Le petit semainier

             Lundi

J’écoute Ta Présence
Au corps de souffrance
Je bois en Ton murmure
M’efface en silence.

              Mardi

Assise au gré du Vent,
Les nuages me visitent.
J’aimerais les toucher,
Ils m’ont tout juste effleurée.

             Mercredi

Ta Voix dans les petits chemins,
La ville voyage loin ,
Je marche sur les pavés,
Le cœur s’est envolé.

 

Le petit semainier

by Sophie Gengembre Anderson

Dimanche

La pluie joue contre les murs
Des nues effondrées.
Tempête, quel est donc ce regret ?
Insatiable, Le merle courtise L’Azur.

Lundi

Être au juste du cours fil d’eau,
Ruisseler de limpides mots,
S’extraire des méandres,
Être un cœur au repos.

 

*Peinture de Sophie Gengembre Anderson (1823-1903)

 

Février

fees et fantastique (gifs et images)Illustration de Ida Rentoul Outhwaite (1888-1960)

Saupoudré de ton rire, neige en délire,
Parcouru par de vagabonds soupirs,
Au ruisseau qui nous attend, sirotant,
Aux aguets ces accords d’un autre temps.

Février clame haut et fort, toutes nos Joies
Que pétrissent les mains d’un grand ouvrier.
D’aller sur le chemin, mes pensées toutes à Toi,
Chaque ondée subjugue l’impétueux coursier.

Lors qu’aux cieux, mille chevaux caracolent,
D’avoir épousé les écumes folles.
Le soir, en Février, douce invitation.

Voyez, un lutin joue de la trompette.
A-t-il oublié de fermer la fenêtre ?
On le voit danser et rire à l’horizon.