Rêve éveillé

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Le Soleil avale l’ombre,
Puis réjouit les neutralités du Voyage,
Aux Semences stellaires,
Le goût de l’espace,
Sans que rien ne vole un effet,
Viens-tu m’embrasser,
Aux rivières de ma Lyre ?
Ne délie pas mes courbures,
Ni n’avance sans brasser les chevelures,
Des Lunes dont le bleu asperge,
Les fruits que planifie le Miroir.
Et je T’aime,
Dans les nuages de Tes Mystères,
Et je lance sans ternir,
Les feuillets,
Apposés comme Le Sceau.
Et je T’aime,
Des sphères de nos nébuleuses,
Sans que s’achève La Rencontre,
Dans les strates de ce que Tu sèmes.
Viens en cette Terre défrichée
Affranchie des poids du monde
Alliance des Verbes qui tissent
Les Reliances de La Prophétie !
Et je T’aime,
Réalité du Rêve qui s’éveille.

Le Jus d’un sureau en la baie mûrie de L’Arbre, lors que Le Soleil se laisse surprendre en Lui-même. Poète, à Tes mains coule L’Aube vermeille. L’intensité pure substantielle a devancé, et dans le fusionnement a attiré Ton Appel, et L’Appel est intensité d’Être révélée de Ton Intensité.


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L’Été rouge (2)

A mes maîtres enseigneurs, à tous ceux qui sont venus pour faire le relais et nous donner à La Coïncidence, les elfes, les lutins, les lucioles, les fourmis, les abeilles, les arbres, les montagnes, l’océan, le ciel, la lune, le soleil, mes frères, les égarés, les illuminés, les bien-aimés, les bienveillants, les patients, les amis et bien d’autres encore…

╬‴دكر ؟  والا نتايه ؟  نتايه  !  و آدى زبرى﴾﴿ﷲ ☀ﷴﷺﷻ﷼﷽ﺉ ﻃﻅ‼ﷺ ☾✫ﷺ ◙Ϡ ₡ ۞ ♕¢©®°❥❤�❦♪♫±البسملة´µ¶ą͏Ͷ·Ωμψϕ϶ϽϾШЯлпы҂֎֏ׁ؏ـ٠١٭ڪ.·:*¨¨*:·.۝۞۟ۨ۩तभमािૐღᴥᵜḠṨṮ‌‍‎‘†•‰‽⁂⁞₡₣₤₧₩₪€₱₲₵₶ℂ℅ℌℓ№℗℘ℛℝ™ॐΩ℧℮ℰℲ⅍ⅎ⅓⅔⅛⅜⅝⅞ↄ⇄⇅⇆⇇⇈⇊⇋⇌⇎⇕⇖⇗⇘⇙⇚⇛⇜∂∆∈∉∋∌∏∐∑√∛∜∞∟∠∡∢∣∤∥∦∧∩∫∬∭≡≸≹⊕⊱⋑⋒⋓⋔⋕⋖⋗⋘⋙⋚⋛⋜⋝⋞⋢⋣⋤⋥⌠␀␁␂␌┉┋□▩▭▰▱◈◉○◌◍◎●◐◑◒◓◔◕◖◗◘◙◚◛◢◣◤◥◧◨◩◪◫◬◭◮☺☻☼♀♂♣♥♦♪♫♯ⱥfiflﬓﭪﭺﮍﮤﮫﮬﮭ﮹﮻ﯹﰉﰎﰒﰲﰿﱀﱁﱂﱃﱄﱎﱏﱘﱙﱞﱟﱠﱪﱭﱮﱯﱰﱳﱴﱵﲏﲑﲔﲜﲝﲞﲟﲠﲡﲢﲣﲤﲥﴰ ﻵ!"#$69٣١@

De tous temps, l’homme a été un chercheur, et je dirai même qu’il s’est laissé chercher, jusque dans ses abysses. De tous temps, les hommes ont levé intuitivement leur regard au plus profond d’eux-mêmes, et je désire ardemment témoigner ici, de cette douceur exaltée, ce doux tumulte que j’ai évoqué, il y a quelques années. Je me suis assise auprès de vous jour après jour, comme Il s’est assis à mes côtés, et je vous le dis en toute vérité, la beauté est une ouverture au cœur de Conscience. Je ne suis pas née pour vivre ma vie. Cela m’a toujours semblé incongru. Telle était la perception que j’avais de cette venue au monde. L’on m’a enseigné à voir, et quand je suis arrivée, les yeux se sont emparés de mon être, et chaque fois j’en étais bouleversée. Avais-je connu cette ivresse depuis toujours ? D’où me venait-elle ? D’où me venaient ces gorgées extatiques qui dilataient chacun de mes sens ? D’où Cela pouvait-il venir ? Quelle en était la prodigieuse Source ? Les premiers instants frémissent de rencontres en rencontres, et l’on reste silencieux devant l’impalpable que l’on caresse inlassablement de nos mains du cœur. Et quel est donc ce cœur qui s’épanche, se dilate à la conscience des choses, des événements, des détails qui semblent insignifiants et qui soudain attirent notre attention durant de longues heures ? Nos promenades solitaires dans les campagnes, à l’insu même de notre mère, ces longues heures à frôler les abeilles, les fleurs, les arbres, le ciel m’ont charpentée de souvenirs, de réminiscences que j’ai laissés éclore ; telles sont mes révérences à la vie, et je dirai plus ; telle est La Révérence que l’on laisse se révérer en nous. Le monde s’ouvrait en notre poitrine et nous parlait en de menus mots. Le soleil pouvait valser durant le jour et les yeux comprenaient son langage. La lune nous fascinait et jamais nous n’avons regardé les éléments de la nature comme si cela était tout acquis. Lors que l’on se laisse à ce langage, l’on entre en lui. Il vient s’asseoir en nous. Il s’est assis avant même que nous prenions conscience de L’Assise. L’Assise est La Plénitude en la fixité de L’Astre. Je compris très tôt l’incandescence des mots qui vibraient partout. Les sens ! L’Été est le mûrissement du Soleil en notre Corps, en notre Esprit, en notre anima prima, jusqu’à ce que nous passions simultanément toutes les étapes de la conscience minérale, végétale, animale. Collier de Perles ! Tout Cela, tel un rayon fulgurant, vient à révéler L’Âme. Celle-ci est Le Trésor. Alors, je suis revenue d’entre les morts, j’ai parcouru un long chemin, et je me suis dit : impossible de garder cela pour moi. Car depuis toujours, nous aimons L’Autre. Oh oui, nous l’aimons et Il s’aime en nous car notre Corps frémit de Sa Vie. L’Autre est un Corps suprême, balbutiant encore dans ses ténèbres, ce couloir des correspondances avec La Conscience. L’Autre est celui qui se cherche aussi et de fait, je le cherche également. Les distances se plient, s’écourtent en la fulgurance d’une Lumière qui vient de L’Origine. Pure Alchimie en cette Tradition primordiale !

A suivre…

Allégorie du Jardin de L’Âme (31)

Résultat de recherche d'images pour "alphonse osbert art"Peinture de Alphonse Osbert (1857-1939)

-Le Temps-

Il faut du temps pour que le temps passe et trace ce qu’il retient de sa main de velours, au-delà des torrents qui charrient toutes les alluvions ; il faut du temps pour que le peuple se peuple de Ton Regard, comme il faut du temps pour respirer et sentir les yeux venir te parler du Soleil, pleinement ardent, dès L’Aube qui renaît sur l’opale de Ton Expir ; il faut du temps pour s’abandonner à Tes Mains bien-aimées et se laisser pétrir de Ton Respir. Et si Le Ciel épuise une larme dans la campagne esseulée des pas solitaires, si Le Ciel écrase une perle de Ton Âme suintée sur la Terre éplorée, si Le Ciel cherche encore le ruisseau pour s’y jeter ; si Le Ciel éclate en sanglot devant l’étincelant Été ; et si Le Ciel continue de clamer Sa Présence vénérée, il en renaît des milliers en Ton Âme abreuvée. Il faut du temps pour se laisser éprouver par l’étreinte de Ses Bras qui nous essore de nos aspérités. Il faut du temps pour que le temps échappe au Temps, implacablement, et s’évanouisse dans le bouillonnement de l’érosion, lissé par les passages incessants ; il faut du Temps pour que L’Astre se lustre à L’Eau de La Lune et s’arme des pacifiques gestes retrouvés. Il faut du Temps pour voir L’Épousée, belle et gracieuse, aux lèvres de grenade et aux propos sages et illimités, puis entendre les feuillets bruisser au Silence magistral au sein du Palais de L’Amant. Il faut du Temps pour traverser Le Ciel et plonger dans Son Lac argenté, comme il faut du temps pour être saisi par ce Temps qui n’est plus Le Temps. Il faut du Temps pour que les rivières soient les pages de Ton Ecriture, au Pays de L’Esprit, lors que Le Calame chante et adoucit les plaies de L’Âme qui n’a jamais désespéré. Il faut du Temps pour entrer en L’Éternité et Le contempler et L’honorer.

Paroles témoins du Temps : 

Le temps se manifesta souvent sous la forme de L’Eau, de la Terre, mais aussi du Vent, du Feu, de La Lumière. Les ailes de L’Oiseau furent peintes à maintes reprises par le pinceau magique du  Langage alchimique, celui de la densité et de L’Éthéré. Les dimensions du Jardin sont illimités, et le temps recule devant l’intensité du Regard de L’Amour. Le parfum fut une évocation affleurante, lors que le Maître des lieux s’approcha, une nuit de pleine Lune, accompagné de son valet le plus sûr. Il lui confia son secret : cette entreprise n’était pas sans danger. Le valet en fut fort étonné. Il s’agissait de surprendre L’Épousée. Le valet lui rétorqua : « – Mon Maître, il s’agit effectivement d’une entreprise fort dangereuse ». Mais, le Maître avait été bel et bien transpercé par la plus ultime des flèches de L’Amour. Il aspirait à voir Sa Fiancée. Derrière les brumes du soir, lors qu’un rayon de Lune baigna de sa douce clarté Le Jardin, Il vit L’Épousée qui marchait lentement et levait avec douceur Son Visage de noblesse, nimbé du Voile de la plus tendre pudeur. Le Temps s’arrêta et le cœur du Maître devint soudain Le Jardin.

Août

Livre d'Heures à l'usage de Rome_1540

Tu le sais, sur les rives où s’enflamment les roseaux,
Soleil languissant de sa force insoutenable
– Même les oiseaux fuient vers des contrées insondables –
Le chemin se retire sous les chênes, près de l’eau.

D’ardentes secondes frémissent au Souffle de l’olivier.
Les roses sont d’humilité couchées et patientent :
L’été s’offre à la grâce d’un orage qui nous hante.
Le soir, allongé, comme est précieuse la veillée !

Puis des voiles de transparence qu’étendent les étoiles,
La nuit est hébétée et s’unit à L’Amant.
Que ne fus-je évanouie en cette Source sidérale,

Et fuyant sur La Monture de Ton Firmament !
Auguste est ce Prince qui fixe ainsi la lune :
Cette pure vision est devenue l’encre de ma plume.

 

*Image extraite du Livre d’Heures à l’usage de Rome, datée de 1540