Semence d’Éternité

Résultat de recherche d'images pour "autumn philippe delerm"Peinture de Gabriel Rossetti (1828-1882)

 

Un jour, Amour atteint Son Apogée,
Puis s’étonne.
Il n’a jamais cessé d’être en cette Ultimité.
Il s’extasie alors de cette Infinité.
Un Jour, Amour ne dit jamais assez.
Il est L’Origine des Vibrations d’un Cœur,
Qu’Il reconnaît.
Semence d’Éternité.

Sur Toutes choses, Regard se pose
Et c’est une Rose
Qui s’éveille des Corolles de Sa Beauté.

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Joyau qui ne jamais ternit

En Echo à Oubli / Oblivion

WORDS IN THE LIGHT poésie sous les étoilesKevin SloanPeinture de Kevin Sloan

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Pèlerin malgré lui, et pourtant,
Voici le cœur qui se tend des matrices de L’Origine.
Pèlerin, marchant en ce manteau qui l’enveloppe,
Le couvrant contre les morsures du froid et le protégeant des tempêtes,
Voici le cœur offert en ce sourire.
Point n’est besoin de tout découvrir.
Point n’est besoin de tout vivre.
Je L’ai vu et sur la pointe des pieds, il s’est soudain élancé.
Toi, mon frère en L’Humanité,
Mon cœur n’est point séparé.
Que Ta souffrance, Tes douleurs, soient Le Lac de Beauté !
Sais-tu ?
Un jour, j’ai rencontré celui qui dans l’alcool sombrait, et ses yeux m’ont bouleversé.
Je me suis vu en lui.
Suis-je aussi sa douleur ?
Sais-tu ?
Des marécages de nos errances, il est une Fleur, Oiseau de L’Âme.
Jamais, le Pèlerin n’oublie son humanité, au bord des chemins qu’il a croisés.
Il dit : je T’ai vu.
Je ne T’oublie pas.
Je suis là.
Il n’a ni jour ni nuit, pour lui.
Il est à veiller.
Lors qu’il scrute l’horizon, il frémit : L’Aube vierge du passé est une Fiancée.
Elle lui rappelle que L’Essence est, en ce cœur, même ravagé.
Il est de tels secrets, en chaque seconde, devenue Éternité, telle est La Vie, qui n’est pas un sursis.
Elle est ce Pont transitoire, et les âmes se côtoient, et parfois se fuient.
Sais-tu ce qu’est le vrai langage ?
L’Âme de Son Intention est bienveillante et demeure à jamais indemne des blessures.
Il est un Baume cueilli en L’Azur, à La Fleur, qu’une abeille très savante, sait retrouver, et butine avec Amour.
En Ce Pollen, La Lumière est étourdissante d’ivresse guérissante.
Sais-tu ?
Dis : je pardonne, car le pardon est meilleur.
Ainsi, en L’Ailleurs, tu voleras si haut, que le rire te surprendra de Sa Pleine Victoire !
Jour après jour, conquiers l’insolite et brandis le Joyau qui ne jamais ternit.

Peinture de Kevin Sloan

Il ne vient jamais comme on L’attend

 

Tu es Beau de Ton Sourire.
C’est là que je veux m’allonger, Ô Toi !
Dieu de mon Enfance, Toi, Ô Compagnon.

Tu as plié Les Distances de L’Espoir que Tu possèdes en Ta Miséricorde!
Dieu de La Fourmi, de La Capucine, du Hanneton, de La folle Herbe, des Lacs de Ton Immensité, des Vallées de Ton Amour, des élans de L’Arbre, du vol des oiseaux aimantés, des voûtes inconnues de Ton Azur.
Dieu de La Flamme, des Bosquets féeriques, des fleurs minuscules, des rires de L’Enfant.
Dieu des Amants, des Jardins de Ta Proximité, Ta Compagnie, intime.
Dieu de la Veine Jugulaire !
Dieu du Sanglot, Dieu de Tes Manifestations.
Dieu de notre Guidance !
Ne dis pas : Il n’est pas Là !
Ne dis pas : je ne vois pas !
Ne dis pas : cela ne m’est pas donné !
Ne dis pas : je n’entends rien !
Ne dis pas : je suis loin !

Tu es Dedans, mais tu ne le sais pas.
Ne dis pas : ce n’est pas comme je le croyais !
Justement !

Il ne vient jamais comme on L’attend.

J’étais un Trésor Caché

Taj MahalPeinture de Bruno Feitussi

 

Broderie des effets de Ton Souffle,
Clarté de Ton Jour en notre approche,
Les pas sont notre Amour,
Des seules Réalités de notre existence.

Gerbes en ces parois de L’Âme,
Qui n’est ni d’Orient, ni d’Occident !
Ô Subtilité, lors que ne subsiste que Ta Présence !
Émerveillement des Bontés de La Rencontre !

Tu es venu en marchant,
Je T’ai suivi en courant !
Je n’ai pas su T’attendre.

Corolle des matins de Ton Eveil,
Et de La Nuit de Tes retrouvailles,
Dans Le Secret de Ta Volonté,
Lors que Tes lèvres dessinent Les Épousailles.

Ô Dune de nos rondes qui se sondent,
Ô Regard qui ne faiblit pas !
Ô Connaissance qui encense !
Ô Suc des parfums irisés des Roses sublimes,
L’Âme s’allonge sur les pétales de Tes Pas,
Lors que les yeux s’ouvrent à Ton Miroir,
Le Reflet est mille images à la fois !
Ô Fulgurance du monde qui prévoit !
Tu as devancé toutes les Cloches,
Et Tu as devancé tous mes pas !
J’ai vu Ta vive Marche en moi.

Tu as devancé tous Les Minarets,
En la seule prosternation du Cœur.
Le Temple est Ton Jardin,
Qui de ses gracieuses offrandes
S’élargit des élans de notre pudeur !
Comme gravitent ces prières,
En L’Aube de notre Rencontre !
Ne sont-elles pas Tiennes, Ô Orant !
Tes genoux saignent de Ta fidélité.

Tu as devancé les verts pâturages,
Et longé les fleuves indolents !
Comme est pâle L’Aurore devant Ton intrépidité !
Dans les vallées que cachent les Lumières,
Se lèvent Les Soieries de Ton Drapé !
Ainsi en est-il des Paroles du Sage :
J’étais un Trésor caché !

Mots (2)

Illustration de Honor Charlotte Appleton (1879 – 1951)

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Poète, que tremblent Cieux et Terre,
Des mots gorgés de Ton Désir!
Au bout des mots que l’on expire,
Les subtilités révèlent enfin Quelque Mystère.

Ne sont-ce pas aussi les quintessentes prières,
Puissant Breuvage, qui a Tes lèvres suffisent ?
C’est en Ton cœur que les larmes se font chair,
Lors que Le Souffle traverse Ta Poitrine conquise.

I. Enfance des Mots

Tapie sous un manteau de Lumière,
Lors que les Peupliers magistraux dansent du vent amoureux,
Que ces valses de silence enlacent tes genoux studieux,
Que tu t’effaces devant les mots qui sont Ta Réalité intérieure,
Tu es La Seule Conscience de L’Éclosion du moment.
Tu lèves un regard vibrant de Reconnaissance,
Et soudain, les mondes sont à danser et faire de jolies Révérences!
Louanges à Celui qui tient en Sa Main ces myriades de Feu qui brûlent du Feu de L’Essence !
Toi !
Les mots sont à Ta Bouche, Le Suc de L’Enivrante Impétuosité !
Des Nectars du Miel et des Liqueurs de Ton Fleuve Virginal.
C’est ici que L’Esprit sait : Tu es La Source irriguant Les Calices de Ton Amour !

Ruisselance

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C’est aux lèvres du Ciel que La Bouche s’extasie
Des Paroles recueillies, en ce cœur de vibrance.
C’est en Ce Regard que La pupille frémit,
Lors que palpite La Singularité d’un Silence.

C’est en ce bruissement qu’est La Présence.
D’Elle, s’écoulent les filets de la ruisselance.
Les étoiles de La Quintessence,
En cette Fusion, chantent Leur Réverbération.

– Se sont fait mille et une Révérences.
– Se sont, tour à tour, effacées.
– Qui donc ?
– Les beautés de La Conscience.
– Où s’en sont-elles allées ?
– Sur les monts de L’Évanescence.
– Quels sont-ils ?
– Les Royaumes de La Proximité.