Elles

Peinture de  Susan Seddon-Boulet

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Quand les âmes se rencontrent en cet Ailleurs,
Même le Ciel frémit de voir la Beauté de leurs ailes.
Elles les portent en ce lieu fait pour elles, lieu du Cœur.
Elles se cherchent et s’apaisent, ces âmes Célestielles.

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Paroles d’Amour

Woman in a Windstorm, c. 1780, Mughal. Ackland Art Museum, The University of North Carolina at Chapel Hill

 

Je suis enivrée par Ton Amour.
Il n’est pourtant pas un secret.
Le Monde a voulu m’encercler,
Regarde plutôt où L’Amour m’a menée.
Ils disent que L’Océan est ivre de Toi
En ce Premier Regard, je suis déjà folle
Je suis folle de Toi, n’en doute pas.
Cette folie s’est emparée de moi.
Tous sauront que je suis à Toi.
J’étais en un autre monde, et me voilà
Ainsi est mon état.
Tous ont décrété que je suis folle.
La Folie est la compagne de mes nuits.
T’étonnes-tu encore de ce qui me tient en vie ?
Me veux-tu en cette forme, ou bien celle que je ne suis pas ?
Ils disent que L’Océan est fou de Toi !
Qu’on le sache !
Je suis déterminée en ma Folie !
Je n’ai craint ni ce monde, ni L’Autre
A Tes yeux rivés, en Ton Essence que je respire
Le Parfum de Toi en mon Âme étourdie.
Je suis enivrée par Ton Amour
Me veux-tu sage ? Je ne sais plus que Toi.
Pour réjouir Ton Regard, me fondre en Ta Pupille,
Je bois en La Lune, et me fais Le Cerf des Bois.
N’en doute pas, mes vagues sont les chaînes que je chéris.
N’en doute pas, je renaîtrais mille fois pour un soupir de Toi !
Pour asservir Tes jours, je me fais l’esclave de Tes Nuits.
Mille fois je suis La Danse qui ne cesse pas.
N’en doute pas, je suis Celle qui se couche à Tes Pieds Bénis.
N’en doute pas, je suis née au creux du Jour des Perles de Ton Secret.
Je suis Celle qui ne sait plus rien que Toi.
Je suis enivrée par Ton Amour.
Ils disent que L’Océan est fou !
Je les laisse dire, car je suis tout à Toi !

 

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L’Ailleurs qui se rappelle

Résultat de recherche d'images pour "Aquarelle"Aquarelle de Tan Chun Chiu

La Pensée effleurant les soies de Ton Dôme,
Repose délicatement cette Vie en Ton Éternité.
L’Oiseau inlassablement cherchait La Stabilité.
Au Cœur de Ton Jardin, L’Amour est vibrant Atome.

Ton Compagnon a dit : c’est en Lui que tu vis.
Tu partiras comme tu es venu, en cet Amour.
Des paupières fermées éclosent tes vrais jours.
Ton Jardin exhale Les Roses de Ta Nostalgie.

En cette Aspiration qui n’est certes pas tienne,
En cette vacuité qui fut aussi ta ruine,
L’Œil de La Perception a vu en L’Éternel.

Languissante est La Joie qui serre ta poitrine,
Ô Oiseau, ton envol est L’Ailleurs qui se rappelle,
Et ainsi, tu te livres, par Amour du Ciel.

 

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Appel solennel (2)

 

Une chandelle suinte des effets de La Béatitude,
Nul ne peut comprendre combien Le Jour se lève
En cette Torpeur qui s’invite en Ta Mansuétude,
Lors que Les Cieux embrasent nos cœurs endoloris
Des tortures que subissent d’autres sphères.
Nul ne soupçonne les affres que des suppliques
Cherchent dans L’oraison de La Profonde Nuit.
En cette Chandelle, La Douceur d’Un Appel :
Lumière sur les Mondes et Lumière rafraîchissante !
Ton Océan irradie des Grandeurs de Ton Illimité,
Des Lacs de Profusion, et des Réserves de Ton Caché,
Lors que Tu es, en Ta Pureté à décréter et à rendre manifeste,
Lors que les Vallées de Ton Amour sont Le Tout Possible,
Lors que Tu es en Ta Sagesse à ouvrir les couloirs,
Devenus des passerelles pour ceux qui se veulent s’abreuver,
Lors que Tes Pluies sont Les Bienveillantes Présences
Que Le Cœur, en ce Réceptacle, agréé et agréé Ta Réalité,
Lors que Les Assemblées du Monde Occulte Te font encore Allégeance,
Sans nul besoin de cueillir, puisque Tu es Le Seul et Te suffit,
Puisque Celui qui est, est La Satisfaction de L’Esseulé,
De par Les souffrances de La Vision du monde Fraternel,
Des frères de notre Origine, Révélation Christique,
Des Aubes de Ton Pouvoir qui n’ont pas de Commencement,
Lors que les cils de La Paupière sont en Une Majestueuse Révérence,
Et dévoile Le Temps en Son Atemporalité !
Seigneur, sauve-nous !
Extirpe-nous des négligences de notre ignorance,
Ouvre de Ta Rayonnance Les univers de Ta Gouvernance,
Unifie nos consciences en Ton Amour Infini !
Que cesse ces combats menés sur des fronts qui ne sont qu’illusion !
Le Royaume est en nous, et Il est Beauté que l’on oublie !
Le fracas est sourd de La Malentendance,
Certains fuient Ta Vérité et s’en vont en Ton Nom obstruer Ta Lumière !
Seigneur ! Sauve-nous en dépit de nous-même et libère L’Homme de ses aliénations !
Nous sommes sur le parvis de Ta Chapelle et nous nous tournons en L’Orient de notre Souffle !
Nous sommes sur Ton Minaret et appelons à La Vie qui est Pure Transcendance !
Nous sommes sur le seuil de Ta Synagogue et ouvrons les mains.
Toi, Tu es, et c’est en nous qu’est La véritable libération !
Des cimes vibratoires de L’Amour, nous nous élevons.
Le Refuge n’est certes pas celui que l’on croit !
Présence en Ta Présence est source de Pure Joie !