Allégorie du Jardin de L’Âme (20)

Image associéePeinture de Frederic Edwin Church (1826-1900)

-La Parole-

Aux froidures des nuits arborées, lors que la fièvre devient chair tremblante qui cherche à la fougère verdoyante, le lit précaire des vérités fragiles du mouvant, accrochées aux branches nues de l’arbre protecteur, corps qui se recroqueville, le voilà qui rejoint la Présence au creux du silence, en cet écrin mystérieux, lors que la chaleur le vêt d’humilité. Mais peut-être que c’est Elle qui le submerge et se nomme ? C’est au Souffle de la survie, lors que rien ne retient plus l’homme, rien qui ne l’accapare et le dévie de lui-même, que l’Ami, Soleil Vivant au Jardin de son âme, vient telle la flèche transpercer les opacités de sa nuit obscure par Le Rayon miraculeux. Alors, il ne parle plus. Il lit. Il est fidèle à ce dénuement qui lui apprend la simplicité. Il est en La Solitude accordée aux Justes en La Naissance du langage. Il devance sur les plans subtils, la conscience qui perce l’apparence. De telles perceptions s’accordent, en fugacité, pour certains. Pour d’autres, elles demeurent obscures. Telles sont les ténèbres. En ces abysses, l’étincelle brise toujours la nuit de L’Esprit. Mais peu deviennent à leur tour ce flambeau. La fulgurance est si vive et la plupart se rencontrent, en ce chemin de vie, tout en balbutiant. Ils ne se voient pas. Ils ne le peuvent. Ils sont emprisonnés dans leur rêve et croient en celui-ci. Il est une guidance qui est mélancolie permanente, irradiant chacun de nos souffles consentis, donnant à chacun, selon son intention. Une des caractéristiques les plus remarquées des pèlerins est la compassion. Ils vont et viennent à La Source et s’adressent avec une sorte d’audace, à L’Audient. Les paroles échangées au Saint du Secret, sont la réponse à l’Invitation, qui est aussi L’Accueil. Nul acte ni pensée qui ne sont Son Accord. Des harmonies en cette Réalité sont La Jetée en La Nudité de La pensée. Ni spéculation, ni anticipation en elle, quand même L’Invitation précède La Réponse, nous le savons.

D’avoir tourné le cœur au Soleil levant de L’Amour, celui-ci ne jamais décline ni ne meurt. Bien sûr, L’Épousée s’assoit et remarque que cette Assise est un Trône véritable, le sacerdoce légitime, La Reliance dont la compénétration donne à la concentration la force d’Action visionnaire. Son maintient vigilant lui donne à être Ici et là-bas, en ce Voyage perpétuel, Corolle exponentielle ouverte depuis La Contrée de L’Observance et c’est L’Amour d’une Rose qui lui vaut d’être, sans cesse à visiter, La Roseraie. Parfois, Celle-ci s’impose à elle. A ce moment plus rien ne subsiste à ses yeux exceptée la Fragrance capiteuse de La Présence, et parfois, c’est L’Épousée qui avance à pas mesurés en Ce Lieu de L’Âme, vibrations illocutoires qui lui donnent à la Parole cette mystérieuse éloquence : L’Aube est virginale de La Présence. Chaque mot devient gravitationnel et conséquentiel d’actes. La Parole est en La Parole et vibre du Calame qui perce les limbes et s’étend au Lotus de L’Audience. Cet ajustement aux réalités terrestres ne suppose aucune explication, lors que L’Echo est La Réponse de L’Âme en L’Âme. Et La Parole nous parle :

Il est dit que Celle-ci est une injonction impérative, brisant les nues et se suspendant en La Beauté unitive du Verbe de Lumière. Tout ce qui procède de L’Âme relie à L’Unité. Tout ce qui est Unité est Amour. Je suis cette Parole effusive qui ne jamais s’absente et dont les mots de Reliance sont l’insondable de Convergence. En la pointe acérée de ma Fidélité, je plonge au sein de L’Océan de L’Êtreté et là, je deviens plus proche que La veine jugulaire, en ce cœur unifié au pouls de Ton Humanité. Des évolutions successives, certains s’arrêtent et se crispent en la hâte qui passe, troublant la quiétude du Lac et n’ayant plus accès à ces virginités de L’Enfant né de La Seconde Naissance. Le miroir déforme les perceptions. Je n’ai de cesse d’épouser les paroles de Noé, lors qu’il tint en La Parole, les neuf cents et cinquante années du verbe de La Matrice. Est abscons ce qui s’éloigne du Cœur de L’Âme. Or, sais-tu ce qu’est Le Cœur ?  L’Assise que l’on doit protéger des deux Mains de L’Amour.

Image associéePeinture de Christian Schloe

 

Tous droits réservés© Océan sans rivage, Allégorie du Jardin de L’Âme

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