Était-ce décembre ?

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Était-ce décembre ou peut-être une semence sous terre ?
Mais qu’était-ce donc ? Notre ivresse qui scrutait L’Esprit ?
Cherchions-nous, comme exaltés, ces airs légendaires ?
Vers ces froides régions, nous étions bien partis.

Au souffle de la nuit, j’ai chanté : volons enfin !
Qu’importe si les étoiles nous prennent nos lanternes,
Je veux surprendre tous les vents du soleil en berne,
Et respirer en volutes la forêt de pin.

Volons, mon Ami, Ô mon frère, vers les hauteurs ;
Oublions nos craintes, rencontrons les cerfs sauvages
Dans le froid des blancs manteaux et vifs gagnages.

Courons ! Tandis que la lune veille encore,
Nous tremblerons des clameurs de nos jouissifs cœurs,
Et nous verrons danser nos regards à l’aurore.

Digression (24)

jody bergsma art #wolves; owl; deer; raccoon; man;

Nous finissons par jouer, tremblant au souffle du roseau, et d’incantations délicieuses, nous laissons le soleil advenir de splendeur en sa demeure intrigante. Il est une sorte d’éloge qui vient depuis l’autre rive, quand L’Ailleurs est une Danse. Je reviendrai, petit homme, chaque matin, je reviendrai vous attendre sur le chemin, quand se croisent les aubes naissantes de nos lendemains, je reviendrai, sans jamais lâcher votre main, au silence de l’arbre qui vient. Je n’ai pu oublier les paroles du sage que nous croisions ensemble sur le chemin, feutrés des pas du loup, de l’ours et compagné par la Dame blanche. Il nous en souvient comme d’hier, quand au loin, j’entendais les larmes d’une brume qui proclamait tout de même l’enchantement. Les chérubins se bousculaient secrètement devant le fameux repas de nos noces et nous soupirions en ce sourire cristallin. Nous leur avions fait le récit mirifique des fruits géants, fruits que l’on ne devait pas approcher, sous aucun prétexte. Car il s’agissait de monstres légendaires qui s’étaient malicieusement déguisés pour tromper les petits enfants. Mais, chut ! Rien ne nous embarrasse autant que les cous rigides et les nuques raides. Je cite vos paroles, petit homme. Quand j’étais confinée dans le salon familial, éclairée par une simple lueur de bougie, je lisais les contes des vieilles terres. Pourtant, il m’arrivait de me laisser distraire par cette flamme que je rapprochais le plus possible de mon livre pour être ainsi mieux éclairée, et la cire ruisselait de pâleur jaunie. Petit homme, c’est dans cette alcôve que nous fîmes nos vœux. L’Amour culmine mais l’Amitié est le sublime parachèvement de toute rencontre. Voyez comme les feux follets sont les complices de notre sortilège. Vous ai-je raconté le récit de ces anges qui tenaient patiemment les plats du dîner et comme il nous en coûtait de ne pas alléger leur service en finissant le repas plus vitement ? Nous les cherchions dans les étoiles blanches et la neige chantait des paroles parfumées au goût de l’autre monde.

L’Été rouge (5)

La vie est un voyage qui souvent s’ignore.

╬‴دكر ؟  والا نتايه ؟  نتايه  !  و آدى زبرى﴾﴿ﷲ ☀ﷴﷺﷻ﷼﷽ﺉ ﻃﻅ‼ﷺ ☾✫ﷺ ◙Ϡ ₡ ۞ ♕¢©®°❥❤�❦♪♫±البسملة´µ¶ą͏Ͷ·Ωμψϕ϶ϽϾШЯлпы҂֎֏ׁ؏ـ٠١٭ڪ.·:*¨¨*:·.۝۞۟ۨ۩तभमािૐღᴥᵜḠṨṮ‌‍‎‘†•‰‽⁂⁞₡₣₤₧₩₪€₱₲₵₶ℂ℅ℌℓ№℗℘ℛℝ™ॐΩ℧℮ℰℲ⅍ⅎ⅓⅔⅛⅜⅝⅞ↄ⇄⇅⇆⇇⇈⇊⇋⇌⇎⇕⇖⇗⇘⇙⇚⇛⇜∂∆∈∉∋∌∏∐∑√∛∜∞∟∠∡∢∣∤∥∦∧∩∫∬∭≡≸≹⊕⊱⋑⋒⋓⋔⋕⋖⋗⋘⋙⋚⋛⋜⋝⋞⋢⋣⋤⋥⌠␀␁␂␌┉┋□▩▭▰▱◈◉○◌◍◎●◐◑◒◓◔◕◖◗◘◙◚◛◢◣◤◥◧◨◩◪◫◬◭◮☺☻☼♀♂♣♥♦♪♫♯ⱥfiflﬓﭪﭺﮍﮤﮫﮬﮭ﮹﮻ﯹﰉﰎﰒﰲﰿﱀﱁﱂﱃﱄﱎﱏﱘﱙﱞﱟﱠﱪﱭﱮﱯﱰﱳﱴﱵﲏﲑﲔﲜﲝﲞﲟﲠﲡﲢﲣﲤﲥﴰ ﻵ!"#$69٣١@

Il est une chose que l’on nous apprend depuis des millénaires de diapasons, ainsi nomme-t-on les cycles de nos vibrations successives en L’Echo-Résonance primordial, et malgré cet enseignement, amené à nous avertir que nous sommes des êtres en voie de rassemblement ou de non-rassemblement, à consolider aussi la connaissance irréductible de l’origine, nous avons cette tendance à ne pas nous laisser nous y enfermer. Sans pour autant faillir à la règle de conduite, il nous advient de sortir malgré tout du sentier. Nous nous disons : cela ne se peut. Cela ne peut être vrai. Où bien cela ne peut être une réalité figée. Nous aspirons tellement à L’Espoir du Vivant. Néanmoins, toute la sagesse ancestrale nous y conduit, et cela même à notre insu. Lors, nous nous défaisons de tous les engagements qui ne correspondent pas à notre champ verbal. Je dirai même que par expérience, nous voyons systématiquement ce qui ne nous ressemble pas d’un point de vue vibratoire, s’écarter, irréversiblement. Cela s’appelle le libre-agir. Cela est et Cela se suffit. Telle est la joie ! La Joie n’est pas un bonheur imaginaire que l’on poursuit. Non ! La Joie est de laisser Cela être. Il n’y a ni résistance, ni hostilité, ni vindication, ni justification. Quand Cela est, Il est Sa Propre infinitude et fusionne en l’océan d’Amour. Il n’y a plus de schéma social, ni de système. Il est Cela qui est. Il s’impose sans s’imposer. Il est la réjouissance du Regard. Il se stabilise en Lui-même. Il joue. Et le Jeu est une expression pure. Les modes alchimiques et intériorisés trouvent leur propre modalité. Il est en cette discipline, l’illimité. Les étapes de ce processus dépassent l’entendement et de fait, ne s’inscrivent nullement sur les préconçus sécuritaires et primitifs d’une société, quelle qu’elle soit, du reste. Cela bouscule notre être et cela bouscule tout ce qui n’est pas cette merveilleuse Rencontre, ou Face-à-Face, définitivement exponentiels. Alors, les mains sont jointes, unies en leur symbolique expressive. Nous entrons non plus dans le discours communément doctrinal, mais nous sommes dans la découverte. Nous nous laissons recevoir Cela qui est. Il réveille chacun de nos sens internes, de nos perceptions et nous parle. L’Été rouge est l’Été de La Grenade, du flamboyant coucher de Soleil, du Rubis du cœur juteux. Il s’agit aussi de L’Élixir qui se tinte de toutes sortes de nuances, y comprises celles du Vert…

© L’Été rougeconte des nuits du Silence

L’Île verte (10)

The Coming Squall.John George Brown (1831 – 1913)Peinture de John George Brown (1831-1913)

Depuis les vieilles terres, quand le sel rudoie la côte
Que pourfendent les horizons, il veille vaillamment,
Puis, des enchantements que l’écume vole au vent,
Le capitaine recense les voiles de la mer haute.

Le soleil siège sur toutes les vagues de l’océan.
Des reflets, il en est comme de tous nos repaires,
La noble vigne mûrit patiemment au Firmament.
Hé ! La Joie vient de L’Amour que versent nos pairs.

Hé ! Voici l’homme de cœur, il aperçoit L’Île verte.
Comment ? Il n’est de trouble qu’en l’esprit ignorant.
Bois donc ! La Lyre abreuve le désert de nos lèvres.

Là-bas, l’univers se joint aux Lunes de L’Orient ;
Attisons le feu de joie ! Embrassons nos frères.
La folie des jours de Gloire sourit au Mystère.

L’Été rouge (2)

A mes maîtres enseigneurs, à tous ceux qui sont venus pour faire le relais et nous donner à La Coïncidence, les elfes, les lutins, les lucioles, les fourmis, les abeilles, les arbres, les montagnes, l’océan, le ciel, la lune, le soleil, mes frères, les égarés, les illuminés, les bien-aimés, les bienveillants, les patients, les amis et bien d’autres encore…

╬‴دكر ؟  والا نتايه ؟  نتايه  !  و آدى زبرى﴾﴿ﷲ ☀ﷴﷺﷻ﷼﷽ﺉ ﻃﻅ‼ﷺ ☾✫ﷺ ◙Ϡ ₡ ۞ ♕¢©®°❥❤�❦♪♫±البسملة´µ¶ą͏Ͷ·Ωμψϕ϶ϽϾШЯлпы҂֎֏ׁ؏ـ٠١٭ڪ.·:*¨¨*:·.۝۞۟ۨ۩तभमािૐღᴥᵜḠṨṮ‌‍‎‘†•‰‽⁂⁞₡₣₤₧₩₪€₱₲₵₶ℂ℅ℌℓ№℗℘ℛℝ™ॐΩ℧℮ℰℲ⅍ⅎ⅓⅔⅛⅜⅝⅞ↄ⇄⇅⇆⇇⇈⇊⇋⇌⇎⇕⇖⇗⇘⇙⇚⇛⇜∂∆∈∉∋∌∏∐∑√∛∜∞∟∠∡∢∣∤∥∦∧∩∫∬∭≡≸≹⊕⊱⋑⋒⋓⋔⋕⋖⋗⋘⋙⋚⋛⋜⋝⋞⋢⋣⋤⋥⌠␀␁␂␌┉┋□▩▭▰▱◈◉○◌◍◎●◐◑◒◓◔◕◖◗◘◙◚◛◢◣◤◥◧◨◩◪◫◬◭◮☺☻☼♀♂♣♥♦♪♫♯ⱥfiflﬓﭪﭺﮍﮤﮫﮬﮭ﮹﮻ﯹﰉﰎﰒﰲﰿﱀﱁﱂﱃﱄﱎﱏﱘﱙﱞﱟﱠﱪﱭﱮﱯﱰﱳﱴﱵﲏﲑﲔﲜﲝﲞﲟﲠﲡﲢﲣﲤﲥﴰ ﻵ!"#$69٣١@

De tous temps, l’homme a été un chercheur, et je dirai même qu’il s’est laissé chercher, jusque dans ses abysses. De tous temps, les hommes ont levé intuitivement leur regard au plus profond d’eux-mêmes, et je désire ardemment témoigner ici, de cette douceur exaltée, ce doux tumulte que j’ai évoqué, il y a quelques années. Je me suis assise auprès de vous jour après jour, comme Il s’est assis à mes côtés, et je vous le dis en toute vérité, la beauté est une ouverture au cœur de Conscience. Je ne suis pas née pour vivre ma vie. Cela m’a toujours semblé incongru. Telle était la perception que j’avais de cette venue au monde. L’on m’a enseigné à voir, et quand je suis arrivée, les yeux se sont emparés de mon être, et chaque fois j’en étais bouleversée. Avais-je connu cette ivresse depuis toujours ? D’où me venait-elle ? D’où me venaient ces gorgées extatiques qui dilataient chacun de mes sens ? D’où Cela pouvait-il venir ? Quelle en était la prodigieuse Source ? Les premiers instants frémissent de rencontres en rencontres, et l’on reste silencieux devant l’impalpable que l’on caresse inlassablement de nos mains du cœur. Et quel est donc ce cœur qui s’épanche, se dilate à la conscience des choses, des événements, des détails qui semblent insignifiants et qui soudain attirent notre attention durant de longues heures ? Nos promenades solitaires dans les campagnes, à l’insu même de notre mère, ces longues heures à frôler les abeilles, les fleurs, les arbres, le ciel m’ont charpentée de souvenirs, de réminiscences que j’ai laissés éclore ; telles sont mes révérences à la vie, et je dirai plus ; telle est La Révérence que l’on laisse se révérer en nous. Le monde s’ouvrait en notre poitrine et nous parlait en de menus mots. Le soleil pouvait valser durant le jour et les yeux comprenaient son langage. La lune nous fascinait et jamais nous n’avons regardé les éléments de la nature comme si cela était tout acquis. Lors que l’on se laisse à ce langage, l’on entre en lui. Il vient s’asseoir en nous. Il s’est assis avant même que nous prenions conscience de L’Assise. L’Assise est La Plénitude en la fixité de L’Astre. Je compris très tôt l’incandescence des mots qui vibraient partout. Les sens ! L’Été est le mûrissement du Soleil en notre Corps, en notre Esprit, en notre anima prima, jusqu’à ce que nous passions simultanément toutes les étapes de la conscience minérale, végétale, animale. Collier de Perles ! Tout Cela, tel un rayon fulgurant, vient à révéler L’Âme. Celle-ci est Le Trésor. Alors, je suis revenue d’entre les morts, j’ai parcouru un long chemin, et je me suis dit : impossible de garder cela pour moi. Car depuis toujours, nous aimons L’Autre. Oh oui, nous l’aimons et Il s’aime en nous car notre Corps frémit de Sa Vie. L’Autre est un Corps suprême, balbutiant encore dans ses ténèbres, ce couloir des correspondances avec La Conscience. L’Autre est celui qui se cherche aussi et de fait, je le cherche également. Les distances se plient, s’écourtent en la fulgurance d’une Lumière qui vient de L’Origine. Pure Alchimie en cette Tradition primordiale !

A suivre…

L’Été rouge (1)

╬‴دكر ؟  والا نتايه ؟  نتايه  !  و آدى زبرى﴾﴿ﷲ ☀ﷴﷺﷻ﷼﷽ﺉ ﻃﻅ‼ﷺ ☾✫ﷺ ◙Ϡ ₡ ۞ ♕¢©®°❥❤�❦♪♫±البسملة´µ¶ą͏Ͷ·Ωμψϕ϶ϽϾШЯлпы҂֎֏ׁ؏ـ٠١٭ڪ.·:*¨¨*:·.۝۞۟ۨ۩तभमािૐღᴥᵜḠṨṮ‌‍‎‘†•‰‽⁂⁞₡₣₤₧₩₪€₱₲₵₶ℂ℅ℌℓ№℗℘ℛℝ™ॐΩ℧℮ℰℲ⅍ⅎ⅓⅔⅛⅜⅝⅞ↄ⇄⇅⇆⇇⇈⇊⇋⇌⇎⇕⇖⇗⇘⇙⇚⇛⇜∂∆∈∉∋∌∏∐∑√∛∜∞∟∠∡∢∣∤∥∦∧∩∫∬∭≡≸≹⊕⊱⋑⋒⋓⋔⋕⋖⋗⋘⋙⋚⋛⋜⋝⋞⋢⋣⋤⋥⌠␀␁␂␌┉┋□▩▭▰▱◈◉○◌◍◎●◐◑◒◓◔◕◖◗◘◙◚◛◢◣◤◥◧◨◩◪◫◬◭◮☺☻☼♀♂♣♥♦♪♫♯ⱥfiflﬓﭪﭺﮍﮤﮫﮬﮭ﮹﮻ﯹﰉﰎﰒﰲﰿﱀﱁﱂﱃﱄﱎﱏﱘﱙﱞﱟﱠﱪﱭﱮﱯﱰﱳﱴﱵﲏﲑﲔﲜﲝﲞﲟﲠﲡﲢﲣﲤﲥﴰ ﻵ!"#$69٣١@

J’ai longtemps contemplé les fleurs, puis les arbres. Leur langage devenu ouverture sensorielle du cœur au summum de l’été rouge de notre âme. Il faut devenir une abeille pour goûter aux effluves des saisons et être saisi par leur message. Il existe pour tout être vivant les clés harmoniques de ces vibrations. Vous confierai-je ceci : l’homme a été créé pour ce monde et ce monde a été créé pour l’homme. Et le monde nous parle. Si vous saviez comme cela est possible d’entendre chaque senteur, si vous pouviez prendre le temps de vous asseoir. Asseyez-vous ! Il est en chaque géométrie, des mots qui vous disent ces choses que l’on ne peut imaginer. D’ailleurs, d’où nous viendrait l’imagination ? D’où nous viendrait ce pouvoir de l’abstraction et le pouvoir d’y accéder ? Lors que le Créateur a pétri notre corps, Il a mis les étoiles, les galaxies, les vibrations, les élans, les mots, les noms, les événements, les regards, les univers infimes et ceux qui sont indéfinissables, Il a placé même les objets. Lors que vous regardez une fleur, laissez-la vous regarder. Entrez en son regard. Oh ! Entrez-donc en cela qui est Vivant. Au début, vous serez presque incapables de dire, ni de voir. Peut-être qu’il vous semblera ne voir que l’aspect figé des choses. Peut-être me traiterez-vous de folle, et je vous comprendrai. Oui, mes amis je vous comprendrai. Mais, je n’abandonnerai jamais de venir ici partager avec vous ces offrandes de la Vie. Je serai toujours plus attentive et j’irai très loin pour vous ramener encore quelques rosées fraîches, cueillies à l’Aube. Oui, mes amis, car vous êtes les amis, les frères et les sœurs. Vous êtes cette beauté, ce corps de merveille, cette Arche sublime, ce décrypteur…

Souvenirs du Présent

Яндекс.ФоткиPeinture de Vassili Maksimov (1844-1911)

Debout ou assise, forme qui semble passive
Derrière les longs feux brûlants de l’automnal vent,
Quand nous effleure le passé des rimes expressives,
Nos âmes se racontent les souvenirs du présent.

Qu’ai-je à désirer ferveur autre que la Tienne ?
Nous nous connaissons au-delà de nos vingt-ans,
Unis, en ce sentier, soudés comme deux lèvres,
Et, dans la prairie des feuilles que foulent les amants,

Ruissellent les flux rocheux d’une proche cascade.
Lors que tu franchis la forêt des grands sapins,
L’oraison de notre indicible Amour nous étreint.

Ce songe en L’Empyrée ne tolère aucune incartade.
Inlassable, il n’a de cesse de souffler sur la braise,
Et c’est un arbre qui respire la montée d’une sève.

Tri nox Samoni (3)

Benjamin_West_-_The_Bard_-_Google_Art_Project

Peinture de Benjamin West (1738-1820)

Consonance des voix personnelles, Toi, en conscience,
Tu nommes le vivre et le mourir, cycle des saisons.
Tu voulus, par la Loi naturelle, l’observance.
La vie nous lie à l’esprit par l’incantation.

Sur les tombes en souvenance, qui portent le vivant,
En cette mort, nef qui vogue par la pleine présence,
Il cueille au son impalpable du Grand Silence,
Puis, Il vous parle et vous offre la lumière de l’instant.

Sur l’autre rive, Il sait bien que l’âme reçoit le cœur,
Qui du soupir, pure flamme devient votre conscience ;
J’entends le doux vent ; Je vois la transhumance.

Je relie l’âme à L’Âme, l’empathie du Vivant.
Adouci par les pluies, et tout ce qui fait rage,
Mon Temps se suspend mais c’est l’âme qui voyage.


Le Barde sut recueillir les semences, et sur les tombes, Il voit l’esprit, éternelle âme, éternel corps, sublimité de la vie et celle de la conscience. En son Périple, Il découvrit une porte qui unifie tous les mondes et lors du recueillement, Il envoie la présence par la pensée de lumière. Toi, passé en l’autre monde, Je t’offre L’Amour impérissable, et soudain, l’âme de frémir, lors que le vent passe.

Tri nox Samoni* (1)

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Du pur sang vermeil, quand éclosent les vignes,
Le Ciel est une demeure sur la Terre du Cœur.
Chaque seconde en cette rumeur suspend son signe.
J’ai scruté, longtemps du Vivant, cet intérieur.

De la mort, il n’est aucune peur inextinguible ;
Veuille, mon frère, saisir Le Silence en sa stupeur,
Puis accueillir les raisins mûrs d’indicible.
Quand le souffle est L’Intention, sonde Le Seigneur,

Et La Vallée de la mort est Voie de Lumière.
Paix, Amour sont Louanges, fruits gorgés de douceur.
L’Écho est une larme qui ruisselle sans plus de peur.

L’Étreinte vive, le cœur juteux, beauté singulière,
Se penche sans paroles vaines, en la fraternité :
Je t’ai pris la main depuis ce Temps, L’Éternité.


*les trois nuits de Samain

Digression (22)

Illustration de Anton Lomaev

Le Jardin n’est pas muré, mais il se voudrait de vérité établir chaque pierre, et d’angle appeler l’incisive beauté. N’en doute pas : les mots ont forgé chaque instant. Je n’y reviens pas. Il est ce qui se présente à mon âme, car je suis une pierre que l’on fend comme l’on fend du bois et mon arbre solitaire devient la raison qui me pousse jusque dans la forêt. J’y suis. Du lieu et de l’instant, les feuilles miroitent en abondance. Un Ami nous apprend à ne jamais nous défaire des liens, mais nous en délivre, tout doucement, parce que la lumière est une rencontre qui se boit incessamment dans le bouleversement d’une soudaine clairière. L’on se voudrait muet, mais le silence parle, car il est au-delà des mots, il est au-delà de l’entendement, il est au-delà du bruit, il est au-delà de l’absence, il est au-delà de la présence. Il ne s’enferme pas et chaque fois il est la jetée qui tend Le Bras. Comment ? Est-ce possible ? M’as-tu menée jusque là ? C’est pourtant la délivrance et tout s’estompe et tout revient. Le Jardin nomme les choses et devient l’infini qui découvre la beauté d’une vérité. Petit homme, je ne lâche jamais ta main, précieuse comme une Amie qui frémit et me donne au sillon de l’âme qui fait son parchemin. Tu me dis : celui qui a cultivé son moi, récoltera son moi. Et je sursaute à peine. Le Temps est un frisson sur L’Eau qui danse. Elle jubile de joie ; Elle nous fait Sa Révérence. Des milliers de petites mains qui secouent les lumières éparses, des milliers de petites touches, à l’endroit, à l’envers. Tu me dis : fuis la compagnie des hommes. Je me détourne des leurres, mais aucun je n’abandonne. Telle est ma réponse. Alors, Toi de saisir cet instant qui sourit à ton visage et moi de comprendre. Je t’entends dire : la véritable ascèse est la vie-même. Ecoute-la, elle est à ton image. Cueille Le Jour du Trépas et ne te soucie que d’une chose : au milieu des broussailles, il est une ligne droite et lors que tu marches, trace large car d’autres marchent… Et moi de rire.