L’Arbre d’Or

(Extrait du Livre d’Isis ou L’Arbre Magique, écrit en 2006)

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Light of Life

Un Arbre chargé des plus étincelantes lumières
Un Arbre impressionnant par Sa douce Majesté
Dressé en sa toute subtilité, traversant les Âges
Visité par le vent léger de l’automne en secret
Impassible, devant les feuilles tapissant la Terre
Rayonnant des délicates grâces qui en font un Sage
L’écorce conviant les mains en un délicat toucher
Cet Arbre d’Or, sentit son Regard précieux le caresser
Un regard perdu en un songe, les yeux langoureux
Hébété devant La Beauté qui l’étreint, furtif sanglot
Une secousse de l’imperceptible émotion tel un timide vœu
Depuis son cœur, Isis s’anéantit et devient cet arbre si beau
Elle est l’instant suspendu, Les yeux noyés en L’Invisible
Son âme se laisse absorber par la troublante intensité
Est-elle Lui, ou bien est-ce Lui en cette profondeur sensible?
Ô puissance des yeux qui se fondent en L’Immensité
Les battements d’un cœur qui ne cesse d’aimer L’Insoupçonné
Isis pleure d’Amour pour Sa poignante Beauté, L’Arbre s’émeut
Il fait entrer l’enfant en son Intimité, lui ouvre la Porte des Secrets
Isis s’entend appeler, L’Arbre se met à parler:  » Viens mon Amie,
Aujourd’hui, toute la forêt est en fête, tu es la bienvenue
Viens, Isis, il est une clairière qui accueille les cœurs éblouis
Viens dans le secret des pas innocents, ceux qui effleurent le sol, nus
Viens, Isis, C’est ici que débute ton Périple, le Retour vers L’Origine
Viens Isis, c’est ici qu’est la vraie vie, en cette vive Alchimie, loin de toutes ruines. »

Naïla

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Isis et Le Marronier

(Extrait du Livre d’Isis ou L’Arbre Magique,  écrit en 2006)

 

Peinture de Arthur John Elsley

Tu m’apportes en ce jour la myrrhe et un parchemin
Présent du mariage précieux telle une offrande
Des volutes d’encens, gage d’Amour scellé par un vin
Témoins de lumière, qui me font aussi cette demande
Dans un couloir occulte, Isis me conte son voyage,
Les profondeurs d’une Terre qu’il faut visiter
Un Cygne blanc, offre de la mener en ce sombre sentier
Isis n’est qu’une enfant perdue dans les dédales d’un Autre Âge
Son récit commence au pied d’un Arbre dont elle doit trouver le Nom
Un Arbre, dont la magie a fait d’elle une étrange Amante
Le Secret vient d’une énergie quand La Majesté murmure
Isis, émue jusqu’aux larmes, sent jaillir la profonde Oraison
Celle qui s’éternise en ce chemin de vie, celle qui nous hante
Ce noble Marronnier remue en elle L’invisible Azur
Un Arbre qu’elle n’ose regarder, ses paupières frangées de pudeur
Aux reflets étincelants de soleil, du rayonnement pourpre et or
Le souffle suave qui fait battre le cœur de l’Enfant, trembler son corps
L’émotion l’enlace des grands moments d’Amour, qu’éprouve le cœur
Isis, clarté de l’innocence en cette nuit étoilée des douces Beautés
Isis, même la forêt est ton amie, des lucioles au bout des doigts
Tes pas se faufilent en cet Autre monde, quêtant l’inoubliable Roi
Le silence cogne en la solitude du voyage qui commence malgré toi
Par Sa Vibration, Isis devient Chant, Vent, Cœur palpitant
Depuis les ténèbres, découvre le faux maître, entend des cris effrayants
Délivrée des tourmentes, réunit les éléments en plongeant dans le tréfonds
Isis, comme tu m’as fait le récit de ta vie, je me suis aussi évadée
Fragile en ce miroir, j’ai vu L’arbre, j’ai entendu Ce Grand Marronnier
Que puis-je raconter, je me suis effacée en ce récit qui devient ton épopée
Qui peut croire une telle enivrante aventure, cet Arbre a planté en moi une racine
Isis, je t’ai vu à mes pieds mourir, me tendant de tes petites mains, ce grain
Aujourd’hui, je poursuis ton chemin, pressentant chacun de tes pas, je me l’imagine
Tu as dit: « Un jour, toi aussi tu seras une autre moi, un jour, aussi, tu n’auras pas vécu en vain. »

Naïla