Visage intérieur

maya47000:Il naît, dans le tumulte actuel, je ne sais quel monde où je ne trouve pas ma place. Julien Green He is born, in the current tumult, I do not know which world where I do not find my place.Julien GreenPeinture de Christian Schloe

Du Chant impossible, vient Le Jour,
Au Silence de Ton Parfum,
Qu’y puis-je ?
Le monde s’efface en L’Amour.
Bruissement d’une Flamme,
En voiles de Lumière.
Cornaline de nos nuits éthérées,
C’est là, en cette intériorité,
Que les mots enlacent L’offrande,
Tandis que rien ne demeure.
Excepté le suspens du Feu en mon cœur.
Souffle de Langueur,
Avive nos Retrouvailles.
Il n’est plus aucune Clameur.
Enfin tourne Ton Visage intérieur.
C’est là qu’en La Main naît ce monde,
De seconde en Ta Nacre Éternelle,
L’Effervescence est une Echelle.
Ce Jour est Essence de nos Épousailles.
Centre du Réel, notre Ciel.
J’ai tenu au creux de l’Écrin,
Le basculement en L’Acte Divin.
Tranche donc avec les paroles du monde !
Aux cimes des montagnes, L’Air est pur.
Une Flamme et L’Âme tournoie sans fin.

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De profundis

le prince de la forêt

Des entrailles abyssales de La Voix,
Des épousailles de La Lune et du Soleil,
En ce chaos magistral de nos émois,
En La Marche hivernale de notre Ciel,
Nous voici en Clameur insondable.
Déchirement d’Amour en ces pleurs.
Me suis jetée à Tes pieds pour T’aimer.
Me suis laissée enivrer pour ne plus Te quitter.
Dans La Nuit, Le Cerf a entendu, 
Lors que que je T’ai vu aussi marcher.
Beauté ! Beauté ! me suis-je exclamée.
Des profondeurs de nos cœurs aimantés,
Le Ciel, tel un Noyau s’est fendu.
L’Hiver est ma vêture empourprée :
Des grenadiers envolés au rubis de notre Joie,
L’Âme s’est reconnue en Ton Regard perlé,
Au crépuscule de Ton Murmure, tant de fois.
Nous avons suivi un sentier d’effluves.
Là, nous nous sommes retrouvés.
– Me vois-tu en ce lac mystérieux de Réalité ?
– Oui, je T’ai reconnu. Ô Vie enveloppante !
Ma Fontaine ! Mes saveurs en ce printemps de Toi.
– Tu as quitté Le Monde, te voici en Moi.
– De Ton Transpir, Hébétude et simplicité font Loi.
– As-tu faim ? – Non, puisque Tu me nourris de Toi.
Ton Cœur est un Jardin sans fin, et rien n’est au désert.
– En notre compagnie, nul doute, ni incertitude…
Est-il un seul Désir encore ? – Non ! Seules les voiles d’une parure.
Désir ! Désir ! Désir ! qui m’a menée vers Toi !

L’Arbre vert

Kurt Jackson, Tree GwedhenPeinture de Kurt Jackson

L’Horizon est vierge de notre cœur,
Des Beautés du Voile soulevé, Ô saveur !
Toi de Ta Présence, Toi de Ton Amour !
Toi de Ton Éternité !
Toi de Ton Attente !
Toi de Ta Promesse !
Toi de Ton sillage !
Toi de Ta Confidence !
Toi de Ta Constance !
Toi de Ta Vassalité !
Toi de Ton Aspiration !
Réjouis-Toi !
Réjouis-Toi !
Réjouis-Toi !
La mendiance est à La Porte, au Seuil de Ton Pas.
Réjouis-Toi !
Réjouis-Toi !
Réjouis-Toi !
De L’Amour, m’a-t-on défendue ?
De Ton Désir, m’a-t-on reprochée ?
De Ta Cordée, m’a-t-on empêchée ?
Réjouis-Toi !
Réjouis-Toi !
Réjouis-Toi !
Le Ciel danse.
Et sous L’Arbre vert, je m’assois.