Alanguissement

N’aie crainte de traverser Les Ténèbres qui sont La Nuit de Ton Inconnu, ni n’aie crainte d’entrer dans l’obscurité de Ton Âme. La Nuit s’abandonne de l’intrépidité du cheminant, puis s’éclaire des soleils de Ton Aspiration. Alors, L’Aube est Ton Éternité !

 

Alanguissement des âmes est Signe de Providence.
Des couleurs de L’Hiver qui nous étreignent de Réminiscence.
Voici Le Ciel qu’offrent les yeux de la Présence.
L’Onde des Arcs parle.

Je n’ai pas de vie en ce monde.
C’est en La Solitude que s’élève Le Regard.
Vois comme les pieds sont légers de Ton Espoir.
Ici, L’Âme reconnaît et plonge
Dans Les Nues éthérées.
Oiseau de Beauté !
Tu ramènes les Joyaux d’une Épopée.

Mon Âme des Réalités de L’Amour !
Le Vent irrigue L’Unique Jour.
Ont-ils compté ?
Un Seul instant qui n’a jamais cessé !
Ô Perception des Silences du Monde Occulté !
Cueille Ce Jour et… contemple en L’Éternité.
Une feuille doucement glisse sur Le Fleuve de notre Discours.
Bois en La Lumière du miroir pacifié.
Une Perle, vaste comme L’Infini,
Suinte à Ton Front transparent.
La Voix court et frémit de L’Amour.

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Transparence en ce Monde (1)

 

Notre Roi est Transparence en ce Monde.
Il a embrassé chaque nervure et déposé son Empreinte.
Il a essuyé les Larmes des Ruisseaux et unifié Les Roches.
Chaque herbe est un Chant si Puissant.
Des Arbres de Sa Générosité et des Brassées de Son Opulence !
Des Clapotis de L’eau et des Rais de Lumières,
Des couleurs de Ses Fleurs et des Nectars de Son Amour,
Des Scintillements de Sa Voix dans Les Clairières
Et des douceurs de son tapis de mousse !
Des Parchemins de Ses Écorces,
Des Fluidités des caresses de L’Aube.
Notre Roi a déposé les plus délicats baisers sur les pétales.
Il a fait des bouquets de La Quintessence au bord des chemins,
Parfumé les sous-bois du rubis des fraises,
Jeté par envolée des nues de Papillons,
Fait surgir des brumes de cascades,
Et s’abreuver Le ciel des Lacs de La Présence !
Notre Roi est Transparence en ce Monde.
Il est Le Souverain des fougères et des Orchidées,
Lors que Le Gardénia s’extasie des Virginales Aurores.
Il porte Les Ailes de La Légèreté et de La Nitescence.
Les Effluves ont Les Étreintes de Son Essence.
Il a dessiné les espaces de Sa Géométrie Infinitésimale !
Le Jasmin s’unit au Chèvrefeuille des Roses Perlées.
Les poussières de L’Or de Son Alchimie et Les brumes vespérales.
Les Vénusiennes Éloges et Les Opales de L’Âme !
Voici déferler en cette Force Ancestrale les Réalités Imaginales.
Lors que Le Cœur s’étourdit des Appels du Roi, il est à voir !
Ce sont Les Nuits Augurales et Les Chants de Sa Toute Pleine Gloire !
Notre Roi est Transparence en ce Monde.
L’Echo de Sa Voix se déploie encore sur chaque souffle animal,
Des textures de Son Éloquence sur Les Cimes des Hautes Révérences.
En ces soieries de Sa Plénitude, Lis, et comprends !
Il a fait frémir le velours du Cerf du fin fond des Forêts,
Puis donner à chaque oiseau une Gorge Généreuse.
Il tremble des Flux d’Amour en cette Extase !
Des brillances des Cristaux lors que Les Ténèbres sont leur Écrin,
Voici Les sublimités des Paroles du Règne Minéral.

L’Océan des Abondances

                       Aquarelle de Thomas W. Schaller 

 

L’Océan a ces ourlets de L’Infini,
Lors que La conscience est à pérégriner,
Il est un couloir qui se prolonge en La Symphonie,
Des Firmaments que révèle le feu déterminé.
Ainsi, les Anciens se sont abreuvés au Tabernacle.
Sont-ce Les Exaltations fluviales d’une Fleur ?
Sont-ce Les Grâces des effluves qu’annonce L’Oracle ?
Sont-ce encore les ondes que déploie le secret du Cœur ?
D’une Sacralité, voici Le Pouls du Monde et voici encore Son Echo.
Depuis La Céleste Niche et depuis les coupes d’où coule Le Vin,
Ces rivières de L’Océan des abondances, L’Océan des mille Flots,
Depuis les épanchements du mouvant, lors qu’il est une marche,
Depuis les suintements vocaux et depuis la fluidité d’un Parfum,
Depuis cette Main, Corolle des Sens, lors que s’évade une Larme,
Voici les jaillissements que seule clame Le Chant du Chant !
Sont-ce Les ailes d’un Ciel qui se mêle au Noble Limon ?
Sont-ce encore Les Souffles, lors que Le Vent est l’entier Frémissement ?
Sont-ce Les quintessences des Oraisons de L’Âme des Ébullitions ?
Des Voyages et des Voyages en cette ébauche du Sentier.
Sont-ce les pas sur un tapis que des soies ondoient ?
Sont-ce les traces des mots qui se sont alignés, et qui ont parlé ?
Depuis les flux du Premier Monde, en ce qui flamboie,
Depuis les Sources de La Sagesse, lors que tout s’en revient,
Vois, et encore vois, comme Le Tout est une sublime esquisse.
Vois comme La Perfection est une Offrande qui se sublime,
Lors que chaque perle est une Conscience sans fin,
Et qu’il est encore cette aspiration née d’un champ de ruines,
Lors que La Connaissance est Le Pur déploiement de toutes prémices.
Vois La Singularité des éléments, et vois les multiples de Sa Beauté !
Vois, comme La Lumière est Réjouissance, et vois, comme Il est à veiller !
Vois comme se contemple Le Contemplé en Son Regard évanoui.
Il est à occulter les réalités des voiles de La Distance.
Vois comme se concentre La Transparence en une seule Nuit,
Et vois comme se consacrent les ombres et les clartés de La Munificence.
Sont-ce ces vagues qui célèbrent Les Perpétuelles fécondités,
Des mondes que La Mémoire est encore à retrouver ?
Silence des seuls états du moment, lors que Le Temps est Un Mouvement,
Lors qu’il se dilate en cette Union et du Tout possible de Sa Bonté.

Histoire d’un frère et d’une sœur ( 1 )

Plaise à mon frère de savoir que la Contemplation est antécédente à ce regard.
La glorification des jours simples avait l’effet des nostalgies d’une dévotion Amoureuse.
Les ondoiements du Temps ont leur Noce qui ont lieu en un autre Espace et en un autre Temps.
Peu le savent, car leur yeux collent uniquement à la ligne fixe et horizontale.
Or, il est un oiseau qui épouse chaque mouvement de son Ciel intérieur, et lors que la pupille se dilate des effets de la suprême stupeur, tout devient Présence atemporelle.
Les ailes frôlent les portes de L’Éther et le bec de L’Oiseau recueille une à une les perles de La Sagesse ( … )

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Depuis toujours

depuis-toujours


Qui sommes-nous, mon frère, depuis toujours?
L’oiseau s’est posé sur un Majestueux Chêne
Son chant a ravi les cieux et la terre d’Amour
Son gosier ivre a bu à l’Élixir, au creux des veines
Les fleuves de vie au gout d’un céleste miel
Se déploie un parcours qui dure depuis tant d’années
Au détour des allées, succombe au fiel
Le siècle a ses regrets qui ne dure pas l’éternité
La bouche lavée, la boisson exaltée a tous les remèdes
La chaleur du feu issu d’un âtre lumineux
Devient les ailes de l’oiseau Amoureux
Monte très haut jusqu’au Ciel sans intermède.
J’ai cuit dans les flammes de la séparation
Et reviens par l’incendie du désir d’Union
J’ai cuit et ri dans la cuisson car j’ai compris
Dans cette fusion, j’ai vu s’en aller ma vie
Dans cette fusion, j’ai vu venir l’Infini
Bénis soient mon père Adam et ma mère Ève
Inscrite dans mon limon, j’ai lu leur histoire
Éternelle réalisation dans la semence et la précieuse sève
Ô douleur et lamentation auprès de l’Arbre de la Connaissance
Dualité en ce jour de désespoir
Amertume dans cette évanescence
Regrets, larmes dans le chaos du paradis des attristés
Ô douleur, puis regard hébété par la douceur de l’Ami
J’étais un Trésor caché, j’ai désiré être trouvé
Dans les effluves du Souvenir, dans le Chant des Bien-Aimés
Retrouve le Chemin vers la demeure éternelle, je t’ai pardonné
Si tu te rappelles du pacte primordial, alors tu comprendras
Les souvenirs se déploient pour les âmes de la Présence
Qui sommes-nous mon frère, à jamais, les amis du Retour?
Ta main serrée est le gage de mon éloquence
Ici, l’oiseau entame le chant qui ne cesse pas
Le voyage est Toi et moi dans le secret de notre Amour.

Océan sans rivage

Voir aussi sur La Nouvelle Héraldie ou Noblesse et art de l’écu

wappen_von_freyung-svgBlason de Freyung (Bavière, Allemagne)