J’ai vu les étoiles

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L’oiseau a murmuré : j’ai vu les étoiles pleurer.
Le scintillement de leurs larmes a capturé mon souffle.
Depuis, je ne sais plus que voler, transfiguré,
Ne sais autrement respirer, collé à leur bouche.

Océan sans rivage

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L’étoile

 

 

Une fois, le fou entra dans un jardin
Distrait encore car il comptait les étoiles
Buta sur une petite pierre qu’il mit dans sa main
« Tiens, se dit-il, une tombée depuis un voile
Je vais la garder, peut-être en aurai-je des nouvelles »
Car, ses yeux inquiets ne cessaient de scruter le ciel
La petite pierre se mit à lui parler
Quel est donc ce grand secret?
Le fou ne savait pas qu’il était fou
Une fois, en chemin, quelqu’un lui dit:
» Quoi, tu parles à une pierre, Ô toi sans le sou?
Te répond-t-elle? – C’est ainsi, oui, mon ami
Elle est ma confidente de jour comme de nuit
Elle me conte tous les récits des anciens amis
Je l’aime depuis, elle est une étoile à mes yeux
Tombée du ciel, son éclat, me le donne de tous ses vœux
Elle m’a juré fidélité, à moi qui ne sait comment la remercier
Elle me chante des mélopées qui adoucissent mes rudes journées
A la nuit tombée, elle devient mon plus bel oreiller
Je la couve et je lui raconte aussi mes secrets.
-Fou, d’une pierre s’est cru ami d’une étoile »
Alors l’indigent, a souri béatement
S’en est allé, a retrouvé le jardin aux senteurs royales
Soudain a vu mille autres étoiles qui l’invitaient par un chant
Ô fidèle compagne, tu m’as mené ici
Tant d’amis à présent dans cette nuit.

Naïla