La table des proscrits

Quel travail assidu pendant que d’autres sommeillent !
A la table des repus, celle aussi des proscrits,
Lors que l’âme, sans nulle lassitude, la nuit veille,
Entends l’enfer, les malheureux qui poussent le cri,

Que dénoncent et condamnent les indécentes gloires,
Tandis que courbés et même découragés,
Les implacables sentences, les hypocrisies noires
Au vent des ténèbres croulant de préjugés,

Des hommes périssent d’avoir sans doute été fidèles,
Au cœur de leur vie quotidienne, tels des héros,
Lors que les blanches colombes, d’un puissant tire-d’aile,

Délivrent les âmes recluses ; les chaînes et les barreaux,
Des prisons que l’on voudrait percluses d’orgueilleuses
Visions ; mais ceci n’est certes pas semences trompeuses.

La confidence d’un Ange

Résultat de recherche d'images pour "frederic james shields"Peinture de Frederic James Shields (1833 – 1911)

La fièvre des étourneaux,
Ensevelissant les mots d’une reine,
Quand surviennent les fruits de l’orfèvre :
Ils ont eu peur de nos larmes,
Mais ils ne savent rien de la flamme,
Au cristal de nos fers éparpillés,
Sur les plaines que l’on effeuille,
Comme viennent les moussons,
La fièvre des mouettes libérées,
Dans les cieux de notre joie.
Ils ont eu peur de nos tourments,
N’en connaissant ni l’emprise ni la foi,
Quand du haut de sa tour, la reine se souvint,
La seconde de son Amour éternel,
L’enchantement de La Lyre,
Les larmes devinrent ivresse,
L’écorchure d’une lune.
Même si le corps est malade,
Il chante du Chant de L’Âme,
Et L’Ange m’a révélé son secret.

Tranche abrupt l’indécision, et ramène autour de toi les parures de la proximité, puis cultive indéfiniment les révélations sous L’Arbre de Ton Inspiration. Voici l’épitaphe anthume de notre discours, au velours du Cœur de L’Amant. As-tu seulement compris la beauté des forces de Lumière ? Une sève sublime jaillit depuis le Désir et la chair est devenue pâleur de Volupté, quand alors d’éphémère, elle devient Vénus Pérenne.