From Heart

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L’Écrin

Hayami Gyoshuu, 速水御舟 (1894 - 1935)

 

 

 

Si loin ou si près,
Je vous vois toujours.
Vous m’avez offert un coffret.
En Lui, Le Trésor perle de vos effluves.
L’Écrin est Mystérieux, mais la Rose en est Exquise.

Silence Vénéré

                        Toile de Rudolf Ernst (1854-1932)

L’Espace est élogieux de Ta seule Réalité
Lors que Rien ne se peut prétendre en dehors de Toi
Lors que La Seule Pensée est Pensée de Toi en Toi
Est-il encore une Vie après Cela ?
Ô Vagues perpétuelles du Voyageur
Il est en L’Amour un Secret du Cœur
En sa Seule Profondeur est Ta Contemplation
Les yeux sont alors tremblant Silence Vénéré
C’est là que L’Âme est à se chercher
En ce Lac intime des pénétrants soupirs
C’est là aussi qu’elle se veut mourir
En L’extinction qui rejoint Ton Unicité
Lors que Toi Seul es Magnifié
En La Coupe vide de L’agrément
L’Accueil des Bontés sublimées
Est perpétuelle Joie du Cheminant.

Naïla

Te voudrais-tu revenir ?

                             Peinture de Kinuko Y. Craft

Te voudrais-tu revenir ?
Impossible !
Tu préfères mille fois errer en cette brèche, fut-ce-t-elle une folie !
Je ne veux pas m’accrocher à ce monde !
Ni qu’il soit à me coller !
Comme est doux Le Nectar de L’Insensé !
Les larmes en sont les fleuves de ma suave Nuit !
Lors que L’Étreinte de mon Roi se fait sentir, nul ne peut m’approcher.
Je me sens en cette fragilité à vouloir m’évader.
Que sait-on de cette étrangeté qui n’est plus raison?
Voici son Drapé qui est à m’enlacer
Où puis-je encore vivre, si ce n’est en cette ivresse ?
Qui peut encore avoir une emprise sur cette éplorée ?
Je tiens bien haut mon épée, et gare à celui qui veut s’approcher !
Mon Ivresse est Le Chant de mon Époux Vénéré
Sur un Pont, j’ai couru et me voici au pied de L’Arbre Secret
En ce Jardin, La Brèche est une folie de plus
Vois comme mon Regard boit en Son Soleil !
Suis-je encore?
La Nuit est bien un Jour caché
J’ai compris ma solitude et suis à la chérir
En elle, est attisé L’Ardent Désir
En elle, est la réalité de La Voie qui s’offre en sa singularité
Nul n’a le droit de pénétrer en cet intime instant
Il est Mon Roi !
Je vais vers Lui en Sa Seule Guidance
Et je veux encore verser Les Larmes de L’Abondance
Celles-mêmes qui me font naviguer en Sa Présence
Vois comme Il est saisissant, et comme Le Cœur est en effervescence
Vois comme ma folie est ma Seule Réalité !
En elle est La levée des Voiles de mon Bien-Aimé
En elle est l’assurance de ce Voyage singulier
Te voudrais-tu revenir ?
Jamais !
C’est en Lui, qu’est l’étrange Saveur
C’est en Lui que j’aime m’oublier
Les mille parures sont telles les effluves du Jardin
J’y viens chaque jour et y mourir au matin
En Son Souffle est L’Espoir du Lendemain !

Naïla

Un Jour, je rencontrai Le Cerf

 Illustration de Christian Schloe

Le cœur est langoureux d’une Forêt
C’est Là qu’il se voudrait à tout jamais
Près d’un sentier au bord de l’Eau
La Dame s’est évadée en cet Echo

Suis donc les Pas du Cerf Majestueux
Il se voudrait ton Ami sans condition
En cette étrangeté, ton Bienheureux
C’est Là, que tout est ardente émotion

Parle-moi encore de ce qui est Beauté
Tremblante Profondeur en La Douceur
Un radieux jour, je rencontrai le Cerf
Il me tint la main avec intense Amour
Je suis à L’espérer encore et encore
Il a en Son Regard un indicible Velours
Mon Âme y veut s’y fondre à toute heure
C’est Là un Grand Secret et ma langueur.

Naïla

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