Trois lunes et trois étoiles

Trois lunes et trois étoiles, chacune allumée dans un ciel noir. Trois lunes et trois étoiles, suivirent le ciel d’une montagne, parcoururent l’étrangeté d’un désert, les épanouissantes joies hivernales, les grains de poussière sous les pas, les ruisseaux d’une Dame. Trois lunes et trois étoiles gravirent les champs d’un espace mémorable, puis exécutèrent une ronde parsemée de florissantes allusions. Le cœur de la Dame fit un bond et sous un palmier resplendissant, les mots furent une douce oraison. Chaque présent avait la beauté des lunes, la beauté des étoiles. La glorieuse remembrance de la solitude quand le cœur devient le ruisseau d’un Diamant, l’union exaltée du moment de vérité. En ce tréfonds, l’éclosion de l’âme, les effervescentes théophanies de notre épopée. Trois lunes et trois étoiles, et des réjouissances tel que le monde tremble de nouveau, jusqu’aux confins des terres, à l’isthme du renouveau, lors que les Jades de notre Epousée mariale ont les couleurs nobles de Ta Respiration.

Le Souffle Vital

Le « je » n’avait pas de déclinaison. Le monde était uni dans son plus grand ébahissement. Nous ne fuyions pas à ce moment, puisque tout était en sa nature primordiale. Les mots ont une grande importance en ce qu’ils révèlent. Les mots étaient images, et les images étaient des mots. Comme pouvait-il y avoir de séparation ? La vie était les mots et les mots étaient la vie. Le palpable rejoignait l’impalpable et l’impalpable rejoignait le palpable. Le corps était langage et s’inscrivait dans le langage, tandis que le corps était l’image et l’image était le symbole. Le Récit était l’image et l’image était le Langage. Le Langage était Essence et L’Essence était L’Origine. Le Corps devenait L’Origine et L’Origine devenait Lecture. Les uns s’entremêlaient aux autres et les autres fusionnaient avec les uns. Le Souffle était mouvement et Le Mouvement était L’Apnée. A l’intérieur était La Pulpe et à l’intérieur de La Pulpe était La Vision. En La Vision de L’Intériorité était La Vision du Retournement et à l’Intérieur était l’Extérieur et L’Extérieur était L’Intérieur. Le Ciel était en bas et La Terre était au Ciel. Les Pôles s’étaient inversés et La Vision s’ouvrait au Regard. Il fut un temps de Chaos, mais le Chaos était un Magma. Du Magma jaillissaient les mots et des mots jaillissaient le sens. Quand La Question se formulait le détachement était puissant.

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Nuit Bénite

La nuit de Noël a toujours été compénétrée d’une intensité peu égalée.
Nuit solaire, nuit de la nuit.

Quand j’étais enfant, j’éprouvais une grande émotion, parce qu’il me semblait que la nuit s’étendait lointainement, dans un autre monde, et je me voyais visiter cet endroit précieux dans une sorte de vêtement invisible. Personne ne me voyait traverser tout cet espace et rejoindre le palmier sous lequel s’était réfugiée la très pieuse et sainte Marie. Je la voyais enveloppée par les étoiles, par la lune et même par le soleil, celui-ci ceignant de radiance son corps de jeune femme. Dans la nuit étincelante de Lumière, dans la profondeur de l’enfantement, je m’accrochais aux mains tremblantes de la très pure Marie. Les larmes effusives de notre Amour tournoyaient dans le Ciel émerveillé.

Vous souvenez-vous de ces pieux Rois ? Ils avaient perçu, dans l’océan d’étoiles, une comète qui annonçait La Nouvelle. Ils firent Le long Périple de leur âme, se retrouvèrent au cours de la traversée dans le Désert et arrivèrent ensemble jusqu’au Roi sublime. Ils étaient dans la ferveur de La Reconnaissance. Le premier Mage offrit à L’Enfant-Esprit, l’or et fit une Révérence, inclination devant l’attribut Royal ; le second Mage offrit l’encens, symbolique des mondes éthériques et des mystères du Rite, puis salua en Lui, le Prêtre ; enfin le troisième lui offrit la myrrhe ou le Bouclier d’incorruptibilité et le salua comme Prophète ou Maître spirituel de la Guidance par excellence. Ces trois Mages sont eux-mêmes la Représentation des trois mondes : Cops-Arche-Esprit. Ne sont-ils pas ainsi, la manifestation universelle, en cette Triade, dont Le Principe triangulaire, donne à L’Unicité absolue ? Hauteur effusive du Signe fervent et de La Reliance actualisée du Corps de L’Homme. Tradition synthétisante de La Munificence de L’Homme, Ô Fils de L’Homme ! En L’action Mariale de Sainteté au sein de La Terre virginale de L’Epousée, Réalité-Une de La Religion Primordiale, précurseur de La Délivrance.

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Armoise

Dans la campagne éternelle que charment quelques herbes,
Plutôt avivée par une pluie légère, en lisière solitaire,
Aspergée d’étendues de fougères qui nous font leur superbe,
Se dressant anonyme, voici qu’une tige florifère,
Qu’impose sur le chemin l’armoise sauvage et experte,
Devient telle une légitime emphase, la seule plante apothicaire.


Dans le langage des fleurs, la santé est ainsi appelée de tous les vœux en offrant l’armoise. La plante est aussi symbole de fidélité et de constance amoureuse. Par ses propriété emménagogues, l’armoise est fermement associée à la féminité, à la sensibilité, à la virginité.

***

Comme s’offrirait le principe féminin aux exquises affinités occultées, gracieuses et sauvages, aux abords de la route, baume purifiant, sans que le chemin ne soit jamais oublié !

Immersions (1)

Quand le Corps s’évanouit et se consume,
Vois comme demeure notre entente,
Corps de Ton Appel,
Chaque membre devient Ton Souffle,
Dans l’écartèlement sauf,
Au bourdonnement d’une Trompe,
Se nichant au sein d’une Ruche,
Le miel abonde,
L’Abeille au Son d’une Timbale
S’exclame,
Mais La Reine entend le tambour,
Rien qui ne saurait la distraire.

Le ressac

Tout ce qu’une mer rejette dans les bras d’un ruisseau
Tout ce ressac au-delà des flots
Tout ce que Tu fracasses sur les récifs
Toute L’Alchimie du Verbe.
Dedans ! « فیه مافیه »
Épousant le flanc des eaux,
Et mon Amour palpant les parois,
Tout ce qui reste sur un rivage,
Le sable fin du sel de nos ébats,
Te toucher dans L’Étreinte du Souffle,
La chair de L’Esprit n’en finit pas,
Tandis que Le Corps devenu Lumière,
Éternel Eden,
Dedans ! « فیه مافیه »
L’Océan, remous de mon délire,
Mes mains devenues notre Parfum.
Ne me dis pas, ne me dis rien
J’en viens,
C’est là que mon corps est né,
Dans la vastité de Ton Ombre
Au creux de Ta Lumière
Dans La Terre de Ton Verbe,
L’Encre de Tes mots.
Ni avant, ni après
Le Temps est notre Chant
Le Cœur Ton Sceau.

Dire jusqu’à faire, ne jamais se défaire des mots en substance, qu’ils coulent en nos veines et nos actes, telle une épée fendant les sillons de nos labours, qu’ils soient ce Dedans, ni extérieur, ni intérieur, le temps de la seconde, le temps ADN, le temps de la Présence en La Reliance, en Lui, dévoilant l’autre monde, celui de notre ombre. Poète de mon âme, les flots ont déchaînés les océans de nous-mêmes. Crucialité de L’appel. Poète ne jamais renonce !

Rêve éveillé

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Le Soleil avale l’ombre,
Puis réjouit les neutralités du Voyage,
Aux Semences stellaires,
Le goût de l’espace,
Sans que rien ne vole un effet,
Viens-tu m’embrasser,
Aux rivières de ma Lyre ?
Ne délie pas mes courbures,
Ni n’avance sans brasser les chevelures,
Des Lunes dont le bleu asperge,
Les fruits que planifie le Miroir.
Et je T’aime,
Dans les nuages de Tes Mystères,
Et je lance sans ternir,
Les feuillets,
Apposés comme Le Sceau.
Et je T’aime,
Des sphères de nos nébuleuses,
Sans que s’achève La Rencontre,
Dans les strates de ce que Tu sèmes.
Viens en cette Terre défrichée
Affranchie des poids du monde
Alliance des Verbes qui tissent
Les Reliances de La Prophétie !
Et je T’aime,
Réalité du Rêve qui s’éveille.

Le Jus d’un sureau en la baie mûrie de L’Arbre, lors que Le Soleil se laisse surprendre en Lui-même. Poète, à Tes mains coule L’Aube vermeille. L’intensité pure substantielle a devancé, et dans le fusionnement a attiré Ton Appel, et L’Appel est intensité d’Être révélée de Ton Intensité.


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Camélia

L’élégance était de mise, au bourgeon à peine rosi,
L’on fait maintes révérences,
Légèreté, mais candides surprises.
D’Amour, comme l’on est éprise !


Le camélia symbolise la fierté et le sens de l’honneur. Le camélia blanc évoque le dépit et le dédain, on l’offre à une femme qui ne semble pas sensible à l’amour que vous lui portez. Le camélia rouge exprime quant à lui, une grande admiration pour la personne aimée. Dans le langage des fleurs, le camélia de couleur rose exprime la fierté d’un amour partagé. La fleur du camélia signifie toujours un désir, une flamme dans le cœur de celui qui l’offre, c’est la fleur qui exprime avec perfection : l’adoration, la perfection ou la beauté de la personne aimée.

 

 

En langage des fleurs, quand le cœur s’épanche, je goutte, avec mystère, le bonheur de vous aimer.

Conte des sept Orients

stefanonafets: “ Jacobello Alberegno, Triptyque de’l Apocalypse (1360-90) ”

Des tourments pour arriver jusqu’au Jardin, Ô mon Souvenir, Réminiscence de Ton Visage aux Lumières de Ta Grâce sans qu’imperfection ne soit en cette disgrâce à venir s’y pervertir. Ultime de Ton Rappel au pur moment et Ta Présence quand nous prenions en cet espace, le temps du matin qui joue avec la nuit, la révérence, telle la mariée et Ses Voiles, puis des multitudes de La lampe esseulée éclairant les signes puisés en La Lecture ouverte du Corps-parchemin, et quand ivre, il n’est qu’une Louange : Toi ! Ô Rose de notre Contemplation cuisante, versée en notre feu, cœur irradié de sept flèches. J’ai goûté aux sept tourments inscrits sur la face obscure de Ta Lune et j’ai traversé les sept ponts pour qu’ils se résorbent en L’Un, les enfilant comme on enfile les perles, et des mots que j’ai bus à Ta source dont je n’ai pas même cherché le Vin ; pourtant, Tu as versé le Lait mêlée à L’Eau et j’ai bu le Raisin de La Coupe invisible aux regards, sans que je ne l’ai désirée. Visualisant les six points cardinaux, Le Corps devint Croix et en L’Élément subtil, Il plongea, lors que mon corps tremblait des affres, Ô Vide abyssal ! Mais, quelle est donc cette Conscience au milieu de la secousse ? Que nous montres-Tu là, Ô Âme, Ô Vie ? le froid était plus froid que le froid et le feu ne brûlait pas, ni ne réchauffait le cœur meurtri. Les vagues avaient jailli dans le chaos comme des lames acérées, mais Tu me tenais d’une poigne ferme et Quand tout se dissolvait dans L’Océan de Vie, La VIE disait : Je suis là. – Mais qui est là ? Qui est Là ? – Ta Présence en Ma Présence, car aucun instant ne demeure hormis en Mon Instant. – Ô Contemplation qui vient de La Vision sûre, qui voudrait être effrontée, qui voudrait franchir les étapes sans discontinuité, et nulle Vision hormis Ta Vision. Qui voit ? Oh ! qui voit ?  Il me fallut traverser le désert, puis gravir la montagne. Mais que me dit-on alors ? Le Jardin apparut, comme dénudé, et Tu me dis : Entre ! L’homme se dressait en sa lumière pour faire un geste large, puis Il nous apprit à nommer les sept flèches. Chacune avait sa couleur, et chacune étaient reliées à un fleuve, puis chacune contenait les formes subtiles du corps. Et chaque forme nous reliait à d’autres mondes et je finis par voir que le Jardin était à se peupler depuis les sept flèches qui avaient transpercé les frontières et tous les aguets.

Océan sans rivage© Conte des sept Orients, Les sept flèches.