Je suis ce que Je suis

Coucher de soleil sur champ de blé:

Cette terre me nourrit et son ciel aussi
Chacune de ses semences est un champ de blé
Chaque champ de blé est un vaste grenier
Les graines du vent sont Nouvelles du Ciel
Gerbe moissonnée à l’aube de la Première Nuit
Étrange est le Mystère qui s’en revient ainsi
Porté par les ailes des douces harmonies
Véritable pont suspendu en cette noble terre
Arrosée des pluies fines du Jardin Céleste
Quand L’Origine se contemple en l’absolu silence
Le miroir reflète éternellement la Lumière
En ce qui n’est ni Temps, ni figée échéance
Réminiscence en l’intuition manifeste
Éclos soudain dans le secret de la Louange
Le cœur s’émeut de L’indicible Présence
Furtive et légère au rythme radieux des Anges
L’enfant se souvient sans besoin de le dire
Ce qui se clame Tout Haut depuis sa naissance
Vestige qui se consume ensuite de désir
Jusqu’à la folie qui devient connaissance
Alors, il se murmure cette étonnante Vie,
Je suis ce que Je suis, ceci à L’Infini.

Naïla

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Doux tumultes

Par Jean-Jacques Gendron

Se consument les vagues en l’écume flottante
Mille éclats océaniques baignés de Lumière ondoyante
Ourlets infinis s’élançant en l’impétueuse Vie
Lors que Tout se fige en ce silence apaisé, jaillit le cri
Les éléments s’unissent en force jusqu’au firmament
Sept Ciels et sept Terres en ce monde nouveau
D’espoir et de larmes bouillonnantes, la Joie est Sanglot
Effervescence surnaturelle qui devient tracé fulgurant
Je tiens, ivre, un cœur régénéré en Ton Souffle Puissant
Quand se contracte la poitrine, Ton étreinte est mon Présent
Je souris des caresses du vent depuis L’Aube des Temps
Son Chant est suave invitation, je souris, grisée par L’Azur
Si je trébuche en courant, je trouve La Main la plus sûre
Je souris, depuis les promesses de L’Enfance, mon Oraison
Déjà mon cœur s’envolait, traversant les multiples Océans
Je souris, le clapotis des ruisseaux est Ton encre si abondante
Je souris, les roses en ce jardin parsemé de lueurs odorantes
Je souris, les bruyères rêvent des douces rumeurs de l’horizon
Je souris, béatement, miroir limpide depuis Tes Yeux amoureux
Clameur qui se dit en cette force que la Beauté engendre
Suspendue en l’exaltation de L’Envol langoureux
Je souris, ces tumultes sont douceurs échappées des méandres.

Naïla

L’Illimité

Leonardo da Vinci Ever After:

Leonardo Da Vinci

Des fragments épars qui se rassemblent
Exultant des signes qui se tissent savamment
La Conscience est Expérience de la Vision
Un fruit que l’on savoure en trois dimensions
Pourquoi serait-elle surface plane
Tel est le secret de la Profondeur
Architecture essentielle en ce corps cathédrale
De le percevoir n’est pas une vile imitation
C’est là-bas que tout commence
Ici, je trouve L’empreinte du Discours
Qu’importe de savoir, quand savoir n’est point tissé
La Beauté est l’illimité qui se voit dans L’Illimité
Les confidences sont L’Intime qu’on ne saurait dévoiler
Si cela se tisse, c’est qu’IL est en nous à tisser
Si cela se vit, c’est qu’IL est en nous à se vivre
Si cela s’entend, c’est qu’IL est en nous à s’entendre
Si cela se voit, c’est qu’IL est en nous à se voir
Si je marche, c’est qu’Il est en nous à marcher
Si je L’aime, c’est qu’IL est en nous à aimer
Quelle extase de voir mon Roi, mes yeux Te boivent
De cette Vision, mon cœur explose d’effusion
Captive de Ta Grandeur, où suis-je, Tout est Vivant
Tu me murmures Tes Jardins, embaumant Jasmin
Rose Céleste, récital et liqueur sans fin
Soierie flottante, Coupe fluviale, palpitant encens
C’est là, que L’âme se nourrit des Divins Présents.

Naïla

Le Pont

mythical-bird-Simurgh:

Ici, un pont insolite
Vaste des plaines du rêve
Un précipice troublant
M’en suis échappée
Suis à courir dans le vent
M’abritant au pied du Magistral Olivier

Traversant les vallées de l’âpre solitude
Ta Fidélité m’a rendue folle
Dressé en la Théophanie de la Plénitude
Immuable, lors que je gisais au sol
Le Rossignol poursuivait singulièrement son Chant
Devenu l’instrument du firmament
L’écume de mon corps te cherche nuit et jour
En ces douleurs, j’ai vu L’oiseau cuire
Ton image, ainsi, agit en l’Ardent désir
De multiples êtres se jettent en cette Flamme
Je les vois se dissoudre, un à un, s’unissant en cette Âme
La patience est l’arme de mon cœur enivré
L’enfer n’est plus l’enfer, en cet Amour persistant
Jaillissant en cet Axe, qui est ma vie, se déploie la Réalité
Tout a disparu en ce qui n’est ni Espace, ni Temps
Le faucon en ce ciel, a deux ailes rivées à Ton Appel
En ce verbe Job, tu as épargné ma voix, mon oraison est perpétuelle
De Toi, je n’ai qu’une bonne Vision, mon Amant
En ce Regard brille la Sainte Étincelle, mon Amour étourdissant
En ce verbe David, mes larmes sont le ruissellement de l’arrachement
Mon Bouclier, mon Épée, l’Enceinte où je Te veux régner Éternellement.

Naïla

L’oiseau Majestueux

Ainsi, je surpris ce discours, en l’invisible clairière
Étrange chuchotement, comme l’écho, à un sursaut
Un oiseau paré de mille feux, devenu ici une Colombe
Car, il est un Oiseau Majestueux, Symbole du Mystère
Un Oiseau dont le plumage a les couleurs d’un noble manteau
Son chant a le pouvoir d’éveiller les morts de leur tombe
Il plane au dessus des océans que cache le cœur en son secret
Et voici son murmure en cette Impressionnante Forêt:
 » N’aie crainte d’abandonner les ruines, c’est ici que le Jour est
Il n’est pas d’âge pour voyager, les effluves ont cette magie de nous porter
Si tu traverses la vallée de l’ombre, La Lumière sera Incandescence
C’est alors que L’Alchimie transforme le limon en pur minerai
C’est ici que la vallée de L’Amour devient la patrie des esseulés
Ivres de voler en la Résurrection, ivres d’être des nouveaux-nés
L’Extase est un vin licite dont ils s’abreuvent sans résistance
Je suis L’oiseau de la Paix, et je suis L’oiseau des combats
Mon épée est un chant suave, un breuvage que je ne mesure pas
Il vise à apaiser les cœurs et les invite au plus beaux des voyages
Mille et une vies en ce périple, déchirant l’Illusion du pire des Âges
Je suis L’oiseau de L’Amour, de tous les Amours, alors, ressaisis-toi
Sois L’Amant qui n’hésite-pas, près à risquer mille trépas »

Je suis L’oiseau qui boit du bec de cet Oiseau, le doux nectar
Mille fois, j’échoue sur les récifs du troublant émoi
Mille fois, je renais encore plus ivre d’Amour et de joie
Buvant la coupe jusqu’à la lie, gorgé du tremblant Espoir.

Naïla

Cette folie

'My Sweet Rose' - 1908 - by John William Waterhouse (English, 1849-1917):

‘My Sweet Rose’ – 1908 – by John William Waterhouse

Sans cette folie, m’élancerais-je en ce vide
Sans cette folie, ce vide serait-il plein de TOI
Sans cette folie, je ne suis
Le vrai Amant, s’élance vers sa Bien-Aimée
Une seconde à hésiter et le voici seul à pleurer

Qui a vu autre que TOI
Qu’on me le dise
Qui a vu en Toi un autre
Qu’on me le dise
Il est Destination
L’avons-nous seulement quitté
Suspendue à Ton Évocation
Devenue Ta Seule Réalité
Pourquoi ne Te voient-ils pas
Toi, qui a ravi ma raison
Étourdie par l’étrange Encens
Je ne vois que Toi.

Naïla