Prologue

A L’Amie

Felice SharpPeinture de Felice Sharp

Te souviens-tu de cette visite timide,
Lors que les cœurs sont à l’unisson,
Que la robe de prière est une offrande
Et que les gestes sont de joie éternelle ?

Te souviens-tu de la soie de nos débuts,
Lors que Paris devient les lueurs de nos Aubes
Que l’âme est flottante au dessus de la chandelle
Et que les yeux se suspendent à la nouveauté ?

Te souviens-tu des sourires qui en disent longs
Que les nuits murmurent au diapason
Et le secret de nos océans qui voguent :
Au dessus de L’Eau miroite ce qui ne se dérobe.

A la Robe pourpre de nos cœurs saignants,
Lors que les Cieux resplendissent de tous les Feux
Lors que Toi, Tu désignes l’étrange Lieu :
L’Amour est Le Berceau des Amants.

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Lucioles

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Des lueurs abondantes en cette douceur,
Nuitée qui s’égayent des Lucioles parsemées.
Ô vous de mes pensées, en ce Jardin du cœur,
Un ombrage déployé vous accueille à ses pieds.

Être L’Amour

P_20180617_201757Photo de l’auteur (Alentour de Brioude)

L’Amour ! Ô L’Amour ! Sans Lui est-il un seul Jour ?
De grâce et d’aspiration, que sait-on si ce n’est fuir ?
Et où fuir, quand L’Amour est Le Seul Jardin que l’on visite ?
Est-il une autre Demeure, petite fleur si délicate ?
Toi, en ce jour, tu me parles des silences de L’Absence.
Tu me fais ces confidences au goût de La Nuit.
Ce sont les lueurs suaves des parfums de Ta Lyre.
L’Amour ! Ô L’Amour est chaque pas de plus en Ta Souvenance.
Et comment T’oublier quand Tout est de Toi Le Désir ?
J’effeuille les herbes que foulent le vent moqueur.
Il est tantôt à me surprendre et tantôt il fuit ma douleur.
Parfois, elle est une cascade de rire en sa solitude
Et parfois, ce sont des étoiles qui dansent et m’invitent.
Le tournoiement des cieux leur procure L’ivresse.
J’ai su d’un Ami sûr, que notre Nom qui Le trouve,
Au râle de la mort, est notre bouche qui Le cherche.
Ai-je destiné ces cueillettes à un Absent ?
A Lui, toutes mes pensées vont constamment.
Il est une Terre et j’y cultive Le Jardin de L’Amant.
Il y butine tant de petites bêtes, et je caresse au vent,
Leur douceur ronde qui me délivre de moi-même.
Les mains en L’Alchimie de La Terre fondent en L’Origine.
De complaintes ou de chants, qu’importe, Il est mon Océan.
L’Amour ! Ô L’Amour est une Essence dont La Rose est Céleste.
Combien de fleurs qui sont l’esprit chaste de saveurs nitescentes ?

Silence

「菱田春草」展 : 日本経済新聞

Aux confins des terres, en un singulier pays,
Au déclin du jour, un homme scrutait le ciel.
Il vit trois mésanges le saluer et l’appeler: L’Ami.
Il sourit en accueillant ce signe providentiel.

Depuis longtemps, il vit sans rompre le silence.
Seules quelques bêtes se rassemblent autour de lui.
Je l’ai surpris un jour, malgré sa vigilance.
Il fait montre de bienveillance : je suis son ami.

Peut-être ne suis-je qu’un oiseau sur une branche ?
Qu’en savez-vous ? Je l’aime sans limitation.
Il peut me négliger en ce pieux silence.

Chaque jour, je m’unis à sa méditation.
Peut-être ne suis-je qu’une herbe que foulent ses pas ?
Qu’en savez-vous ? Je lui suis fidèle jusque là.

Rossignol des murailles

C’est un étrange petit oiseau qui vint tantôt.
Il est peu farouche et attend que l’on épouse
Sa Présence. Sur les murailles, il s’accroche très haut.
Sa finesse émeut tant le cœur qui l’approuve.

Je lui cherchais un nom, pour enfin lui parler.
Petite fille dans les bois qui l’entend encor.
Timide, elle lui dit des douceurs sans compter :
Oiseau de mon âme, c’est Toi, n’est-ce pas, Trésor ?

Danse donc au Ciel de nos envolées communes,
Et plie aussi les distances pour Lui dire ces mots :
Que mon cœur enivré s’exclame en volute !

Que sais-je, si ce n’est Lui, Lui, et Lui, Le Très Haut ?
Je ne sais, que poussée par les ailes de Son Ciel,
Chanter en L’Infini, Oiseau ! Mon âme t’appelle.

 

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Magie Solaire

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Photographie de l’auteur (Alentour de Blesle)

C’est bien en secret que le monde se dévoile,
Au creux des silences que l’on ne connait plus.
Il est des verdoyants paysages aux mille étoiles
Que débusque mon cœur tout à Lui dévolu.

Il n’a de cesse de resplendir en ce haut lieu,
Et je ne sais plus ni vivre, ni même mourir.
Chaque nuit, j’entends le sourire me dire adieu.
L’Aube me voit frémir ; c’est en Lui que je respire.

Des clapotis de L’Eau, il est une grande magie.
L’herbe pousse si haut que la forêt est sauvage.
Primordial L’Instant, tandis que s’écorche la nuit.

Sur un lit de profonde mousse, s’effeuillent les âges,
Le cœur palpite de Lui et je n’existe plus.
Sa Présence m’étreint ; plus rien ne m’est inconnu.

 

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