Sourire de L’Enfant

En Echo à SmilePeinture de John Thomas Peele (1822-1897)

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Dieu a répondu en te souriant.
L’Enfant est Lumière du Firmament.
Ce que Tu cherches, te cherche.*
Ainsi en est-il de L’Instant qui nous traverse.

 

*Paroles de Rumi

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Joyau qui ne jamais ternit

En Echo à Oubli / Oblivion

WORDS IN THE LIGHT poésie sous les étoilesKevin SloanPeinture de Kevin Sloan

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Pèlerin malgré lui, et pourtant,
Voici le cœur qui se tend des matrices de L’Origine.
Pèlerin, marchant en ce manteau qui l’enveloppe,
Le couvrant contre les morsures du froid et le protégeant des tempêtes,
Voici le cœur offert en ce sourire.
Point n’est besoin de tout découvrir.
Point n’est besoin de tout vivre.
Je L’ai vu et sur la pointe des pieds, il s’est soudain élancé.
Toi, mon frère en L’Humanité,
Mon cœur n’est point séparé.
Que Ta souffrance, Tes douleurs, soient Le Lac de Beauté !
Sais-tu ?
Un jour, j’ai rencontré celui qui dans l’alcool sombrait, et ses yeux m’ont bouleversé.
Je me suis vu en lui.
Suis-je aussi sa douleur ?
Sais-tu ?
Des marécages de nos errances, il est une Fleur, Oiseau de L’Âme.
Jamais, le Pèlerin n’oublie son humanité, au bord des chemins qu’il a croisés.
Il dit : je T’ai vu.
Je ne T’oublie pas.
Je suis là.
Il n’a ni jour ni nuit, pour lui.
Il est à veiller.
Lors qu’il scrute l’horizon, il frémit : L’Aube vierge du passé est une Fiancée.
Elle lui rappelle que L’Essence est, en ce cœur, même ravagé.
Il est de tels secrets, en chaque seconde, devenue Éternité, telle est La Vie, qui n’est pas un sursis.
Elle est ce Pont transitoire, et les âmes se côtoient, et parfois se fuient.
Sais-tu ce qu’est le vrai langage ?
L’Âme de Son Intention est bienveillante et demeure à jamais indemne des blessures.
Il est un Baume cueilli en L’Azur, à La Fleur, qu’une abeille très savante, sait retrouver, et butine avec Amour.
En Ce Pollen, La Lumière est étourdissante d’ivresse guérissante.
Sais-tu ?
Dis : je pardonne, car le pardon est meilleur.
Ainsi, en L’Ailleurs, tu voleras si haut, que le rire te surprendra de Sa Pleine Victoire !
Jour après jour, conquiers l’insolite et brandis le Joyau qui ne jamais ternit.

Peinture de Kevin Sloan

Appel solennel (2)

 

Une chandelle suinte des effets de La Béatitude,
Nul ne peut comprendre combien Le Jour se lève
En cette Torpeur qui s’invite en Ta Mansuétude,
Lors que Les Cieux embrasent nos cœurs endoloris
Des tortures que subissent d’autres sphères.
Nul ne soupçonne les affres que des suppliques
Cherchent dans L’oraison de La Profonde Nuit.
En cette Chandelle, La Douceur d’Un Appel :
Lumière sur les Mondes et Lumière rafraîchissante !
Ton Océan irradie des Grandeurs de Ton Illimité,
Des Lacs de Profusion, et des Réserves de Ton Caché,
Lors que Tu es, en Ta Pureté à décréter et à rendre manifeste,
Lors que les Vallées de Ton Amour sont Le Tout Possible,
Lors que Tu es en Ta Sagesse à ouvrir les couloirs,
Devenus des passerelles pour ceux qui se veulent s’abreuver,
Lors que Tes Pluies sont Les Bienveillantes Présences
Que Le Cœur, en ce Réceptacle, agréé et agréé Ta Réalité,
Lors que Les Assemblées du Monde Occulte Te font encore Allégeance,
Sans nul besoin de cueillir, puisque Tu es Le Seul et Te suffit,
Puisque Celui qui est, est La Satisfaction de L’Esseulé,
De par Les souffrances de La Vision du monde Fraternel,
Des frères de notre Origine, Révélation Christique,
Des Aubes de Ton Pouvoir qui n’ont pas de Commencement,
Lors que les cils de La Paupière sont en Une Majestueuse Révérence,
Et dévoile Le Temps en Son Atemporalité !
Seigneur, sauve-nous !
Extirpe-nous des négligences de notre ignorance,
Ouvre de Ta Rayonnance Les univers de Ta Gouvernance,
Unifie nos consciences en Ton Amour Infini !
Que cesse ces combats menés sur des fronts qui ne sont qu’illusion !
Le Royaume est en nous, et Il est Beauté que l’on oublie !
Le fracas est sourd de La Malentendance,
Certains fuient Ta Vérité et s’en vont en Ton Nom obstruer Ta Lumière !
Seigneur ! Sauve-nous en dépit de nous-même et libère L’Homme de ses aliénations !
Nous sommes sur le parvis de Ta Chapelle et nous nous tournons en L’Orient de notre Souffle !
Nous sommes sur Ton Minaret et appelons à La Vie qui est Pure Transcendance !
Nous sommes sur le seuil de Ta Synagogue et ouvrons les mains.
Toi, Tu es, et c’est en nous qu’est La véritable libération !
Des cimes vibratoires de L’Amour, nous nous élevons.
Le Refuge n’est certes pas celui que l’on croit !
Présence en Ta Présence est source de Pure Joie !

Appel solennel (1)

 

Depuis toujours, il est une interrogation.
Elle est tantôt muette, et tantôt, elle se meurt sur les lèvres.
C’est elle qui nous tient en éveil, et c’est elle qui nous guide.
En Elle, est contenu le germe de cet ici, celui qui dit : qu’est-ce donc que tout ceci ?
D’aucuns pensent que cette sorte de questionnement est uniquement personnel, une forme de malaise que nous serions à manifester par cette sorte de lyrisme que notre voie nous fait vivre.
D’aucuns penseraient que nous sommes à défendre, une chapelle, une église, un étendard.
D’aucuns penseraient aussi que nous sommes en un étalage d’expression, d’emphase, de prétention.
Néanmoins, d’un certain point de vue, ils n’auraient pas tout à fait tort.
Nous sommes tous, à un moment donné ou à un autre de notre existence, Cela et plus encore.
Nous sommes nos paradoxes incessants, nos fluctuations, nos impertinences, notre bêtise, notre ignorance, notre aveuglement.
Nous sommes aussi Cela qui se cherche, Cela qui se pressent, Cela qui se goûte, ne fut-ce qu’un instant, Cela qui s’interroge, Cela qui s’éclaire, Cela qui pleure, Cela qui souffre.
Nous sommes Tout Cela, et plus encore.
Nous sommes ces fleuves humains qui traversons des vallées et des vallées de cycles du Temps et de l’Espace.
Il serait long d’écrire en un seul jet tout ce que nous sommes et tout ce que nous ne sommes pas.
Il est cependant primordial, plus que nécessaire, de nous réveiller de nos torpeurs.
Peu importe qui nous sommes.
Nous sommes.
Cela est déjà énorme comme constatation.
Jour après jour, depuis un certain nombre d’années, nous avons observé.
La vie ne se voulait pas autrement s’écouler sans observation.
En cela, la Vie s’est vécue.
Jamais, Elle n’a pu oublier.
Jamais !
L’Origine !
La Réalité !
La Crucialité de notre Temps.
Nous n’avons pas cherché des solutions pour nous.
Nous ne nous sommes pas mis en route pour nous, uniquement.
Nous avons souffert depuis des milliers d’années des souffrances de L’Humanité.
Nous n’avons plus de mesure pour dire combien cette souffrance nous plonge dans une sorte d’hébétude.
Nous sommes en ce Présent, totalement atemporel, qui se veut faire cette déclaration : il est Temps !
Nous sommes cette Conscience qui se veut éclore et répandre ce parfum d’Amour.
Il est temps pour nous tous, femme et homme, de nous unir en ce lieu intime qui fait de nous des êtres uniques.
Il est temps de nous unir en ce qui ne jamais ne meurt, en ce qui ne jamais nous sépare !
Qu’importe nos différences, elles sont La Beauté de La Multiplicité dans L’Un.
Mais, il est Temps, de joindre nos mains en une chaîne de solidarité qui se veut totalement briser cette roue infernale dans laquelle nous nous enfermons.
Il est Temps de nous délivrer de tous nos conditionnements, de toute cette monstruosité que nous formons depuis notre inconscience et depuis notre irresponsabilité !
Il est Temps d’agir au delà de nos clivages, de nos sensibilités, de nos imperfections, de nos déviances, de nos négligences, de nos indifférences, de nos insouciances, de nos ignorances.
Le Temps est arrivé d’écourter les distances qui nous séparent de notre Réalité.
Le Temps est arrivé ou ce Tout de l’incohérence doit basculer.
Nous avons cette décision en nous, cet engagement, cette promesse, ce retour entier sur nous-mêmes.
Usons de la seule force qui nous reste : La Prière commune et Universelle.
Retrouvons notre Âme qui souffre.
Prions !
Non plus pour nous, mais pour L’Humanité entière.
Cessons de pleurer sur nos pauvres quotidiens, sur nos errances, notre vie égotique.
Cessons d’être de permanents enfants capricieux !
Cessons de nous enfermer dans nos individualismes éhontés !
Qui que ce soit, soyons ceux qui prient !
Consacrons un moment, un petit moment, chaque jour, levons nos mains, ensemble, unis par Amour, et prions.
Que celui qui croit et que celui qui ne croit pas, prient !
Il est un Appel qui déchirent les Cieux de nos âmes enfouies !
Prions pour que nous soyons tous à sortir de notre cycle infernal !
Engageons-nous solennellement à cueillir la lumière en nous, si infime soit-elle et à l’offrir en cet unique acte d’Amour à L’Humanité qui souffre !
Faisons-le !
Oh faisons-le !
Nous sommes à penser que nous ne possédons rien en propre, mais il nous a été donné cette délégation sublime : La Vie !
La Vie est ce Nous.
Nous sommes tous responsables de ce Nous !
Prions, où que nous soyons, trouvons cette force en nous de lever les mains et de demander La Lumière !
Il est Temps !
Rejoignons-nous, mes sœurs et mes frères, et formons cette chaîne d’Amour perpétuel.
Cela est en nous.
Cela ne nous quitte jamais !
Que nous soyons conscients ou non de CelaCela est Nous !
Prions !
Unissons nos lumières en cette Fraternité.
La vibration de nos cœurs sera comme la plus grande Arme pacifiste et unitive !

Toutes nos souffrances doivent être aujourd’hui Le Lieu commun de notre transformation.
Tout ce que nous sommes à vivre est un écho de tout ce que nous avons oublié de notre Réalité.
Même si nous ne comprenons rien, même si nous pensons que nous sommes les plus malheureux sur cette Terre, cessons de geindre pour nos petites personnes et montons Tout Cela en La Lumière de L’Origine et prions.

Jour après jour, nous serons à sortir de nos ténèbres, et nous participerons activement à la restauration d’un Monde Nouveau !
Nous sommes Cela !
Tel est le but de notre démarche depuis toujours.
Témoigner de Cela qui est.
En vérité, je vous le dis, le Temps est arrivé de nous extraire de notre inertie.
Nous qui sommes à bien manger, à bien dormir, à bien nous vêtir, à dormir sous un bon toit, nous avons plus que quiconque ce devoir d’unir nos forces en cette Prière quotidienne et Universelle.

Histoire de Fous

 

Un fou rencontre un autre fou et lui confie :
– Te rends-tu compte ?
– De quoi ?
– Il est autant de mondes que de mondes !
– Tu veux dire qu’il n’est aucun monde alors ?
– Je veux dire que nous sommes bien nombreux.
– Il y a de quoi devenir fou !

***

Un fou rencontre un autre fou et se met à pleurer tout en gémissant.
– Que t’arrive-t-il ?
– Je réalise que je n’aurai jamais assez de temps pour visiter tout ce monde !
– Comment cela ? Au contraire, tu as L’Éternité !
– Ah ! Mais qu’est-ce que L’Éternité ?
– Ecoute, ce n’est pas difficile, je vais te l’expliquer : imagine une très haute montagne, sur le sommet de laquelle, tous les cents ans, un petit oiseau viendrait s’essuyer le bec. Quand la montagne sera usée, eh bien c’est ça L’Éternité !*
– Mais, le petit oiseau, peut-il vivre aussi longtemps ?
– Oh oui ! Il vit comme le vent qui caresse les feuilles. Il part, et revient toujours au moment le plus inattendu !

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Illustration de Elaina Lorenz

 

*Cette petite parabole, je la tiens d’un Ami très cher, qui la tient, lui-même, d’un grand Ami…