Force vive

Une nuit nous vîmes imperceptiblement,
Tel un effleurement sublime, étincelant jaillissement,
Depuis L’Echo, Les Rives les plus intimes.
Un Jardin s’ouvre comme Enchantement.
Des rivières argentées, et des neiges en volute,
Des légèretés et l’insondable Mystère ondulant
Lors que des étoiles à La Voûte des profondeurs
Sur L’Eau, que les silences traversent,
D’Élégance en Fragrance, au délicat Toucher,
Lors que le Souffle ose à peine s’unifier,
Depuis les brumes du sous-bois onirique
Effluves d’une Terre puissante en sa latence,
Lors que Ta Poitrine reçoit les éloges fluviales,
Là, quand tu ne sais plus rien et que tes yeux s’abreuvent
Des douceurs du froid qui te garde en Ta Demeure,
Entends-tu L’Insolite, entends-tu La Force Vive ?
Des lumières sculpturales d’un Cerf qui se dresse,
Saisis-tu Son Regard implacable et l’entends-tu te parler ?
Lui, ou un Autre, Il est Le Langage de L’Union.
Des baumes en ces mots, lors que le corps épouse
Les intensités du Discours, lors que L’Oiseau t’appelle.
En Lui sont mille silences, et mille éloquences.
Son Cœur bat au rythme de Ton Désir.
La Nuit s’achève en L’Aurore qui soupire.
Je l’ai vue en L’Arbre de Ton Soleil.
Ici, à La Pointe du Jour, ici est notre Réveil.
Peu importe les pas qui glissent, les feuilles s’émerveillent
Des rayons qui les caressent jusqu’au bout de leurs Ailes.
Des nervures en ces parures et des lueurs d’Amour.
Cerf de l’incessant Mystère, mon cœur pleure La Beauté de Ton Regard.
J’ai pour Toi la fidélité du seul espoir.

Des forces de Ta Nature, je cueille Ta Patience.
En L’invisibilité de cet Autre Monde,
Il est un sourire qui ne trahit pas.
C’est au bout de Ton Respir
Que je suis à t’attendre.
Je suis née le jour où je suis morte.
Lors, les yeux s’exclament : 
Comme ce Jardin éclot éternellement de Ton Expir !

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normal_olenekskiy_ulus__rayon_ copyArmoiries du District d’Olenekskiy (Yakousie, Russie)

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Regard de Jouvence

On Water

Ce sont les derniers rayons obliques des pâleurs du jour, lors que les pierres épousent la mémoire de L’Autre Monde, étouffé ici et là par l’indifférence du regard devenu morne. Tu marches sans cesser un seul instant d’être en Ton Souvenir qui écarte toutes les illusions.
– Quelle est donc cette Illusion ?
– L’Illusion, c’est être englouti en La Vision séparée des choses.
– Quel est alors Le Regard unitif ?
– C’est voir à partir de L’Un, les multiplicités.
– Comment puis-je voir Un ?
– Laisse-donc Lui devenir Ton Regard.
– Comment puis-je être sûr de Lui ?
– Il est à s’émerveiller. Il est Le Regard de Jouvence.

L’Amour est Heureux

Ô Toi, L’Amoureux
L’Ardent Désir est Divin
Ne t’y méprends pas,
L’Âme contemple L’Âme
Ô Toi, L’Amoureux
Les effluves sont à t’emporter si loin
Les Jalons sur l’étape du Retour
Ô Toi, L’Amoureux
L’Ivresse est gage d’avancée
En cet étrange parcours
Comme les sucs les plus troublants
Sont de L’Abondance de L’Essence
Ô Toi, L’Amoureux
Pressens-tu comme Il t’a empoigné ?
Depuis L’Aube, les Temps se sont arrêtés
Son Étreinte est à te ramener
Toi, qui en ces formes multiples, Le voulais chercher
Dans les voiles de La Conscience opaque
Je t’ai observé,
L’Amoureux éperdu en L’Amour
Lors que Tout a commencé
En ce Berceau de La Pureté
Lors que les lèvres de La Lumière
Soufflaient en ton Corps
Les Yeux ont rencontré Le Regard
En Lui, Le Lac de L’Êtreté
Ô Toi, L’Amoureux
Lors que ta chair se consumait
En ces méandres du Magma
Tes pensées comme obnubilées par les Nues
Les voiles de tes affres et de ta sottise
Aveuglé par les griffes acérées
Qu’un vent attise
Ô Toi, L’Amoureux,
Je sais qui tu es,
En ces vallées obscures
Et en ces plaines de L’Absolu
Tu es celui qui Me cherche en La Seule Possibilité
Je t’offre Mon Jardin
La Multitude des suaves Présences
Lors que les danses de L’Âme retrouvent leur Demeure
Ô Toi, L’Amoureux
Tes mains m’ont cherché en cette effrénée ardeur
Tandis que je Te cherchais en ma douceur
Ce Secret est de Moi à Toi
Je t’ai suivi en ce chemin
Ainsi est Mon Décret
Ainsi est ton Destin
Par Le Souffre, entre en cet Enclos
Et purifie-toi
J’ai placé en ce Jardin
Des Cascades d’Amour
Les cristaux et les perles de mon sourire
Ô Toi, L’Amoureux
Ta danse est mon Parfum
Oublie le Multiple et rejoins L’Un
Je t’enveloppe de L’Ultime
Car L’Amour est Amour
En ce Centre où Je domine
Le Souverain qui Te mande
Ô Toi, L’Amour est Heureux
En La Seule Présence du Jardin
J’ai suscité La Transe et Le Vin
Des Encens qu’exhalent mes Parures
En cette Extinction, L’Âme contemple L’Âme.

                       Naïla

Le Cloporte

Voici ce que La Nature est à nous révéler
Mille Langages qui se veulent être une Rencontre
L’on est à se pencher sur soi et à se surprendre
En ces Récits qui sont telles des Légendes Sacrées
Sont-ce des Chants de vibrantes Éloquences ?
Une Invitation à plonger encore en cet Echo ?
Sont-ce aussi des effleurements de La Pure Présence,
Ou bien le Reflet d’un dialogue en La Lumière d’une Eau ?
Une âme pleurait en goûtant à la Perfection de La Pluie
Les yeux levés en Ce Ciel Abondant d’une émouvante Poésie
Se laissait gorger par les effluves d’une Terre arrosée
Lors que l’échine courbée observa cette scène délicate
L’Ondée parfumait de son voile éthéré les herbes irisées
Des Lumières, que l’été asperge en Son Lac qui miroite
Sous une feuille qui se voulait abri, un simple cloporte
Se tenait ainsi, temporisant L’averse, en son humilité
L’âme qui le surprit redoubla de sanglot et lui dit avec Amour
Ô Cloporte, comme tu es sage, et mieux que moi te sais vêtir
Des secrets de L’Amitié que l’on partage en notre nudité
Toi, l’infime, tu es à te protéger, lors que je suis en cet Expir
Bien plus pauvre que toi, que ne fus-je toi, en ce Retour !
Toi, la petite bête qui sait se voûter et attendre sans te rebeller
Que ne fus-je Ta frémissante Réalité, en cet instant de Vérité.

Naïla

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Blason de Gomdlässe, 1548.

Rabe, Wappenburg der Arlberg-Bruderschaft (Allemagne)

Tranché d’argent et de sable, à six cloportes posés
en bande et rangés en barre, de l’un en l’autre.

Sur cette allée

Jie MaPeinture de Jie Ma

Sur cette allée qui mène à la demeure royale
Où le roi Louis, depuis longtemps, ne danse plus,
Mes pas sont-ils à écrire la page finale
D’un destin qui me fut en son temps dévolu ?

Ou alors, à franchir encore une nouvelle porte ?
Les mots d’une Sybille se transforment en oracles
Qui pulvérisent mes illusions déjà mortes,
Balayant tout ce qui leur veut faire obstacle.

Nulle raison ne tient debout quand frappe son épée ;
Est-il même une pensée qui puisse lui échapper ?
Autour de cette croisée, tous les chemins s’enroulent,

Et en cette spirale se profile un escalier
Qui indique qu’il est toujours un autre palier ;
Sans cesse, le tapis de la conscience se déroule…

Marc

Nobles Conquérants

Nobles Conquérants
Sagesse Incarnée
En votre Regard
L’Âme a bu
Le Cœur est cet Aspirant
Les Larmes l’ont vaincu
Océan des Vastetés de L’Inconnu
Les Souffles de La Présence Absolue
Marcheurs invétérés
Ni Le Temps ni L’Espace ne vous ont arrêtés
Nobles Chevaliers
En Vous la Soif trouve sa Raison
Quand bien même il n’en est aucune
De s’abreuver devient toutes les floraisons
En L’Origine des effluves que sont ces Oraisons
Les Fleurs s’unissent en cet Ondoiement
Les suaves fleuves de L’encensement
Perçois-tu comme les douceurs du Vent
Avivent l’enivrement du Corps?
Est-il un Corps, lors que l’Âme est en transe?
Quel est donc la Soif qui donne cette Danse?
Ô Silence de Ton Éloquence
Les Jardins éclosent en cette Vibrance
Est-il encore un monde en Ce Monde?
Des Quintessences de L’Irradiance
En une légèreté que l’on n’ose froisser
Les Soieries des Caresses de L’Esprit
Lors que L’Oiseau est à s’envoler
N’ose pas le retenir
Il est à retourner vers Le Ciel de L’Êtreté
Ces Vagues terrestres qu’il est à conquérir
En ce tournoiement qui fait jaillir La Beauté du Firmament
Ne sois pas son geôlier
Son Âme est libre, même en ta prison
Perçois-tu comme il s’est libéré?
Les Jardins Célestes sont à l’accueillir
En ce Regard qui vient de naître
Son cœur est Libre d’aimer
Mille mondes en L’Étincelle d’une Seule Pensée
Il est à vivre
Ce qui se doit d’être Aimer
En ces feuillets de L’Amour
Ô Noblesse des chercheurs exaltés
A leur Souffle tu es encore à t’abreuver
Les Eaux Rayonnantes depuis La Source
Sont Le Rappel Du Perpétuel Retour
Chaque seconde est une Perle douce
Les clapotis ruisselants de La Réalité
Ô Conquérants de La Présence
Les Vallées verdoyantes s’épanouissent
En ces Théophanies de La Voie de L’Excellence
Ô flux des Impériales Contrées
Lors que les illusions s’évanouissent
Est-il une vie lors que La Seule est à Jaillir
Résorbés sont les milles êtres en L’Êtreté
Du Grand Renoncement
Ô Élan surprenant
Ô Vie
Sublimité de L’Enivrement
Ô Vie
Voici L’Éternité.

Naïla