L’Été rouge (2)

A mes maîtres enseigneurs, à tous ceux qui sont venus pour faire le relais et nous donner à La Coïncidence, les elfes, les lutins, les lucioles, les fourmis, les abeilles, les arbres, les montagnes, l’océan, le ciel, la lune, le soleil, mes frères, les égarés, les illuminés, les bien-aimés, les bienveillants, les patients, les amis et bien d’autres encore…

╬‴دكر ؟  والا نتايه ؟  نتايه  !  و آدى زبرى﴾﴿ﷲ ☀ﷴﷺﷻ﷼﷽ﺉ ﻃﻅ‼ﷺ ☾✫ﷺ ◙Ϡ ₡ ۞ ♕¢©®°❥❤�❦♪♫±البسملة´µ¶ą͏Ͷ·Ωμψϕ϶ϽϾШЯлпы҂֎֏ׁ؏ـ٠١٭ڪ.·:*¨¨*:·.۝۞۟ۨ۩तभमािૐღᴥᵜḠṨṮ‌‍‎‘†•‰‽⁂⁞₡₣₤₧₩₪€₱₲₵₶ℂ℅ℌℓ№℗℘ℛℝ™ॐΩ℧℮ℰℲ⅍ⅎ⅓⅔⅛⅜⅝⅞ↄ⇄⇅⇆⇇⇈⇊⇋⇌⇎⇕⇖⇗⇘⇙⇚⇛⇜∂∆∈∉∋∌∏∐∑√∛∜∞∟∠∡∢∣∤∥∦∧∩∫∬∭≡≸≹⊕⊱⋑⋒⋓⋔⋕⋖⋗⋘⋙⋚⋛⋜⋝⋞⋢⋣⋤⋥⌠␀␁␂␌┉┋□▩▭▰▱◈◉○◌◍◎●◐◑◒◓◔◕◖◗◘◙◚◛◢◣◤◥◧◨◩◪◫◬◭◮☺☻☼♀♂♣♥♦♪♫♯ⱥfiflﬓﭪﭺﮍﮤﮫﮬﮭ﮹﮻ﯹﰉﰎﰒﰲﰿﱀﱁﱂﱃﱄﱎﱏﱘﱙﱞﱟﱠﱪﱭﱮﱯﱰﱳﱴﱵﲏﲑﲔﲜﲝﲞﲟﲠﲡﲢﲣﲤﲥﴰ ﻵ!"#$69٣١@

De tous temps, l’homme a été un chercheur, et je dirai même qu’il s’est laissé chercher, jusque dans ses abysses. De tous temps, les hommes ont levé intuitivement leur regard au plus profond d’eux-mêmes, et je désire ardemment témoigner ici, de cette douceur exaltée, ce doux tumulte que j’ai évoqué, il y a quelques années. Je me suis assise auprès de vous jour après jour, comme Il s’est assis à mes côtés, et je vous le dis en toute vérité, la beauté est une ouverture au cœur de Conscience. Je ne suis pas née pour vivre ma vie. Cela m’a toujours semblé incongru. Telle était la perception que j’avais de cette venue au monde. L’on m’a enseigné à voir, et quand je suis arrivée, les yeux se sont emparés de mon être, et chaque fois j’en étais bouleversée. Avais-je connu cette ivresse depuis toujours ? D’où me venait-elle ? D’où me venaient ces gorgées extatiques qui dilataient chacun de mes sens ? D’où Cela pouvait-il venir ? Quelle en était la prodigieuse Source ? Les premiers instants frémissent de rencontres en rencontres, et l’on reste silencieux devant l’impalpable que l’on caresse inlassablement de nos mains du cœur. Et quel est donc ce cœur qui s’épanche, se dilate à la conscience des choses, des événements, des détails qui semblent insignifiants et qui soudain attirent notre attention durant de longues heures ? Nos promenades solitaires dans les campagnes, à l’insu même de notre mère, ces longues heures à frôler les abeilles, les fleurs, les arbres, le ciel m’ont charpentée de souvenirs, de réminiscences que j’ai laissés éclore ; telles sont mes révérences à la vie, et je dirai plus ; telle est La Révérence que l’on laisse se révérer en nous. Le monde s’ouvrait en notre poitrine et nous parlait en de menus mots. Le soleil pouvait valser durant le jour et les yeux comprenaient son langage. La lune nous fascinait et jamais nous n’avons regardé les éléments de la nature comme si cela était tout acquis. Lors que l’on se laisse à ce langage, l’on entre en lui. Il vient s’asseoir en nous. Il s’est assis avant même que nous prenions conscience de L’Assise. L’Assise est La Plénitude en la fixité de L’Astre. Je compris très tôt l’incandescence des mots qui vibraient partout. Les sens ! L’Été est le mûrissement du Soleil en notre Corps, en notre Esprit, en notre anima prima, jusqu’à ce que nous passions simultanément toutes les étapes de la conscience minérale, végétale, animale. Collier de Perles ! Tout Cela, tel un rayon fulgurant, vient à révéler L’Âme. Celle-ci est Le Trésor. Alors, je suis revenue d’entre les morts, j’ai parcouru un long chemin, et je me suis dit : impossible de garder cela pour moi. Car depuis toujours, nous aimons L’Autre. Oh oui, nous l’aimons et Il s’aime en nous car notre Corps frémit de Sa Vie. L’Autre est un Corps suprême, balbutiant encore dans ses ténèbres, ce couloir des correspondances avec La Conscience. L’Autre est celui qui se cherche aussi et de fait, je le cherche également. Les distances se plient, s’écourtent en la fulgurance d’une Lumière qui vient de L’Origine. Pure Alchimie en cette Tradition primordiale !

A suivre…

Allégorie du Jardin de L’Âme (31)

Résultat de recherche d'images pour "alphonse osbert art"Peinture de Alphonse Osbert (1857-1939)

-Le Temps-

Il faut du temps pour que le temps passe et trace ce qu’il retient de sa main de velours, au-delà des torrents qui charrient toutes les alluvions ; il faut du temps pour que le peuple se peuple de Ton Regard, comme il faut du temps pour respirer et sentir les yeux venir te parler du Soleil, pleinement ardent, dès L’Aube qui renaît sur l’opale de Ton Expir ; il faut du temps pour s’abandonner à Tes Mains bien-aimées et se laisser pétrir de Ton Respir. Et si Le Ciel épuise une larme dans la campagne esseulée des pas solitaires, si Le Ciel écrase une perle de Ton Âme suintée sur la Terre éplorée, si Le Ciel cherche encore le ruisseau pour s’y jeter ; si Le Ciel éclate en sanglot devant l’étincelant Été ; et si Le Ciel continue de clamer Sa Présence vénérée, il en renaît des milliers en Ton Âme abreuvée. Il faut du temps pour se laisser éprouver par l’étreinte de Ses Bras qui nous essore de nos aspérités. Il faut du temps pour que le temps échappe au Temps, implacablement, et s’évanouisse dans le bouillonnement de l’érosion, lissé par les passages incessants ; il faut du Temps pour que L’Astre se lustre à L’Eau de La Lune et s’arme des pacifiques gestes retrouvés. Il faut du Temps pour voir L’Épousée, belle et gracieuse, aux lèvres de grenade et aux propos sages et illimités, puis entendre les feuillets bruisser au Silence magistral au sein du Palais de L’Amant. Il faut du Temps pour traverser Le Ciel et plonger dans Son Lac argenté, comme il faut du temps pour être saisi par ce Temps qui n’est plus Le Temps. Il faut du Temps pour que les rivières soient les pages de Ton Ecriture, au Pays de L’Esprit, lors que Le Calame chante et adoucit les plaies de L’Âme qui n’a jamais désespéré. Il faut du Temps pour entrer en L’Éternité et Le contempler et L’honorer.

Paroles témoins du Temps : 

Le temps se manifesta souvent sous la forme de L’Eau, de la Terre, mais aussi du Vent, du Feu, de La Lumière. Les ailes de L’Oiseau furent peintes à maintes reprises par le pinceau magique du  Langage alchimique, celui de la densité et de L’Éthéré. Les dimensions du Jardin sont illimités, et le temps recule devant l’intensité du Regard de L’Amour. Le parfum fut une évocation affleurante, lors que le Maître des lieux s’approcha, une nuit de pleine Lune, accompagné de son valet le plus sûr. Il lui confia son secret : cette entreprise n’était pas sans danger. Le valet en fut fort étonné. Il s’agissait de surprendre L’Épousée. Le valet lui rétorqua : « – Mon Maître, il s’agit effectivement d’une entreprise fort dangereuse ». Mais, le Maître avait été bel et bien transpercé par la plus ultime des flèches de L’Amour. Il aspirait à voir Sa Fiancée. Derrière les brumes du soir, lors qu’un rayon de Lune baigna de sa douce clarté Le Jardin, Il vit L’Épousée qui marchait lentement et levait avec douceur Son Visage de noblesse, nimbé du Voile de la plus tendre pudeur. Le Temps s’arrêta et le cœur du Maître devint soudain Le Jardin.

Juillet

Gustav Klimt I Felice Casorati I 1902Peinture de Felice Casorati (1883-1963)

Des nuits d’étoiles éclairées de Lune solitaire,
Quand Le Soleil frôle l’évanescente prunelle,
Songe d’été qu’inspirent sans doute les grands Mystères ;
Au loin, le ciel n’ose s’étourdir de L’Éternel.

Jusqu’au soupir des vertes et luxuriantes bruyères,
L’herbe des champs effleure l’or des rayons purs,
Tandis que le tambour d’un promeneur de Lumière,
Danse sans mesure avec les fleurs du noble Azur.

L’effervescence des moineaux sur la colline,
Te convie à l’ombre d’un Arbre et de t’endormir
En la présence douce et de saveur divine.

Juillet est la lenteur étrange ; croit-on mourir
A l’orée du bois lors que Le Souffle s’embrase,
Puis qu’aux paupières de Ton Cœur fleurit notre Extase ?

 

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District de Maryina Roshcha (Russie)

Songe des prémices

Résultat de recherche d'images pour Peinture de Thomas Cole (1801-1848)

Est-il blessé ce cœur sensible qui T’aime tant ?
Sait-il encor respirer hors de Ta Présence,
Lors qu’il n’attend plus que Toi en L’ultime Instant,
En peine de Ton Retour, en peine de Ton Absence ?

Quel est ce sanglot qui serre ainsi tout mon corps ?
Du pied ruisselant que caresse une écume,
J’avance et n’aspire plus qu’à prendre mon essor,
Délivrée enfin d’un poids, légère comme une plume.

La beauté du crépuscule qu’embrasse La Lune,
Nous étreint de sa clarté au chant de Tes mots.
C’est Ton noble Nom, à mes lèvres sans amertume,

Qui en Sa Mention, s’élève tel un flambeau.
Des frôlements du songe telles des prémices,
Quel est ce tourment qui devient pur délice ?

Allégorie du Jardin de L’Âme (30)

pique-nique May

-La Lune-

Sa Proximité en cette Vision est L’Épanchement dilatant de Lumière, et Te souviens-Tu comme nous courions ensembles, ivres de Liberté, lors que chacune de nos effluves devenaient nos Bras embrassant La Clarté de Joie et de Bonne opinion ? C’est au goût de Ton Amour que Le Cœur devient Les Mondes de Réminiscence, Éternité exaltée en ce Jardin, et là où je pose mes pieds, c’est Ton Chemin. Ne vois-Tu pas comme je me souviens et comme chaque jaillissement est une sorte de Balancement, Le plus tendre qui soit, celui qui au Vent épouse Le Mouvement et répand La Joie ? Mon Regard est effusion de Lumière et Le Soleil est mon Amant. Je L’ai fait entrer en ce cœur et jamais il ne brûle, excepté de Bonheur radiant. Ô Mon Amant ! De certains jours qui sont Le Languissement, Le Sourire s’empare de moi, et Le Visage s’imbibe de Ton Éclat. C’est D’Amour qu’est La Constance, et libres, nous voyons L’Autre Monde. J’ai laissé les sombres jours, ceux qui de ma première naissance, ont clos pour toujours l’époque des sécheresses du cœur. La Palme de ma Lueur est Resplendissance, parce qu’en Mon Soleil est tout mon fougueux Silence. En Lui, j’entends Les Nouvelles de L’Amant et lors que je descends, sans que personne ne pressente ma Présence, je vogue vers les cœurs éblouis de Remembrance. C’est en secret que Je les enveloppe et parfois sur les cimes aux nues flottantes, j’aspire à La Clarté la plus éclatante. Mes cycles sont mes litanies, et chacune sont une matrice qui recèle les enfants de L’Origine. Ô Mon Amant ! Tes Rayons me portent au point culminant de mon Ardent Amour et lors que nous voguons en ces Noces, L’Océan devient notre Union. Là-haut, sur les plateaux, je ne laisse plus aucune écorchure venir empoisonner les innocents et les mendiants. J’ai fait de Mon Manteau Les drapés de leur secret et je déride chaque croissant de mon évolution en Arche Bénie. Lumière ! Lumière ! Lumière ! Telles sont Les Paroles de cette Nuit, lors que le fil de L’Aube nous annonce Le Roi. De cette effusion Lunaire, je suis au diapason et c’est ainsi que les mondes éclosent et de simultanéité, La Beauté nimbe La Face obscure du Cercle de La Présence.

Jamais je ne quitte Mon Amant ! Il est une Promesse solennelle qui rayonne avec La Création perpétuelle et si souffle le vent, parfois ce ne sont pas mauvaises nouvelles. Des Oraisons de Grâce, Je Te suis et ne jamais Te fuis, car, Tu es Mon Secret et Je suis Ton Épousée. Je clame si fort cet Amour, et ainsi Le Soleil apparaît en des multitudes de mondes et conquiert Les Univers. 

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