Cœur épris

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Un tambourin suit le balancement du cœur épris.
L’Été s’irise des volutes de L’Encens d’un soir,
Quand vous me dites : La Rose n’est jamais du gris des Nuits.
Elle est pourpre des effusions du doux regard.

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L’Écrin

Hayami Gyoshuu, 速水御舟 (1894 - 1935)

 

 

 

Si loin ou si près,
Je vous vois toujours.
Vous m’avez offert un coffret.
En Lui, Le Trésor perle de vos effluves.
L’Écrin est Mystérieux, mais la Rose en est Exquise.

L’Être à ma Rose

 

Désormais Le Ciel tremble à Tes Pétales
Du vide écorché en La Béance, Le cœur en Emoi.
Les mains effusives des constellations d’une Joie
Voici Le Sacrifice en offrande d’Etoiles,
Lors que les chemins se séparent des croisés.
Les douceurs vespérales sont les lumières
Du Ruisseau s’écoulent encore mille larmes d’Ether.
Ô ma Rose ! En ton Transpir des Lunes subliminales
Je plie le genou sans que rien ne soit fatal.
L’Être s’est retiré en une région inconnue.
Des effluves du Matin apaisé de ta douleur,
Voici les seules mains qui se sont tendues.
Puis T’attendent en ce Vase qui devient flot de douceur.
Rose des petites fleurs qui se cachent dans les sous-bois.
Rose de mon pas léger sur le sentier qui chante.
Je marche en cette paix que je ne saurai quitter.
Vois les violettes se parer des senteurs de l’enfance
Des jonquilles qui sont telle la clairière à tout éclairer.
Prends cette âme qui sur les bruyères s’enchantent
Des envolées de papillons que le vent fait danser.
Ô ma Rose des pluies providentielles et des brumes
Des promenades de notre errance, Ô ma Rose de L’Aube !
Quand suintent les perles des sangs de mon corps transpercé.
Ô douleur qui devient le filet d’une Joie qui semble s’esclaffer !
Tes épines se font violence en ce torrent et je bois au silence.
L’Être à mon cœur fluide de tes soubresauts occultés.
Mes mots s’accrochent au Parfum de Ta Sublimité.
C’est là que je me suis reposée et que je continue à T’aimer.
Rose de mes dunes et de mes plaines éblouies par Ta Majesté.
Là-bas s’envole aucun de mes regrets car tout est Lumière,
Sans que les Beautés ne soient jamais à se faner.

 

Ascension de Papillons

 

Il est un papillon, tout frêle mais empli de fougue.
Animé par Le Désir Ardent, il entreprend une Ascension.
Peu importe comment il vole.
Il ne sait que voler.
Le Désir l’emporte.
Ou bien est-il emporté par Le Désir ?
Son minuscule petit cœur palpite des mille couleurs.
Le Désir a Son Regard.
Le Désir possède des yeux.
Le Désir est en Sa Faim, sa Noble Finalité.
Soudain, le papillon rencontre un autre papillon.
Celui-ci est essoufflé.
Le voyage est long.
Le voyage est éprouvant.
Sur les ailes incandescentes se sont déversées mille tourmentes.
« Aide-moi, aide-moi à m’élever jusqu’au firmament, jusqu’au Dôme Céleste, c’est là que l’on m’attend ! » supplie-t-il.
Alors, plein de zèle et d’Amour, les voici ensemble à gravir les vagues successives du Ciel.
Les ailes s’unissent et fusionnent en ce Désir, ivres des vertiges de La Montée.
Leur Joie consume leur fatigue.
L’un veille sur l’autre.
Est-il un seul qui ne donne à ce Voyage la pleine mesure de L’Amitié ?
Si l’un faiblit, alors voilà que l’autre devient Sa Force.
Tour à tour, cette ascension devient une Danse Sacrée.
La Lumière les touche de Sa Grâce.
Les voici vêtus de Soleil.
Ils ne savent plus qu’ils sont deux.
L’ont-ils jamais été ?
Leur regard se noie dans L’Océan de Leur Amour.
Suis-je encore le papillon de l’individualité ?
C’est à deux que nous sommes devenus Un.
En cet Empyrée, ils sont les désirés de La Lumière.
Ils sont aussi L’Exhalaison d’une Vesprée qu’enchante une Rose éclose en ce Secret.

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Océan sans rivage

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Le Roi est de Retour

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Il est des souffles ultimes qui sont La Pureté même.
Il est un grand itinérant qui a entendu l’Appel.
Il est en marche et Je l’appelle comme Je l’aime et comme il M’aime.
Est-il un autre qui sache aimer mieux que L’Amant Suprême ?
Les secondes sont des millièmes de secondes encore déployées depuis les vagues de L’Océan éternel.
Est-il un Amour qui périsse lors que Je suis Celui qui aime ?
Est-il un Amour qui s’épuise lors que Je suis La Source même ?
J’épouse chacun des écueils de ton être et Je m’unifie en Ce Mystère de La Présence.
C’est en Ce Retour pur que Je suis Le plus proche de toi, lors que jamais Je ne m’éloigne de ton être.

Sur les ondes qui courent en rondes successives, lors que les rives s’unissent et qu’il n’est plus aucune rive mais uniquement Le Ciel, voici les vibrations d’un Chant Puissant :
Est-il à se pouvoir limiter, lors qu’il est Le Seul Décret depuis L’Origine de L’Origine ?
Mon Regard s’efface en permanence en l’impermanence puis renaît en ce Lac de L’Immortalité.
Le corps est L’Épousée des flux de Son discours qui est Le Seul à jaillir depuis les effluves de son Haleine chaude.
Oh sachez aimer, sachez aimer, car Je suis Le Vrai Amour !
Pureté et délicatesse en ces soies ondoyantes.
Peux-tu encore poser un pas lourd en ce sol de L’Immaculée ?
Les vents célestes sont les vibrantes éclosions du Son de L’Indicible.
Oh sachez aimer, sachez aimer, car Je suis Le Vrai Amour !
La Gorge qui vibre est une Lumière jaillie depuis les Réserves abondantes des Nuits que l’on reconnait.
Sais-tu ce que sont les nuits ?
Elles sont les ourlets de l’intimité qui se veulent entier Secret en notre Alcôve!
Les Mains sont les vives caresses du Seul qui sait toucher !
Oh sachez aimer, sachez aimer !
Les cascades de pudeurs, lors que les Sources bouillonnantes sont à ruisseler de Sa Quintessente Vérité !
Il a drapé les gestes de la pure Poésie et Il a enveloppé les vallées de Son Auguste Majesté !
Il a effleuré les ruisseaux qui se sont mis à chanter.
Les Tapis se sont déroulés en leur Musicalité !
La douceur des nobles Parures de Sa Beauté !
Oh sachez aimer, sachez aimer !
Les corps sont les voiles de Sa Luminescente Présence, et leur parfum, les signes de Son éloquente Révérence.
Il a placé les Montagnes qui voguent sur Les Prestiges de Sa Munificence.
Comme la grossièreté ne sied pas à Son Irradiance !
Comme les négligences sont les vulgaires discours des oubliances de l’Humanité !
Il est à nous convier à La plus belle des Audiences !
Il est Le Roi d’un Royaume intouché.
Les essences de Sa Réalité s’invitent en cet évanouissement.
Je suis à m’effacer et lors, Tu es là.
Mon Révérenciel Roi !
Les Nobles Parures de Ton Manteau flottent en cette Évanescence !
Une à une les vêtures ne sont plus aucun des voiles du monde visible.
Oh sachez aimer, sachez aimer !
Il est un Roi au Cœur de La Lumière qui est à aimer et encore aimer !
Son Regard est ces signes qu’Il a mis en chaque chose et chaque chose est à Le Louanger !
Lors que Dieu marche, Il est Le Pérégrinant de l’Ineffable Grâce !
L’Éclosion des parfums de Sa Majesté !
En ce Jardin des senteurs uniques, il est une Rose.
Elle est Gardienne de L’Eden de Sa Toute Réalité.
Des Rossignols ont inscrit en une écriture que nul ne connaît, les ondes de Sa toute Vibrante Oraison.
Ils sont les oiseaux des mondes célestes que nul n’a visité.
Ils sont les virginales Aubes de La Toute Lyrique Mélopée.
Rose qui ne meurt jamais !
Nul ne l’a vue.
Nul ne l’a respirée.
Nul ne connaît son Velours.
Elle est La Rose de L’éternelle Vénusté !
Rose d’entre les roses.
Nul ne peut L’atteindre s’il ne devient lui-même cette Rose.
Il est des gouffres et des gouffres et mille combats et mille chemins avant de parvenir à oser poser son regard en sa Seule Pensée !
Oh sachez aimer, sachez aimer !
Les pétales de brocart de Sa Magnificence sont les Jardins qui sont à se visiter, lors qu’Il est Le Seul en Son Jardin !
C’est en ces ondoyances que Le Roi est mille fois La Vierge de La Primordialité !
Il est les mille Noms de Sa Révérence Subliminale !
Il est L’Essence en L’Essence Imaginale !
Le Contemplé du Temple en Sa Sainteté !
Le Roi est de Retour, et Sa Lumière L’a devancé !
Il est Le Seul Vrai Amour !
Nul ne sait aimer comme Il est à aimer !

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Océan sans rivage

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