L’Éternel Amour

 

Il est une crucialité qui ne se dit plus.
Il est une intimité qui ne se découvre plus.
Il est un chant qui n’est plus qu’un murmure.
L’Echo est Le Verbe Jaillissant des tremblantes ramures.
En ce Germe primordial, sont les effets de L’Éclosion.
Pour chaque grain est une possible saison.
Certaines attendent L’Heure et sont peu fécondes.
Beaucoup sont en terre stérile et deviennent poussières.
L’Âme reconnaît L’Âme, et se laisse accueillir en Son Mystère.
La Bouche est surprise des brises de L’Amour parvenus en ce monde.
Il est un Lac imperturbable et de virginité innommable.
En ce Zéphyr de L’Orient Oriental, L’Occident naît de L’Incommensurable.
J’ai vu L’Ermite des Montagnes, assis sur un Rocher.
Il est resté en Son Souffle tel un Silence hébété.
En ses mains, le chapelet d’une vie qui cueille les perles matinales.
Les imperceptibles douceurs de L’Opale de Son Âme.
Les yeux ont l’intensité du monde que l’on visite en Secret.
Les beautés des langueurs du Soleil Auroral,
Lors que s’effacent, un à un, les écueils d’une trame.
C’est en cette mort, que la vie est La Vie,
Lors que chaque Respir est La Naissance d’une claire Nuit.
Ne vois-tu pas comme est à se transformer cette matière ?
Elle est active depuis La Chaleur de L’Energie Première.
Ô bouillonnantes Larmes qu’enivrent les soupirs.
C’est de Toi que cette Flamme est l’étourdissant Expir.
Pour chaque cercle ascendant, il est une pureté qui se clame.
La Révérence est une Révérence depuis notre intime Âme.
Le Roi est La Joie de Son Désir en ce Retour.
D’être et de mourir, est L’Éternel Amour.

                          Océan sans rivage

Le Roseau et Le Fou

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Le Roseau s’est penché et a tant pleuré :
« – Où sont donc les souffles de mon compagnon ? »
Un fou l’a entendu et lui a de suite répondu :
« – J’ai vu, céans, une belle, m’en suis épris.
Les rosées de son parfum sont à me hanter.
Mille fleurs ont étourdi mon cœur éperdu.
Je gis en cette pleine mélancolie.
– Quelle est donc cette Dame qui te fait tant languir ?
Un seul de tes soupirs me donnerait la vie.
Ô Fou, le veux-tu ? Tes lèvres sont gage de ma Naissance !
Je tremble de n’avoir plus le doux Désir.
Ton cœur ardent éveille mon souvenir de La Présence!
Je vois bien que tes yeux ont le flamboiement des Amoureux.
Ô Fou, veux-tu être l’amant d’un Roseau ?
Veux-tu me transmettre la vérité des langoureux ?
Ton cœur est vaste des fougueux soubresauts !
J’y perçois les vagues de L’Azuré.
En ton âme éplorée, je me coucherais,
Depuis les rives d’un étang, je serais à voguer !
A mon tour, je verrais Ta Bien-Aimée.. »

Océan sans rivage

Voir aussi sur La Nouvelle Héraldie ou Noblesse et Art de l’écu

https://ocanocean.files.wordpress.com/2016/10/6ba3e-blason2bcannes-25c32589cluse2b25282bd25c325a9partement2bde2bseine2bet2bmarne2b2529.png?w=474

Ondes Célestes

https://www.bridgemanimages.com/uploads/article-bal-84729.jpg                       Peinture de Sir William Blake Richmond

Les ondes célestes ont inversé les vagues
Le Plafond Lacté est L’Océan de L’Astre
En ces transparences que voilent les brumes
Des transpirs exhalés en cette intime écume

Les perles du Front d’un Miroir de L’Origine
Lors que L’Indicible éclot en La Virginale Larme
La Rosée est ce soupir suspendu en l’instant sublime
Qu’accueille Le Cœur tremblant d’une Âme.

Naïla