J’étais un Trésor Caché

Taj MahalPeinture de Bruno Feitussi

 

Broderie des effets de Ton Souffle,
Clarté de Ton Jour en notre approche,
Les pas sont notre Amour,
Des seules Réalités de notre existence.

Gerbes en ces parois de L’Âme,
Qui n’est ni d’Orient, ni d’Occident !
Ô Subtilité, lors que ne subsiste que Ta Présence !
Émerveillement des Bontés de La Rencontre !

Tu es venu en marchant,
Je T’ai suivi en courant !
Je n’ai pas su T’attendre.

Corolle des matins de Ton Eveil,
Et de La Nuit de Tes retrouvailles,
Dans Le Secret de Ta Volonté,
Lors que Tes lèvres dessinent Les Épousailles.

Ô Dune de nos rondes qui se sondent,
Ô Regard qui ne faiblit pas !
Ô Connaissance qui encense !
Ô Suc des parfums irisés des Roses sublimes,
L’Âme s’allonge sur les pétales de Tes Pas,
Lors que les yeux s’ouvrent à Ton Miroir,
Le Reflet est mille images à la fois !
Ô Fulgurance du monde qui prévoit !
Tu as devancé toutes les Cloches,
Et Tu as devancé tous mes pas !
J’ai vu Ta vive Marche en moi.

Tu as devancé tous Les Minarets,
En la seule prosternation du Cœur.
Le Temple est Ton Jardin,
Qui de ses gracieuses offrandes
S’élargit des élans de notre pudeur !
Comme gravitent ces prières,
En L’Aube de notre Rencontre !
Ne sont-elles pas Tiennes, Ô Orant !
Tes genoux saignent de Ta fidélité.

Tu as devancé les verts pâturages,
Et longé les fleuves indolents !
Comme est pâle L’Aurore devant Ton intrépidité !
Dans les vallées que cachent les Lumières,
Se lèvent Les Soieries de Ton Drapé !
Ainsi en est-il des Paroles du Sage :
J’étais un Trésor caché !

J’écris

 

L’Amour est Semence suspendue à Ton Souffle.
Je n’en sache pas plus grand, plus pur, plus irradiant
Qui ne soit éclairée de La Sagesse des Âges.
Je n’en sache pas plus intense qui me rende à La Présence.
Je n’en sache pas de plus vive qui me donne à vivre,
Ni même plus profonde qui me donne à écrire !
J’aspire à mourir en La Fougue de L’Amour,
J’aspire à trembler du feu de Ta Proximité.
J’aspire à m’éteindre en L’Éclosion de Ta Flamme.
J’aspire à être recueillie dans La Demeure de Ton intensité !
Vibrance des vibrances qui fusionnent en Ta Réalité.

En la crucialité d’une Plume amoureuse,
J’écris la vie qui n’est que passage.
Ô Toi que j’aime de cet Amour de femme !
Je n’ai pas su aimer autrement.

J’écris sur les parois de mon coeur.
J’écris sur les effluves de Ton Âme.

Je sculpte mon sanctuaire des ciselures de mon aspiration,
Et j’ai noué une corde à mon corps épris de Ta Réalité.
J’ai tenu les outils de ma sculpture en Ta Bienveillance,
Ô Toi ! En la fougue de mon obstination !

J’ai visité les lieux et j’ai couru sans jamais me lasser !
Ô Toi ! Mon Inconnu qui encore est à me visiter,
Des Paroles de Ta Seule Éloquence,
Lors que suintent les Transpirs de Mon Amour !

Sache, que j’écrirai encore des transports de mon âme !
Promesse qui est Consécration !
Que se répandent en douces ondes les chants de L’Amour !
Que soient aimantes les vagues de notre océan, en ce Retour !

 

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Ose aimer ainsi

Peinture de Christian Schloe

 

Aime-t-on une seule fois sans jamais plus aimer ?

Ose aimer ainsi !

Mon cœur est-il de pierre pour T’aimer uniquement quand j’ai besoin de Toi ?
Disparais un instant, je T’aime encore !

Toi !

Ainsi L’Amour est Éternel de Sa Réalité !

Es-tu l’écueil que des écumes dispersent ?

Le Cœur est-il mille pétales que souffle un vent ?

La Lune a disparu des éclipses de ses danses étoilées.
Elle s’est cachée dans les nues de Tes Bras.
J’ai attrapé sans ne plus rien connaître que les éclats des mille et un reflets de Ton Sourire.
J’ai vu Ton Immensité se coucher sur les lits de Tes Constellations.
Les vagues de Tes avalanches bousculent mes pas et je tiens encore !

Oh, je tiens encore !

Toi !

Je ne suis pas une infidèle, puisque je ne sais pas T’aimer autrement et, je tiens farouchement La Main de Ta Présence !
Je ne suis pas celle qui oublie et L’Océan entier bouillonne de Ton Effervescence !
Vois ! Ton Soleil caresse  L’Horizon ondoyant !
Je ne crains pas de m’enflammer à Tes rayons sanguinolents.

L’Alchimie opère et… que connait-on de L’Alchimie ?
Tu es à cuire des firmaments de Ton Amour !

Toi !

Ose aimer ainsi !

Celui qui aime une seule fois aime éternellement.
Celui qui ne sait pas aimer ignore la fidélité !

Je plonge en Tes Yeux qui ne meurent jamais.

Ose aimer ainsi !

Mots (2)

Illustration de Honor Charlotte Appleton (1879 – 1951)

.

Poète, que tremblent Cieux et Terre,
Des mots gorgés de Ton Désir!
Au bout des mots que l’on expire,
Les subtilités révèlent enfin Quelque Mystère.

Ne sont-ce pas aussi les quintessentes prières,
Puissant Breuvage, qui a Tes lèvres suffisent ?
C’est en Ton cœur que les larmes se font chair,
Lors que Le Souffle traverse Ta Poitrine conquise.

I. Enfance des Mots

Tapie sous un manteau de Lumière,
Lors que les Peupliers magistraux dansent du vent amoureux,
Que ces valses de silence enlacent tes genoux studieux,
Que tu t’effaces devant les mots qui sont Ta Réalité intérieure,
Tu es La Seule Conscience de L’Éclosion du moment.
Tu lèves un regard vibrant de Reconnaissance,
Et soudain, les mondes sont à danser et faire de jolies Révérences!
Louanges à Celui qui tient en Sa Main ces myriades de Feu qui brûlent du Feu de L’Essence !
Toi !
Les mots sont à Ta Bouche, Le Suc de L’Enivrante Impétuosité !
Des Nectars du Miel et des Liqueurs de Ton Fleuve Virginal.
C’est ici que L’Esprit sait : Tu es La Source irriguant Les Calices de Ton Amour !

Ruisselance

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C’est aux lèvres du Ciel que La Bouche s’extasie
Des Paroles recueillies, en ce cœur de vibrance.
C’est en Ce Regard que La pupille frémit,
Lors que palpite La Singularité d’un Silence.

C’est en ce bruissement qu’est La Présence.
D’Elle, s’écoulent les filets de la ruisselance.
Les étoiles de La Quintessence,
En cette Fusion, chantent Leur Réverbération.

– Se sont fait mille et une Révérences.
– Se sont, tour à tour, effacées.
– Qui donc ?
– Les beautés de La Conscience.
– Où s’en sont-elles allées ?
– Sur les monts de L’Évanescence.
– Quels sont-ils ?
– Les Royaumes de La Proximité.

Visage de mon visage

 

Il est un filet de ruisseau qui s’est exclamé.
Il est une Roche cristalline qui s’est écriée : « Oh quelle Beauté ! »
Il est des scintillements qui ont dansé depuis le miroir de L’Azuré, t’en souviens-tu ?
Les Brassées de Nues formaient les mondes scripturaux.
Ô Par Delà ! Ô Par Delà !
Tel est Ton Nom !
J’y marchais et Te voilà !
Le Ciel s’est élargit de Ton Visage !
Mon cœur en est Le Temple.
Visage de mon visage !
L’Univers entier est plein de Toi !
Fusion en ce face à face.
Voici que les yeux rayonnent des Contemplations de Ton Auguste Présence !
Si les mondes successifs s’évanouissent, il en est mille autres qui surgissent.
Entre en ce Silence !
Qu’est-ce donc que cela qui est subtil et qui parle en son Bruissement ?
Des multitudes de vibrations sont à se concentrer.
Concentre-toi !
Oh ! Concentre-toi !
Quelle Beauté !
Jaillissement en cette soudaineté !
Alignement et ondoiement.
Silence !
La pupille observe en Son Observance.
C’est en ce Par-Delà, qu’Il est Lui !
Visage de mon visage !
Douceur de L’Ineffable et du murmurable !
Aucune espèce de retenue face à cette Libération.
Il est à rire des rires de La Seule Victoire !
Quelle est donc cette Joie ?
Celle du Temps qui se concentre !
Quel est donc ce Temps ?
L’Amour en La Sublimité des Réalités du Voyage !
Ô Voyage !
Ô Par-Delà ! Ô Par-Delà !
La voile touche Le Flanc du Tout Possible et s’offre au Vent du Large !
Des Drapés de Ta Principauté, et des contrées de Ton Effluve.

 

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Transparence en Ce Monde (2)

 

Il est Un Verbe qui s’extasie des opulences de Sa Majesté !
Il éclot en Sa Toute Réalité et en Sa Toute Volonté.
– Es-Tu Désir, es-Tu Vénération en L’Essence, es-Tu Lumière, Es-tu Amour ?
Lors que Tout Commence sans puiser dans aucun Commencement, et Lors que Tout bascule,
Notre Roi est Transparence en ce Monde, et Il est Son Témoin.
Il est L’Ultime sans avoir de Fin, et Il est Sa Conscience, sans Être aucunement Rien !
Il est Le Langage qui frôle Les Ailes de La Perfection, occultée en La Toute Beauté !
Il est Le Nectar qui perle à la pointe de L’Aube.
Il est Les étreintes virginales des phosphorescences de Son Irradiance,
Lors que Les végétaux ont cette Éclosion secrète.
Il est un frémissement qui se cherche en La Lumière du Regard.
Les épanchements du Cœur demeurent Les Fleuves de Son Amour !
Les Iris et les Églantiers suintent de leur symbolique Présence,
Lors que Les bruyères épousent la caresse du Silence.
Ce sont les veines de la transparente vague des drapés de Son Passage.
J’ai vu le nœud d’un Arbre receler La Prunelle de L’Image.
Notre Roi est Transparence en ce monde.
Il est à ouvrir les coffres de La Mémoire.
Il a semé Les Quintessences des Lueurs du Règne Végétal.
Il a irrigué les sources bouillonnantes du Flux de L’Esprit.
Le Voici a rappeler en cette voix qui se poursuit.
Et je l’ai entendu rire des cascades du Cœur.
Sur les cercles que Les Cimes révèlent, voici La Puissance.
Elle se veut L’Incantation des Traditions de tous les Âges.
J’ai perçu Le Cri de L’Aigle qui survolait L’Étendue de L’Être.
Maintenant, Les voiles sont les mots de La Découverte.
Les Nénuphars courent sur les souches des Verdures de L’Amour.
Il est une Luxuriance qui vient de l’Amazonie des survivances.
Notre Roi est Transparence en ce Monde.
Les baies sauvages sont les secrets de La Promenade.
Voici les fruits rouges de La Latitude de notre Veillée.
Des points cardinaux de L’Ivresse et du Mont de Nos Souvenirs,
Le Regard est en cette Plongée qui s’unit à Son Ravissement.
Il est à occuper chaque principe de notre présence.
Sur les berges de nos pas assurés, Gloire et Munificence !
L’Esprit est Léger en cette inattendue chevauchée !