Intense présence

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En ces petits pas feutrés du silence de vos pensées
Le cœur s’ébahit de l’intense présence.
Aux frondaisons de notre complicité,
Venez, me dites-vous, c’est ainsi que mon âme est comblée.

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Quintessence d’un Chant

Estampe de Qing Tianzhu

A L’aube enchanteresse des drapés de Rosée
Les montagnes au loin s’alignent, et sur la branche
Si haut perché, le merle poursuit sa mélopée.
Mon âme en est soudain transfigurée et s’épanche.

Au silence de L’Appel intérieur est une grandeur.
L’Iris même pleure de son extase et blanche,
Cueille Le Silence du Souffle que répand mon cœur.
Je T’aime et bois ivre La Nuit de Ton Opulence.

C’est en ce sourire que La Lune luit des matins
Lors que La Rose pourpre s’offre au Ciel de Lumière.
Le Merle cueille ce Transpir depuis le vent turquin.

Il m’apprivoise de Sa Constance : c’est un Mystère.
Quel est donc ce Silence au grappe des Vignes éthérées
Dont l’âme se nourrit sans jamais être rassasiée ?

 

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Silence

「菱田春草」展 : 日本経済新聞

Aux confins des terres, en un singulier pays,
Au déclin du jour, un homme scrutait le ciel.
Il vit trois mésanges le saluer et l’appeler: L’Ami.
Il sourit en accueillant ce signe providentiel.

Depuis longtemps, il vit sans rompre le silence.
Seules quelques bêtes se rassemblent autour de lui.
Je l’ai surpris un jour, malgré sa vigilance.
Il fait montre de bienveillance : je suis son ami.

Peut-être ne suis-je qu’un oiseau sur une branche ?
Qu’en savez-vous ? Je l’aime sans limitation.
Il peut me négliger en ce pieux silence.

Chaque jour, je m’unis à sa méditation.
Peut-être ne suis-je qu’une herbe que foulent ses pas ?
Qu’en savez-vous ? Je lui suis fidèle jusque là.

Rossignol des murailles

C’est un étrange petit oiseau qui vint tantôt.
Il est peu farouche et attend que l’on épouse
Sa Présence. Sur les murailles, il s’accroche très haut.
Sa finesse émeut tant le cœur qui l’approuve.

Je lui cherchais un nom, pour enfin lui parler.
Petite fille dans les bois qui l’entend encor.
Timide, elle lui dit des douceurs sans compter :
Oiseau de mon âme, c’est Toi, n’est-ce pas, Trésor ?

Danse donc au Ciel de nos envolées communes,
Et plie aussi les distances pour Lui dire ces mots :
Que mon cœur enivré s’exclame en volute !

Que sais-je, si ce n’est Lui, Lui, et Lui, Le Très Haut ?
Je ne sais, que poussée par les ailes de Son Ciel,
Chanter en L’Infini, Oiseau ! Mon âme t’appelle.

 

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