Le Défi d’une sirène

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La Flûte Céleste a ses accents de liesse ascensionnelle,
Et Le cœur ne trompe pas en Sa Réceptivité.
Il est un Chemin qui a commencé bien loin en ce qui n’est pas Le Temps.
Sache-le.
Il faut une durée pour marcher.
Pourtant, Tu es Là.
Tout cet épanchement qui me donne La Distance de Toi est Ta Proximité.
Tu es si proche que cela est Langueur éprouvée.
Plus Tu es là et plus Tu es à me faire attendre.
Plus Tu es à me distancer et plus je suis à me rapprocher.
Il n’est pas un seul des voiles de Ton Absence qui me donne les connaissances de Ta Réalité.
Il n’est pas un seul moment à s’effeuiller qui ne devienne La Lecture de Ton Intimité.
J’ai plongé dans Le Lac de Ton Amour.
L’Empreinte est réelle de cette vie qui est Ton exclusive Occupation.
Est-il une Mémoire qui se révèle, ou bien est-elle celle qui fusionne en ce Tout de Toi ?
Alors, il n’est plus aucune mort, puisque Tu es.
C’est Là que les mille Sources s’étreignent et c’est là que je suis à tournoyer.
Il n’est aucune nostalgie de ce monde, ni vains tourments.
Tu es La Joie de L’Unique Conscience.
En ce Centre, il n’est plus d’inutilité, ni de futilité.
Tout s’est résorbé.
L’Errance donne Son Itinérance.
Je ne suis plus à pleurer ce monde, mais là où je suis, les larmes sont les douceurs d’un Océan.
Il n’est plus d’amertume.
Pleure, Ô toi qui n’as pas goûté à ces sources qui furent versées depuis un cœur incendié !
Un jour, les hommes pleureront de ne pas avoir assez pleuré.
Les vagues sont les suaves miels du cri de L’Amour.
Nulle Limite !
Je te défie !
Toi qui ne sais pas aimer !
Je te défie en ta misère et en la poussière qui te rattrape !
Je te défie !
Aime-donc !
Abreuve-toi à la Source des éplorés !
De sang sont leurs pieds écorchés !
Je te défie !
La marée nauséabonde de ta bouche fielleuse est la putréfaction de ton être déchu !
Quelle lisibilité !
Tu n’es plus homme !
Tu es moins qu’une bête !
En toi est la pire des pauvretés !
Ton ignorance est ton enfer marécageux.
Ce monde est à ton image.
Je m’en suis allée sur les rives de La Beauté.
Loin et proche.
Les Soleils de L’Amour sont toutes les Aubes que tu n’as pas su accueillir.
C’est là que je suis à tournoyer !

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Chagrin de la Colombe

 

Peinture de Susan Seddon boulet

 
Ce qui se conta au petit matin
La Lune soupirante en fut témoin
Une tendre Colombe esseulée
Conversait en ce doux Jardin
Avec le libre Esprit amouré
Or, l’émotion nous imprégna
Je sus cacher mon profond émoi
La Colombe succomba au chagrin
Du seul désir possible se consumait
Ivre de gagner l’exaltante Hauteur
Des brûlures ardentes la ceignaient
Semblaient ravager son faible cœur
Les affres du trépas afflige L’Amant
La colombe s’évanouit en L’Insolite
Un tourbillon la lie au firmament
Ondulation en une danse implicite
Les ailes de feu devinrent une Anse
Ma colombe du doux Echo, murmure
Son chant m’éveille jusqu’à l’usure
Ses propos sont mon Amour en transe
Violence de l’Ivresse et de la dispersion
Écartèlement en cette intense nostalgie
La raison semble contracter la passion
Les paupières ruisselantes et ce qui en jaillit
Les souffles te font vaciller inlassablement
Te trouves-tu en ce vertige qui t’enlace?
T’éteindras-tu en ce fusionnement?
Les épreuves de L’Amour sont Océan
La vague s’élance et le ciel embrasse
Entière d’une ferveur incendiaire
L’abîme, incandescence de Lumière?
De Ton Regard flamboient mille feux
Mon cœur qu’atteignent Tes Yeux
Est un Lac volcanique se mêlant aux Cieux.

 

Naïla

Doux tumultes

Par Jean-Jacques Gendron

Se consument les vagues en l’écume flottante
Mille éclats océaniques baignés de Lumière ondoyante
Ourlets infinis s’élançant en l’impétueuse Vie
Lors que Tout se fige en ce silence apaisé, jaillit le cri
Les éléments s’unissent en force jusqu’au firmament
Sept Ciels et sept Terres en ce monde nouveau
D’espoir et de larmes bouillonnantes, la Joie est Sanglot
Effervescence surnaturelle qui devient tracé fulgurant
Je tiens, ivre, un cœur régénéré en Ton Souffle Puissant
Quand se contracte la poitrine, Ton étreinte est mon Présent
Je souris des caresses du vent depuis L’Aube des Temps
Son Chant est suave invitation, je souris, grisée par L’Azur
Si je trébuche en courant, je trouve La Main la plus sûre
Je souris, depuis les promesses de L’Enfance, mon Oraison
Déjà mon cœur s’envolait, traversant les multiples Océans
Je souris, le clapotis des ruisseaux est Ton encre si abondante
Je souris, les roses en ce jardin parsemé de lueurs odorantes
Je souris, les bruyères rêvent des douces rumeurs de l’horizon
Je souris, béatement, miroir limpide depuis Tes Yeux amoureux
Clameur qui se dit en cette force que la Beauté engendre
Suspendue en l’exaltation de L’Envol langoureux
Je souris, ces tumultes sont douceurs échappées des méandres.

Naïla

Cette folie

'My Sweet Rose' - 1908 - by John William Waterhouse (English, 1849-1917):

‘My Sweet Rose’ – 1908 – by John William Waterhouse

Sans cette folie, m’élancerais-je en ce vide
Sans cette folie, ce vide serait-il plein de TOI
Sans cette folie, je ne suis
Le vrai Amant, s’élance vers sa Bien-Aimée
Une seconde à hésiter et le voici seul à pleurer

Qui a vu autre que TOI
Qu’on me le dise
Qui a vu en Toi un autre
Qu’on me le dise
Il est Destination
L’avons-nous seulement quitté
Suspendue à Ton Évocation
Devenue Ta Seule Réalité
Pourquoi ne Te voient-ils pas
Toi, qui a ravi ma raison
Étourdie par l’étrange Encens
Je ne vois que Toi.

Naïla

Regard Témoin

Alphonse Mucha - Madonna of the Lilies, detail:

Par Alphonse Mucha (détail)

En cette Roseraie, mes yeux ont palpité
Ont frémi en l’intense silence
Frissonné du clapotis léger,
Confluent en cette vibrance
Étrange surexistence en cet Innommé
En cette vision, se meurt ta bien-aimée
Subsiste en Ton Regard Éternel
Ébahie des Beautés surnaturelles
Je T’ai trouvé en ce monde-ci
Chaque seconde éclose en ce Royaume
Je T’ai trouvé dans le voile de mes nuits
Les fragrances d’une Présence que l’on nomme
Parcourant de mes cinq sens chacune de Tes créations
J’ai entendu cette voix depuis ma naissance
Renonçant à tous désirs, me blessant parfois
Je suis, à ce jour, à vivre ma singulière passion
Douloureuse, exaltant ma profonde joie
Les souvenirs sont Ton Parfum qui ne périt pas
Tes visites inestimables sont l’espoir de mon lendemain
Tu es le Souverain de mon âme, je ne m’appartiens pas
Je suis juste à voir en moi, Ton Regard Témoin.

Naïla

Magie de la Huppe

The lilies and bell flowers Art Print by Elena Kotliarker | Society6:

A la Huppe que j’aime, cette Messagère Clairvoyante et Raffinée
Je dis:  » En ce cœur, ton message n’est pas vain, guide-moi sur le chemin
Je suis étourdie par Ton poème d’Amour, il est une vague intense qui m’étreint
Viens, ensemble nous unirons nos forces et notre désir, mène-moi vers le Bien-Aimé
Ton discours me submerge nuit et jour, avec toi, je veux voler
La Joie de t’entendre ravit ce pauvre cœur, ton chant est Pur Élixir
L’ivresse est infinie et même le ciel ne suffit plus à mon cri d’Amour
Ma fidèle compagne, les visions du Roi emplissent mes yeux de larmes
En ma poitrine, le souffle est rauque de douleur, je L’aime à n’en plus finir
Un Rossignol déchire la nuit avec ses volutes qui enflamment mon jour
Je n’en puis plus des chants de cette immanente vérité et je suis sans armes
Merci, Ô ma si tendre messagère, de t’entendre, je suis à terre
Je m’accroche à la bénédiction de ta sincère visite et m’abreuve de Ce Mystère
Vois-tu, te rencontrer en ce jardin exalté est signe du voyage secret
Si Amoureuse Huppe, si fidèle, tu es Lumière éclose en l’Intime Nuit
Je cueille en Ta Présence, des fruits, plus suaves que le Paradis
Promesse solennelle de La Rencontre du Grand Messager.

Naïla