Le petit semainier

             Lundi

Où s’en est allé l’hiver ?
Quand chantent les oiseaux,
Que s’écoulent les ruisseaux,
Viendras-tu mon frère ?

            Mardi

La nuit parle aux étoiles,
Comme imprenable,
Qui chante l’ineffable ?
La beauté me laisse sans voix.

 

 

L’Été rouge (3)

Ceci sont les correspondances que l’on recueillit au cœur du Silence.

╬‴دكر ؟  والا نتايه ؟  نتايه  !  و آدى زبرى﴾﴿ﷲ ☀ﷴﷺﷻ﷼﷽ﺉ ﻃﻅ‼ﷺ ☾✫ﷺ ◙Ϡ ₡ ۞ ♕¢©®°❥❤�❦♪♫±البسملة´µ¶ą͏Ͷ·Ωμψϕ϶ϽϾШЯлпы҂֎֏ׁ؏ـ٠١٭ڪ.·:*¨¨*:·.۝۞۟ۨ۩तभमािૐღᴥᵜḠṨṮ‌‍‎‘†•‰‽⁂⁞₡₣₤₧₩₪€₱₲₵₶ℂ℅ℌℓ№℗℘ℛℝ™ॐΩ℧℮ℰℲ⅍ⅎ⅓⅔⅛⅜⅝⅞ↄ⇄⇅⇆⇇⇈⇊⇋⇌⇎⇕⇖⇗⇘⇙⇚⇛⇜∂∆∈∉∋∌∏∐∑√∛∜∞∟∠∡∢∣∤∥∦∧∩∫∬∭≡≸≹⊕⊱⋑⋒⋓⋔⋕⋖⋗⋘⋙⋚⋛⋜⋝⋞⋢⋣⋤⋥⌠␀␁␂␌┉┋□▩▭▰▱◈◉○◌◍◎●◐◑◒◓◔◕◖◗◘◙◚◛◢◣◤◥◧◨◩◪◫◬◭◮☺☻☼♀♂♣♥♦♪♫♯ⱥfiflﬓﭪﭺﮍﮤﮫﮬﮭ﮹﮻ﯹﰉﰎﰒﰲﰿﱀﱁﱂﱃﱄﱎﱏﱘﱙﱞﱟﱠﱪﱭﱮﱯﱰﱳﱴﱵﲏﲑﲔﲜﲝﲞﲟﲠﲡﲢﲣﲤﲥﴰ ﻵ!"#$69٣١@

L’observation ne s’arrête pas aux phénomènes liés à la nature, au bien-être de notre corps et de notre esprit. C’est ce à quoi l’observation renvoie qui nous donne à l’arrêt. La lisséité des choses en leur apparence plane n’est qu’une fine pellicule, une couche au demeurant très fragile, de ce qui est réellement visible. Nous ne comprîmes pas tout de suite cette Architecture mouvante, de rapidité infinie, de données extrêmement précises, de codifications complexes, rendus complexes du fait même de notre arriérisme avéré ; ici il s’agit d’un constat et non d’un jugement que nous serions à formuler. Quand même l’esprit serait traversé par des fulgurances d’informations, nous ne savons plus, ou peu les décrypter et nous ne savons pas non plus les repérer. Or ce monde est multidimensionnel et je ne saurai occulter ce savoir sous prétexte que cela heurte. Mais finalement, qui cela peut-il bien heurter ? Quelle est la part en nous qui serait mise en danger ? Lors des multiples périples de la vie, il me vint comme une évidence qui se donnait à se formuler que nos problèmes venaient du fait même que nous entrions facilement dans les moules préfabriqués de la société. Celui qui a été visité par la réalité vibrante de la vie, en sa virginité incroyable ne peut définitivement plus consentir à se soumettre à tout ce qui est pré-établi par les déviances de l’homme. La Réalité de la vie est autre. Autre, au milieu, en cette Terre du Milieu. C’est pourquoi, il me vint aussi à l’esprit de constituer une arborescence inouïe qui serait à déployer peu à peu cette extraordinaire dimension révélée. Pour ce faire, il me fallut vivre L’Apnée. Une sorte de désintoxication séculaire et entrer en une réalité exclusivement verticale : Le Temps Zéro. Le Temps de L’Unité. Je le fis après avoir parcouru toutes les terres peuplées, les forêts, les espaces les plus reculés, les troubles les plus troubles, y compris toutes les doctrines en vigueur de cette société qui me semblait comme avoir ingurgité le poison le plus terrible, le plus effrayant, depuis que l’homme était apparu en cette Matrice. Mes mots vous semblent abscons, et je peux le concevoir. Mais, les mots n’ont pas uniquement le pouvoir des sens linéaires. Ils sont les vibrations d’un corps entier, traversé de son intention, relié de son oraison de vie qui est L’Amour. L’homme est cette Réalité que l’on est parvenu à nous faire oublier… N’est-il pas temps de s’extraire de cet asservissement ? Plus je vous écrirai, et plus je vous dirai les choses, car, il est impossible de ne pas le faire. Il est impossible de ne pas donner au grand jour ce qui s’extrait des nuits et des nuits de l’Apnée. L’Apnée permet d’entrer dans Le Silence. Et Le Silence n’est pas absence de bruit, mais bien réalité de signes correspondant à une préparation qui nous transforme en Recevoir.

© L’Été rouge, conte des nuits du Silence

Tri nox Samoni (2)

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De L’Autre Monde, que connaissons-nous encor de valide ?
Des récits des séjours en l’infini Mouvant,
Que reste-t-il en ces bruits de la ville impavide ?
En ce périple qui rompt avec le courant,

Le corps devient observance, étonnante lecture !
Vois, comme depuis cette rive, le monde s’est élargi.
Toute infinitude devient guidance et mesure :
La liberté est un cri au cœur de la nuit.

Qu’importe ce qui se dit, ce qui file entre les doigts,
L’infortune est de croire que ce monde s’achève
Au souffle dernier, lors que l’âme ressent l’ultime émoi.

Tout être goûtera au passage : la vie est sans trêve ;
Ne doute pas de mes paroles, elles ont traversé
Moult distances, que l’on plie, d’avoir beaucoup cherché.