Le Rouge-gorge

sweetsurrender68: Heinrich VogelerPeinture de Heinrich Vogeler (1872-1942)

Nous surprîmes maintes fois le rouge-gorge
Jusqu’à notre porte, il vint et nous chanta,
De grâces et de volubile Amour courtois.
De La Nature, nous apprîmes sans cesse les gestes :
Sagesse et paroles qui toujours regorgent
Des sucs que le vent parfois emporte, sans conteste,
Et ce rouge-gorge tendu de gratitude,
Délicat et farouche en sa douce plénitude,
Nous contait les beautés de L’Âme.
Nul doute, je l’écoutais déverser son incandescente flamme,
Lors que le soir, l’automne avivait son plumage.
Aujourd’hui, la fauvette chante à tue tête…
Seigneur, comme coulent Tes Larmes,
Lors que surviennent mille mystérieuses Joies !
Au-dessus des treillis que voisinent les charmilles,
Se sont alanguis mes pas, et parfois mélancolique,
Le Regard étreint Le Ciel et s’en va
Épouser quelques ondes lyriques,
Pensées que ne poursuivent nulle chimère ;
Et c’est d’avoir vécu sans jamais craindre La Lumière,
Qu’aujourd’hui, des blancheurs matinales,
Les roses frémissent à vos brumes pastorales.
L’Été soulève au Jour quelque rêverie derrière un voile.
Je Vous aime sans craindre L’Amour.
Poignante est cette Épée qui attise mon Regard,
Lors d’une promenade, j’en sais Le Retour.
Je veux m’allonger et tendre à mon cœur apaisé,
Les mains que Le Souverain de mon âme,
Tient sans que jamais je ne puisse Le lâcher,
Et J’aime d’avoir aimé, sans l’avoir méconnu,
Lui, Le Seul Bien-Aimé,
Et j’aime d’avoir aimé pour L’avoir reconnu
Puisque c’est Lui qui aime en premier.

 

Se lit aussi sur Noblesse et Art de l’écu

Malinovsky (Russie)

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