J’étais un Trésor Caché

Taj MahalPeinture de Bruno Feitussi

 

Broderie des effets de Ton Souffle,
Clarté de Ton Jour en notre approche,
Les pas sont notre Amour,
Des seules Réalités de notre existence.

Gerbes en ces parois de L’Âme,
Qui n’est ni d’Orient, ni d’Occident !
Ô Subtilité, lors que ne subsiste que Ta Présence !
Émerveillement des Bontés de La Rencontre !

Tu es venu en marchant,
Je T’ai suivi en courant !
Je n’ai pas su T’attendre.

Corolle des matins de Ton Eveil,
Et de La Nuit de Tes retrouvailles,
Dans Le Secret de Ta Volonté,
Lors que Tes lèvres dessinent Les Épousailles.

Ô Dune de nos rondes qui se sondent,
Ô Regard qui ne faiblit pas !
Ô Connaissance qui encense !
Ô Suc des parfums irisés des Roses sublimes,
L’Âme s’allonge sur les pétales de Tes Pas,
Lors que les yeux s’ouvrent à Ton Miroir,
Le Reflet est mille images à la fois !
Ô Fulgurance du monde qui prévoit !
Tu as devancé toutes les Cloches,
Et Tu as devancé tous mes pas !
J’ai vu Ta vive Marche en moi.

Tu as devancé tous Les Minarets,
En la seule prosternation du Cœur.
Le Temple est Ton Jardin,
Qui de ses gracieuses offrandes
S’élargit des élans de notre pudeur !
Comme gravitent ces prières,
En L’Aube de notre Rencontre !
Ne sont-elles pas Tiennes, Ô Orant !
Tes genoux saignent de Ta fidélité.

Tu as devancé les verts pâturages,
Et longé les fleuves indolents !
Comme est pâle L’Aurore devant Ton intrépidité !
Dans les vallées que cachent les Lumières,
Se lèvent Les Soieries de Ton Drapé !
Ainsi en est-il des Paroles du Sage :
J’étais un Trésor caché !

Ad lucem

Ad Lucem

.

Cela fait si longtemps que je suis en chemin…
Depuis ma question première « Que fais-je en ce monde ? »
Jusqu’à aujourd’hui, il me semble que mes mains,
Pétries dans une argile tirée d’une terre profonde,

N’ont jamais cessé de se lever ver le Ciel,
Lors que de ma gorge sortait le même cri muet
De l’enfant à peine sorti du sein matriciel
Et qui, pour trouver la clef des champs, remuait

Mille meules de foin et une montagne tout entière,
Sans savoir que c’est en lui-même qu’elle se trouvait ;
Lui faisant croire qu’ici bas, le vin se buvait

Jusqu’à la lie et que l’âme était la rentière
Du néant dont quelque hasard l’aurait tirée,
Sans, pourtant, qu’il fût dupe au point de s’y mirer.

Marc

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Zlaté copyBlason de la commune de Zlaté (Slovaquie, région de Prešov)

Visage de mon visage

 

Il est un filet de ruisseau qui s’est exclamé.
Il est une Roche cristalline qui s’est écriée : « Oh quelle Beauté ! »
Il est des scintillements qui ont dansé depuis le miroir de L’Azuré, t’en souviens-tu ?
Les Brassées de Nues formaient les mondes scripturaux.
Ô Par Delà ! Ô Par Delà !
Tel est Ton Nom !
J’y marchais et Te voilà !
Le Ciel s’est élargit de Ton Visage !
Mon cœur en est Le Temple.
Visage de mon visage !
L’Univers entier est plein de Toi !
Fusion en ce face à face.
Voici que les yeux rayonnent des Contemplations de Ton Auguste Présence !
Si les mondes successifs s’évanouissent, il en est mille autres qui surgissent.
Entre en ce Silence !
Qu’est-ce donc que cela qui est subtil et qui parle en son Bruissement ?
Des multitudes de vibrations sont à se concentrer.
Concentre-toi !
Oh ! Concentre-toi !
Quelle Beauté !
Jaillissement en cette soudaineté !
Alignement et ondoiement.
Silence !
La pupille observe en Son Observance.
C’est en ce Par-Delà, qu’Il est Lui !
Visage de mon visage !
Douceur de L’Ineffable et du murmurable !
Aucune espèce de retenue face à cette Libération.
Il est à rire des rires de La Seule Victoire !
Quelle est donc cette Joie ?
Celle du Temps qui se concentre !
Quel est donc ce Temps ?
L’Amour en La Sublimité des Réalités du Voyage !
Ô Voyage !
Ô Par-Delà ! Ô Par-Delà !
La voile touche Le Flanc du Tout Possible et s’offre au Vent du Large !
Des Drapés de Ta Principauté, et des contrées de Ton Effluve.

 

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Transparence en ce Monde (1)

 

Notre Roi est Transparence en ce Monde.
Il a embrassé chaque nervure et déposé son Empreinte.
Il a essuyé les Larmes des Ruisseaux et unifié Les Roches.
Chaque herbe est un Chant si Puissant.
Des Arbres de Sa Générosité et des Brassées de Son Opulence !
Des Clapotis de L’eau et des Rais de Lumières,
Des couleurs de Ses Fleurs et des Nectars de Son Amour,
Des Scintillements de Sa Voix dans Les Clairières
Et des douceurs de son tapis de mousse !
Des Parchemins de Ses Écorces,
Des Fluidités des caresses de L’Aube.
Notre Roi a déposé les plus délicats baisers sur les pétales.
Il a fait des bouquets de La Quintessence au bord des chemins,
Parfumé les sous-bois du rubis des fraises,
Jeté par envolée des nues de Papillons,
Fait surgir des brumes de cascades,
Et s’abreuver Le ciel des Lacs de La Présence !
Notre Roi est Transparence en ce Monde.
Il est Le Souverain des fougères et des Orchidées,
Lors que Le Gardénia s’extasie des Virginales Aurores.
Il porte Les Ailes de La Légèreté et de La Nitescence.
Les Effluves ont Les Étreintes de Son Essence.
Il a dessiné les espaces de Sa Géométrie Infinitésimale !
Le Jasmin s’unit au Chèvrefeuille des Roses Perlées.
Les poussières de L’Or de Son Alchimie et Les brumes vespérales.
Les Vénusiennes Éloges et Les Opales de L’Âme !
Voici déferler en cette Force Ancestrale les Réalités Imaginales.
Lors que Le Cœur s’étourdit des Appels du Roi, il est à voir !
Ce sont Les Nuits Augurales et Les Chants de Sa Toute Pleine Gloire !
Notre Roi est Transparence en ce Monde.
L’Echo de Sa Voix se déploie encore sur chaque souffle animal,
Des textures de Son Éloquence sur Les Cimes des Hautes Révérences.
En ces soieries de Sa Plénitude, Lis, et comprends !
Il a fait frémir le velours du Cerf du fin fond des Forêts,
Puis donner à chaque oiseau une Gorge Généreuse.
Il tremble des Flux d’Amour en cette Extase !
Des brillances des Cristaux lors que Les Ténèbres sont leur Écrin,
Voici Les sublimités des Paroles du Règne Minéral.

Cela Est

Shunso Hishida

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Un moment, lors que Tout est semblable.
Les âmes se sont offertes en leur pudeur.
Je Les ai vu soupirer des douceurs de Ta Présence et du Temps qui est Le Même.
Ô Toi qui ne jamais péris !
Ô Toi, Celui qui plante si haut Les Colonnes de Ta Prestance !
Tu es à discourir.
Il est alors Une Seule Réalité, lors que les Pages sont à se révéler.
J’entends le bruissement des intériorités qui sont à effleurer La Mélancolie de Toi.
J’ai dit à L’Amie : ne pleure pas Le Temps qui passe. Il en est Un qui ne finit jamais.
Auprès de Lui, Le Temps est L’Amour de Son Amour.
Il ceint les montagnes de Son Immaculé.
C’est là que nous allons.
Viens ! Je tiens la main de L’Amie du banc, sur lequel ont tant soupiré nos joies et nos regrets.
Aujourd’hui, je le sais : en Lui est La Beauté des secondes qui fusionnent de Sa Réalité.
Sais-tu ?
Le Très Haut ne pense pas.
Tu m’as regardée avec une légère surprise.
Oui, Le Très Haut est Ce Verbe de L’Éloquence qui se jaillit en La Création Unifiée !
Il dit : Sois, et Cela Est !