Prologue

A L’Amie

Felice SharpPeinture de Felice Sharp

Te souviens-tu de cette visite timide,
Lors que les cœurs sont à l’unisson,
Que la robe de prière est une offrande
Et que les gestes sont de joie éternelle ?

Te souviens-tu de la soie de nos débuts,
Lors que Paris devient les lueurs de nos Aubes
Que l’âme est flottante au dessus de la chandelle
Et que les yeux se suspendent à la nouveauté ?

Te souviens-tu des sourires qui en disent longs
Que les nuits murmurent au diapason
Et le secret de nos océans qui voguent :
Au dessus de L’Eau miroite ce qui ne se dérobe.

A la Robe pourpre de nos cœurs saignants,
Lors que les Cieux resplendissent de tous les Feux
Lors que Toi, Tu désignes l’étrange Lieu :
L’Amour est Le Berceau des Amants.

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Nuits d’été

Peinture de Arthur Rackham (1867-1939)

Secrètes cigales d’été qui entêtent nos lits
Et nos oreilles font écho à notre silence,
Lors que La Lune asperge les draps de nos nuits,
Ses rayons nous tiennent éveillées de leur brillance.

Ma sœur des confidences et des exaltations,
Volubile, je le suis et écourte ton sommeil.
Te souviens-tu comme j’aime lire avec passion
Les pages qui sont nos coursiers vers Le Soleil ?

Des notes emphatiques du piano, qui en liesse
Se promènent de nos mains extatiques des Nues.
En Elles, L’Oiseau a pris son envol en souplesse.

D’étapes en étapes, les ailes frôlent L’Inconnu,
Et se suspendent au Souffle de la Bouche bien-aimée.
Des Cigales, nous en avons entendu chanter !

 

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Alchimie

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Ô Soleil Sanguinolent
L’Étreinte se consume
En L’Horizon de L’Instant
Et L’Astre en cette brume
S’évanouit en L’Espace
Vénéré du Rougeoiement
Laissant telle une trace
Le Regard Larmoyant

Le désert est peuplé
Des douceurs du silence
En ce Souffle est L’Orient
De L’Origine exaltée
En Elle est Munificence
Des Troublantes Beautés
La Terre est Réceptacle
Du Mystère des Ondes
Alchimie du Tabernacle
Et de l’intensité profonde
En La Seule Incandescence
Que quémande L’Union
En ces remous de souffrance
Est Lieu de Transformation
L’Océan de tous les Feux
Lors que Mercure le visite
Lèvres scellées par les Cieux
La patience est l’implicite
De L’Amoureux en sa folie
Nul n’est à vivre sa Nuit
Les graines de L’Oraison
Sont les fils de son Présent
C’est en cette Pleine Aspiration
Qu’il marche vers Son Amant.

              Naïla

Regard Témoin

Alphonse Mucha - Madonna of the Lilies, detail:

Par Alphonse Mucha (détail)

En cette Roseraie, mes yeux ont palpité
Ont frémi en l’intense silence
Frissonné du clapotis léger,
Confluent en cette vibrance
Étrange surexistence en cet Innommé
En cette vision, se meurt ta bien-aimée
Subsiste en Ton Regard Éternel
Ébahie des Beautés surnaturelles
Je T’ai trouvé en ce monde-ci
Chaque seconde éclose en ce Royaume
Je T’ai trouvé dans le voile de mes nuits
Les fragrances d’une Présence que l’on nomme
Parcourant de mes cinq sens chacune de Tes créations
J’ai entendu cette voix depuis ma naissance
Renonçant à tous désirs, me blessant parfois
Je suis, à ce jour, à vivre ma singulière passion
Douloureuse, exaltant ma profonde joie
Les souvenirs sont Ton Parfum qui ne périt pas
Tes visites inestimables sont l’espoir de mon lendemain
Tu es le Souverain de mon âme, je ne m’appartiens pas
Je suis juste à voir en moi, Ton Regard Témoin.

Naïla

Messagère

Peacock Art...By Artist Unknown...:
IL me dit: « Occupe-toi seulement de MOI
Les voiles sont nombreux, d’ombre et de lumière
Tel L’Enfant qui va naître, les douleurs sont Signes de Joie
Mon désir est le secret du Retour en ce Mystère
La vie semblable à une vague devenue passerelle
Bouillonnement du Souvenir manifeste
Aime incessamment de cet Amour qui est Ma Voie
Impétueux déferlement en ces flots Célestes
Tandis que se déploie l’écume de tes ailes ».

Lorsque la Huppe se posa en mon intime jardin
Son discours advint, telle la réponse à mes nostalgiques pleurs
Droite et fidèle, m’a parlée du Roi, en un Chant Suprême
J’ai tressailli, ensanglanté est ce languissant cœur
Le Roseau emplit le ciel d’étranges stratagèmes
Subtile évocation qui frémit de l’invincible Parfum
Sublimes traces de l’invisible en cette aérienne Présence
Le cri de la Réalité pourfend les illusions, Ô mon Roi
L’oiseau n’a peur d’aucunes défaites, si loin s’élance
Fou est-il du Roi qui l’appelle en ce subtil émoi
En cette déraison, s’intensifie l’oraison de l’autre monde
Je ne vole plus, IL est mon envol, en cette extrême effusion
Corolle s’offrant en La vague amoureuse, délicate éclosion
Messagère, entends-tu comme IL cogne en ces mystérieuses ondes?

Naïla

Souvenir Intime

« Souvenez-vous de Moi, et Je Me souviendrai de vous « . (S.2 v.152)

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Tu es La Première Larme versée,
Jaillissements des sources Bouillonnantes
Tu es Le Premier Rire de l’Insondable Vérité
Ruissellement du Jour de La Bonté Aimante
Tu es le Premier Rayon des horizons exaltés
Éblouissante Étreinte à la pointe du Jour
Tu es Le Premier Amour, irradiant Le Calame
Effervescence de l’Ecriture qui s’unit au Discours
Tu es La Première Lumière, en ce Chant de L’Âme
Je ne T’ai pas oublié, je ne T’ai pas oublié, je ne T’ai pas oublié
Je suis Ivre de Ta Promesse, et la mort est mon Secret
Tout ce commencement qui se pétrit en mon océan
Sur les Rives illimitées, s’élance une vague jusqu’à Ton firmament
En l’enlacement des sublimes Azurs, une vibrante Lyre
Me fait mourir, me fait sourire, me fait vivre, abreuvée de Ton Respir
Et je pleure de cette larme qui est Ta Larme, et je goûte à ce Souvenir
Enveloppée du linceul, ondoiement de mon âme en cette vibration
Je ne T’oublie pas, je ne T’oublie pas, je ne T’oublie pas

Toi, Souvenir Intime, mon Roi.

Naïla