Jaillissement

Peinture de Ferdinand Knab (1834-1902)

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Entends-tu La Plainte au vent du Firmament ?
Depuis Ton Amour languissant, Ô Suprême Amant,
Lors que L’Eau caresse Le Point Culminant
Ton Trône est Splendeur au Cœur du Jaillissement.

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Appel solennel (2)

 

Une chandelle suinte des effets de La Béatitude,
Nul ne peut comprendre combien Le Jour se lève
En cette Torpeur qui s’invite en Ta Mansuétude,
Lors que Les Cieux embrasent nos cœurs endoloris
Des tortures que subissent d’autres sphères.
Nul ne soupçonne les affres que des suppliques
Cherchent dans L’oraison de La Profonde Nuit.
En cette Chandelle, La Douceur d’Un Appel :
Lumière sur les Mondes et Lumière rafraîchissante !
Ton Océan irradie des Grandeurs de Ton Illimité,
Des Lacs de Profusion, et des Réserves de Ton Caché,
Lors que Tu es, en Ta Pureté à décréter et à rendre manifeste,
Lors que les Vallées de Ton Amour sont Le Tout Possible,
Lors que Tu es en Ta Sagesse à ouvrir les couloirs,
Devenus des passerelles pour ceux qui se veulent s’abreuver,
Lors que Tes Pluies sont Les Bienveillantes Présences
Que Le Cœur, en ce Réceptacle, agréé et agréé Ta Réalité,
Lors que Les Assemblées du Monde Occulte Te font encore Allégeance,
Sans nul besoin de cueillir, puisque Tu es Le Seul et Te suffit,
Puisque Celui qui est, est La Satisfaction de L’Esseulé,
De par Les souffrances de La Vision du monde Fraternel,
Des frères de notre Origine, Révélation Christique,
Des Aubes de Ton Pouvoir qui n’ont pas de Commencement,
Lors que les cils de La Paupière sont en Une Majestueuse Révérence,
Et dévoile Le Temps en Son Atemporalité !
Seigneur, sauve-nous !
Extirpe-nous des négligences de notre ignorance,
Ouvre de Ta Rayonnance Les univers de Ta Gouvernance,
Unifie nos consciences en Ton Amour Infini !
Que cesse ces combats menés sur des fronts qui ne sont qu’illusion !
Le Royaume est en nous, et Il est Beauté que l’on oublie !
Le fracas est sourd de La Malentendance,
Certains fuient Ta Vérité et s’en vont en Ton Nom obstruer Ta Lumière !
Seigneur ! Sauve-nous en dépit de nous-même et libère L’Homme de ses aliénations !
Nous sommes sur le parvis de Ta Chapelle et nous nous tournons en L’Orient de notre Souffle !
Nous sommes sur Ton Minaret et appelons à La Vie qui est Pure Transcendance !
Nous sommes sur le seuil de Ta Synagogue et ouvrons les mains.
Toi, Tu es, et c’est en nous qu’est La véritable libération !
Des cimes vibratoires de L’Amour, nous nous élevons.
Le Refuge n’est certes pas celui que l’on croit !
Présence en Ta Présence est source de Pure Joie !

Lui est Lui

 

Me fondre à tout jamais en l’Éternité de Ton Regard.
Je m’assois à Tes Pieds, Ô Amour !
C’est en Toi que mon cœur fusionne et s’exalte des senteurs de L’Été.
Laisse-moi cette Contemplation, Visage de mon Visage.
En ces éclosions multiples, Tu es Celui qui de Sa Chaleur Bienveillante adoucit mon Océan Impétueux !
Des lames successives, voici que le Miroir de Ta Pacification me laisse sans souffle.
Oh, ne plus respirer, tandis que Toi Seul aspires cet instant en mon immobilité !
Le sel de mes larmes rencontrent L’Eau douce.
Garde-moi en Ta supplique et c’est en ce Silence, Secret de Ton Intimité, que Les Deux Mers se gorgent de Ce Verbe élogieux !
Mon cœur ne sait naviguer qu’en Ton Intimité !
Les Voiles de Ton Occultation sont mille vagues que j’affronte.
J’ai touché en Ton Désir, et mon cœur s’allonge sans plus rien désirer.
La Mort est, des entrailles de mon ignorance, à me visiter.
Tiens, Te dis-je : ce cœur est Ton Joyau !
J’ai labouré mille Terres et j’ai vogué sur mille mers.
Le Ciel rit de ma folie !
Tiens, Te dis-je : cette Vie est Tienne et je ne suis rien, ni plus ce rien.
Je saisis Ta Main, lors qu’Elle est La Seule guérison à ma maladie.
En Toi, je Te vois.
Lui est Lui.