Joyau qui ne jamais ternit

En Echo à Oubli / Oblivion

WORDS IN THE LIGHT poésie sous les étoilesKevin SloanPeinture de Kevin Sloan

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Pèlerin malgré lui, et pourtant,
Voici le cœur qui se tend des matrices de L’Origine.
Pèlerin, marchant en ce manteau qui l’enveloppe,
Le couvrant contre les morsures du froid et le protégeant des tempêtes,
Voici le cœur offert en ce sourire.
Point n’est besoin de tout découvrir.
Point n’est besoin de tout vivre.
Je L’ai vu et sur la pointe des pieds, il s’est soudain élancé.
Toi, mon frère en L’Humanité,
Mon cœur n’est point séparé.
Que Ta souffrance, Tes douleurs, soient Le Lac de Beauté !
Sais-tu ?
Un jour, j’ai rencontré celui qui dans l’alcool sombrait, et ses yeux m’ont bouleversé.
Je me suis vu en lui.
Suis-je aussi sa douleur ?
Sais-tu ?
Des marécages de nos errances, il est une Fleur, Oiseau de L’Âme.
Jamais, le Pèlerin n’oublie son humanité, au bord des chemins qu’il a croisés.
Il dit : je T’ai vu.
Je ne T’oublie pas.
Je suis là.
Il n’a ni jour ni nuit, pour lui.
Il est à veiller.
Lors qu’il scrute l’horizon, il frémit : L’Aube vierge du passé est une Fiancée.
Elle lui rappelle que L’Essence est, en ce cœur, même ravagé.
Il est de tels secrets, en chaque seconde, devenue Éternité, telle est La Vie, qui n’est pas un sursis.
Elle est ce Pont transitoire, et les âmes se côtoient, et parfois se fuient.
Sais-tu ce qu’est le vrai langage ?
L’Âme de Son Intention est bienveillante et demeure à jamais indemne des blessures.
Il est un Baume cueilli en L’Azur, à La Fleur, qu’une abeille très savante, sait retrouver, et butine avec Amour.
En Ce Pollen, La Lumière est étourdissante d’ivresse guérissante.
Sais-tu ?
Dis : je pardonne, car le pardon est meilleur.
Ainsi, en L’Ailleurs, tu voleras si haut, que le rire te surprendra de Sa Pleine Victoire !
Jour après jour, conquiers l’insolite et brandis le Joyau qui ne jamais ternit.

Peinture de Kevin Sloan

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Il ne vient jamais comme on L’attend

 

Tu es Beau de Ton Sourire.
C’est là que je veux m’allonger, Ô Toi !
Dieu de mon Enfance, Toi, Ô Compagnon.

Tu as plié Les Distances de L’Espoir que Tu possèdes en Ta Miséricorde!
Dieu de La Fourmi, de La Capucine, du Hanneton, de La folle Herbe, des Lacs de Ton Immensité, des Vallées de Ton Amour, des élans de L’Arbre, du vol des oiseaux aimantés, des voûtes inconnues de Ton Azur.
Dieu de La Flamme, des Bosquets féeriques, des fleurs minuscules, des rires de L’Enfant.
Dieu des Amants, des Jardins de Ta Proximité, Ta Compagnie, intime.
Dieu de la Veine Jugulaire !
Dieu du Sanglot, Dieu de Tes Manifestations.
Dieu de notre Guidance !
Ne dis pas : Il n’est pas Là !
Ne dis pas : je ne vois pas !
Ne dis pas : cela ne m’est pas donné !
Ne dis pas : je n’entends rien !
Ne dis pas : je suis loin !

Tu es Dedans, mais tu ne le sais pas.
Ne dis pas : ce n’est pas comme je le croyais !
Justement !

Il ne vient jamais comme on L’attend.

Ad lucem

Ad Lucem

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Cela fait si longtemps que je suis en chemin…
Depuis ma question première « Que fais-je en ce monde ? »
Jusqu’à aujourd’hui, il me semble que mes mains,
Pétries dans une argile tirée d’une terre profonde,

N’ont jamais cessé de se lever ver le Ciel,
Lors que de ma gorge sortait le même cri muet
De l’enfant à peine sorti du sein matriciel
Et qui, pour trouver la clef des champs, remuait

Mille meules de foin et une montagne tout entière,
Sans savoir que c’est en lui-même qu’elle se trouvait ;
Lui faisant croire qu’ici bas, le vin se buvait

Jusqu’à la lie et que l’âme était la rentière
Du néant dont quelque hasard l’aurait tirée,
Sans, pourtant, qu’il fût dupe au point de s’y mirer.

Marc

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Zlaté copyBlason de la commune de Zlaté (Slovaquie, région de Prešov)

Le Même Amour

Peinture de Annie French

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La Fidélité est Le Collier de Perles d’un Même Amour.

Il est Une Seule Réalité, mais nous ne le savons pas.
Nous aimons toujours du Même Amour en Son Origine.
Nous pouvons aimer plusieurs personnes, mais nous aimons toujours une seule fois.
L’Amour se décline selon nos champs de conscience.
En vérité, nous sommes fidèles à L’Amour et nous sommes juste à balbutier Sa Réalité.

– Qu’en est-il de celui qui reçoit Cela ?
– Je te répondrai une prochaine fois…

 

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Les mots (1)

Peinture de Frederic, baron Leighton(1830-1896)

 

Mots, répandez-vous comme L’Horloge du Temps suspendue !
Soyez de grâce soutenue et de légèreté devant les effondrements de ces nues !
Courez sur les ruisseaux et ondulez sur les vallons de L’Aube advenue !
Suintez des Lumières et des Paroles suaves en ces douceurs crépusculaires !
Gorgez-vous des lèvres de La Bonté et dansez pour que L’Exaltation soit exemplaire,
Et ne mourrez jamais sur les courbes linéaires,
Des platitudes que rejoint le quotidien qui vous rendent mensongers !
Ne vous laissez pas suffoquer à la bouche de ceux qui n’ont pour vous que dédain,
Et pour La Vie, la négligence des instants fécondés !

Poète, l’es-tu vraiment, si de toi, la poésie ne fait pas de toi un Homme nouveau ?
Si n’est pas écorché ton cœur par les absurdités de l’insouciance ?
Si La Poésie n’est pas Ton Four et Ton Mortier, qu’es-tu donc à nous chanter ?
Viens vivre en mon secret, mets-toi à nu, et je te dirais qui tu es !
Combien de poètes ne sont qu’à étaler des mots sans consubstantialité!

Ô Mots, révélez vos sens en Ce Vivant qui souffre de La Dualité !

Prose fugace

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L’Autre n’existe pas tant qu’Il n’est pas Le Même (aime) en chacun.
Si je L’aime, en voyant Le Même, alors je puis L’aimer même s’il n’est pas le même.
S’il ne m’aime pas, je L’aime tout de même, parce que je continue de voir en Lui, Le Même.
S’il ne me voit pas comme étant le même en lui, alors, je lui dis: « Paix ».
Nullement, ne chercherai à le combattre, car il est ce qu’il est en ce Présent.
De lui, en lui, je vois le Retour possible, et cela ne m’appartient pas.
Je serai toujours la même, même si je ne vois pas tout de moi, car j’ai vu Celui qui est Le Même pour toujours, et cela suffit.
Voir le Même en cet ici-bas, est La Merveille qui donne cet épanchement Béat.
La route est longue, mais la magie est là.
Chaque élément extérieur est Le Connu en Soi.
Tout est Papillon, Oiseau, Fleur, ondoiement de l’Éternel, Beauté Suprême, Amour Sur-naturel.

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