Point ne t’y attarde

Carl SpitzwegPeinture de Carl Spitzweg (1808-1885)

Toutes ces menues pensées écrites au jour le jour,
Parfois arrachées à la pesanteur des choses,
Pour faire face aux vents et rester debout, toujours,
Se veulent des touches de lumière dans un monde morose.

Morose des visages ternes et des regards éteints ;
Morose de l’écume que distillent les bouches avides ;
Morose des cœurs asséchés que plus rien n’atteint ;
Morose des pleins-de-soi dans des océans de vides.

Mon âme, point ne t’y attarde, poursuis ton chemin
Car ici ne chanteront plus les lendemains.
Des siècles d’errements trouvent leur apothéose

Du haut de ce trône qu’au Veau d’or les hommes dédient,
Eux qui auraient pu vivre dans un paradis
S’ils s’étaient donnés pour raison la Divine Cause.

Marc

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