Frère de L’Humanité

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J’ai vu en toi, la bouche qu’Il a tracée, et les yeux qu’Il a extraits de L’Obscurité.
J’ai vu en toi, le corps qu’Il a modelé et caressé.
J’ai vu Le Temps du jaillissement de ton incréé.
J’ai vu la douceur des effluves de L’Essence et La Nostalgie du Retour.
J’ai vu en toi, Son Souvenir vivace et Les Profondeurs de Ton Extase.
J’ai vu danser L’Âme en La Mémoire du Chant Primordial.
J’ai vu les soupirs de ton corps éploré et tes larmes de regrets.
J’ai vu L’Elévation qui ne saurait être déviée.
J’ai vu les secrets de Ton Nom Ultime et les pas de Ton Êtreté.
Ne te sépare pas de mon souffle, mon frère de L’Humanité.
C’est en toi que je Le trouve et que mon regard est transporté.
Ne te sépare pas du coeur de mon Amour.
Ne sois nullement étonné, car je t’aime de Lui qui est à t’aimer.
De toi, jamais, je ne me détournerai, Ô Frère de L’Humanité.

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The Time has come

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Texte en Anglais

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The time has come to break all my promises,
Tear apart all chains and cast away all advice,
Disassemble the Heavens, link by link,
And break at once all lovers’ ties with the sword of Death,
Put cotton inside both my ears,
And close them to all words of wisdom,
Crash the door and enter the chamber,
Where all sweet things are hidden,
How long can I beg and bargain
For the things of this world
While love is waiting ?
How long before I can rise beyond
How I am and what I am ?

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Traduction approximative ( Toute suggestion est la bienvenue )

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Le Temps est venu.

Le temps est venu de rompre toutes mes promesses,
De briser toutes les chaînes et de rejeter tous les conseils,
De défaire tous les Cieux, lien par lien,
Et de rompre immédiatement les chaînes de tous les amants avec l’épée de la Mort.
De mettre du coton au creux de mes oreilles,
Et de les fermer à tous les mots de sagesse,
De détruire la porte et d’entrer dans la chambre,
Où toutes les choses douces sont cachées.
Combien de temps puis-je mendier et négocier,
Pour les choses de ce monde,
Alors que l’amour attend ?
Combien de temps avant que je puisse monter en ce par-delà ?
Quel est donc mon Être ?
Qui suis-je ?

Chant de l’Amour

Texte d’Océan sans rivage – Musique de Jocelyn Montgomery
(Lux vivens, de Hildegarde de Bingen, 1098-1179)

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Le Temps de Dieu se déploie en l’Instant Éternel qui pénètre tous les instants de tous les temps, reliés entre eux par le Fil du Vivant et de l’Esprit. Tout y résonne à jamais et s’y répond en écho, d’âge en âge, au-delà des éphémères apparences que revêt chaque époque en particulier. Oui, le Temps de Dieu est en la verticalité de l’Ici-Maintenant, le point de toutes les convergences et de tous les relais.