Octobre

Résultat de recherche d'images pour "tacuinum sanitatis persil"

Virginales saveurs d’une profuse et pleine saison,
En les frôlements du corps et puis de l’âme,
Lors que chantent les semailles et le doux clairon
Des fenaisons dans l’étable, les tremblantes flammes :

Haleine des fruits gorgés de Ton souffle puissant,
Sur une table que l’on compagne de riches gratitudes,
Sitôt que vient le soir et que repose notre hébétude,
Splendeur des roses du divin et Seigneur Amant.

La certitude nuancée par le grand Mystère,
Épouse le crépuscule des riens et l’on vient,
De cette perception, goûter au petit matin.

Voici comme nos mains engageantes trempent la terre,
Tandis que ferventes, elles puisent dans l’alchimie.
Soudain, notre cuisine est l’alcôve des mille et une nuits.

Septembre

September - Ploughing and sowing | Da Costa hours [1515] - M… | Flickr

Septembre a pour coutume de s’effacer lentement,
Comme vaincu par les gris nuages qui s’amoncellent,
Et de donner à chaque arbre des fruits à la pelle,
Quand les oiseaux passent et s’en vont lointainement.

Des couleurs de l’été, il fait glisser le temps.
Les nuits s’attendrissent du soupir des hirondelles,
Mais les doux matins accueillent la saison nouvelle.
Un martin-pêcheur survole le fleuve vitement,

Tandis que quelques feuilles pleuvent comme tombées du ciel,
Poussées par le vent qui chante la solitude :
Nulle querelle et chacun, vaillamment, suit Son Appel.

Septembre mûrit au fond des bois, riche de certitude.
Quand vient le cerf, il connaît aussi les élans,
Et de douceur sourit tendrement à L’Amant.

Wappen_KallinchenSe lit aussi sur Noblesse et Art de l’écu

Août

Livre d'Heures à l'usage de Rome_1540

Tu le sais, sur les rives où s’enflamment les roseaux,
Soleil languissant de sa force insoutenable
– Même les oiseaux fuient vers des contrées insondables –
Le chemin se retire sous les chênes, près de l’eau.

D’ardentes secondes frémissent au Souffle de l’olivier.
Les roses sont d’humilité couchées et patientent :
L’été s’offre à la grâce d’un orage qui nous hante.
Le soir, allongé, comme est précieuse la veillée !

Puis des voiles de transparence qu’étendent les étoiles,
La nuit est hébétée et s’unit à L’Amant.
Que ne fus-je évanouie en cette Source sidérale,

Et fuyant sur La Monture de Ton Firmament !
Auguste est ce Prince qui fixe ainsi la lune :
Cette pure vision est devenue l’encre de ma plume.

 

*Image extraite du Livre d’Heures à l’usage de Rome, datée de 1540

Juillet

Gustav Klimt I Felice Casorati I 1902Peinture de Felice Casorati (1883-1963)

Des nuits d’étoiles éclairées de Lune solitaire,
Quand Le Soleil frôle l’évanescente prunelle,
Songe d’été qu’inspirent sans doute les grands Mystères ;
Au loin, le ciel n’ose s’étourdir de L’Éternel.

Jusqu’au soupir des vertes et luxuriantes bruyères,
L’herbe des champs effleure l’or des rayons purs,
Tandis que le tambour d’un promeneur de Lumière,
Danse sans mesure avec les fleurs du noble Azur.

L’effervescence des moineaux sur la colline,
Te convie à l’ombre d’un Arbre et de t’endormir
En la présence douce et de saveur divine.

Juillet est la lenteur étrange ; croit-on mourir
A l’orée du bois lors que Le Souffle s’embrase,
Puis qu’aux paupières de Ton Cœur fleurit notre Extase ?

 

Se lit aussi sur Noblesse et Art de l’écu

District de Maryina Roshcha (Russie)

Juin

Julien Dupré www.tuttartpitturasculturapoesiamusica - #Dupré #Julien #wwwtuttartpitturasculturapoesiamusicaPeinture de Julien Dupré (1851-1910)

Du soleil turquin, l’Azur semé de cerises,
Des mains gantées de joie qui sentent si bon le foin,
Lors que ruminent quelques veaux dans les champs, au loin.
L’Ami, te souviens-tu de cette fameuse devise ?

« Qui en juin se porte bien – là est tout notre désir –
Au temps chaud ne craindra rien ». Est-ce de bonne augure ?
Juin commence par une Fête, lors qu’aussi il clôture
Le Printemps qui fut tel un florissant soupir.

En ce Sacré-cœur, l’homme sincère jamais n’oublie
Que l’heure cruciale est un Souvenir intouchable.
De La Solitude vécue, je bois aujourd’hui

Ce qui durablement me semblait improbable.
Je quitte ce monde, au vol des oiseaux insouciants.
Chaque jour est un pas vers la tombe qui nous attend.

Mai

Ohara Koson - Swallow Over the Ocean WaveEstampe de Koson Ohara (1877-1945)

Parcourant les vastes plaines au goût de Ton Silence,
Lors que les yeux s’attardent sur La Cime sacrée,
Quelque chose nous enlace de Ton immensité.
Ce corps existe de par La Grâce de Ton Essence.

L’Âme survit au siècle, mais las, perd son innocence,
Tandis que le printemps mûrit tout hébété ;
De candeur, le ruisseau s’est alors exclamé :
Je m’unis aux floraisons de l’incandescence.

La Vie commence de n’avoir jamais fini,
Et de fougue, épouse chaque grain de la noble chair.
Tes mains qui l’ont pétrie me parlent de Ton Mystère.

En elle, je découvre toutes sortes d’allégories !
Ce sont les hirondelles de Mai qui me surprennent.
Leur joyeuse danse est aussi Le Trésor pérenne.

 

Avril

Image associée

Aquarelle de Ruth Harris

Primevères que l’on convoite comme les Roses,
Plus rares que la douce pervenche au fond des bois.
Le vent souffle fort et le matin est encor froid.
De blanches soies défroissées qui, timides, éclosent.

Les Abeilles venues des féeriques plaines,
S’abreuvent de lilas et fleurent le papillon.
La pluie tarde mais l’orage éclate à l’horizon :
La Terre transpire enfin de toute Son haleine.

Les branches ploient aux feuilles qui se balancent,
Lors qu’au Jardin, le bourdon déjà bien gourmand,
Plonge en quelque cœur, et de fragrante puissance,

Absorbe les lueurs du pollen envoûtant.
A L’Iris du bleu d’Avril, en La Lune fugace,
Le ruisseau serpente les pensées sagaces.

Mars

Cette magnifique tilleul arbre fleur fée Vintage d’impression par Cicely Mary Barker a été imprimé c.1950 et une plaque de livre d’origine de début Flower Fairy book. C’est une page originale (plaque de livre) de livre vintage et pas une copie moderne ou de reproduction.  Cette impression est assurée d’être un début d’impression et plus de 50 ans. Nous ne vendons pas de reproductions modernes.  L’image est d’environ 4,25 x 2,7 pouces sur une page de 7,2 x 5,2 pouces.  Cette fée fleur vintage ...Illustration de Cicely Mary Barker (1895-1973)

Lors que butinent les abeilles du tendre fil,
Cousu d’or et de Lumière au Ciel du Rêve,
Lors que du bourdon gourmand, bruissent sans trêve
Nos étonnements, que les jours soudain enfilent,

Le vent s’est allégé de nos frissonnements,
Quand du ponant, les vagues bousculent la grève,
Des balbutiements encor du Soleil levant,
Tandis que La Lune, d’éclat, fait monter la sève,

Mars approche et la saison est enchantement,
Tout pauvre des heures de l’hiver sans doute,
Mais des floraisons de La Mémoire de L’Enfant,

Les grands chemins que certains parfois redoutent,
Et ce trop plein d’Amour qu’enfante L’Instant,
Au crépuscule, accueillent nos pas doucement.