Histoire de Fous

Ralamb’s Ottoman Costumes Book (1658) | The Janissary-Archives

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Tous les gens de la cité s’étaient attroupés sur la place publique, tandis qu’un fou ne cessait de faire des va-et-vient incessants tout en portant des seaux de bouse qu’il déversait au beau milieu de la foule. Son ami, ameuté par les rires et les cris de stupéfaction, le harangua : « – Hé l’ami, que fais-tu ?

– Ne l’as-tu pas vu, répondit le fou en s’arrêtant à sa hauteur : je fais comme tout le monde. Je ramène de la bouse dans ma maison.

– Comment ça ? Les gens ne déversent certainement pas ce tas de fumier chez eux.

– Le crois-tu vraiment ? Chaque jour, je vois tout ce beau monde entrer avec les bras chargés, qui de vêtements de luxe, qui d’objets et de breloques en tout genre, qui de bijoux et de diverses parures. Pour moi, il ne s’agit ni plus ni moins que de bouse. »

Histoire de Fous

– Pourquoi Dieu a-t-Il abandonné les hommes ?

– Détrompe-toi, c’est tout le contraire : ce sont les hommes qui ont abandonné Dieu.

– Pourtant, Dieu est tout puissant. Il peut changer le monde comme Il le désire.

– Dieu ne change le monde que si les hommes veulent changer le monde. Mais, les hommes se sont abandonnés eux-mêmes et c’est cela la pire des choses.

Guerres infâmes

Résultat de recherche d'images pour "john singer sargent war"Peinture de John Singer Sargent (1856-1925)

Sans nul doute, des tréfonds communs, lors que tombant,
Du pire, du meilleur, est-ce donc eau marécageuse,
Quand les boues se mélangent aux sueurs peureuses,
Quand les hommes trempent vulgaires dans certains étangs ?

Ultimes combats délétères, putrides jusqu’aux os,
Les mots lâches que l’on n’ose plus plaquer au visage,
Sont-ce femmes, enfants, que l’on jette dans les marécages,
Pour n’avoir pas su être un homme vainquant ses maux ?

Est-ce une mise en scène d’une infâme avant-première,
Lors que de vagues vaines et même s’y aventurant,
L’on brandit ce qui s’évide dans la fourmilière,

Et l’on rugit de colère et de haine, tremblant,
Toujours se chargeant des pires peines maléfiques,
Lors qu’en ce soupir, est née une âme pacifique ?

L’Appel du Barde

Image associéePeinture de Thomas Cole (1801-1848)

Je veux Vous ramener depuis les rives anciennes,
Je veux Vous extraire de toutes les nuits insensées,
Par Vous, chasser tous les crimes, fussent-ils par centaine
Qui surgissent des abîmes que l’on a occultées.

Je veux par mon ardente fougue Vous tous appeler
Et lors que des blanches vallées, Vous, Ô Anges, sublimes,
De Clarté opportune, enfin nous rejoindrez,
Puis clore ce cycle qui devient lamentables ruines.

Je veux à genoux Vous accueillir, Vous chanter,
Car depuis Les Cieux de l’autre Rive, celle de La Mémoire,
Mon cœur tremble encor d’avoir rencontré Beauté.

Lors que je suis en ce Rêve, qu’ai-je encor à voir ?
Ce sont les passions qui réduisent l’humanité
A manger la chair de son frère sans nulle pitié.

Désaveu

Ces souverains, ont-ils gardé toute leur jeunesse ?
Qu’ont-ils saisi et qu’emporteront-ils d’ici ?
Lors que La Lyre, du Ciel cherche encore La Promesse,
Que L’Archange attend L’Heure, il n’est plus qu’un sursis.

Je jette au loin tout votre monde et sans attendre
Sur le Sentier de La Vie, je scrute L’Inconnu.
De vos gestes, il ne restera qu’un goût de cendre ;
Il n’est aucune Gloire en votre monde déchu.

Désormais, j’emporte en moi la douce Empreinte.
Elle imprime en mon cœur le Signe fervent de Dieu.
De Lui je suis, et je retourne à Son Étreinte,
Tous, quoi que nous fassions, nous fermerons les yeux.

Rassemblez vos chiffres, comblez tous vos suffrages
Tandis que je vais, ivre, marcher sur Le Chemin.
Souvent, je vois l’oiseau troubler quelque bocage ;
Un papillon me donne les nouvelles de demain.

La Nature est un Cantique, la clameur d’une Ode.
Chaque jour, à vos immondes méfaits, Elle dit : non !
Mais vous n’entendez pas, et un grand malheur rode.
Par votre déviance, vous perdez jusqu’à Son Nom.

L’Enfant

Résultat de recherche d'images pour "andrey shishkin"Peinture de Andrey Shishkin

Est-il un seul Jour qui du Déluge de nos maux,
N’assombrisse point L’Aurore et que des torrents de Terre,
N’abreuvent notre soif qu’affranchiront les Eaux,
Lors que les Temps perdus deviendront nos mystères ?

La mère enfantera sa maîtresse ; malade,
Elle s’écriera alors : est-ce cela notre Enfer ?
Par leurs péchés, périront dans la noyade
Ces hommes, enseveliront l’insignifiante chair.

Lors qu’ils verront leur Jardin devenir désert,
Que les morts, à leur bouche pleine de réprimandes,
Pousseront le cri qui fera trembler la Terre,

Un enfant viendra, sorti de La Légende,
Et se dressera avec la fougue des fiers,
Chantera La Vie, lui, héritier de ses pairs.

Bardes

Johann Peter Kraffti, Peinture à l’huile, 1810

Sont-ils scellés ces temps où le mal se révèle ?
L’Offrande est profanée, le Monde est aux marchands.
Folie en l’abjection, dominance du méchant :
Tout est confusion, tout s’emmêle, Quelles tristes nouvelles !

J’erre dans les vieux quartiers, point de sentinelles !
Quelques larmes ruissellent et voguent au grand vent.
Le siècle est hostile et me perd tout en marchant.
Du cri, au loin dans la plaine, qui entend L’Appel ?

Ne puis me résigner, mais que font les Poètes ?
Des images qui distillent l’inutile abandon.
Bardes d’antan vous qui embrassiez L’Horizon

De senteurs, d’Amour et non pas de pauvres gloriettes.
Que sont donc devenus les hommes et leur honneur ?
Mépris, laideur, est-ce tout ce que contient leur cœur ?

 

Se lit aussi sur Noblesse et Art de l’écu

 

Genèse d’une Rencontre (1)

En Echo à Peinture -paint, Gilles Labruyère, Les dessins d’humeurs de Gil

Amanda Clark artAmanda Clark art

Amies lectrices et Amis lecteurs, ceci est une sorte de synthèse, un aparté au fil du déroulement des articles qui se succèdent, et c’est en somme l’instant bienvenu d’exprimer cet étonnement qui  jamais ne se défait de sa lucidité, ni de sa douceur amusée, pour finalement s’aligner dans la transparence d’un monde qui aujourd’hui apprend de nouveau à n’être plus dans le paraître, mais Amis dans L’Être, Âme dans L’Être. Ce monde se balbutie, tel un enfant qui se trouve de nouveau face au véritable Langage, Langage de Vie, de Lumière, d’empathie, de discours en Le Vivant. Mon histoire avec internet est liée à une succession de signes, perles enfilées sur le collier de vie. Il est un commencement à toute chose ; il est une finalité qui s’observe. Certes, nous sommes différents et en quoi cela pose-t-il un problème ? Certes, nous avons des chemins de vie singuliers, nous venons perpétuellement au monde, à chaque instant qui s’émerveille. Nous sommes ici, là-bas, nous nous touchons à peine, et seule La Lumière peut nous donner à nous voir, sans heurt, sans mensonge, sans faconde, car La Lumière est L’Amour. Nous ne sommes en rivalité que parce que l’ignorance ceint nos cœurs d’obscurité. La Lumière est L’Unité de Convergence. Nous ne pouvons échapper à notre destinée, à notre Acte d’être. Je ne sache pas qu’il y ait de contradictions en cette Réalité. Nous sommes tous en Cela qui s’assemble, se cherche, se donne à La Découverte. Tout ce que nous faisons n’est pas pour nous. Nous sommes anonymes, d’un absolu anonymat et nul ne peut aujourd’hui identifier réellement cette personne qui écrit. Elle n’a aucun motif si ce n’est L’Autre. Le fait d’aimer ou d’être aimé ne relève pas du besoin, car nous sommes plus dans le témoignage que dans un désir de retour. Le monde de WordPress est à l’image de ce monde. Internet l’est tout autant. Il nous révèle, même à notre insu. Nous sommes en cette ère de La Transparence (Apocalypse). Nous sommes en cette ère de La Crucialité. Nous sommes encore si sauvagement nous balbutiant et nous découvrant. Car, en réalité, nous sommes tous ces milliards d’êtres qui manifestent une Autre part de nous-mêmes. Certes, tout le monde ne désire pas apprendre, ni connaître, ni changer, ni même vraiment connaître L’Autre, ni vivre L’Echo de L’Humanité. Tout le monde n’est pas réellement à reconnaître ce qui se passe. Est-ce important ? Je dirai plus : cela est grave. Néanmoins, nous n’y pouvons rien. Toucher de touches légères, tel le papillon, tel le Vent, tel l’arbre, telle la fourmi, telle l’abeille. Au gré du Temps, de L’Instant. D’Âme en Âme, d’Esprit en Esprit. Pourquoi chercher la quantité, lors que nous savons que Tout se cherche et se trouve au bon moment et que Rien ne peut ni quantifier ni réduire La Qualité par l’instrumentalisation et le marchandage.

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Mon parcours « internet » débute par la recherche d’un mot qui me fait m’inscrire sur un forum d’Eveil. Effectivement, je cherchais à entrer en relation avec la personne qui avait écrit un très bel article sur Cette Réalité métaphysique qu’est Le Fanaa, anéantissement spirituel de l’ego et résorption dans le monde de L’Âme. De fil en aiguille, j’ai fait la connaissance de mon très cher Ami Sol, (paix à son âme), et nous nous sommes mis d’accord pour travailler ensemble durant quatre années sur Le Yi king et L’Ennéagramme. Nous avons travaillé, tous les jours, jusqu’à très tard dans la nuit, de façon très intensive. Il m’a initiée au Yi King et à L’Ennéagramme, mais aussi à son monde cognitif, à la musique sacrée, au son harmonique des vibrations dont j’avais perçu la réalité lors de ce que j’appelle mon état de rupture. Des carnets entiers rendent compte de nos dialogues. J’ai appris à découvrir Cela qui était à se manifester en lui et en L’Univers des mondes subtils de La Conscience à travers la spiritualité chinoise. Une véritable Quintessence de Merveille Vivante et dynamique. Je venais de vivre une expérience bouleversante sur des plans totalement inconnus, mais qu’une voix intérieure et d’Intelligence inouïe me donnait à saisir. Ma rencontre avec Sol devint très vite un grand laboratoire de recherche en matière de psychologie spirituelle et de métaphysique. Cela aussi m’aida énormément à rendre intelligible cette expérience vécue, et Cela fut de même un Signe de plus dans ce déroulé de vie. Ecrire est pour nous une mise en oeuvre. Œuvrer pour L’Autre, Lui donner, Lui transmettre Le Réel en Temps Zéro. Lors, il nous importe peu de paraître ou de ne pas paraître. Les mots nous ont effacés. Nous sommes en eux, comme ils sont en nous, véhicules du Vivant. Peu importe que Cela soit compris ou non, apprécié ou non. Cette oeuvre est une vibration qui s’aligne jour après jour en Cela qui est Conscience, en cet orbitage, en cette transmission. Cela s’aime et sème, jour après jour, seconde après seconde. La Vérité est difficilement recevable, parfois très en avance sur les possibilités conscientisées des êtres. Mais, Elle est Sa propre Loi. Nous reviendrons sur cette réflexion, prochainement.