Ma Terre

 

 

reflect:
Ô Semence ondoyante depuis les Nuées
Transparence en ces Hauteurs vaporeuses
Lors que mes vagues en leur perplexité
Fusionnaient depuis ces Houles Vertigineuses
Condensée durant des milliers d’années
Avivée par les tumultes d’une Destinée
Lors que ma soif entière est Ton Aspiration
Depuis La Source Bouillonnante, en ma dualité
Où étais-tu, Vallée que cherchait ma passion?
Où étais-tu, Plaine que cherchaient mes ondées?
Et Toi, ma Roche Cristalline que cherchaient mes caresses?
Et toi, mon Argile asséchée en qui je voulais me mêler?
Où étais-tu mon champ que je souhaitais labourer?
Ma Terre féconde, ma raison d’être, mon allégresse
Les sinuosités en lesquelles je voulais me perdre et Te trouver,
Les noces d’une Aube avec La Brume en son imperceptible toucher
En ces Monts, Les larmes célestes Te voulaient envelopper
A la pointe du jour, cette Eau se voulait échapper de Ton Âpreté
Sentir La Pleine Eclosion, en ma Terre Vivifiée, en ma secousse
Tremblante des vestiges du passé, en L’Humus vespéral
Allongée en ces rosées, en Ton soupir que recueille la mousse
Respirer en Ton Souffle qui ne sont plus ces ténèbres minérales
Puisque Lumière jaillit depuis La profusion de cette Etincelance
En Ce Jardin fluvial, en cette vibrance que sont Les Eaux du Paradis
Où es-tu, ma Terre Unitive que je prenne forme en Ta Présence
En Toi est un Secret qui a son sens et me révèle en cette mélodie.

 

Naïla

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Chercheur d’or

 
Ô Toi, Tu sais combien je T’aime
De cet amour Limon, je suis devenu chercheur d’or
Raffinement en ce tamis, genoux dans la boue, écorché dans ce décor
Animé de la foi des passionnés, dans le torrent aux remous extrêmes
Ne faisant plus qu’un en ce travail à la battée
Minutie de l’effort pour voir la poussière changée en pur minerai
Solitaire dans la folie, respirant le grand air et la terre sauvage
Ne craignant ni bêtes ni morsure du froid qui ravage
J’ai laissé l’eau gelée, manger mes doigts affamées
Dans la fébrilité de l’instant, les yeux rivés au tamis
Attendaient de voir ce scintillement qui brille malgré la nuit
Sous l’éclat de la lune ma complice, la peau ruinée par les secousses
Mon cœur désirant voir le miracle enfin venir à la rescousse
Alchimie de la sueur, de la torpeur, et de l’incandescence
La boue devenue corps, chaleur qui brave les souffrances
Irradie de mille feux purificateurs ces moments de labeur
Frénétiques prières d’un amoureux qui cherche son Bonheur,
Quand du limon surgit enfin la Lumière, ravissement jusqu’à la mort
Cri de délivrance qu’arrache la vie à la vue du Trésor
Toutes les étapes d’un chercheur obstiné qui connaît Sa Destinée
Ô Toi, tu sais combien je T’ai désiré
Ô Toi, un homme peut aimer ainsi jusqu’à la folie
Rêvant de Sa Bien-Aimée Céleste dans le soupir qui les unit
Aujourd’hui le chercheur d’or invite d’autre à faire ainsi
Car le Trésor attend tout chercheur de Vie.

 

Naïla

Ciel de l’Incandescence

Iran Politics Club: Mahmoud Farshchian Online Gallery 2, Persian Miniature Paintings - Ahreeman X:

Peinture de Mahmoud Farshchian

Plus rien n’existe en ce périple, si ce n’est l’intensité
Cette voie étroite en La Lumière du Chant Ineffable
Le Rayon orienté en ce Royaume de La Préciosité
Je suis l’esseulée en ces étranges dunes de sable
Je suis Le fou, s’abreuvant de sa pauvreté
Qu’importe ce monde-ci, ma faim est un chemin
Je dévore ces aspérités en l’Aube de ma Réminiscence
Ceci est ma conscience, présence qui tremble d’émoi
Je m’abandonne en la joie du retour, mon autre naissance
Ce fou, en son cri secret, a la certitude de la Rose et de son parfum
Depuis qu’il respire Son haleine, le fou est ivre de son Roi
Il titube comme l’ivrogne, chancelle en son désir incessant
Écorché par les grains de l’éternel désert, il brûle du feu ardent
N’a plus sa raison, hébété en la Roseraie de L’Âme
Sa joie est exhalaison, son île, une intime étreinte
Lors que la nuit est Rosée Seigneuriale en cette Lune d’or
Vacillement en ce remous astral que lui rappelle L’indélébile Empreinte
L’extase de la Rencontre qui lui murmure inlassablement: « Viens, mon âme  »
C’est en ce murmure suave qu’il tire sa force, allégresse du corps
En cette seconde, ici, se féconde une semence d’Amour
En cette seconde, ici, chaque grain est une perle, gorgée d’eau pure
En cette seconde, je suis à genoux, sur les cimes de l’humble discours
Ici, quand L’esprit s’envole, parcourant le ciel, ivre et sans mesure.

La nuit n’est pas la nuit en cette Aurore Boréale
Au lever du Jour, le ciel frémit de l’Intime enlacement
Mon Poète, en cette navigation, sur les plaines fluviales
Consumée par Tes effluves, évanouie en cet embrasement
Le Jour arbore le Manteau de Ta Munificence
En cet extrême effleurement, l’oiseau s’exclame
L’Oraison, Irradiance d’une étrange Flamme
Un cri, jaillissement en cette incandescence.

Naïla

Son et Lumière

vladimir mesheryakov. So pretty, I've been wanting to paint a picture of waves with the sun shining:):

Peinture de Vladimir Mesheryakov

Un monde nouveau qui s’éclaire de La Suprême Lumière
Un son harmonieux depuis les sphères de couleur
Unité en cet Accord prodigieux à La Source Symphonique
Vibration multiple qui fait naître un corps nouveau
Perception depuis cette naissance qui se résonne
La Terre est Le Ciel en sa mouvance nuptiale
Battement du cœur qui suit le Son de L’Origine
Se chantent alors les mots enivrés de La Vision
Aime, ici, donner la vibration des délicates palpitations
Déposer en la Rosée délicate, le Souvenir du Voyage
Irriguer la Terre des flots de L’Amour Encensoir
Quand se trouve L’Intime en cet éloquent Discours
Ivre de voler en ces airs-là, l’exaltation est mon Signe
En ce signe-là, des multitudes de fleuves, depuis La Source
La Source qui se voit, Ô Présence du Souvenir qui se maintient, là
Fraîcheur et densité en ce Ciel de La Rencontre, en ces dévoilements, là
Le drapé Céleste est une vague immaculée, transparence d’une Joie
Le rire est cristallin des cascades, les yeux penchés en Toi
Un fugace éclat en ce pur état, fugacité palpable en L’au-delà
Mon Discours, ma Vie, saveur en la profondeur du Cœur
Ta Parole est un Chant Suprême dont on ne se lasse pas
Sur les Rives éternelles de L’Élixir, un Royaume reconnu
Je rencontre en cet effacement, Le Grand Poète Roi
Tout ceci est Ta Sublimité qui des fragrances de Ta Majesté, surviennent
Les nouvelles de mon Roi, effleurement de La Proximité qui se goûte
Lors que se lève en mon horizon L’Astre de toutes les nuits
Il se trouve, Il se trouve, ici et là-bas, en Son Mystère, en Son Océan
En celui qui voit, et en celui qui ne voit pas, dans ce qui se saisit, là.

Naïla