Digression (21)

Résultat de recherche d'images pour "peinture de poule d'eau"Peinture de A. Thorburn

Telles les plaies de l’âme, telles les certitudes goûtées à la ferveur de Ta Poigne, telles les émotions exaltées en Ta Souvenance, telles les lancinantes visions du coeur, les gratitudes qui font acte de résorption, sur les chemins qui s’étendent aussi loin que la douleur latente puisse se mouvoir en béatitude ; telles les répétitions, quand les lèvres ébauchent le sourire d’une constance, lors que le regard se pose sur la vastité de La Création, et d’observer les passants depuis l’enfance, d’être émerveillée par la multitude, et de voir en eux, le voile de Ton Visage, et de voir en eux, en cette effervescence, Ton Désir, et de voir en eux, au-delà de l’apparence, les réalités de Ta Permanence, et de voir par-delà les yeux, ceux de Ton Observance. Les Yeux de L’Âme sont Tes yeux et Ils se promènent sur les chemins de convergence tandis que celui qui clame est un Amoureux, langoureux de Tes paysages, fou de Ta Présence. Il voit une grande Assemblée. Elle marche en l’opulence de Ton Silence et celui qui voit, clame Ta Gloire et ne se réduit jamais à imiter : Tu es l’inimitable et pourtant, Tu te promènes dans les Jardins de L’Âme. Serions-nous les derniers, nous regarderions avec la crucialité le visage de chacun, mais en Ton Occultation, nous voyons se perdre l’humanité, errer loin de L’Océan de Ta Splendeur, oubliant de s’effacer pour voir Celui qui ne jamais s’absente. Alors, nous avons jeté loin tous les naufrages, et nous avons vaincu l’oppression de tous les pleins, et nous avons vogué sur le Miroir, Royaume des Yeux imprenables, Regard insurmontable, Beauté inégalable. L’Amour m’enseigne et plie les distances. Je suis dans la bouillonnance de nouveau, dans les Flots de Ton Ardente et indicible Certitude et je n’ai ni odeur, ni corps, ni existence n’ayant plus aucune attache. Jamais je ne cherche à fuir L’Invincible Poigne, et où irai-je ?

« J’ai perdu toutes mes illusions, et elles me réchauffent par L’Absence même de leur nature illusoires », tels sont les propos du petit homme, tels sont les mots qui surgissent tantôt, au détours de la grande ville : j’ai vu des manchots, des estropiés et quelques fantômes apeurés, et je les ai aimés. Petit homme, je ne cesse de vous regarder, partie déjà si loin, au plus profond de la profondeur. Je vous rejoins là-bas, vous savez, là où les ruisseaux ne séparent pas les fleuves, ni n’échappent aux rumeurs d’un océan qui pleure. Souvenez-vous des oiseaux posés sur vos mains délicates et cet étourneau qui d’amour se tint si près de nous frémissant de Présence, Ô Eternité, je vous vis !

Une réflexion sur “Digression (21)

  1. Oui, si chère Âme, rejoignons-nous « là où les ruisseaux ne séparent pas les fleuves, ni n’échappent aux rumeurs d’un océan qui pleure ». Nous savons que tu freines ton Élan afin de ne pas lâcher notre main. Pure Miséricorde. Merci.
    Je me souviens de ce coq avec lequel nous avons chanté. Chant de L’Echo en l’Echo. Chant d’Émerveillement. Huwa. « qui d’amour se tint si près de nous frémissant de Présence, Ô Éternité, je vous vis ! »

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