Moisson

Image associéeGeorges Paul François Laurent Laugée

Le blé est mûr ; bientôt, ce sera la moisson :
Tout fruit a son Temps et toute récolte son labeur.
Ainsi en est-il de la terre de L’Homme : Sueur.
En lui Tout se révèle et ce Tout est un Pont.

Il est un champ que l’on sait labourer très tôt,
Lors que L’Aube est une Lueur au front de L’Homme.
Le cœur est vivant : ce sont des gestes ancestraux.
Le corps épouse un sillon que lui seul nomme.

Il est une Rosée de Joie ; la récolte est bonne.
Des gerbes s’envolent, le vent se promène en souriant.
L’on voit quelques chiens aux abois. Qui s’en étonne ?

Le jour soupire auprès du silence mûrissant.
L’ombre courtise les langueurs du laboureur.
En cette fraîcheur le sourire est de douce stupeur.

 

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Rayons du Coeur

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Au plus culminant, Lors que Le Soleil darde Ses Rayons au Cœur des Univers, et qu’Il ensanglante les horizons, Le Feu devient fraîcheur des ondées crépusculaires. Il est des âmes qui Le vénèrent et prisonnières, elles sont de Sa Beauté. Tandis qu’une étoile aux perles empourprées, s’offrent aux ondes virginales et soudain immaculées, La Terre tournoie et devient féconde des mondes successifs et des mondes exaltés, car d’Amour gorgée, Elle boit en ces Lacs de Majesté. La Source est d’Or pur, et de Cristaux ensemencés. Aux touches diaprées de Son Souffle, le murmure subtil est Le Chant de L’Empyrée. De caresses aurorales en caresses subliminales, les mots sont vagues d’Amour depuis Le Glorieux Jour du Miroir Révélé. De Folie en Folie, les larmes sont des effluves de pluie éthérée. L’Humus entre en Transe et Son Haleine chaude encense nos pas feutrés. C’est en cette quiétude que Le Roi contemple chaque parcelle de vérité, et c’est en cette plénitude qu’est la pleine vacuité. Se sont suspendus les jours et se sont suspendues les nuits, lors que soudain s’envolent les morceaux du Ciel retrouvé. Qu’en est-il de Ta Nuit, Ô Soleil, lors que Tes Rayons épousent un autre Jour ? En ce Réceptacle, chacun de Tes Soupirs exhalent une Aurorée.

Silence

「菱田春草」展 : 日本経済新聞

Aux confins des terres, en un singulier pays,
Au déclin du jour, un homme scrutait le ciel.
Il vit trois mésanges le saluer et l’appeler: L’Ami.
Il sourit en accueillant ce signe providentiel.

Depuis longtemps, il vit sans rompre le silence.
Seules quelques bêtes se rassemblent autour de lui.
Je l’ai surpris un jour, malgré sa vigilance.
Il fait montre de bienveillance : je suis son ami.

Peut-être ne suis-je qu’un oiseau sur une branche ?
Qu’en savez-vous ? Je l’aime sans limitation.
Il peut me négliger en ce pieux silence.

Chaque jour, je m’unis à sa méditation.
Peut-être ne suis-je qu’une herbe que foulent ses pas ?
Qu’en savez-vous ? Je lui suis fidèle jusque là.

Gloire du Cerf

Le dieu cerf

L’amertume du temps est caché dans les blessures
Et nul onques ne sait ce qu’il advient du cœur éploré
Des trames que les affres submergent sans jamais rien effacer.
La Béance de L’Amour, à la gloire du Cerf, est encore ciselure.

En ces pas cadencés, L’Ombre est le nid de mes écorchures
Et je n’ai que faire de tout le fiel déversé en ces épleurements
Sans déboire et sans conflit, en moi est le combat de L’Amant.
Je souris des larmes qui deviennent des torrents de blessures.

C’est en ces pas de douceur que la vue se transforme.
Sache, que celui qui sépare les corps est à vivre de leurres,
Et nul onques ne sait le pouvoir des prières si ce n’est ce cœur.
Au sommet de la Montagne. Je bois au vent qui Te transporte.

Le cerf est venu jusqu’à ce que L’Âme s’envole près de Toi.
J’entre en cette étrange cérémonie, jamais ne fuis.
Tu es en cette danse La Joie de mon désastre, doux émoi.
Les fougères évoquent L’Autre Monde et je m’en réjouis.

Il est en ce cœur L’Illimité qui se déploie, tel est Le Ravissement.
Ô Cerf des bois, tu vins si subrepticement, L’évitement est un sourire.
De dérision en dérision, un Jour, Le Vrai est une Clairière qui ardemment
Révère La Lumière des Astres que l’on sait ici nous conquérir.

Frémit Ta Robe d’ambre épanchée de Ta Noblesse.
Qui suis-je pour trembler devant Ta Beauté magistrale ?
En Ton Regard s’évanouissent mes yeux et, de délicatesse,
T’embrassent et Te saluent, Ô Toi, Roi de L’Aube Ancestrale.

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