Conte des sept Orients

stefanonafets: “ Jacobello Alberegno, Triptyque de’l Apocalypse (1360-90) ”

Des tourments pour arriver jusqu’au Jardin, Ô mon Souvenir, Réminiscence de Ton Visage aux Lumières de Ta Grâce sans qu’imperfection ne soit en cette disgrâce à venir s’y pervertir. Ultime de Ton Rappel au pur moment et Ta Présence quand nous prenions en cet espace, le temps du matin qui joue avec la nuit, la révérence, telle la mariée et Ses Voiles, puis des multitudes de La lampe esseulée éclairant les signes puisés en La Lecture ouverte du Corps-parchemin, et quand ivre, il n’est qu’une Louange : Toi ! Ô Rose de notre Contemplation cuisante, versée en notre feu, cœur irradié de sept flèches. J’ai goûté aux sept tourments inscrits sur la face obscure de Ta Lune et j’ai traversé les sept ponts pour qu’ils se résorbent en L’Un, les enfilant comme on enfile les perles, et des mots que j’ai bus à Ta source dont je n’ai pas même cherché le Vin ; pourtant, Tu as versé le Lait mêlée à L’Eau et j’ai bu le Raisin de La Coupe invisible aux regards, sans que je ne l’ai désirée. Visualisant les six points cardinaux, Le Corps devint Croix et en L’Élément subtil, Il plongea, lors que mon corps tremblait des affres, Ô Vide abyssal ! Mais, quelle est donc cette Conscience au milieu de la secousse ? Que nous montres-Tu là, Ô Âme, Ô Vie ? le froid était plus froid que le froid et le feu ne brûlait pas, ni ne réchauffait le cœur meurtri. Les vagues avaient jailli dans le chaos comme des lames acérées, mais Tu me tenais d’une poigne ferme et Quand tout se dissolvait dans L’Océan de Vie, La VIE disait : Je suis là. – Mais qui est là ? Qui est Là ? – Ta Présence en Ma Présence, car aucun instant ne demeure hormis en Mon Instant. – Ô Contemplation qui vient de La Vision sûre, qui voudrait être effrontée, qui voudrait franchir les étapes sans discontinuité, et nulle Vision hormis Ta Vision. Qui voit ? Oh ! qui voit ?  Il me fallut traverser le désert, puis gravir la montagne. Mais que me dit-on alors ? Le Jardin apparut, comme dénudé, et Tu me dis : Entre ! L’homme se dressait en sa lumière pour faire un geste large, puis Il nous apprit à nommer les sept flèches. Chacune avait sa couleur, et chacune étaient reliées à un fleuve, puis chacune contenait les formes subtiles du corps. Et chaque forme nous reliait à d’autres mondes et je finis par voir que le Jardin était à se peupler depuis les sept flèches qui avaient transpercé les frontières et tous les aguets.

Océan sans rivage© Conte des sept Orients, Les sept flèches.

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