J’étais un Trésor Caché

Taj MahalPeinture de Bruno Feitussi

 

Broderie des effets de Ton Souffle,
Clarté de Ton Jour en notre approche,
Les pas sont notre Amour,
Des seules Réalités de notre existence.

Gerbes en ces parois de L’Âme,
Qui n’est ni d’Orient, ni d’Occident !
Ô Subtilité, lors que ne subsiste que Ta Présence !
Émerveillement des Bontés de La Rencontre !

Tu es venu en marchant,
Je T’ai suivi en courant !
Je n’ai pas su T’attendre.

Corolle des matins de Ton Eveil,
Et de La Nuit de Tes retrouvailles,
Dans Le Secret de Ta Volonté,
Lors que Tes lèvres dessinent Les Épousailles.

Ô Dune de nos rondes qui se sondent,
Ô Regard qui ne faiblit pas !
Ô Connaissance qui encense !
Ô Suc des parfums irisés des Roses sublimes,
L’Âme s’allonge sur les pétales de Tes Pas,
Lors que les yeux s’ouvrent à Ton Miroir,
Le Reflet est mille images à la fois !
Ô Fulgurance du monde qui prévoit !
Tu as devancé toutes les Cloches,
Et Tu as devancé tous mes pas !
J’ai vu Ta vive Marche en moi.

Tu as devancé tous Les Minarets,
En la seule prosternation du Cœur.
Le Temple est Ton Jardin,
Qui de ses gracieuses offrandes
S’élargit des élans de notre pudeur !
Comme gravitent ces prières,
En L’Aube de notre Rencontre !
Ne sont-elles pas Tiennes, Ô Orant !
Tes genoux saignent de Ta fidélité.

Tu as devancé les verts pâturages,
Et longé les fleuves indolents !
Comme est pâle L’Aurore devant Ton intrépidité !
Dans les vallées que cachent les Lumières,
Se lèvent Les Soieries de Ton Drapé !
Ainsi en est-il des Paroles du Sage :
J’étais un Trésor caché !

Publicités

Mots (2)

Illustration de Honor Charlotte Appleton (1879 – 1951)

.

Poète, que tremblent Cieux et Terre,
Des mots gorgés de Ton Désir!
Au bout des mots que l’on expire,
Les subtilités révèlent enfin Quelque Mystère.

Ne sont-ce pas aussi les quintessentes prières,
Puissant Breuvage, qui a Tes lèvres suffisent ?
C’est en Ton cœur que les larmes se font chair,
Lors que Le Souffle traverse Ta Poitrine conquise.

I. Enfance des Mots

Tapie sous un manteau de Lumière,
Lors que les Peupliers magistraux dansent du vent amoureux,
Que ces valses de silence enlacent tes genoux studieux,
Que tu t’effaces devant les mots qui sont Ta Réalité intérieure,
Tu es La Seule Conscience de L’Éclosion du moment.
Tu lèves un regard vibrant de Reconnaissance,
Et soudain, les mondes sont à danser et faire de jolies Révérences!
Louanges à Celui qui tient en Sa Main ces myriades de Feu qui brûlent du Feu de L’Essence !
Toi !
Les mots sont à Ta Bouche, Le Suc de L’Enivrante Impétuosité !
Des Nectars du Miel et des Liqueurs de Ton Fleuve Virginal.
C’est ici que L’Esprit sait : Tu es La Source irriguant Les Calices de Ton Amour !

Transparence en Ce Monde (2)

 

Il est Un Verbe qui s’extasie des opulences de Sa Majesté !
Il éclot en Sa Toute Réalité et en Sa Toute Volonté.
– Es-Tu Désir, es-Tu Vénération en L’Essence, es-Tu Lumière, Es-tu Amour ?
Lors que Tout Commence sans puiser dans aucun Commencement, et Lors que Tout bascule,
Notre Roi est Transparence en ce Monde, et Il est Son Témoin.
Il est L’Ultime sans avoir de Fin, et Il est Sa Conscience, sans Être aucunement Rien !
Il est Le Langage qui frôle Les Ailes de La Perfection, occultée en La Toute Beauté !
Il est Le Nectar qui perle à la pointe de L’Aube.
Il est Les étreintes virginales des phosphorescences de Son Irradiance,
Lors que Les végétaux ont cette Éclosion secrète.
Il est un frémissement qui se cherche en La Lumière du Regard.
Les épanchements du Cœur demeurent Les Fleuves de Son Amour !
Les Iris et les Églantiers suintent de leur symbolique Présence,
Lors que Les bruyères épousent la caresse du Silence.
Ce sont les veines de la transparente vague des drapés de Son Passage.
J’ai vu le nœud d’un Arbre receler La Prunelle de L’Image.
Notre Roi est Transparence en ce monde.
Il est à ouvrir les coffres de La Mémoire.
Il a semé Les Quintessences des Lueurs du Règne Végétal.
Il a irrigué les sources bouillonnantes du Flux de L’Esprit.
Le Voici a rappeler en cette voix qui se poursuit.
Et je l’ai entendu rire des cascades du Cœur.
Sur les cercles que Les Cimes révèlent, voici La Puissance.
Elle se veut L’Incantation des Traditions de tous les Âges.
J’ai perçu Le Cri de L’Aigle qui survolait L’Étendue de L’Être.
Maintenant, Les voiles sont les mots de La Découverte.
Les Nénuphars courent sur les souches des Verdures de L’Amour.
Il est une Luxuriance qui vient de l’Amazonie des survivances.
Notre Roi est Transparence en ce Monde.
Les baies sauvages sont les secrets de La Promenade.
Voici les fruits rouges de La Latitude de notre Veillée.
Des points cardinaux de L’Ivresse et du Mont de Nos Souvenirs,
Le Regard est en cette Plongée qui s’unit à Son Ravissement.
Il est à occuper chaque principe de notre présence.
Sur les berges de nos pas assurés, Gloire et Munificence !
L’Esprit est Léger en cette inattendue chevauchée !

D’Amour

 

D’Amour, de frémissements élogieux, de Lumière
De Chants Princiers, d’étincelantes Rivières
D’Éternelles étreintes, de prodigieux tambourins
De tapis flottants, de soieries ondoyantes, de drapés de velours
D’éclats pourpres, de perles ruisselantes, de Royales cours
De voiles de rubis, d’émeraudes, de suaves parfums
De vagues de joie, d’insolites et profonds saphirs
De souffle fécond, d’encens voluptueux, de soupirs
De Rosées à la pointe du jour, en la clarté d’une Lune
De brises venues de différentes contrées, chacune
De rochers gracieux caressés des baisers de l’océan
D’ardentes aspirations en ce tréfonds culminant
De cascades argentées, de vallées illuminées
Du prisme évanescent s’élançant jusqu’aux cimes
De transparence en cette marche noble et sublime
D’étranges ondoiements au fond du cœur irradié
De rayonnements mélodieux en cette savante intuition
A genoux, prosternée, allongée, exaltée en cette Vision
Éplorée, esseulée, ces instants de La Pure et si intense Présence
Le silence est subtilité du discours, ces ondes devenues Éloquence
En cette Immobilité, l’émouvante transe est spirale ascensionnelle
Ainsi, l’autre monde est peuplé, des Splendeurs Révérencielles.

La Soif de L’Assoiffé

                          Peinture de Jakub Schikaneder

.

Sans Amour, il ne peut y avoir de Paix, ni de Lumière, ni de Joie, ni de Vérité.
Cette Soif est Celle de L’Assoiffé.
Il s’assoiffe en ce désert de L’Êtreté.
Il est un Oasis en La soif de L’Assoiffé.
S’est-Il perdu celui qui a bu ?
A-t-il seulement hésité une seule fois à tremper ses lèvres en cette Eau ?
Pourrait-il vivre sans cette Source ?

.

Océan sans Rivage

Ni toi, ni moi ( fin )

                         Peinture de George Sheringham

M’as-tu vue, nous sommes nous manqués?
En ces brumes qu’avons-nous pu observer?
Ni toi, ni moi ne sommes, tant que tu dis tu
Et moi, je, ainsi est la vérité mise à nu.
Le pont est là, jeté, mais sait-on Le voir ?
Il faudrait s’abandonner en ce balbutiant espoir.
Impatience, L’Union est L’Âme qui se retrouve !
L’avons-nous oubliée, L’avons-nous cherchée?
Tout se suspend en ce silence.
Ni toi, ni moi, est le véritable Secret.
Ni ceci, ni cela, me jette en ce fleuve désiré.
Me laisse évanouie en cette troublante Vibrance
Nous sommes Un.
Enfin, enfin, enfin.

.

Océan sans rivage