Souffle Vital

L’Océan des confluents

Partout, il n’est que cet Océan sans mesure. Je n’ai pas compté, et ne désire aucunement compter. Tu es La Prunelle douce des confluents de deux mers et chaque fois, je n’ai pas su m’échapper tandis que je m’y baigne éternellement, car suis-je autre que cet Océan ? L’hiver nous visite, le printemps nous enveloppe, l’été nous enchante et l’automne est une danse. Chaque saison est une, la même au regard du Temps. L’hiver décline son Amour, Le printemps nous le rappelle, l’été s’émerveille et l’automne est ivre. Jour après jour, il n’est plus qu’un seul jour, et les secondes nous font le récit d’une ascension, mon Maître, T’en souviens-Tu ? Nous marchions ensemble, Tu te tenais droit, tandis que nous arrivions au sommet. Tu me fis entrer dans le sein étonnant du Temps et j’y plongeai perplexe car je touchais de nos mains réunies la coupe d’un Océan sans rivage et je buvais l’instant qui lui-même buvait en moi. Nous étions l’océan simultanément et je plongeais dans l’incessant Secret de nos mots. Nos bouches mêlées à nos ivresses, dans L’Alcôve ultime de nos confidences. J’avais lancé en riant : je n’abandonnerai jamais ! J’irai encore plus loin qu’Alexandre le Grand. Je n’aurais guère peur d’aucune ténèbre. Quel défi ! J’en ris encore ! Nos Océans s’emmêlant dans le tourbillon de nos vagues. J’inscris mes mots dans notre Océan trempé d’illimitation. Je lance mille flèches avec la fougue des fous au fond de mon abîme et je repousse chaque limite comme l’impossibilité de toute limite. Tel est le Souffle de mon Amour. Tel est L’Océan de mon périple.

Le Souffle Vital

L’Oiseau de Grâce

Une puissance infinie pour une impuissance finie.

La Paix est en La Paix, mais La Connaissance est une Délivrance, parce que L’Être est né. Il est ce qu’Il a désiré et Le Prodige vient de La Contemplation. La Paix humaine et universelle ne peut advenir sans qu’Elle ne cherche à envelopper tous les enfants en Sa Chaleur. Elle cherche les autres, et ainsi ils deviennent tous le munificent Berceau. L’esprit soliloque. Il est L’Interrogé. Il suinte de Sa Perplexité complexe et multidimensionnelle, d’une Sapience sans mesure. Il s’écartèle dans L’Expansion, puis Il cherche à rassembler tous les êtres. Telle est La Conscience du Pérégrinant. Il avance sans désir d’avancer, et s’accorde sans désir de s’accorder. Il est L’Absence de Bruit, et Il est Silence vibrant. Le paradoxe unifié en permanence est Le Chemin de L’Être qui n’entre jamais en contradiction. Ne le voyez surtout pas autrement. Il est La Tempête dans L’Océan, mais il est en Son Alcôve, l’Irréductible Eau immobile et limpide, en Sa Quintessence substantisée, unifiée en simultanéité, et qui n’obéit plus aux lois de ce monde, puisqu’Elle est L’Esprit devenu Oiseau qui voyage émerveillé par La Connaissance. Celle-ci prend des visages multiples, mais n’est jamais un masque. Tremblant Regard unifié au Visage de tous les Visages. Il découvre Les Lettres, et il est avant tout ivre de voler sur les bras de La Connaissance. Il suffit d’avoir agréé. Il suffit d’avoir accueilli, les bras épousant Ses Bras.

L'Amour est une force si violente,
Qui n'a laissé à l'illusion aucun recours,
Transmute le plomb en Or,
Abolit tous les obstacles,
Réduit toutes les paroles inutiles,
Rend vaines les polémiques,
Fait taire l'anarchie.
L'Amour est La Cuisson d'un Four,
N'y entre que Le Feu d'Amour,
N'y cuit que L'Amour,
N'y consent que L'Amour,
N'y renaît que L'Amour.
Et nul ne trompe jamais L'Amour.

Le Souffle Vital

Ghulam Reza Isma’ilzadeh, The Lady and Simurgh

Qui es-tu ?

Quelle conception pour quel monde ? Nous sommes dans l’unité expansive d’une Réalité-Temps qui a témoigné et chaque graine est un univers. Nous pourrions incessamment exprimer la Joie, car Celle-ci nous habite au-delà de notre propre volonté. Nous ne pouvons avancer au-delà de notre Êtreté. Celui qui voit, est à voir. Nous étions assis simplement dans la nuit et nous avons conversé. Il n’est pas facile d’entendre car La Vérité balaie d’un geste puissant nos édifices. La Vérité détruit le Bien et Le Mal. Elle, précisément objective, et qui coupe avec tous les prétendus circuits auxquels vous vous êtes attachés, avec d’ailleurs une opiniâtreté telle que vous fuyez. Cette fuite est la parfaite élaboration d’un conditionnement lié à différentes stratégies grégaires. Je sais que seule la Vérité peut accueillir La Vérité. Ne mentez pas ! Le mensonge rencontre tôt ou tard la réalité du Mensonge, sous la forme la plus ignominieuse qui soit. Ne dissimulez pas ! Ne vous appropriez rien ! Soyez même absents à votre propre ombre. De vous à vous, soyez celui qui devient Pudeur. A qui puis-je parler ? A qui puis-je me confier ? Quelle est donc cette virginité qui nous plonge dans les arcanes d’un monde confus et opaque ? Le savais-je ? Le connaissais-je ? Il jaillissait cette puissante clameur : Je désire ne plus rien savoir, ne plus rien connaître, abandonner tout le savoir, recommencer tout et partir de ZERO. SAFAR ! Dans la Nuit obscure, nous ne voyons pas La Lumière. La Nuit est véritablement obscure. Mais lors que vous devenez YEUX, vous Le voyez, parce que Ses YEUX sont La Réalité. Combien de fois me suis-je accrochée à la plongée comme si l’on m’y menait de force et que je ne puisse, pas même en pensée, y résister ? Quelle force prodigieuse qui vous tient ainsi fermement et Ô combien alors vous vénérez cette Force que vous savez pertinemment n’être pas vôtre, qui simultanément, déchire Les Cieux, qui secoue magistralement Les Terres et fait trembler tous les univers, qui déchaîne sans retenue les gigantesques vagues d’un océan ? Le Commencement est bien ce qui nous extrait de La Terre, nous fait sortir de La Nuit par un déchirement. La magie du règne végétal, L’Union alchimique avec Le Verbe, telles sont Les Epousailles que l’on nomme les Noces du Silence. La Voie d’Or, La Fleur Divine. Nous assistons au plus extraordinaire des Commencements, lors que ce Commencement est dans L’Acte d’Être, L’Eclosion, les Noces perpétuelles. Alors Le Calame est CHAIR. Il bouscule le connaissable et Les YEUX regardent. Le Corps entier entre dans QUI ES-TU ? Ce Corps devient : QUI ES-TU ?

Le Souffle Vital

Paul Albert Laurens (1870-1934)

Qui es-tu ?

L’effervescence est le prélude au bouillonnement des mots, la révélation de l’essence et de la substance, en l’Echo et si le Corps est Calame, il oublie totalement les peurs. Où s’est-il retrouvé ? Dans les vagues que les mots compénètrent en permanence. Essence ! Les mots sont reliés tels des mondes subsumés que ne conteste aucun Vivant. Le balbutiement est saccadé et n’offre pas la moindre Cordée. Où t’en vas-tu ? Je suis à ma place dit Le Verbe émané. J’Être en cette Remembrance et l’extériorisation est fidèle à l’intériorité. Je suis allée par deux fois rencontrer le monde, car la curiosité me fit avancer, sans retenue et lors que je sentais la corde m’arracher les flancs, je marchais en ce précipice et je distinguais l’apparence. Je devins YEUX. Ils semblèrent se détacher et s’unir à La Vision. J’accueillais avec franchise, ma loyauté envers mon frère. Parle-moi et dis-moi, lui dis-je avec les larmes. Es-tu Homme ? Nous conversâmes en silence. Mes yeux sont L’Accueil, vierges de toute projection. Comment se peut-il s’énoncer ? De quoi parles-tu ? Du Verbe émané. Par La Naissance. Sans doute faut-il être né dans un berceau spécifique. Nous avons considéré l’instant en sa virginité absolutoire. Avons-nous eu le choix ? Je reconnais volontiers que le choix ne procède pas de l’accumulation de données, mais plutôt d’une mort avérée. C’est de cette mort qu’est né Le Verbe Emané. Nous avons réellement collé nos pupilles, touché nos cils, senti leur chatoiement. Aucun de nos propos ne sont le fruit de l’imaginaire. Nous avions pour but d’accomplir L’Acte unitif de La Parole avec celui de L’Acte. Point de gestes calculés, mais la rencontre d’un Berceau dans lequel naquirent des jumeaux. Tout mon corps devenait YEUX. Exultante Vision ! Tout ce corps recevait L’Autre. Qui es-tu ? Es-tu véritablement un Homme ?

Il était une fois (suite)

Peinture d’Antonio Zanchi, Enéé sauvant son père

Chaque saison délivre son propre charme, et l’on ne saurait véritablement exprimer quand et où cela a commencé, la pupille s’élargissant devant une vision perpétuelle. Jamais nous ne nous lassons, puisque le moment n’a jamais de fin, ni ne présente même la moindre rupture, mais cet instant n’a pas non plus de commencement. Il est spontané, purement et simplement. Ce qui s’écoule, à travers les séquences est une brièveté de manifestation, l’incursion dans un interstice d’une vocabilité, d’ailleurs, de primauté assez rare. L’on ne voit pas uniquement ce qui est visible, mais des mondes et des mondes cachés, qui se montrent et se parlent. Laissez palpiter en vous cet univers, vivez-le avec les poumons cellulaires de la conscience. Vous lui parlez et il vous parle. Durant des temps immémoriaux, le dialogue est une Rencontre perpétuelle. Il s’agit d’un entretien intime qui élabore le désir de La Rencontre.

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Ô Nour

Ô Nour !

Au front brille Ton étoile,
Main de la constance,
Cordée dans Le Ciel,
Ô Nour !
Tu nous as parlé toute une nuit,
La lumière ruisselle,
Source pure de Ta Présence,
Je me suis levée,
J’ai frappé des mains,
J’ai frappé des pieds,
La Joie de venir jusqu’à Toi !
Les univers dansent,
Dans le cœur d’une seconde,
Fulgurance en La Tunique Sacrée,
Emplie de Ta Seigneurie,
Bleu Nuit,
Eclairée de Ton Amour,
Le Soleil se lève à L’Occident de L’Êtreté,
Il s’est appelé,
A L’Horizon de Ton Eloquence,
Le Souffle de L’Allié,
Suave Aube émerveillée.

Il était une fois

La plupart des contes débutent par il était une fois. Une fois, un point de commencement, une attention soutenue. Tel est ce début qui vous invite à écouter, à bien entendre. Pour un enfant, cela représente l’instant crucial. Il n’en est pas un avant, ni un autre après. Il s’agit de cette fois-là. Pour un enfant, cette fois-là est la vie entière. Pour un enfant, il s’agit d’une naissance perpétuelle. Il était une fois, la fois de tous les moments réunis, la fois qui n’en fait qu’une. Pour un enfant, il s’agit de l’émerveillement total. Surtout ne venez pas rompre cet instant où le souffle est suspendu. Le long préambule qui se résume à il était une fois. Cette fois-ci qui rompt avec toutes les autres fois, puisque cette fois ouvre sur une histoire peu commune. Alors, respirez et entrez en cette fois où la vie vous a cueillis au seuil d’un monde qui allait devenir votre récit. Chaque fois que vous avez à l’esprit cette fois, vous ne pouvez plus vivre comme si cela n’avait aucune importance. Vous ne pouvez vous sentir indifférents à votre propre venue au monde. Il était une fois qui vous attend chaque seconde, dans la lenteur de votre perception et vous voyez en ce monde mille et une choses qui vous répètent : il était encore une fois, la seule et l’unique multitude de fois. Alors, vous êtes dans la Joie. Et vous écoutez l’histoire, et vous entrez en elle de tout votre cœur et de toute votre âme, car, il n’y a pas de demi-mesures à cette fois. Elle est votre présence.

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Nuit Bénite

La nuit de Noël a toujours été compénétrée d’une intensité peu égalée.
Nuit solaire, nuit de la nuit.

Quand j’étais enfant, j’éprouvais une grande émotion, parce qu’il me semblait que la nuit s’étendait lointainement, dans un autre monde, et je me voyais visiter cet endroit précieux dans une sorte de vêtement invisible. Personne ne me voyait traverser tout cet espace et rejoindre le palmier sous lequel s’était réfugiée la très pieuse et sainte Marie. Je la voyais enveloppée par les étoiles, par la lune et même par le soleil, celui-ci ceignant de radiance son corps de jeune femme. Dans la nuit étincelante de Lumière, dans la profondeur de l’enfantement, je m’accrochais aux mains tremblantes de la très pure Marie. Les larmes effusives de notre Amour tournoyaient dans le Ciel émerveillé.

Vous souvenez-vous de ces pieux Rois ? Ils avaient perçu, dans l’océan d’étoiles, une comète qui annonçait La Nouvelle. Ils firent Le long Périple de leur âme, se retrouvèrent au cours de la traversée dans le Désert et arrivèrent ensemble jusqu’au Roi sublime. Ils étaient dans la ferveur de La Reconnaissance. Le premier Mage offrit à L’Enfant-Esprit, l’or et fit une Révérence, inclination devant l’attribut Royal ; le second Mage offrit l’encens, symbolique des mondes éthériques et des mystères du Rite, puis salua en Lui, le Prêtre ; enfin le troisième lui offrit la myrrhe ou le Bouclier d’incorruptibilité et le salua comme Prophète ou Maître spirituel de la Guidance par excellence. Ces trois Mages sont eux-mêmes la Représentation des trois mondes : Cops-Arche-Esprit. Ne sont-ils pas ainsi, la manifestation universelle, en cette Triade, dont Le Principe triangulaire, donne à L’Unicité absolue ? Hauteur effusive du Signe fervent et de La Reliance actualisée du Corps de L’Homme. Tradition synthétisante de La Munificence de L’Homme, Ô Fils de L’Homme ! En L’action Mariale de Sainteté au sein de La Terre virginale de L’Epousée, Réalité-Une de La Religion Primordiale, précurseur de La Délivrance.

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Contes des sept occidents

Peinture de JOHN-LEWIS SHONBORN (1852-1931)

Cet enfer n’est pas l’enfer.

Lors que je sus que ce monde, aux terribles relents de soufre, était un monde infernal, que le chaos régnant se voulait nous happer, dans une violence moribonde, dans la démence la plus débridée, dans des confusions monumentales, tandis que tout cela me semblait clair, je découvris un Jardin fabuleux, vierge de sa virginité. Il jaillit comme une Evidence et je sus qu’Il n’avait jamais quitté le lieu de Son Emerveillement. Il avait conquis toutes les parts d’ombres et repoussé au loin, comme résorbant en lui, les dimensions absurdes, les précarités dissolutives, les acharnements abusifs. Il avait jailli de sa Force absolutoire, sans que nous sûmes qu’Il se pouvait se rencontrer en ce monde. Pourtant, les oiseaux nous laissaient entrapercevoir cette sublime Réalité. Ils nous parlaient tous, selon leur langage propre et défiaient les sordidités séculières. Ils rompaient, en une légèreté fabuleuse, avec la pesante puanteur. Les putrides pensées s’évanouissaient dans le constant rappel de leur envol : Ciel et Terre, Temporalité et Atemporalité. Ils brisaient d’un seul coup d’aile, toutes les doctrines humaines, toute leurs fixations inhumaines. Ces tentations de perditions n’étaient plus crédibles, réduites par le seul fait que l’oiseau volait, que le feu fût feu, que l’eau fût l’eau. Tout cela abolissait les complexes complexités de celui qui n’était plus l’homme, mais une ombre famélique, un artificiel être. Tous ses prodiges scientifiques relevaient de la supercherie la plus éhontée. Cet homme n’inventait absolument rien. Il usurpait et dissolvait ses connaissances avec la plus incroyable des fourberies infra-humaines. Il fallait oser le dire une fois pour toute. Il fallait le rappeler.

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Conte des sept Orients

Les loups blancs

Dans la désespérance naquit la foi. Celle-ci nous enseigna les flots bouillonnants, les invitations dans l’écume vaporeuse des navires sortis du naufrage. Les tempêtes furent les réalités de la dignité évoquée que certains ouvrages nous content encore avec fidélité, et, parce que nous sommes assis en chaque arbre, nous déployons tous les rivages. Nous parlons à l’ensemble des petits êtres, et nous parlons à ceux qui deviennent sagaces. Bien des hommes ont visité certains lieux mais ils en ont fait des châteaux de sable. Si ton pas ne sait pas où il se pose, commence par l’herbe qui se trouve sous ton pied, nous dit un dicton. La foi est magnanime et s’en va visiter tous ces espaces. Depuis les soupiraux, nous avons vu que la poussière s’amoncelle. Une sombre poussière.

La Rose des sables nous fut donné, il y a fort longtemps, alors que les dunes devenaient roses. Chaque cristal, accroché de soleil déclinant, était un pastel lumineux. J’ai vu cet homme enveloppé du manteau du désert, le turban, telle une couronne posée sur la tête, et tandis que ses mains tenaient le présent, venir vers nous. Comment puis-je l’oublier ? Ils avançaient avec ces roses, ces hommes chevaliers sortis de derrière les dunes. Le soleil s’était enseveli sous le sable et le ciel devenu un toit. Il n’y avait ni dedans ni extérieur. Je tendis la main et tout me sembla Être. Le mot Être voletait. Le mot Être chantait. Le mot Être était tout Cela en entier. Je brassais l’air, mais je ne voyais pas de différence, ni de séparation. Tout était semblable à Lui. Je me mis à courir pieds nus sur le sable attiédi. Il me fallait sentir la Rosée de Sable sous mes pieds. Pourtant, les hommes du désert me prévinrent des scorpions, mais je ne fus pas effrayée. Aucun animal, fût-il dangereux, ne pouvait m’empêcher de savourer ce moment fusionnel avec le désert.

La nuit arriva et des loups blancs s’approchèrent de notre campement. Je les regardais longtemps. Au début, je crus qu’ils allaient nous attaquer. Mais il n’en fut rien. Ils se mirent en cercle. J’aperçus leur chef qui se tenait un peu en retrait. Alors, dans la nuit, je ne pus me détacher de son regard. Il était d’une beauté époustouflante et se confondait avec le sable devenu soudainement blanc à la lueur des rayons de la lune. Combien de temps nous fûmes à nous fixer ainsi du regard ? Sa présence entière emplissait l’espace. J’étais émue et touchée par sa noblesse. Au petit matin, alors que le sommeil me gagnait, je vis les loups se lever et s’en aller dans le silence du sable. Nous étions-nous tenus compagnie ? S’étaient-ils mis non loin de nous pour nous protéger ? J’aime à le croire. L’esprit de ce loup avait la présence d’un être surnaturel…Je le vois encore et ne l’oublie pas.

© Océan sans rivage, Conte des sept Orients, les loups.

*Image trouvée sur le net et dont l’auteur n’est pas identifiable.