Lors que tout est aplani

Aquarelle de Naomi Tydeman

Lors que tout est aplani,
Il n’est ni amertume, ni envie
Ni attente aussi.
Une ride imperceptible sur le silence qui frémit.
Un sourire errant sur le visage.
Des yeux envolés en L’Azur.
Le cœur conquis.
Les montagnes voguent
En L’Infini.

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Océan

Aquarelle de Philippe Merias

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Aussi loin que le faisceau de Lumière s’étend,
Il balaye de Son Feu éclairant,
L’immensité d’un gouffre béant.
En Lui, L’Océan secret d’étincelance.

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Je ne Le quitte pas

 

L’Amour contient tous Les Univers.
Il est Le Tourbillon qui ne jamais commence,
Ni jamais ne s’achève, car Il est ce par quoi Tout tient.
Je L’ai rencontré et nous avons tantôt ri et tantôt pleuré.
L’Amour se ceint de mille voiles de pudeurs.
Je L’ai vu se courber sur les rives de l’indifférence.
Je L’ai vu partout tendre les mains.
Il est les petites fleurs jaunes, en la Verte Prairie, écloses, en mille Soleils Irradiants que l’on ne voit pas.
Je L’ai vu ondoyer sur les herbes folles de la Vallée Éternelle.
Je L’ai vu ruisseler en filets discrets et s’échapper par l’égout des villes.
Il regagnait, en vagues écumeuses, La Mer sauvage.
Il exultait de sa fougue vivifiante.
Il renaissait de La Force de Son Origine.
Je L’ai vu plier les distances et défier Le Temps.
Il est plus que Cela et encore, ceci et cela. Toujours !
Il marche incognito drapé de Sa Flamme incandescente.
J’ai croisé Son Regard.
Depuis, je suis Son Ombre.
Je ne Le quitte pas un seul Instant.
Il peut me ravir.
C’est Lui que je désire !
Et maintenant, silence !
Je L’entends qui murmure des « Viens ».
Je saisis Sa Main Bénie.
Elle est chaude de tous Les Cieux et de toutes Les Terres !
Elle est farouche des flots de L’Univers.
Elle est La Tempête de mes états.
Elle est ce qu’Elle fait de moi.

Le Défi d’une sirène

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La Flûte Céleste a ses accents de liesse ascensionnelle,
Et Le cœur ne trompe pas en Sa Réceptivité.
Il est un Chemin qui a commencé bien loin en ce qui n’est pas Le Temps.
Sache-le.
Il faut une durée pour marcher.
Pourtant, Tu es Là.
Tout cet épanchement qui me donne La Distance de Toi est Ta Proximité.
Tu es si proche que cela est Langueur éprouvée.
Plus Tu es là et plus Tu es à me faire attendre.
Plus Tu es à me distancer et plus je suis à me rapprocher.
Il n’est pas un seul des voiles de Ton Absence qui me donne les connaissances de Ta Réalité.
Il n’est pas un seul moment à s’effeuiller qui ne devienne La Lecture de Ton Intimité.
J’ai plongé dans Le Lac de Ton Amour.
L’Empreinte est réelle de cette vie qui est Ton exclusive Occupation.
Est-il une Mémoire qui se révèle, ou bien est-elle celle qui fusionne en ce Tout de Toi ?
Alors, il n’est plus aucune mort, puisque Tu es.
C’est Là que les mille Sources s’étreignent et c’est là que je suis à tournoyer.
Il n’est aucune nostalgie de ce monde, ni vains tourments.
Tu es La Joie de L’Unique Conscience.
En ce Centre, il n’est plus d’inutilité, ni de futilité.
Tout s’est résorbé.
L’Errance donne Son Itinérance.
Je ne suis plus à pleurer ce monde, mais là où je suis, les larmes sont les douceurs d’un Océan.
Il n’est plus d’amertume.
Pleure, Ô toi qui n’as pas goûté à ces sources qui furent versées depuis un cœur incendié !
Un jour, les hommes pleureront de ne pas avoir assez pleuré.
Les vagues sont les suaves miels du cri de L’Amour.
Nulle Limite !
Je te défie !
Toi qui ne sais pas aimer !
Je te défie en ta misère et en la poussière qui te rattrape !
Je te défie !
Aime-donc !
Abreuve-toi à la Source des éplorés !
De sang sont leurs pieds écorchés !
Je te défie !
La marée nauséabonde de ta bouche fielleuse est la putréfaction de ton être déchu !
Quelle lisibilité !
Tu n’es plus homme !
Tu es moins qu’une bête !
En toi est la pire des pauvretés !
Ton ignorance est ton enfer marécageux.
Ce monde est à ton image.
Je m’en suis allée sur les rives de La Beauté.
Loin et proche.
Les Soleils de L’Amour sont toutes les Aubes que tu n’as pas su accueillir.
C’est là que je suis à tournoyer !

Voir aussi sur Noblesse et Art de l’écu

D’Amour

 

D’Amour, de frémissements élogieux, de Lumière
De Chants Princiers, d’étincelantes Rivières
D’Éternelles étreintes, de prodigieux tambourins
De tapis flottants, de soieries ondoyantes, de drapés de velours
D’éclats pourpres, de perles ruisselantes, de Royales cours
De voiles de rubis, d’émeraudes, de suaves parfums
De vagues de joie, d’insolites et profonds saphirs
De souffle fécond, d’encens voluptueux, de soupirs
De Rosées à la pointe du jour, en la clarté d’une Lune
De brises venues de différentes contrées, chacune
De rochers gracieux caressés des baisers de l’océan
D’ardentes aspirations en ce tréfonds culminant
De cascades argentées, de vallées illuminées
Du prisme évanescent s’élançant jusqu’aux cimes
De transparence en cette marche noble et sublime
D’étranges ondoiements au fond du cœur irradié
De rayonnements mélodieux en cette savante intuition
A genoux, prosternée, allongée, exaltée en cette Vision
Éplorée, esseulée, ces instants de La Pure et si intense Présence
Le silence est subtilité du discours, ces ondes devenues Éloquence
En cette Immobilité, l’émouvante transe est spirale ascensionnelle
Ainsi, l’autre monde est peuplé, des Splendeurs Révérencielles.

L’Océan des Abondances

                       Aquarelle de Thomas W. Schaller 

 

L’Océan a ces ourlets de L’Infini,
Lors que La conscience est à pérégriner,
Il est un couloir qui se prolonge en La Symphonie,
Des Firmaments que révèle le feu déterminé.
Ainsi, les Anciens se sont abreuvés au Tabernacle.
Sont-ce Les Exaltations fluviales d’une Fleur ?
Sont-ce Les Grâces des effluves qu’annonce L’Oracle ?
Sont-ce encore les ondes que déploie le secret du Cœur ?
D’une Sacralité, voici Le Pouls du Monde et voici encore Son Echo.
Depuis La Céleste Niche et depuis les coupes d’où coule Le Vin,
Ces rivières de L’Océan des abondances, L’Océan des mille Flots,
Depuis les épanchements du mouvant, lors qu’il est une marche,
Depuis les suintements vocaux et depuis la fluidité d’un Parfum,
Depuis cette Main, Corolle des Sens, lors que s’évade une Larme,
Voici les jaillissements que seule clame Le Chant du Chant !
Sont-ce Les ailes d’un Ciel qui se mêle au Noble Limon ?
Sont-ce encore Les Souffles, lors que Le Vent est l’entier Frémissement ?
Sont-ce Les quintessences des Oraisons de L’Âme des Ébullitions ?
Des Voyages et des Voyages en cette ébauche du Sentier.
Sont-ce les pas sur un tapis que des soies ondoient ?
Sont-ce les traces des mots qui se sont alignés, et qui ont parlé ?
Depuis les flux du Premier Monde, en ce qui flamboie,
Depuis les Sources de La Sagesse, lors que tout s’en revient,
Vois, et encore vois, comme Le Tout est une sublime esquisse.
Vois comme La Perfection est une Offrande qui se sublime,
Lors que chaque perle est une Conscience sans fin,
Et qu’il est encore cette aspiration née d’un champ de ruines,
Lors que La Connaissance est Le Pur déploiement de toutes prémices.
Vois La Singularité des éléments, et vois les multiples de Sa Beauté !
Vois, comme La Lumière est Réjouissance, et vois, comme Il est à veiller !
Vois comme se contemple Le Contemplé en Son Regard évanoui.
Il est à occulter les réalités des voiles de La Distance.
Vois comme se concentre La Transparence en une seule Nuit,
Et vois comme se consacrent les ombres et les clartés de La Munificence.
Sont-ce ces vagues qui célèbrent Les Perpétuelles fécondités,
Des mondes que La Mémoire est encore à retrouver ?
Silence des seuls états du moment, lors que Le Temps est Un Mouvement,
Lors qu’il se dilate en cette Union et du Tout possible de Sa Bonté.