Le Souffle Vital

Le « je » n’avait pas de déclinaison. Le monde était uni dans son plus grand ébahissement. Nous ne fuyions pas à ce moment, puisque tout était en sa nature primordiale. Les mots ont une grande importance en ce qu’ils révèlent. Les mots étaient images, et les images étaient des mots. Comme pouvait-il y avoir de séparation ? La vie était les mots et les mots étaient la vie. Le palpable rejoignait l’impalpable et l’impalpable rejoignait le palpable. Le corps était langage et s’inscrivait dans le langage, tandis que le corps était l’image et l’image était le symbole. Le Récit était l’image et l’image était le Langage. Le Langage était Essence et L’Essence était L’Origine. Le Corps devenait L’Origine et L’Origine devenait Lecture. Les uns s’entremêlaient aux autres et les autres fusionnaient avec les uns. Le Souffle était mouvement et Le Mouvement était L’Apnée. A l’intérieur était La Pulpe et à l’intérieur de La Pulpe était La Vision. En La Vision de L’Intériorité était La Vision du Retournement et à l’Intérieur était l’Extérieur et L’Extérieur était L’Intérieur. Le Ciel était en bas et La Terre était au Ciel. Les Pôles s’étaient inversés et La Vision s’ouvrait au Regard. Il fut un temps de Chaos, mais le Chaos était un Magma. Du Magma jaillissaient les mots et des mots jaillissaient le sens. Quand La Question se formulait le détachement était puissant.

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Le Souffle Vital

Ghulam Reza Isma’ilzadeh, The Lady and Simurgh

Qui es-tu ?

Quelle conception pour quel monde ? Nous sommes dans l’unité expansive d’une Réalité-Temps qui a témoigné et chaque graine est un univers. Nous pourrions incessamment exprimer la Joie, car Celle-ci nous habite au-delà de notre propre volonté. Nous ne pouvons avancer au-delà de notre Êtreté. Celui qui voit, est à voir. Nous étions assis simplement dans la nuit et nous avons conversé. Il n’est pas facile d’entendre car La Vérité balaie d’un geste puissant nos édifices. La Vérité détruit le Bien et Le Mal. Elle, précisément objective, et qui coupe avec tous les prétendus circuits auxquels vous vous êtes attachés, avec d’ailleurs une opiniâtreté telle que vous fuyez. Cette fuite est la parfaite élaboration d’un conditionnement lié à différentes stratégies grégaires. Je sais que seule la Vérité peut accueillir La Vérité. Ne mentez pas ! Le mensonge rencontre tôt ou tard la réalité du Mensonge, sous la forme la plus ignominieuse qui soit. Ne dissimulez pas ! Ne vous appropriez rien ! Soyez même absents à votre propre ombre. De vous à vous, soyez celui qui devient Pudeur. A qui puis-je parler ? A qui puis-je me confier ? Quelle est donc cette virginité qui nous plonge dans les arcanes d’un monde confus et opaque ? Le savais-je ? Le connaissais-je ? Il jaillissait cette puissante clameur : Je désire ne plus rien savoir, ne plus rien connaître, abandonner tout le savoir, recommencer tout et partir de ZERO. SAFAR ! Dans la Nuit obscure, nous ne voyons pas La Lumière. La Nuit est véritablement obscure. Mais lors que vous devenez YEUX, vous Le voyez, parce que Ses YEUX sont La Réalité. Combien de fois me suis-je accrochée à la plongée comme si l’on m’y menait de force et que je ne puisse, pas même en pensée, y résister ? Quelle force prodigieuse qui vous tient ainsi fermement et Ô combien alors vous vénérez cette Force que vous savez pertinemment n’être pas vôtre, qui simultanément, déchire Les Cieux, qui secoue magistralement Les Terres et fait trembler tous les univers, qui déchaîne sans retenue les gigantesques vagues d’un océan ? Le Commencement est bien ce qui nous extrait de La Terre, nous fait sortir de La Nuit par un déchirement. La magie du règne végétal, L’Union alchimique avec Le Verbe, telles sont Les Epousailles que l’on nomme les Noces du Silence. La Voie d’Or, La Fleur Divine. Nous assistons au plus extraordinaire des Commencements, lors que ce Commencement est dans L’Acte d’Être, L’Eclosion, les Noces perpétuelles. Alors Le Calame est CHAIR. Il bouscule le connaissable et Les YEUX regardent. Le Corps entier entre dans QUI ES-TU ? Ce Corps devient : QUI ES-TU ?

Allégorie du Jardin de L’Âme (25)

 

-La Caverne-(3)

Des vœux sont en L’Accord de chaque jour et la nuit en vient à embrasser de ses larges mains L’Écrin mystérieux du jour. Car telle est La Puissance du Désir. Ces vœux ne sont pas si singuliers, et à peine sont-ils marqués par ce qui est personnel, quand même l’intime n’a de cesse de nous donner à l’expectative du temps et de L’Unité. Ni lui, ni lieu, et pourtant, Tout à la fois. Lors que L’Âme est en son Centre vibratoire, lors que les mots sont la fièvre bouillonnante du Feu intérieur, lors que les contractions s’unissent à la réalité des vagues, lors que les mouvements sont de même l’intermittence de nos stabilités, lors que chaque Verticalité est L’Élan du Vivant, dis : Lui ! Lui ! Lui ! Hu !… et comme s’apaise au Silence le point ultime, le point des distances qui se concentrent, fusion en L’Intention du Vivant en Le Vivant. Vivant ! Vivant ! Vivant ! en La Créativité Reliante. Par-delà, Ô Par-delà, Par-delà des Recueillements, Toi seul qui Te recueilles, Toi Seul qui Respires en Souffle varié, Toi Seul qui es Beauté expansive et Lumière de L’Épousée. Les mots sont les véhicules de notre Origine et eux sont Le Chemin. Entends-tu leur chant ? Entends bien en leur douce promesse. Entends aux battements du cœur qui ne jamais dévie ni outrepasse la bienséance. En eux, L’Oiseau est La Flèche aspirante, et nulle corruption possible, nul renoncement, nul achèvement si ce n’est en Le Parachèvement. Lors que Le Cœur est ardent, il se déploie, et se disloque aux secousses contractantes, puis s’ouvre en cette Corolle, Livre bruissant des interprétations. Tels sont les mots d’Essence, en cet intimement petit. Atome en L’Allégresse des Retrouvailles. J’ai entendu La Voix de La Caverne : résonance en Contemplation intuitive et L’Instant est Celui qui se féconde en simultanéité. Le Sens ! Orient de L’Âme en cette Lumière de Lui à Lui. Qui sommes-nous ? Qui sommes-nous ? C’est en cette perception, Sept de Réalité conscientisée, ouverture en L’Exponentialité, hébétude en L’Eden des évidences, suavité du Lien ininterrompu. Retour en cet agrément, et Révérence en Huit, lors que Le Seuil reste à Celui qui seul peut le franchir. Il n’est d’instant qu’en ce suspens qui annihile le suivant puis pérennise La Vision en L’Un. Lui est à voir, et lors que tu vois Celui qui voit, que reste-t-il, si ce n’est L’Hébétude ? Des parchemins, des sentiers de Lecture, La Voix est sans cesse à t’appeler au Centre, là est La Virginale Terre en Son Ciel unifié. En Lui est La Certitude, en Lui est L’Echo et tout Lui revient. Quelle est donc cette Joie et L’Harmonie au Neuf ? Vibration quintessenciée qui donne en tous points La Justesse et L’Echo parfait de L’Oreille. Qui donc est à vibrer ainsi si ce n’est Ce Point en Lui toujours depuis Le Vivant qui stabilise les mondes en simultanéité ? Se sont sauvées les assonances, insonorité, jusqu’aux démons épuisés des vibrations éternelles de Lumière et Le Cœur reçoit en ce Tout les sublimes résonances en chaque Lettre. Réceptacle du Réceptacle. Deux Vases de plénitude et de vacuité. Deux harmonies en L’Accord. Caverne de L’Êtreté. Le Point est au Centre de Gravitation.

Tous droits réservés© Océan sans rivage, Allégorie du Jardin de L’Âme

 

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