L’âme se souvient

Heinrich BöhmerPeinture de Heinrich Böhmer (1852-1930)
.
D’une forêt profonde, l’on aime longer la lisière
Brodée d’aubépines, d’épines noires et d’églantiers ;
Marcher sous la futaie ; au détour d’un sentier,
S’inonder d’un Soleil dru qui baigne la clairière.

D’un gai ruisseau, l’on aime remonter le courant
Dont le clapotis épouse le chant d’une mésange ;
Écouter, sous les peupliers serrés en rangs,
Le vent dans les feuillages, comme des frôlements d’anges.

Sur les bords d’un chemin qui serpente vers le mont,
S’asseoir sur un banc. Puis contempler les nuages.
Livre ouvert sur l’instant. Éternité d’une page.

L’âme se souvient. Elle remonte vers son point d’amont.
Là où tout a commencé. Depuis l’Origine.
La nuit descend. Là-bas. Sur un monde qui décline.

Marc

Voir aussi sur Noblesse et Art de l’écu

Wappen_ArolsenBlason de Bad Arolsen (Hesse, Allemagne)

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3 réflexions sur “L’âme se souvient

  1. ô2lys dit :

    Quel sentiment étrange… cette réminiscence.

    Aimé par 2 people

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