Phœbé

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Ma Maison s’est vidée et j’ai goûté, j’ai goûté
A L’Imperceptible, au souffle du vide dévastateur,
Puis, j’ai regardé, hébétée, hébétée
Le Vide de L’Effroi, La Descente devenir Remontée.
Et j’ai vu La Maison de Ton Cœur !
Comme sont Nouvelles les senteurs de Ton Jardin !
Des myriades de Roses et des feuillets immaculés 
En l’étincelant frémissement de Ta Beauté.
Comme Tu es Le Seul à tout chasser !
La Maison vide s’est élargit de Ta Présence.
C’est une Couronne que je vois sur La Montagne tournoyer.
Oh ! Est-ce bien Elle, Couronne de La Majesté ?
Des mots depuis L’Ivresse de Ton Étreinte !
Est-ce la flèche à la pointe de notre jointure ?
Phœbé de mon âme qui irrigue le sentier !
Je m’incline en La Visite de toutes les Assemblées.
Tu me dis de ces choses et je t’écoute.
Phœbé ! Ta douceur finit par m’enivrer.
Ma sœur, nous nous enlaçons et qu’est-ce donc ?
Noblesse et Oraison en cette Rencontre.
L’Echo raconte les effluves en ta bouche aimante.
Viens donc encore faire couler l’ondulent ruisseau qui clapote !
Viens, ta tendresse est flux des océans de notre sororité !

Digression (2)

Lucy CampbellPeinture de Lucy Campbell

L’arbre nous attire toujours et je ne sais quoi trop dire, tant la perplexité est grande : Pouvez-vous m’expliquer comment un arbre en apparence anodine, devient pour vous tous les trésors du monde ? J’ai dit tantôt à ce petit homme : Ce n’est pas nous qui nous asseyons sous l’arbre, mais c’est bien lui qui nous appelle. Sa magie est si puissante que l’on demeure ébaubi. Les branches sont altières et le tronc nous enveloppe de son corps d’écorce. Je ne sache pas plus merveilleux que ce moment où les doigts s’approchent du tronc, lors que l’arbre vous dit : plus près encore. L’on s’étonne presque de ne pas pouvoir résister – et comment le pourrions-nous ? – tandis que le cœur chavire de Sa Proximité et de l’intimité révélée. Douceur ! Ah ! L’orage éclate et la pluie nous inonde de tout son élan de joie et de clameur estivale. L’on se surprend à rire. Le petit homme n’est pas si espiègle que cela, pourtant il vous sourit subrepticement. Il vous dit mille et une choses, néanmoins, vous êtes tout submergé par la beauté de l’arbre. Celui-ci vous fait soudain entrer en un autre monde. Il vous parle des légendes que l’on ne connaît plus. C’est bien lui qui vous enlace au frémissement du vent de ses branchages et c’est lui qui vous tire au plus profond des sous-bois. La pluie chante des ruisseaux qui ondoient en petites bulles et les unes et les autres vous livrent chacune un univers d’étoiles pétillantes. Alors, le petit homme qui plisse des yeux se transforme en un renard vif du rouge des terres lointaines, s’élance tout en vous jetant : suivez-moi ! L’on ne quitte jamais un arbre sans lui faire Révérence, puis l’on se sauve si vite que le renard se love au creux de vos bras…

 

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Hukvaldy

Prologue

A L’Amie

Felice SharpPeinture de Felice Sharp

Te souviens-tu de cette visite timide,
Lors que les cœurs sont à l’unisson,
Que la robe de prière est une offrande
Et que les gestes sont de joie éternelle ?

Te souviens-tu de la soie de nos débuts,
Lors que Paris devient les lueurs de nos Aubes
Que l’âme est flottante au dessus de la chandelle
Et que les yeux se suspendent à la nouveauté ?

Te souviens-tu des sourires qui en disent longs
Que les nuits murmurent au diapason
Et le secret de nos océans qui voguent :
Au dessus de L’Eau miroite ce qui ne se dérobe.

A la Robe pourpre de nos cœurs saignants,
Lors que les Cieux resplendissent de tous les Feux
Lors que Toi, Tu désignes l’étrange Lieu :
L’Amour est Le Berceau des Amants.

Le Pont

 L’Amour franchit les frontières puis les absorbe toutes.

Résultat de recherche d'imagesChapelle Sainte-Madeleine (Massiac, Cantal)

Au crépuscule du vent prometteur, ce qui est douceur est rondeur d’une pierre. Des prouesses vagabondes, les montagnes enlacent en cette danse toutes les promenades de nos pas. Le milan royal tournoie et le Ciel est en extase. Depuis ce refuge, je vous lance mon chapelet qui vous signifie : venez donc, sur un pont* qui nous connaît. Notre solitude est en L’Union de nos âmes exhalées, un parfum d’Éternité.

 

*L’on rapporte que Sainte Madeleine lançait son chapelet pour avertir Saint Victor qui se trouvait sur le mont d’en face. Ils se retrouvaient ainsi sur le pont. 

Gloire du Cerf

Le dieu cerf

L’amertume du temps est caché dans les blessures
Et nul onques ne sait ce qu’il advient du cœur éploré
Des trames que les affres submergent sans jamais rien effacer.
La Béance de L’Amour, à la gloire du Cerf, est encore ciselure.

En ces pas cadencés, L’Ombre est le nid de mes écorchures
Et je n’ai que faire de tout le fiel déversé en ces épleurements
Sans déboire et sans conflit, en moi est le combat de L’Amant.
Je souris des larmes qui deviennent des torrents de blessures.

C’est en ces pas de douceur que la vue se transforme.
Sache, que celui qui sépare les corps est à vivre de leurres,
Et nul onques ne sait le pouvoir des prières si ce n’est ce cœur.
Au sommet de la Montagne. Je bois au vent qui Te transporte.

Le cerf est venu jusqu’à ce que L’Âme s’envole près de Toi.
J’entre en cette étrange cérémonie, jamais ne fuis.
Tu es en cette danse La Joie de mon désastre, doux émoi.
Les fougères évoquent L’Autre Monde et je m’en réjouis.

Il est en ce cœur L’Illimité qui se déploie, tel est Le Ravissement.
Ô Cerf des bois, tu vins si subrepticement, L’évitement est un sourire.
De dérision en dérision, un Jour, Le Vrai est une Clairière qui ardemment
Révère La Lumière des Astres que l’on sait ici nous conquérir.

Frémit Ta Robe d’ambre épanchée de Ta Noblesse.
Qui suis-je pour trembler devant Ta Beauté magistrale ?
En Ton Regard s’évanouissent mes yeux et, de délicatesse,
T’embrassent et Te saluent, Ô Toi, Roi de L’Aube Ancestrale.

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N’imitez personne

« N’imitez rien ni personne. Un lion qui copie un lion devient un singe. »

Victor Hugo

掛軸六

Vous m’avez dit : – N’imitez personne, à quoi bon passer à côté de vous-même ?
Je vous ai demandé : – Et qu’est-ce donc que moi-même ?
– Un Trésor inestimable que l’on met des milliers d’années à trouver.
Peut-être Le Temps du Vol qui se suspend dont on ne revient jamais ?

Magie Solaire

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Photographie de l’auteur (Alentour de Blesle)

C’est bien en secret que le monde se dévoile,
Au creux des silences que l’on ne connait plus.
Il est des verdoyants paysages aux mille étoiles
Que débusque mon cœur tout à Lui dévolu.

Il n’a de cesse de resplendir en ce haut lieu,
Et je ne sais plus ni vivre, ni même mourir.
Chaque nuit, j’entends le sourire me dire adieu.
L’Aube me voit frémir ; c’est en Lui que je respire.

Des clapotis de L’Eau, il est une grande magie.
L’herbe pousse si haut que la forêt est sauvage.
Primordial L’Instant, tandis que s’écorche la nuit.

Sur un lit de profonde mousse, s’effeuillent les âges,
Le cœur palpite de Lui et je n’existe plus.
Sa Présence m’étreint ; plus rien ne m’est inconnu.

 

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Digression

Laozi Painting - #Taoism

Lors que s’agitent quelques branches au vent, il est de coutume en cette contrée de s’asseoir sans plus tarder. De préférence, c’est l’arbre qui vous attire. Il reste immobile et vous incite à vous recueillir. Si vous prenez le temps de le regarder, vous surprendrez son regard. Aux rétifs, je dirai : peu importe. Ne considérez pas cela comme un ordre. Voyez-y plutôt une invitation. Il est une légèreté que l’âme reconnaît au Souffle de La Présence. Plus vous vous laissez appeler, et plus L’Appel devient l’évidence. La Vie s’émerveille des yeux qui la surprennent. Or, j’ai su, et vous me l’avez confié tantôt : le monde apparaît tel que vous êtes en son éveil. Reconnaissez que la plupart des gens ne saisissent pas le réel du plus petit grain de présence. Ils ne savent pas ce que cela peut receler. L’imaginent-ils seulement ? Si vous marchez lentement dans la rue, que voyez-vous ? Prenez-vous le temps de regarder ? Un jour, sans que je m’y attendisse – et c’est sans doute lors que l’on s’y attend le moins que cela nous arrive – un tout petit homme passa. Oh, il ne s’agissait pas d’un nain ! Néanmoins, cet homme était vraiment de petite taille. Il marchait très lentement, et semblait presque fantomatique. Son âge pesait sur ses menues épaules. Pourquoi me tint-il en éveil ? Je ne saurais réellement le dire. Sa présence devint la mienne et je le suivis des yeux, longtemps. Toute sa vie se suspendit à mon regard. Je l’observais avec cette attention accrue et je me vis m’évanouir en sa personne. Qui devins-je à ce moment, toute absorbée que j’étais à marcher en lui ? La réponse est une évidence. L’Autre est fascinant de vie. Je dirai que L’Autre est précisément la chose la plus extraordinaire qui soit. L’Autre peut être un objet, un caillou, une araignée, un événement qui cogne à votre Destin. L’Autre, c’est aussi votre Echo, le cœur qui bat à l’unisson. Ce peut être aussi le temps, l’espace, un sourire au coin d’une rue. Quelque Chose qui passe et qui dure. Ce peut être une soudaineté, une spontanéité, une adversité, une complicité. Même la mouche vous dit des choses. Lors que les yeux s’illuminent de l’étincelle qui est en vous, un petit homme passe et soudain, c’est lui qui vous regarde.

 

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