Le petit semainier

Résultat de recherche d'images pour "rue de brioude en peinture"Aquarelle de Bénédicte Stef-Frisbey

       Vendredi

Souvent, j’entends le vol,
Du cri déchirant
Sur les ailes royales
Du majestueux Milan.

      Samedi

Au carmin d’un Soleil,
Mûrissent vives les cerises,
Dérobées à l’improviste,
Les bouches s’émerveillent.

     Dimanche

Silence des nuages,
Sur les toits ordonnés,
Du gris écumé,
Prélude au voyage.

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Jeudi

Robert Gillmor

 

 

Froissement des draps,
La nuit s’évanouit,
La Gorge du Merle s’emplit,
D’un Amour que répand Le Jour.

Rêve d’un Barde

Watercolour by Andrzej Rabiega.Aquarelle de Andrzej Rabiega

Tel l’immense vaisseau, Ton Rêve fut aussi le mien ;
Infime en Ton Ciel, je n’en voulus pas un autre.
Souvent de mes secousses, nous nous sommes tant étreints.
Je me suis cognée en Tes vagues qui furent les nôtres.

C’est la mouette jolie suspendue à Tes Nouvelles,
Qui me fit lever la tête et partir au loin.
Des écumes voilées de nos yeux, soies naturelles
De nos limites, quel monde a donc surgit soudain ?

Rêve encor de moi, Ô mon Âme, et me caresse
De l’ignorance qui devint muette interrogation !
Le cri de la mouette révéla la maladresse :

C’est en ce déchirement que jaillit la provocation,
Et à genoux, j’aimai que La Lune apparaisse
Car en Elle, mon cœur s’ouvrit à Ta pleine Sagesse.


Le Barde a quelque Chose du Rêve éclos, et l’on dirait que souvent, en ce Temps, il marche sur l’autre Rive et poursuit comme une chimère, les promenades du reflet d’un océan : telle est soudain la question qui se suspend aux mots que butinent sans cesse quelques glissements, savamment enfuis sur le sable fin qu’efface le doux silence. Il n’exclut aucun moment et s’abandonne au vent qui joue avec les cordes d’une Lyre que l’on ne voit qu’en Rêve, et sache pourtant que du Rêve, il est un firmament qui devient Le Miroir du Présent. Alors, le Rêve n’est plus un Rêve, mais plutôt Le Jaillissement d’un perpétuel Commencement…