Ivresse

Deux oiseaux tournoient des chants de L’Âme heureuse.
Leurs ailes se font Révérence et explorent les vents.
Furtivité des ondes les embrasse tandis que l’Ivresse les suspend.

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Alanguissement

N’aie crainte de traverser Les Ténèbres qui sont La Nuit de Ton Inconnu, ni n’aie crainte d’entrer dans l’obscurité de Ton Âme. La Nuit s’abandonne de l’intrépidité du cheminant, puis s’éclaire des soleils de Ton Aspiration. Alors, L’Aube est Ton Éternité !

 

Alanguissement des âmes est Signe de Providence.
Des couleurs de L’Hiver qui nous étreignent de Réminiscence.
Voici Le Ciel qu’offrent les yeux de la Présence.
L’Onde des Arcs parle.

Je n’ai pas de vie en ce monde.
C’est en La Solitude que s’élève Le Regard.
Vois comme les pieds sont légers de Ton Espoir.
Ici, L’Âme reconnaît et plonge
Dans Les Nues éthérées.
Oiseau de Beauté !
Tu ramènes les Joyaux d’une Épopée.

Mon Âme des Réalités de L’Amour !
Le Vent irrigue L’Unique Jour.
Ont-ils compté ?
Un Seul instant qui n’a jamais cessé !
Ô Perception des Silences du Monde Occulté !
Cueille Ce Jour et… contemple en L’Éternité.
Une feuille doucement glisse sur Le Fleuve de notre Discours.
Bois en La Lumière du miroir pacifié.
Une Perle, vaste comme L’Infini,
Suinte à Ton Front transparent.
La Voix court et frémit de L’Amour.

Hirondelle Flamboyante

10167939_314984401981883_7384003337910775331_n.jpgPeinture de Christian Schloe

La Mort Flamboyante exalte L’Intensité de mon Désir.
Et Toi Printemps Ardent de mon Âme, savoure L’Instant!
L’Hirondelle s’est nichée en ce Cloître insaisissable et frémit.
Des Ailes de Sa Légèreté, son cœur bat contre le mien.
Ne fais aucun mouvement, Je suis là !
Ne respire pas, Je suis entre Ce Souffle !
Ne parle pas, je suis Toi !
J’ai pris Ta voix et Je chante.
Hirondelle de mon Automne, Tu es en L’Azur de mon Émoi.
Cristal de mon Silence, vibration de mes larmes !
Rosées translucides de L’Expir infinitésimal !
Contraction de cette mort qui me donne La Vie,
Qu’est-ce donc que ceci ?
Hirondelle des frémissements du Jour, et des douceurs de La Nuit !
Les lambeaux de ma douleur sont alors Ma Joie !
Chauffe mon cœur, pétris-le de Ta Présence et ne jamais l’abandonne !
Amour des Quintessences, des sublimances, du Retour Virginal !
Petit oiseau frêle, petit oiseau fort !
Tu braves les tempêtes de mes insouciances et tu voles sur les vagues de ma fougue !
Mes mains fouillent en Ta douceur et le corps s’allonge des suppliques.
Hirondelle de ma chair et Hirondelle de mon Âme.
Que fusionnent éternellement nos êtres en L’Amour !

Sur le flan de Ton Coeur
Une Porte s’ouvre
C’est Là que je me trouve.
Dans le Secret de Ton Être.
Et Je T’aime, et je T’aime !
Ici est gravée L’Épitaphe de mes mots !
La Pierre se scelle du Noble Sceau.
Et Je T’aime, et Je T’aime.
Lumière de mon corps.
Je suis à mourir de Ton Essor.