Je ne Le quitte pas

 

L’Amour contient tous Les Univers.
Il est Le Tourbillon qui ne jamais commence,
Ni jamais ne s’achève, car Il est ce par quoi Tout tient.
Je L’ai rencontré et nous avons tantôt ri et tantôt pleuré.
L’Amour se ceint de mille voiles de pudeurs.
Je L’ai vu se courber sur les rives de l’indifférence.
Je L’ai vu partout tendre les mains.
Il est les petites fleurs jaunes, en la Verte Prairie, écloses, en mille Soleils Irradiants que l’on ne voit pas.
Je L’ai vu ondoyer sur les herbes folles de la Vallée Éternelle.
Je L’ai vu ruisseler en filets discrets et s’échapper par l’égout des villes.
Il regagnait, en vagues écumeuses, La Mer sauvage.
Il exultait de sa fougue vivifiante.
Il renaissait de La Force de Son Origine.
Je L’ai vu plier les distances et défier Le Temps.
Il est plus que Cela et encore, ceci et cela. Toujours !
Il marche incognito drapé de Sa Flamme incandescente.
J’ai croisé Son Regard.
Depuis, je suis Son Ombre.
Je ne Le quitte pas un seul Instant.
Il peut me ravir.
C’est Lui que je désire !
Et maintenant, silence !
Je L’entends qui murmure des « Viens ».
Je saisis Sa Main Bénie.
Elle est chaude de tous Les Cieux et de toutes Les Terres !
Elle est farouche des flots de L’Univers.
Elle est La Tempête de mes états.
Elle est ce qu’Elle fait de moi.

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Les traces de ceux qui ont tracé

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En cet Étonnement, Le voici, L’Oiseau des Ondes !
Il a entendu depuis les Voies anciennes, d’Appel en Appel, en cette Chaîne de La Mémoire, Celui qui dit : Je suis Là.
Il a traversé les Vallées des Ténèbres, et vu les ruines du Temps.
Il a surpris dans les Eaux Profondes, les jaillissements de ce qui se féconde.
Les splendeurs d’un Silence dont les vibrations sont les semences de L’Histoire.
Ses yeux sont Le Lac de mille reflets et les langueurs d’une Perpétuelle Reconnaissance.
En cette Injonction, pouvait-il même fuir ?
Je suis à migrer en Lui pour L’Éternité.
N’écoutez pas le fou, il est à divaguer sur les flux de L’Amour !
Il est à rire encore des Beautés de L’Evasion.
Si un instant, il semble immobile, c’est qu’en vérité, il est si loin que son cœur est suspendu devant La Majesté !
Les ailes tournoient dans les légèretés de L’Orient qu’une Lumière de vagues occultent en Son Firmament.
Si vous approchez cet Oiseau migrateur, Il est à vous contempler depuis son vertige scrutateur.
Ce sont mille étincelles qui deviennent mille soleils en ces ruissellements que diffusent les mille épousées Lunaires.
Il a occulté Le Secret.
Il a ceint de pudeurs ces éloquences.
N’a-t-il pas tresser d’un fil de soie, l’Entretien que L’Alcôve réserve en Son Intime ?
L’Oiseau a vu L’indifférence se briser sur les Cristaux de La Transparence.
Il a entendu Celui qui dit : Je suis Là.
Les douceurs de La Noble Compagnie sont les ivresses d’un feu qui ne brûle pas, et transforme les étapes, en pliant les distances.
L’Oiseau a vu.
Est-Il ailleurs qu’en cette Vision ?
Ce sont les oublis d’un monde endormi qui ont affermi les fragilités de ses ailes amoureuses.
Vois comme Il épouse Les traces de ceux qui ont tracé…
Vois comme Il s’est détourné de l’insouciance !
Vois comme Il est en la fusion de L’Arborescence Originelle !

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Océan sans rivage

Une Nuit sans Lune

Chaque nuit est une Nuit Pleine
Lors que l’embrasse l’Effusion
Ses Rives sont caresses Pérennes
Une Nuit sans Lune, en cette Oraison
N’est jamais obscure, de son Jour
Le Soleil en est son Irradiance
Douce Clarté baignant du suave Amour
Des senteurs exhalées en Son Essence
Les Roseraies du Ciel que l’on découvre
En ce voyage des milles et milles nuits
Les Souvenirs sont Grâces qui s’ouvrent
Chaque étoile que je courtise me révèle,
Lors que je suis en leur charme éblouie,
L’Effluence des voiles qui se soulèvent
La chevelure de La Beauté la plus Pure
Les Vagues Célestes ont cette transparence
Des soieries qu’épousent saintes parures
Sont L’Éclat d’une Vénérable Transe
Une nuit sans Lune, n’en est jamais une
En mon âme qui sait que Le Soleil est Là
Mille et mille Lunes et amour en chacune
Mille et mille Soleils, Le Bien-Aimé est Roi
Chaque nuit est une Nuit Pleine
Insolite sérénité en cette luxuriance
La Profusion lumineuse d’une Fontaine
Me mène en ce Jardin de La Présence
De cet écrin suinte La Perle Éternelle
C’est en elle que je trouve mon refuge
Sa lumière s’unifie à mon langoureux Appel
En cet océan de Larmes qui est mon déluge
La Nuit resplendit de L’Astre Sublime
En Lui sont résorbés tous mes abîmes.

                        Naïla