La caravane passe

La caravane passe,
Tremblant le soleil,
De tous les horizons,
Sanguinolente danse,
Dans l’effondrement d’un monde,
D’une puissante indolence,
En ondulations submergeant l’onde,
Témoignage de notre silence ;
La caravane passe,
Meurtrissant ces dunes sauvages,
Et le pont frôle notre Aube naissante,
Au sein même des effluves du mirage,
Quand dardent les rayons,
Sur le lac marbré de sable,
La caravane passe,
Indifférente aux affres,
Lors que crissent les pas des chameaux,
Et que les grains glissent sur la peau,
De ton effervescente constance,
Mais la caravane passe,
S’unissant au vent,
Durant la veille transpirant tel un sevrage,
Nos mots jaillis dans l’étrange phrase,
C’est là qu’au creux de la dune,
Danse encore notre fièvre opportune,
Qu’avive l’affleurement nocturne,
Puis que la lune enveloppe le jour
D’étoiles virginales
Tandis que souffle encore le murmure
Et rappelle un feu étrange,
Prégnant de notre Amour
Emprunt de douceur suave
Mais vois-tu,
la caravane passe.

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