L’âme se souvient

Heinrich BöhmerPeinture de Heinrich Böhmer (1852-1930)
.
D’une forêt profonde, l’on aime longer la lisière
Brodée d’aubépines, d’épines noires et d’églantiers ;
Marcher sous la futaie ; au détour d’un sentier,
S’inonder d’un Soleil dru qui baigne la clairière.

D’un gai ruisseau, l’on aime remonter le courant
Dont le clapotis épouse le chant d’une mésange ;
Écouter, sous les peupliers serrés en rangs,
Le vent dans les feuillages, comme des frôlements d’anges.

Sur les bords d’un chemin qui serpente vers le mont,
S’asseoir sur un banc. Puis contempler les nuages.
Livre ouvert sur l’instant. Éternité d’une page.

L’âme se souvient. Elle remonte vers son point d’amont.
Là où tout a commencé. Depuis l’Origine.
La nuit descend. Là-bas. Sur un monde qui décline.

Marc

Voir aussi sur Noblesse et Art de l’écu

Wappen_ArolsenBlason de Bad Arolsen (Hesse, Allemagne)

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Ô Temps suspends Ton Vol

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Ô Temps suspends Ton Vol !

Tu as frémi de Ton Nom et Tu as accouru !
Mon Âme collée à La Tienne, si délicatement ne Te quitte plus.
Toi qui n’es jamais perdu, Ô Temps des Retrouvailles, lors que Le Cœur bouillonne de Ta Présence !
Que sait-on du Désir de Toi, lors que subrepticement, Tu es Là ?
Sur Les Ailes du Vent, les feuilles tournoient encore de Tes Luminescences.
Je ne T’ai jamais cherché, lors qu’à Toi, mon cœur est entier !
Si un seul instant, je pense que c’est moi, qui suis-je ?
Je sais que Tu es léger comme une plume, et Tu viens comme Tu n’as jamais quitté.
Je sais que Ta Vastitude est une poussière à nos yeux embués !
Lors que Tu soulèves un voile de Ton Secret, les pudeurs s’embrasent de Tes Splendeurs.
J’ai dit, à Ta Bouche unifiée : Tu es Beau !

Hirondelle Flamboyante

10167939_314984401981883_7384003337910775331_n.jpgPeinture de Christian Schloe

La Mort Flamboyante exalte L’Intensité de mon Désir.
Et Toi Printemps Ardent de mon Âme, savoure L’Instant!
L’Hirondelle s’est nichée en ce Cloître insaisissable et frémit.
Des Ailes de Sa Légèreté, son cœur bat contre le mien.
Ne fais aucun mouvement, Je suis là !
Ne respire pas, Je suis entre Ce Souffle !
Ne parle pas, je suis Toi !
J’ai pris Ta voix et Je chante.
Hirondelle de mon Automne, Tu es en L’Azur de mon Émoi.
Cristal de mon Silence, vibration de mes larmes !
Rosées translucides de L’Expir infinitésimal !
Contraction de cette mort qui me donne La Vie,
Qu’est-ce donc que ceci ?
Hirondelle des frémissements du Jour, et des douceurs de La Nuit !
Les lambeaux de ma douleur sont alors Ma Joie !
Chauffe mon cœur, pétris-le de Ta Présence et ne jamais l’abandonne !
Amour des Quintessences, des sublimances, du Retour Virginal !
Petit oiseau frêle, petit oiseau fort !
Tu braves les tempêtes de mes insouciances et tu voles sur les vagues de ma fougue !
Mes mains fouillent en Ta douceur et le corps s’allonge des suppliques.
Hirondelle de ma chair et Hirondelle de mon Âme.
Que fusionnent éternellement nos êtres en L’Amour !

Sur le flan de Ton Coeur
Une Porte s’ouvre
C’est Là que je me trouve.
Dans le Secret de Ton Être.
Et Je T’aime, et je T’aime !
Ici est gravée L’Épitaphe de mes mots !
La Pierre se scelle du Noble Sceau.
Et Je T’aime, et Je T’aime.
Lumière de mon corps.
Je suis à mourir de Ton Essor.

Ici, en ce lieu

Tchoba

Peinture de Tchoba

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Ici, en ce lieu, je ne suis plus le corps d’une femme.
Je suis sans cette matière, tel un homme dont les entrailles
Brûlent de mille feux, se dissout dans les flammes
Du souvenir qui surgit depuis ce pays et qui m’assaille.
Je dois cacher ma passion du plus grand des voiles.
Je m’enveloppe de mon linceul chaque jour.
En cette tombe j’ensevelis cet Amour.
Cri et larmes deviennent le chant des étoiles.
Lumières dans la solitude, moi qui ne suis qu’une femme.
Mon âme éprouve la puissance des astres et tournoient.
En la seule réalité de cet Amour qui n’est pas mien,
Les mains offertes aux cieux je ne suis plus qu’attraction
Au sein du Désir qui ne peut être que Tien.
Comment en serait-il autrement ?
Suis-je celle qui crée cette tragédie dans la complexité ?
Suis-je Désir, quand TU es Le Seul à décréter ?
Seigneur, Tu détiens tous les pouvoirs et tous les secrets.
Que puis-je par moi-même décider ?
Je ne suis plus, je ne saurai être ni femme ni homme, car TU ES.
Je T’appelle, mourant en cet APPEL.
Je suis l’inexistence en cette intime chapelle,
Cellule dans le monde Suprême des Hommes.
Je ne suis rien sans ce voile qui couvre mon corps.
Ensevelie vivante en cette tombe béante.
Mon cœur saigne et voudrait faire partie de votre Noblesse.
Pourtant, dans le sanctuaire de mon ivresse, je suis à TOI.

Océan sans rivage

Paroles d’Amour

Woman in a Windstorm, c. 1780, Mughal. Ackland Art Museum, The University of North Carolina at Chapel Hill

 

Je suis enivrée par Ton Amour.
Il n’est pourtant pas un secret.
Le Monde a voulu m’encercler,
Regarde plutôt où L’Amour m’a menée.
Ils disent que L’Océan est ivre de Toi
En ce Premier Regard, je suis déjà folle
Je suis folle de Toi, n’en doute pas.
Cette folie s’est emparée de moi.
Tous sauront que je suis à Toi.
J’étais en un autre monde, et me voilà
Ainsi est mon état.
Tous ont décrété que je suis folle.
La Folie est la compagne de mes nuits.
T’étonnes-tu encore de ce qui me tient en vie ?
Me veux-tu en cette forme, ou bien celle que je ne suis pas ?
Ils disent que L’Océan est fou de Toi !
Qu’on le sache !
Je suis déterminée en ma Folie !
Je n’ai craint ni ce monde, ni L’Autre
A Tes yeux rivés, en Ton Essence que je respire
Le Parfum de Toi en mon Âme étourdie.
Je suis enivrée par Ton Amour
Me veux-tu sage ? Je ne sais plus que Toi.
Pour réjouir Ton Regard, me fondre en Ta Pupille,
Je bois en La Lune, et me fais Le Cerf des Bois.
N’en doute pas, mes vagues sont les chaînes que je chéris.
N’en doute pas, je renaîtrais mille fois pour un soupir de Toi !
Pour asservir Tes jours, je me fais l’esclave de Tes Nuits.
Mille fois je suis La Danse qui ne cesse pas.
N’en doute pas, je suis Celle qui se couche à Tes Pieds Bénis.
N’en doute pas, je suis née au creux du Jour des Perles de Ton Secret.
Je suis Celle qui ne sait plus rien que Toi.
Je suis enivrée par Ton Amour.
Ils disent que L’Océan est fou !
Je les laisse dire, car je suis tout à Toi !

 

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