Ad lucem

Ad Lucem

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Cela fait si longtemps que je suis en chemin…
Depuis ma question première « Que fais-je en ce monde ? »
Jusqu’à aujourd’hui, il me semble que mes mains,
Pétries dans une argile tirée d’une terre profonde,

N’ont jamais cessé de se lever ver le Ciel,
Lors que de ma gorge sortait le même cri muet
De l’enfant à peine sorti du sein matriciel
Et qui, pour trouver la clef des champs, remuait

Mille meules de foin et une montagne tout entière,
Sans savoir que c’est en lui-même qu’elle se trouvait ;
Lui faisant croire qu’ici bas, le vin se buvait

Jusqu’à la lie et que l’âme était la rentière
Du néant dont quelque hasard l’aurait tirée,
Sans, pourtant, qu’il fût dupe au point de s’y mirer.

Marc

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Zlaté copyBlason de la commune de Zlaté (Slovaquie, région de Prešov)

Le Même Amour

Peinture de Annie French

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La Fidélité est Le Collier de Perles d’un Même Amour.

Il est Une Seule Réalité, mais nous ne le savons pas.
Nous aimons toujours du Même Amour en Son Origine.
Nous pouvons aimer plusieurs personnes, mais nous aimons toujours une seule fois.
L’Amour se décline selon nos champs de conscience.
En vérité, nous sommes fidèles à L’Amour et nous sommes juste à balbutier Sa Réalité.

– Qu’en est-il de celui qui reçoit Cela ?
– Je te répondrai une prochaine fois…

 

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Les mots (1)

Peinture de Frederic, baron Leighton(1830-1896)

 

Mots, répandez-vous comme L’Horloge du Temps suspendue !
Soyez de grâce soutenue et de légèreté devant les effondrements de ces nues !
Courez sur les ruisseaux et ondulez sur les vallons de L’Aube advenue !
Suintez des Lumières et des Paroles suaves en ces douceurs crépusculaires !
Gorgez-vous des lèvres de La Bonté et dansez pour que L’Exaltation soit exemplaire,
Et ne mourrez jamais sur les courbes linéaires,
Des platitudes que rejoint le quotidien qui vous rendent mensongers !
Ne vous laissez pas suffoquer à la bouche de ceux qui n’ont pour vous que dédain,
Et pour La Vie, la négligence des instants fécondés !

Poète, l’es-tu vraiment, si de toi, la poésie ne fait pas de toi un Homme nouveau ?
Si n’est pas écorché ton cœur par les absurdités de l’insouciance ?
Si La Poésie n’est pas Ton Four et Ton Mortier, qu’es-tu donc à nous chanter ?
Viens vivre en mon secret, mets-toi à nu, et je te dirais qui tu es !
Combien de poètes ne sont qu’à étaler des mots sans consubstantialité!

Ô Mots, révélez vos sens en Ce Vivant qui souffre de La Dualité !

Prose fugace

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L’Autre n’existe pas tant qu’Il n’est pas Le Même (aime) en chacun.
Si je L’aime, en voyant Le Même, alors je puis L’aimer même s’il n’est pas le même.
S’il ne m’aime pas, je L’aime tout de même, parce que je continue de voir en Lui, Le Même.
S’il ne me voit pas comme étant le même en lui, alors, je lui dis: « Paix ».
Nullement, ne chercherai à le combattre, car il est ce qu’il est en ce Présent.
De lui, en lui, je vois le Retour possible, et cela ne m’appartient pas.
Je serai toujours la même, même si je ne vois pas tout de moi, car j’ai vu Celui qui est Le Même pour toujours, et cela suffit.
Voir le Même en cet ici-bas, est La Merveille qui donne cet épanchement Béat.
La route est longue, mais la magie est là.
Chaque élément extérieur est Le Connu en Soi.
Tout est Papillon, Oiseau, Fleur, ondoiement de l’Éternel, Beauté Suprême, Amour Sur-naturel.

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