Histoire de promeneurs

Sur le sentier, le ciel respirait l’irréalité. Or, qu’est-ce donc que cette irréalité ?
Quelqu’un m’a dit : – cela ressemble à un conte.
J’ai répondu : – Le monde d’aujourd’hui ne connaît plus le merveilleux.
– Pourquoi donc, m’a-t-on répondu ?
– Les yeux sont souvent absents.
– A quoi cela est-il dû ?
– Le cœur ne sait plus aimer.
– Pourquoi donc ?
– Parce que le cœur se meurt et l’amour se pollue en convulsion psychique.
–  N’est-ce pas encore de l’amour ?
– Oui, sans doute, mais la plupart du temps cela tourne à de la parodie.
– Qu’est-ce donc alors que l’amour ?
– C’est un sentier qui respire l’irréalité…

 

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Histoire de fous

A DERVISH LEANING ON HIS STAFF, STYLE OF REZA-I 'ABBASI, PERSIA, SAFAVID, CIRCA 1600 pencil and ink on paper, lower section extended, gilt bordered mount, framed drawing: 9.8 by 3.5cm. frame: 19 by 12cm.

Celui qui écrit sur les ciselures de ses promenades surprend parfois les pages livides. Il trempe à la plume de son âme les vagues de la déchirure. Il entend le vent des mouettes au large, tandis que les gouttes de rosée tremblent sur le sable de ces longues nuits. Soudain, le cri traverse l’azur de ses larmes, puis le rire fait des confidences au fou : J’ai prêté ma vie à la joie ; elle me l’a bien rendu…

 

Il Est

Intercepted by Gravitation | Odilon RedonPeinture de Odilon Redon(1840-1916)

C’est parce qu’Il est occulté qu’il est intérieur, or, il n’est d’extérieur que parce qu’il est à s’extérioriser. De fait, il n’est ni intérieur, ni extérieur. Il Est.

 

Jardin de Lumière

Enchanted Walk, Cradle Mountain National Park ~ article and photo for…

 

Puissions-nous tel le lierre nous étreindre sans jamais faillir et nous vivre d’abandon sans jamais périr. Ô ma Rose suave, mes vagues déferlantes ! Ô Esprit drapé des soieries de L’Amour, délicats boutons naissants à l’orée des bois, lors que L’Oiseau survole en danse tournoyante. Âme Hébétée en Tes Dunes Célestes ! Ô Parangon des Nuits enivrantes ! Vertus parées d’Ambre luminescente! Ô Esprit envoûtant ! Fluidités du Silence au Crépuscule de L’Occident, lors que se pâme L’Orient de Ton sourire ruisselant en ondes nacrées. Je ne saurais me défaire de Ton lien puissant, Ô Amour Vénusien ! Je T’ai guetté tel un voleur et une seule de Tes œillades transperce mon cœur. Nul ne conquiert ce Jardin si ce n’est La danse de Ta Lumière.

Qui aujourd’hui Te reconnaît, Ô Beauté ?
Qui se baigne en Ton Océan troublant ?
Qui reconnaît Les Perles de Tes Abysses ?
Te vêtirai-je, Ô Joie de mes yeux ?
Seras-Tu en cette Alcôve Le Jardin de mes pensées ?
Se sont effondrées mille récifs et ce sont les Coraux de Ton Désir
Qui m’encerclent sans plus me lâcher.

Soleil

Bouddha dans sa jeunesse, par Odilon RedonBouddha dans sa jeunesse, par Odilon Redon

Si Tu Te noies en La Béatitude, Le Soleil s’enivre de Toi et si Tu plonges en Tes Rayonnements, La Nuit s’éclaire de Ton Verbe. Est-il une grappe qui fuit Ton Étreinte, lors que son jus vermeil est Jaillissement fusionnel de L’Amour ? Est-il une seule résistance possible lors que L’Éclosion est Sourire de Ton Éclat ? Le Nectar est Lumière qui se répand en onde depuis Le Cœur de Ton Abondance. Aucune larme n’échappe à Ton Océan, et aucun soupir à Ton Souffle. Le visage se tourne vers Toi et voici que les fleuves de Ta Matricielle effusion s’écoulent  et devient le lait pur et délectable.

Soleil de L’Apogée

monade

 

Imagine une Fleur exhalant mille pétales à la fois, il resterait Son Cœur qui épancherait mille autres Fleurs encore. En chacun de ces Respirs est un Retour, tandis que Tout se résorbe en L’Un. Qui de L’Inspir est Le Premier et qui de L’Expir est Le Dernier ? Lors que L’Un entraîne L’Autre, alors sont saisis par brassée tous les souffles et tous sont à tournoyer au Soleil de leur Apogée.