Les réalités de L’Aube

Illustration de Kinuko Y. Craft

Le breuvage mystique est une douleur,
Qu’un enfantement délivre à L’Aube de toutes les Aubes.
C’est là, que Le Roi jette sur le monde
Le ploiement du Cœur et les douces rosées de la liturgie abondent.
L’incendie est au lexique une Nuit obscure :
Douze stations qui se révèlent au grand jour,
Qui font de toi Son obligé, les sentences rapprochées,
Car, de ta chute, mille fois tu te repens ;
L’Amour n’a pas de limites, mais possède ses propres ruses,
Et en L’Âme distraite, le secret n’est pas révélé ;
Alors, L’Amour culmine pour être en Ton Ultime.
Puisse notre regard obéir aux injonctions subtiles !
Cesse de batailler ! nous conseille L’Ange,
Ainsi, se pose toute vaillance présumée.
Le déluge a commencé et emporte le mélange,
Parce que L’Amour est né en L’Amour,
Et à Lui, il se veut retourner.

L’Amour est un Bourgeon de Roses subtiles, parfumées d’Essence de L’Origine. En Lui est l’élan mystique qu’une boisson, au fleuve de L’Êtreté, rappelle en mille substances et dévoile les éclosions de La Roseraie intouchée. Un oiseau, celui que l’on nomme Vigilance vient parer ton corps de l’acuité. Mille autres oiseaux ainsi tiennent un discours et il faut prendre le temps de les écouter. Chacun est une Source et à leur bec, elle s’écoule telle une Rosée. On nous a dit que le Roi vient un peu avant L’Aube. Sur la branche nuptiale, nous annonçons Son Arrivée, l’un d’entre-eux nous a confié.