Moisson

Image associéeGeorges Paul François Laurent Laugée

Le blé est mûr ; bientôt, ce sera la moisson :
Tout fruit a son Temps et toute récolte son labeur.
Ainsi en est-il de la terre de L’Homme : Sueur.
En lui Tout se révèle et ce Tout est un Pont.

Il est un champ que l’on sait labourer très tôt,
Lors que L’Aube est une Lueur au front de L’Homme.
Le cœur est vivant : ce sont des gestes ancestraux.
Le corps épouse un sillon que lui seul nomme.

Il est une Rosée de Joie ; la récolte est bonne.
Des gerbes s’envolent, le vent se promène en souriant.
L’on voit quelques chiens aux abois. Qui s’en étonne ?

Le jour soupire auprès du silence mûrissant.
L’ombre courtise les langueurs du laboureur.
En cette fraîcheur le sourire est de douce stupeur.

 

Se lit aussi sur Noblesse et Art de l’écu

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Éternité

Peinture de Edward Burne-Jones

Tout Amour en ma Prunelle larmoie d’un au-delà, au-delà, et d’intenses vagues ont ma mémoire en Toi, en Toi, car il n’est qu’un Seul Regard et mon Soleil a tous les Rayons. Ô Toi, L’Amant fugace, des traces de Ta Luminescence en ce Discours du Roi! Et Tout Amour est une Larme encore qui se désire, aux caresses d’un océan qui expire, sans jamais s’apaiser du seul Baiser de L’Étreinte, quand, Ô Éternité, à ma bouche, d’Amour encore,  de félicité, Tu suintes.

Rayons du Coeur

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Au plus culminant, Lors que Le Soleil darde Ses Rayons au Cœur des Univers, et qu’Il ensanglante les horizons, Le Feu devient fraîcheur des ondées crépusculaires. Il est des âmes qui Le vénèrent et prisonnières, elles sont de Sa Beauté. Tandis qu’une étoile aux perles empourprées, s’offrent aux ondes virginales et soudain immaculées, La Terre tournoie et devient féconde des mondes successifs et des mondes exaltés, car d’Amour gorgée, Elle boit en ces Lacs de Majesté. La Source est d’Or pur, et de Cristaux ensemencés. Aux touches diaprées de Son Souffle, le murmure subtil est Le Chant de L’Empyrée. De caresses aurorales en caresses subliminales, les mots sont vagues d’Amour depuis Le Glorieux Jour du Miroir Révélé. De Folie en Folie, les larmes sont des effluves de pluie éthérée. L’Humus entre en Transe et Son Haleine chaude encense nos pas feutrés. C’est en cette quiétude que Le Roi contemple chaque parcelle de vérité, et c’est en cette plénitude qu’est la pleine vacuité. Se sont suspendus les jours et se sont suspendues les nuits, lors que soudain s’envolent les morceaux du Ciel retrouvé. Qu’en est-il de Ta Nuit, Ô Soleil, lors que Tes Rayons épousent un autre Jour ? En ce Réceptacle, chacun de Tes Soupirs exhalent une Aurorée.

Promenade de nuit

Le Soleil à son Zénith
Frémit des splendeurs,
Qu’un songe en pleine nuit,
Doucement vous effleure.

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Est-ce vous doux Rossignol,
Qui me fîtes m’arrêter sur un chemin ?
Vous que j’aime tant,
Où vous cachez-vous ?
Mon cœur se suspend à votre chant.
Déjà la lune se voile de nostalgie.
M’y perdrai-je en vous cherchant ?

Féeries

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Sur les sentiers sauvages, je vois et j’entends,
La mort est proche qui m’enlace,
Du chemin de vie, en ce rêve,
Il est celui que j’attends,
Tandis que mes yeux le cherchent longtemps,
Des féeries que l’on ne soupçonne pas,
Un après-midi de soleil,
Lors que la fleur nous étreint,
Et que l’âme sans trêve,
Vous perçoit soudain.

Soleil

Bouddha dans sa jeunesse, par Odilon RedonBouddha dans sa jeunesse, par Odilon Redon

Si Tu Te noies en La Béatitude, Le Soleil s’enivre de Toi et si Tu plonges en Tes Rayonnements, La Nuit s’éclaire de Ton Verbe. Est-il une grappe qui fuit Ton Étreinte, lors que son jus vermeil est Jaillissement fusionnel de L’Amour ? Est-il une seule résistance possible lors que L’Éclosion est Sourire de Ton Éclat ? Le Nectar est Lumière qui se répand en onde depuis Le Cœur de Ton Abondance. Aucune larme n’échappe à Ton Océan, et aucun soupir à Ton Souffle. Le visage se tourne vers Toi et voici que les fleuves de Ta Matricielle effusion s’écoulent  et devient le lait pur et délectable.

Soleil de L’Apogée

monade

 

Imagine une Fleur exhalant mille pétales à la fois, il resterait Son Cœur qui épancherait mille autres Fleurs encore. En chacun de ces Respirs est un Retour, tandis que Tout se résorbe en L’Un. Qui de L’Inspir est Le Premier et qui de L’Expir est Le Dernier ? Lors que L’Un entraîne L’Autre, alors sont saisis par brassée tous les souffles et tous sont à tournoyer au Soleil de leur Apogée.