L’Arbre

Peinture de Charles Weed 

L’Arbre, tel un Père qui veille.
Du bruissement de L’Aube,
La forêt te répond.

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L’Arbre d’Or

(Extrait du Livre d’Isis ou L’Arbre Magique, écrit en 2006)

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Light of Life

Un Arbre chargé des plus étincelantes lumières
Un Arbre impressionnant par Sa douce Majesté
Dressé en sa toute subtilité, traversant les Âges
Visité par le vent léger de l’automne en secret
Impassible, devant les feuilles tapissant la Terre
Rayonnant des délicates grâces qui en font un Sage
L’écorce conviant les mains en un délicat toucher
Cet Arbre d’Or, sentit son Regard précieux le caresser
Un regard perdu en un songe, les yeux langoureux
Hébété devant La Beauté qui l’étreint, furtif sanglot
Une secousse de l’imperceptible émotion tel un timide vœu
Depuis son cœur, Isis s’anéantit et devient cet arbre si beau
Elle est l’instant suspendu, Les yeux noyés en L’Invisible
Son âme se laisse absorber par la troublante intensité
Est-elle Lui, ou bien est-ce Lui en cette profondeur sensible?
Ô puissance des yeux qui se fondent en L’Immensité
Les battements d’un cœur qui ne cesse d’aimer L’Insoupçonné
Isis pleure d’Amour pour Sa poignante Beauté, L’Arbre s’émeut
Il fait entrer l’enfant en son Intimité, lui ouvre la Porte des Secrets
Isis s’entend appeler, L’Arbre se met à parler:  » Viens mon Amie,
Aujourd’hui, toute la forêt est en fête, tu es la bienvenue
Viens, Isis, il est une clairière qui accueille les cœurs éblouis
Viens dans le secret des pas innocents, ceux qui effleurent le sol, nus
Viens, Isis, C’est ici que débute ton Périple, le Retour vers L’Origine
Viens Isis, c’est ici qu’est la vraie vie, en cette vive Alchimie, loin de toutes ruines. »

Naïla

Ce fou

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Peinture de Mahmoud Farshchian

Ce fou ne sait fixer son attention sur ce qui disparaît
Robe flottante, les yeux rivés jusqu’au vertige, en son Aimée
Confie au fleuve de L’immensité, ce frémissement de vie
Les tresses enchevêtrées de sa Reine sont une ceinture serrée
S’y accroche pour L’Éternité, dans le secret des Fluviales nuits
Ce fou titube, ivre des fragrances d’une irréelle forêt
Dans le secret des profondes veillées, La vision est sublime
Une illumination incandescente qui éclaire ses noires abîmes
En cette intensité, en cette exaltation, hante-moi jusqu’à la folie
Mes yeux s’étourdissent en ce qui ne jamais commence, ni ne jamais finit
La terre est le lit de ma passion, d’elle jaillit cette effervescence
Cette argile devenue réceptacle des lueurs de L’Aube évanescente
Je suis le fou, fou du souvenir que me chante L’Amour Ultime
Je ne suis plus rien, m’évanouissant, atteignant l’invisible cime.

Naïla

L’oiseau Majestueux

Ainsi, je surpris ce discours, en l’invisible clairière
Étrange chuchotement, comme l’écho, à un sursaut
Un oiseau paré de mille feux, devenu ici une Colombe
Car, il est un Oiseau Majestueux, Symbole du Mystère
Un Oiseau dont le plumage a les couleurs d’un noble manteau
Son chant a le pouvoir d’éveiller les morts de leur tombe
Il plane au dessus des océans que cache le cœur en son secret
Et voici son murmure en cette Impressionnante Forêt:
 » N’aie crainte d’abandonner les ruines, c’est ici que le Jour est
Il n’est pas d’âge pour voyager, les effluves ont cette magie de nous porter
Si tu traverses la vallée de l’ombre, La Lumière sera Incandescence
C’est alors que L’Alchimie transforme le limon en pur minerai
C’est ici que la vallée de L’Amour devient la patrie des esseulés
Ivres de voler en la Résurrection, ivres d’être des nouveaux-nés
L’Extase est un vin licite dont ils s’abreuvent sans résistance
Je suis L’oiseau de la Paix, et je suis L’oiseau des combats
Mon épée est un chant suave, un breuvage que je ne mesure pas
Il vise à apaiser les cœurs et les invite au plus beaux des voyages
Mille et une vies en ce périple, déchirant l’Illusion du pire des Âges
Je suis L’oiseau de L’Amour, de tous les Amours, alors, ressaisis-toi
Sois L’Amant qui n’hésite-pas, près à risquer mille trépas »

Je suis L’oiseau qui boit du bec de cet Oiseau, le doux nectar
Mille fois, j’échoue sur les récifs du troublant émoi
Mille fois, je renais encore plus ivre d’Amour et de joie
Buvant la coupe jusqu’à la lie, gorgé du tremblant Espoir.

Naïla

Forêt Seigneuriale

Au cœur d’une forêt Seigneuriale
Des flocons de vagues t’atteignirent
Mille autres en jaillirent
Chacun, tel un monde subliminale
Offrant la plus insolite échelle
Ceci est La cité du pré-éternel
La Roseraie de Ton Origine
Ce que tu oublies en ce monde
Depuis l’Ombre des dérisoires ruines
Soudain, surgit L’Éternité Profonde
Ceci n’est pas vains mots, ni illusion
Ceci est Joie du Vivant, ceci est douceur
Une goutte suintée de Lumière
Mon voyage ne fait que commencer
Ah, Abreuve-moi de L’Infini, Ô mon cœur
Fais-moi encore naviguer en Ton Mystère
En ces multiples dimensions, L’Illimité
Je plongerai sans hésitation et Te trouverai
Ainsi m’as-Tu créée, ainsi je serai
Et je m’élancerai en ces transparences
Insatiable que je suis, de Ton intime Présence.

Naïla