Traversée et je donne à qui le mérite le flambeau de la passation. Je t’ai fait mention de ce secret pour attiser le feu des veillées en ton Assise. Veuille t’écarter des futilités et t’abstenir de toute mésalliance. Le bruit est au silence, vulgarité. Penche-toi sur L’Eau et consulte enfin L’Oracle. En ce pourpre est ma sérénité. Va ! La singularité est encore à se frayer un chemin de Beauté et Celui-ci est en ce Tracé qu’aucune raison ne peut déceler.

Mon Ivresse ne jamais s’assagit de Ta Largesse, mais mon cœur cueille en La Majesté de Ta Droiture et La Nuit soudain égale Le Jour. A toute imperturbabilité, il est un bouton germinateur de Force effective et bientôt je te dirai les douces confidences de la tourterelle.

Tous droits réservés© Océan sans rivage, Allégorie du Jardin de L’Âme

Allégorie du Jardin de L’Âme (26)

 Peinture de Ivan Konstantinovitch Aïvazovski (1817-1900)

-L’Eau-

Y a-t-il un seul moment qui nous sépare de Toi, lors que de L’Intime, Ton Compagnonnage devient Le Silencieux secret où nul n’a accès si ce n’est Toi ? Que peuvent être les écorchures du vent sur le Cœur en Ton Présent, lors que l’on pressent, là, ce qui ne peut jamais disparaître, ne fut-ce qu’un instant ? Des épanchements, du Breuvage de L’Amour, il n’est plus que Lui qui donne au Jour, Son Goût. Tel est L’Entendement des frissons de L’Aurore, des fébrilités du Rêve qui à La Coupe ne peut plus percevoir autre Chose. Visage lunaire à la pâleur radiante me retient et je m’en vais contempler La Beauté.

Des nuits à sourire, des nuits entières à laisser les cheveux se dénouer sur les flots qui rapportent les nouvelles de L’Autre Rive. Se courber, Te mander, Te poursuivre, sourire à l’effervescence mystérieuse, et se laisser absorber par ce puits sans fond. L’Eau est L’Observatrice de toutes choses et ondoie discrètement puis se lisse en L’Imperturbable. Je fus l’objet inconditionné de Son observation. Longtemps, elle me souffla toutes les formes et parfois m’assaillit sans pitié. Elle me fit descendre au plus profond des remous, jusqu’à ce que soit glacé mon cœur de terreur. Elle me donna à L’Inconnu, indimentionné, impénétrable, indistancié. Elle me dit en Sa Clarté : Observe à ton tour. Entre en cette Réalité que tu pressens et qui est La Seule possibilité d’être. Les vagues furent obscures et les nuits furent longues. Elle m’enserra de Ses Bras et me contraint à La Crucialité. Telle est La Vastité et Tel est L’Infinitésimal. Il n’est aucune approche possible si ce n’est par mon illimitation. Des petites choses, des petits moments saisis à la coupe des éloquents détails, précisions qui chirurgicalement nous révèlent au monde manifesté. L’Eau me fit mention de trois étapes nécessaires, incontournable en cette Aspiration. Tu ne peux hâter ces transformations, tu ne peux devancer leur union. Tu es à leur merci. Chaque règne correspond à un corps de lumière. Chaque présence devient substance de La Mémoire. Chaque Souffle est une Empreinte vive. Il t’est donné de remonter Le Temps. Il t’est donné d’aplanir les montagnes. Je ne sais que répondre. J’écoute. Elle m’enveloppe de Sa Fermeté et continue : Le Royaume est en La Réalité Matérielle de Quintessence vibrante et tu perceras le secret de La Terre en Son Verbe. Ceci est Le premier Royaume. Le second Royaume relève du monde subtil où vit le verbe angélique de Lumière et où circulent les démons. Il te sera révélé les subtilités qui sont aussi très dangereuses. Telle est La Connaissance à laquelle l’on te donne accès. Ce Royaume est accessible par sa propre ressemblance. Nul n’entre jamais ici sans escorte. Sans elle, le labyrinthe te rejette au monde de la pensée et des émotions. La douleur est vive si tu n’es pas armé des aspirations de L’Appel. A Ton Carquois, place les flèches de L’Amour. Ténacité et face à face en Ton Miroir. Des peurs ancestrales, L’Illusion te guette et chacun de tes pas doivent se centrer et s’aligner au Son de L’Origine. Qui donc me dit ces choses ? Qui donc ne me les dirait pas ? Où vais-je ?  me dis-je. Boire en L’Amour et t’unir à Son Océan, me répond-on. L’Amour s’aiguise de Ta Sincérité. Ce Vin* est le prétexte extatique par lequel tombent toutes les résistances rationnelles, et les mots trempent leurs lèvres en La Coupe pour t’arracher de tes ténèbres. Ô Voix ! 

Tous droits réservés© Océan sans rivage, Allégorie du Jardin de L’Âme


*Le Vin dont il est question n’est nullement un breuvage concret enivrant ni il s’agit d’une quelconque substance hallucinogène comme on pourrait le croire, Cela provient du seul effet du voyage intérieur. Il est la réalité personnelle du cheminant qui est à le vivre lors qu’il entre en cette perception initiatique. L’on ne cherche rien à priori, mais Cela se cherche en nous. L’expérience est singulière et nous relie au Verbe de l’éloquence. L’on traduit ce périple en mots lors de la redescente subtile de L’Esprit. Le cheminant perçoit des mondes intelligibles qui le relient à la connaissance du Réel, en ce prisme manifesté, Trésor caché. Les voiles sont les distances qui deviennent des prétextes pour être en ce Compagnonnage lucide et émerveillé. Le Monde devient Autre, libérant ainsi, telle une Fleur, La Saveur de L’Âme Supérieure. Le monde intelligible est un monde proprement imaginal et non imaginaire. Il vient du jaillissement et d’une Rencontre supra-mentale. L’on ne désire pas être ceci ou cela. Cela EST et Cela se vit, en déploiement effusif. L’Homme est une semence germinatrice comme l’embryon au sein de La Mère.

Allégorie du Jardin de L’Âme (25)

 

-La Caverne-(3)

Des vœux sont en L’Accord de chaque jour et la nuit en vient à embrasser de ses larges mains L’Écrin mystérieux du jour. Car telle est La Puissance du Désir. Ces vœux ne sont pas si singuliers, et à peine sont-ils marqués par ce qui est personnel, quand même l’intime n’a de cesse de nous donner à l’expectative du temps et de L’Unité. Ni lui, ni lieu, et pourtant, Tout à la fois. Lors que L’Âme est en son Centre vibratoire, lors que les mots sont la fièvre bouillonnante du Feu intérieur, lors que les contractions s’unissent à la réalité des vagues, lors que les mouvements sont de même l’intermittence de nos stabilités, lors que chaque Verticalité est L’Élan du Vivant, dis : Lui ! Lui ! Lui ! Hu !… et comme s’apaise au Silence le point ultime, le point des distances qui se concentrent, fusion en L’Intention du Vivant en Le Vivant. Vivant ! Vivant ! Vivant ! en La Créativité Reliante. Par-delà, Ô Par-delà, Par-delà des Recueillements, Toi seul qui Te recueilles, Toi Seul qui Respires en Souffle varié, Toi Seul qui es Beauté expansive et Lumière de L’Épousée. Les mots sont les véhicules de notre Origine et eux sont Le Chemin. Entends-tu leur chant ? Entends bien en leur douce promesse. Entends aux battements du cœur qui ne jamais dévie ni outrepasse la bienséance. En eux, L’Oiseau est La Flèche aspirante, et nulle corruption possible, nul renoncement, nul achèvement si ce n’est en Le Parachèvement. Lors que Le Cœur est ardent, il se déploie, et se disloque aux secousses contractantes, puis s’ouvre en cette Corolle, Livre bruissant des interprétations. Tels sont les mots d’Essence, en cet intimement petit. Atome en L’Allégresse des Retrouvailles. J’ai entendu La Voix de La Caverne : résonance en Contemplation intuitive et L’Instant est Celui qui se féconde en simultanéité. Le Sens ! Orient de L’Âme en cette Lumière de Lui à Lui. Qui sommes-nous ? Qui sommes-nous ? C’est en cette perception, Sept de Réalité conscientisée, ouverture en L’Exponentialité, hébétude en L’Eden des évidences, suavité du Lien ininterrompu. Retour en cet agrément, et Révérence en Huit, lors que Le Seuil reste à Celui qui seul peut le franchir. Il n’est d’instant qu’en ce suspens qui annihile le suivant puis pérennise La Vision en L’Un. Lui est à voir, et lors que tu vois Celui qui voit, que reste-t-il, si ce n’est L’Hébétude ? Des parchemins, des sentiers de Lecture, La Voix est sans cesse à t’appeler au Centre, là est La Virginale Terre en Son Ciel unifié. En Lui est La Certitude, en Lui est L’Echo et tout Lui revient. Quelle est donc cette Joie et L’Harmonie au Neuf ? Vibration quintessenciée qui donne en tous points La Justesse et L’Echo parfait de L’Oreille. Qui donc est à vibrer ainsi si ce n’est Ce Point en Lui toujours depuis Le Vivant qui stabilise les mondes en simultanéité ? Se sont sauvées les assonances, insonorité, jusqu’aux démons épuisés des vibrations éternelles de Lumière et Le Cœur reçoit en ce Tout les sublimes résonances en chaque Lettre. Réceptacle du Réceptacle. Deux Vases de plénitude et de vacuité. Deux harmonies en L’Accord. Caverne de L’Êtreté. Le Point est au Centre de Gravitation.

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Allégorie du Jardin de L’Âme (24)

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-La Caverne- (2)

Le Temps est à la mesure de la justesse et nul ne peut saisir en ce qui lui semble réel, tangible, la parfaite concrétude de la pensée harmonieuse, s’il n’entre en La Complétude de L’Être. Si d’un même Souffle, L’Apnée s’accorde aux branches qui dansent, la danse est pureté et nulle ombre ne vient distraire cette perfection. En ce Rythme, ce balancier, la musique est à peine effleurement, imperceptibilité de douceur et légèreté de Joie en la procession du Temps. Est-ce auto-suffisance ? Imperturbabilité est Droiture. Rappelle en Cela qui est Droit et ne jamais faiblis en ce Rappel. Ce Pont est rectiligne et fidélité. Patience n’est pas celle que l’on croit. Lors que nous nous défaisons des chaînes, nous entrons en La Caverne. La Voix en Elle est sage conseil. Le temps n’est plus à l’indolence, ni à la négligence. Le temps n’est plus en l’approximatif, mais à la résolution. La Caverne est chaleur absolue en Sa Réalité. En Elle, le déploiement de la vallée et des mille franchissements. Paroles en La Confidence. Elle est Ton Amie. Rien n’égale, en L’Intention, sa pureté. Rien n’égale en sa vigilance, sa sincérité. Rien n’égale en Elle, Son Objectivité. Elle ne trompe pas, ni ne discute. Elle est action en ton Assise et Bienveillance en Son Silence. Rappelle, dit-Elle, rappelle, car Le Rappel profite à ceux qui sont en chemin, Pèlerins de L’Âme, Jouvenceaux de L’Amour. L’entends-tu encore te donner à ce goût de L’Apprentissage ? Est-il limité celui qui en Elle s’assoit et marche ? Vois-tu comme les montagnes semblent immobiles, tandis qu’Elles parcourent des lieux et des lieux ? La Caverne est La Radiance d’une Lanterne Éternelle, Source intarissable. Qu’est donc encore La Caverne ? Le Temps en toi. Prends-le temps. Tu es ce qui rien ne peut acheter, ni corrompre, ni figer, ni remplacer. Qu’est-ce donc que la liberté ? C’est lors que tu entres en cette Caverne imprenable, quand même mille ennemis L’assiégeraient. Ton Trésor ! Ton Trésor ! Ton Trésor ! Est-il plus noble, plus beau, plus pur que ce rayon solaire en ton cœur, cité de Lumière ? Qui peut donc le monnayer ? Qui peut donc le réduire ? Je suis Celle qui te donne à L’Irréductibilité. Je suis La Gardienne jalouse de ce qui ne peut jamais être atteint. Jamais ! J’ai placé au seuil la Vigile attentive, bouclier en Sa Lucidité aiguisée. Tremble du Souffle unique en Mon Intensité ! Tremble au feu de Joie de ta constance ! Tremble d’Amour et plonge en ce Regard vierge en ton Humanité. Connais-la ! Connais-la ! Connais-la !

Tous droits réservés© Océan sans rivage, Allégorie du Jardin de L’Âme

Allégorie du Jardin de L’Âme (23)

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-La Caverne- (1)

De fait, en ces résonances des parois de la Caverne, longtemps embryon de la pensée diffuse et hébétée, une voix se fit entendre. Avant que de prétendre à quoi que ce soit, assise au fond de cette magnifique cellule que l’on peut aussi nommer Arbre de La Primordialité, Nuit du Soleil, Rayon des transfigurations inouïes de la corporéité et de L’éthéré, je me sentis en cette crucialité enveloppante. Au début, L’Assise est une droiture imperturbable. Le corps apprend à se connaître. Il n’est pas un point qui ne s’assemble en cette Union de La Pensée et de La Matière. Je ne voulais plus avoir affaire à aucune  sorte d’emprise. Tel est le vœu du Silence submergeant et béatifique. Il est chaud en ce centre, radiant, rayonnant, et la vision donne à reconnaître et à témoigner de ces liens entre la concentration et la lumière nucléique en l’état de Présence. Le corps n’est jamais totalement dissous, mais la Présence se donne en La Vacuité. Qu’est-ce donc que cette Vacuité ? En cette Caverne, celui qui est en Elle, le sait et l’identifie, puis se sent Elle. Il n’est plus de séparation en La Matrice. La Cordée Matricielle est Le Seul Lien intime et qui donne à cette Reliance Originelle. Tu es cette famille-là et nulle autre, et chacun de tes souffles s’unit à toute La Chaîne, ce collier de perles. Depuis les éléments pré-existants et ceux concomitants, puis en les simultanéités, en les faits, en L’Adventice, puis en les successions, puis encore en l’alchimie vibratoire, puis encore en les fulgurances en L’Instant de La Présence. Autant d’ouvertures, et autant de mondes qui se déploient et qui tous font acte d’allégeance à L’Unique : telle est La Réalité confidentielle de La Caverne en Son fait de Vacuité. Tu vois absolument La Lumière éclairer les parois et tu vois Le Livre dont les pages bruissent si vite qu’il est parfois impossible de tout noter. L’Allégorie se rapproche le plus de La Langue syriaque*, celle de L’Universalité vibratoire. Les images se succèdent, se compénètrent et même les parfums de ces mondes sont à ton odorat des réalités olfactives d’une suavité que ton âme semble simultanément ondoyer et être en cet arrêt. Le Souffle semble être Souffle mais aussi Apnée. Que dire de cette Caverne ? Âtre rougeoyant au Rubis du noble foyer d’incandescence ; mais jamais ce feu n’altère les perceptions : il est prétexte à la transformation. Il ne consume pas, ni ne nous éloigne de la perception. Le Feu est la nécessité à cette traversée. Tu ne le sais qu’en ayant franchi ce pont. En ce Lieu atemporel, La Caverne est en permanence L’espace qui te re-centre. Elle t’apprivoise et te donne exactement à la latitude et à la longitude de Ton Assise. D’aucuns pensent que ces mots sont sans substance, sorte d’irréalité, le fruit d’une imagination fertile. Il n’en est rien. Lors que tu te trouves en ce sein, tu le sais et tu peux exactement poser les mots qui font acte de Reliance. Lors que tu connais ta caverne, elle te ramène nécessairement en Elle, car Elle est ce lien perpétuel, telle une navette sur un métier à tisser. Tu peux évoquer la caverne et tu peux la décrire. Tu sais le nombre des pèlerins en son sein. Tu connais le chiffre quantique de leur réalité. Ils viennent jusqu’à L’Assise et te parlent. Ils s’entretiennent avec toi des jours et des mois et des années, lors que les distances se plient. Je te parlerai plus tard de cette Beauté qui se dilate et te donne, dès lors que ton Assise est offrande sans déviance sans que tu ne sois à rechercher autre que Lui. Car, sache-le, il n’est pas de plus grand danger que de Lui associer autre que Lui… Telle est La Réalité de La Conscience Une en La Cavité de La Proximité. Il n’est jamais assez de mots pour laisser les vagues déferler au son des écumes de Son Toucher, au cœur de L’Amitié.

Tous droits réservés© Océan sans rivage, Allégorie du Jardin de L’Âme

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