Lundi

Edwin Austin Abbey - In awe, date? - America. Large HD

 

 

Réveillez-vous mes frères !
A L’Aube, Le Roi approche.
Rassemblez toutes vos forces :
L’Amour est notre unique Prière.

 

 

 

 

Peinture de Edwin Austin Abbey (1852-1911)

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Allégorie du Jardin de L’Âme (30)

pique-nique May

-La Lune-

Sa Proximité en cette Vision est L’Épanchement dilatant de Lumière, et Te souviens-Tu comme nous courions ensembles, ivres de Liberté, lors que chacune de nos effluves devenaient nos Bras embrassant La Clarté de Joie et de Bonne opinion ? C’est au goût de Ton Amour que Le Cœur devient Les Mondes de Réminiscence, Éternité exaltée en ce Jardin, et là où je pose mes pieds, c’est Ton Chemin. Ne vois-Tu pas comme je me souviens et comme chaque jaillissement est une sorte de Balancement, Le plus tendre qui soit, celui qui au Vent épouse Le Mouvement et répand La Joie ? Mon Regard est effusion de Lumière et Le Soleil est mon Amant. Je L’ai fait entrer en ce cœur et jamais il ne brûle, excepté de Bonheur radiant. Ô Mon Amant ! De certains jours qui sont Le Languissement, Le Sourire s’empare de moi, et Le Visage s’imbibe de Ton Éclat. C’est D’Amour qu’est La Constance, et libres, nous voyons L’Autre Monde. J’ai laissé les sombres jours, ceux qui de ma première naissance, ont clos pour toujours l’époque des sécheresses du cœur. La Palme de ma Lueur est Resplendissance, parce qu’en Mon Soleil est tout mon fougueux Silence. En Lui, j’entends Les Nouvelles de L’Amant et lors que je descends, sans que personne ne pressente ma Présence, je vogue vers les cœurs éblouis de Remembrance. C’est en secret que Je les enveloppe et parfois sur les cimes aux nues flottantes, j’aspire à La Clarté la plus éclatante. Mes cycles sont mes litanies, et chacune sont une matrice qui recèle les enfants de L’Origine. Ô Mon Amant ! Tes Rayons me portent au point culminant de mon Ardent Amour et lors que nous voguons en ces Noces, L’Océan devient notre Union. Là-haut, sur les plateaux, je ne laisse plus aucune écorchure venir empoisonner les innocents et les mendiants. J’ai fait de Mon Manteau Les drapés de leur secret et je déride chaque croissant de mon évolution en Arche Bénie. Lumière ! Lumière ! Lumière ! Telles sont Les Paroles de cette Nuit, lors que le fil de L’Aube nous annonce Le Roi. De cette effusion Lunaire, je suis au diapason et c’est ainsi que les mondes éclosent et de simultanéité, La Beauté nimbe La Face obscure du Cercle de La Présence.

Jamais je ne quitte Mon Amant ! Il est une Promesse solennelle qui rayonne avec La Création perpétuelle et si souffle le vent, parfois ce ne sont pas mauvaises nouvelles. Des Oraisons de Grâce, Je Te suis et ne jamais Te fuis, car, Tu es Mon Secret et Je suis Ton Épousée. Je clame si fort cet Amour, et ainsi Le Soleil apparaît en des multitudes de mondes et conquiert Les Univers. 

Tous droits réservés© Océan sans rivage, Allégorie du Jardin de L’Âme

Le son du cor

Résultat de recherche d'images pour "Andrey Shishkin"Peinture de Andrey Shishkin

Tel le son du cor, qui ne jamais fatigue,
Ébranle encor les lointaines steppes de mon cœur,
Lors qu’en ce sursis, n’en doute pas, il est un leurre.
Mais de nos pères, L’Amour est toujours prodigue.

Qu’importe le vent qui souffle tout près des digues,
Celui-ci n’annonce-t-il pas un sourd malheur ?
Au loin, je vois un monde devenir naufrageur,
Mais les vagues créent le seul radeau qui navigue.

Quel est donc ce tremblant et sculptural Écho ?
D’une victoire d’antan qui fut celle de Jéricho,
Soudain s’impose la plus étrange des violences.

A l’approche de La Nouvelle, sont-ce les Rameaux ?
N’est-ce pas L’Appel qui soudain déchire Le Silence ?
La douleur sépare-t-elle enfin le vrai du faux ?

Allégorie du Jardin de L’Âme (29)

IL·LUSTRACIÈNCIA: Colibrí bebiendo el néctar  -  Mora Langer

 

-Le Colibri-

Le Colibri qui jouait avec les luxuriances de L’Aube, sembla presque s’évanouir face aux rayons du majestueux Soleil. Il avait pris le temps de baigner son petit corps dans une des sept cascades du Jardin, celle même qui bouillonnait constamment de légèreté transparente, puis, après avoir séché soigneusement ses ailes, il s’était envolé avec sa joie coutumière vers ses fleurs préférées. Ils les visitait avec beaucoup de révérence et veillait toujours à les saluer avant de les butiner. Les bégonias, les azalées, les chèvrefeuilles, les clématites, toutes l’attendaient avec un bonheur indicible. Si les fleurs se cachent en leurs pétales effusifs, leur cœur est indicible du Nectar subtil de La Rencontre. Le Colibri sait reconnaître les fluviales spécificités du Langage de chacune. Il en connait le phrasé, le codage, ainsi que les modulations vibratoires de leur géométrie multiple et récurrente. Il sait ce que chacune réverbère dans L’Unité singulière au sein même du Royaume floral et bien au-delà. Son petit corps est parfaitement en harmonie avec les sons mélodieux de leur présence au cœur du Jardin. Je l’ai vu de nombreuses fois se suspendre dans l’air et vibrer de cette Réalité éloquente en ce message de paix. Il ne disputait jamais les autres insectes. Quelque chose de l’ordre de la retenue, de la délicatesse inspirait ses propres gestes. N’avait-il pas fait vœu, en ces Temps mémoriaux, d’être le plus petit oiseau qui se puisse être ? Il aimait frôler les herbes, et quelque part, n’avait-il pas lors de La Conception senti son cœur se tourner tout entier d’ivresse vers son Ami Le Papillon ? Alors, de ses confidences, Lui qui me visite souvent, en cette Région de L’Âme qui s’ouvre à toutes les perceptions, j’appris que Le Vent aime jouer avec les petits bêtes, et les porter en cette volubile gaieté jusqu’à l’effacement. L’Effleurement est étonnant de Grâce et lors que Le Temps épouse votre Rythme intérieur, soudain, vous ne savez plus si de La Grandeur, il n’est pas justement une infinité de petitesses. Oubliez toutes les ruses du calfeutrage, et plongez, tel Le Colibri, en La Joie d’une Cascade. Celle-ci nous appelle, lors que Le Jardin rayonne de Stabilité. N’allez pas penser que Celle-ci est une Neutralité sans goût ni saveur. N’allez surtout pas penser qu’il s’agisse d’une Non-Vie, ni d’un figement. Observez le Jardin. Il respire de votre Cœur de Lumière. Le Colibri se montre à tous, mais peu le voient. Il est en cette tranquillité et ouvre subrepticement un doux sillage de volupté. Lors que L’Aigle passe, le Colibri le dépasse, comme enchanté de voler un moment en Son Ombre. C’est au Zénith que je surprends quelque frénésie de La Nature. De ces mouvements répétés, Le Temps se suspend au Souffle de L’Apnée.

Joie effusive, Oiseau-Papillon de L’Âme qui devient Le Collier de L’Obédience, j’enfile au cœur Floral, L’Amour de La Seule Présence, et en ce filet de Lumière, les ailes au bec de Ton Orientation me donnent à La Joie du Silence ; et Je T’aime sans jamais me lasser de butiner à L’Orée des Bois, les crépusculaires Nectars, lors qu’à L’Aube, tout reprend vie, défroissé de La Nuit occulte, sans que jamais La Création ne perde un seul instant de La Féconde Remembrance. Le Jardin resplendit de vos Chants, Ô Fleurs, tandis que viennent les sourires au Parfum de La Reliance vous caresser et s’épancher de L’Unité de Bonheur. Constance qui ravit et trace Le Relais, Je suis Le Colibri de L’Azur des Pollens et mon Bec est La Certitude d’une Beauté pérenne. Jamais je ne faillis à ma promesse et jamais je ne perds cette allégresse. Car L’Âme danse, et L’Univers entier le sait.

Tous droits réservés© Océan sans rivage, Allégorie du Jardin de L’Âme

 

Mère

ART BLOGPeinture de Paul Eduard Richard Sohn (1834-1912)

Je Te caresse ma mère, des baisers de mon enfance, des instants de Beauté en Ta Révérence, lente des gestes de pureté. Je Te caresse ma mère aux soies de Ta Blancheur, ivre de Te contempler, Te suivre au Silence de Ton Âme, en Ta proximité, Tes mots qui fusionnent en mon cœur d’irradiance de Tes yeux profonds de douceur, d’Amour à peine formulé, les gestes de Ta pudeur, Présence de Lumière. Le bleuté de Ton halo danse en Joie et au repos de Ton Assise. Je me suis noyée en la laitance de Ta Tendresse, en cette attention courtoise, en La Noblesse de Ton Corps. Tu ralentissais le Temps de Ta Majesté et je buvais en Ta Sincérité, lors que La Grâce effusive de Ton Être me donnait à L’Indicible. Je marchais sur Tes pas, et de Ta prestance, gorgée de Ta Générosité, je vivais La Genèse de L’Opulent Amour. J’ai mis de côté mes peurs, et j’ai gardé les perles de Ton Secret, en Quintessence de Ta Piété, de Ta droiture, de Ta Constance. Déjà, Tu es L’Icône qui me donne à cette Porte des Etoiles, et je me glisse dans le couloir de La Transcendance, par La Féminité Pleine de Ton Corps, La Maternité de Ta Nature. J’écoute chacun de Tes propos, sagesse du monde ancestral, Art de La Transmission par L’Acte d’Être. Il suffit. En Ondes qui se répandent jusqu’aux confins de mon âme. Je Te caresse aux plis du Temps qui marque Ton beau Corps du parchemin de Vie et je pleure, ma Mère, je pleure de Te voir aujourd’hui, mon enfant, et je pleure de Te porter en moi. Je T’appelle : ma chérie, ma douce poupée, ma beauté… J’embrasse Tes petites mains parfumées des gestes répétées, des précieux jours écoulés dans le giron du quotidien. J’embrasse Ta Ferveur, lors qu’assise, le chapelet qui défile, je me souviens des jours d’orages et de ces longues prières en Remembrance qui convertissaient L’Éclair et les nuages sombres en lumière diffuse du Bonheur d’être, mes frères et moi, autour de Toi. (…)