Éternité

Peinture de Edward Burne-Jones

Tout Amour en ma Prunelle larmoie d’un au-delà, au-delà, et d’intenses vagues ont ma mémoire en Toi, en Toi, car il n’est qu’un Seul Regard et mon Soleil a tous les Rayons. Ô Toi, L’Amant fugace, des traces de Ta Luminescence en ce Discours du Roi! Et Tout Amour est une Larme encore qui se désire, aux caresses d’un océan qui expire, sans jamais s’apaiser du seul Baiser de L’Étreinte, quand, Ô Éternité, à ma bouche, d’Amour encore,  de félicité, Tu suintes.

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Cette Nuit

Big Painting Sailboat Office Oil Painting Seagulls Painting

 

 

Si sereine est cette nuit, au sol de notre corps,
L’Océan parvenu jusqu’au bout des vagues
Vous a tout enveloppé, sans aucune hâte
Lors que vos yeux ont cligné des lueurs de L’Aurore.

 

 

               Peinture de Eric Bruni

Être L’Amour

P_20180617_201757Photo de l’auteur (Alentour de Brioude)

L’Amour ! Ô L’Amour ! Sans Lui est-il un seul Jour ?
De grâce et d’aspiration, que sait-on si ce n’est fuir ?
Et où fuir, quand L’Amour est Le Seul Jardin que l’on visite ?
Est-il une autre Demeure, petite fleur si délicate ?
Toi, en ce jour, tu me parles des silences de L’Absence.
Tu me fais ces confidences au goût de La Nuit.
Ce sont les lueurs suaves des parfums de Ta Lyre.
L’Amour ! Ô L’Amour est chaque pas de plus en Ta Souvenance.
Et comment T’oublier quand Tout est de Toi Le Désir ?
J’effeuille les herbes que foulent le vent moqueur.
Il est tantôt à me surprendre et tantôt il fuit ma douleur.
Parfois, elle est une cascade de rire en sa solitude
Et parfois, ce sont des étoiles qui dansent et m’invitent.
Le tournoiement des cieux leur procure L’ivresse.
J’ai su d’un Ami sûr, que notre Nom qui Le trouve,
Au râle de la mort, est notre bouche qui Le cherche.
Ai-je destiné ces cueillettes à un Absent ?
A Lui, toutes mes pensées vont constamment.
Il est une Terre et j’y cultive Le Jardin de L’Amant.
Il y butine tant de petites bêtes, et je caresse au vent,
Leur douceur ronde qui me délivre de moi-même.
Les mains en L’Alchimie de La Terre fondent en L’Origine.
De complaintes ou de chants, qu’importe, Il est mon Océan.
L’Amour ! Ô L’Amour est une Essence dont La Rose est Céleste.
Combien de fleurs qui sont l’esprit chaste de saveurs nitescentes ?

Gloire du Cerf

Le dieu cerf

L’amertume du temps est caché dans les blessures
Et nul onques ne sait ce qu’il advient du cœur éploré
Des trames que les affres submergent sans jamais rien effacer.
La Béance de L’Amour, à la gloire du Cerf, est encore ciselure.

En ces pas cadencés, L’Ombre est le nid de mes écorchures
Et je n’ai que faire de tout le fiel déversé en ces épleurements
Sans déboire et sans conflit, en moi est le combat de L’Amant.
Je souris des larmes qui deviennent des torrents de blessures.

C’est en ces pas de douceur que la vue se transforme.
Sache, que celui qui sépare les corps est à vivre de leurres,
Et nul onques ne sait le pouvoir des prières si ce n’est ce cœur.
Au sommet de la Montagne. Je bois au vent qui Te transporte.

Le cerf est venu jusqu’à ce que L’Âme s’envole près de Toi.
J’entre en cette étrange cérémonie, jamais ne fuis.
Tu es en cette danse La Joie de mon désastre, doux émoi.
Les fougères évoquent L’Autre Monde et je m’en réjouis.

Il est en ce cœur L’Illimité qui se déploie, tel est Le Ravissement.
Ô Cerf des bois, tu vins si subrepticement, L’évitement est un sourire.
De dérision en dérision, un Jour, Le Vrai est une Clairière qui ardemment
Révère La Lumière des Astres que l’on sait ici nous conquérir.

Frémit Ta Robe d’ambre épanchée de Ta Noblesse.
Qui suis-je pour trembler devant Ta Beauté magistrale ?
En Ton Regard s’évanouissent mes yeux et, de délicatesse,
T’embrassent et Te saluent, Ô Toi, Roi de L’Aube Ancestrale.

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                                    Se lit aussi sur Noblesse et Art de l’écu